Loïc le jeudi 24 mars 2016, à 20:24
Bonjour Micheline,
Très beau sonnet sur l'enfance et son innocence, quand on pensait encore que rien ne pouvait nous atteindre. Enfin, c'est SI on a eu cette chance ; respectons les enfants martyrs. Je l'ai eue, moi, et mon fils de 9 ans aussi ; mais bien sûr il vit ses dernières années d'insouciance. Hélas...
Côté technique, quelques remarques, si vous désirez faire du pur classique :
-- "tant d’années d’errance" : Malherbe (dois-je dire qui c'est ?) a interdit les mots en -ÉES, -IES, -UES" à l'intérieur d'un vers (pas à la rime)
-- Vous avez un hiatus : "à orienter"
--... et bien que ce ne soit interdit par aucune règle, il y a une énorme maladresse ici : "Et de l’Ange qui BIEN restera clairvoyant". C'est ce qu'on appelle une *cheville* en termes techniques, c'est à dire un mot bouche-trou extrêmement visible qui est placé JUSTE pour remplir un pied manquant (comme "bien" ou l'ignoble "très").
Vigilance !!!
En toute amitié toujours,
Loïc
http://www.mespoemes.net/cellox
(PS : au fait, il y a aussi un accent en trop sur "où" dans le premier tercet.)
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Micheline 1940 le vendredi 25 mars 2016, à 04:37 Bonsoir Loïc !
Merci d'être venu superviser mon travail, et je me rends parfaitement compte que mes erreurs n’auraient pas du figurer sur ce texte si je m'étais appliquée davantage !!! Je connais la règle des hiatus bien sur, mais j'ai tellement l'habitude d'en user dans mes correspondances, qu'il me viennent naturellement (comme la prose au Bourgeois), et cette forme d'écriture personnelle ne convient absolument pas à la poésie... Et même le sachant, redoutant d'y tomber, il m'arrive bien, hélas, d'y sombrer sans que j'y prenne garde !
Les exigences de l’immense François de Malherbe ne me sont pas inconnues, mais n’en sont pas pour moi puisque je ne pratique pas la poésie classique mais la néo-classique, plus permissive et moins rigoriste. M’imaginez-vous me colleter avec de pareils monuments ? Moi, la sans grade, débutante en écriture, me hisser du col pour atteindre aux marches d’un pareil génie ? Aussi, mon vers « Je ne puis croire encor que tant d’années d’errance » restera tel que je l’ai composé, pour être lu en néo-classique, ce qui n’est pas une faute, n’est-il pas vrai ? Pouvez-vous m’en confirmer la véracité s’il vous plait ? Et si la faute était reconnue en néo, alors, j’aviserai, bien entendu !
Je me demande bien pourquoi il m’est dit, qu’écrivant en classique, je devrais respecter telle règle ou telle autre… Mais je ne suis pas compétente en classique … Aussi, je me trouve très honorée lorsque vous m’écrivez que si je "désire faire du pur classique", ce qui me laisse à penser que j'y tends avec ardeur ! Mais cette finalité n'est pas pour moi, du moins pour le moment ! J'ai trop conscience de mes faiblesses !
Comme vous le voyez, j’ai corrigé mon accent sur le u qui était une faute de frappe, comme aussi mon affreux hiatus à qui j’ai coupé la tête, et remplacé l’abominable cheville par une opération bénigne. Mais sans cheville peut-on marcher sans claudiquer ?
Encore merci, cher Loïc, et toujours bien amicalement,
Micheline.
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Pierre le vendredi 25 mars 2016, à 13:07 Chère Micheline, J'ai aimé ce très beau poème dans lequel je me retrou
ve bien ! J'ai gardé mon âme d'enfant
et l' Etoile du Matin brille toujours pour moi ! J'ai une surprise pour vous sur mon post d'aujourd'hui !
Très Amicalement, Pierre |
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Loïc le dimanche 03 avril 2016, à 19:56 "Je me demande bien pourquoi il m’est dit, qu’écrivant en classique, je devrais respecter telle règle ou telle autre… "
Tout simplement parce que le classique, c'est le classique. Si vous voulez faire du néo-classique, il n'y a aucun problème à transgresser les règles du classique et à respecter juste les pieds de la métrique. Personnellement, la plupart de mes poèmes ne sont pas en classique pur, juste du "presque-classique", mais alors je ne les appelle jamais "classiques".
En fait je parle beaucoup pour peu : la question est d'appeler un chat un chat. Si on fait du classique, on le fait entièrement en respectant TOUT Malherbe ! Sinon ça n'est pas du classique.
Mais vous savez bien que je ne suis pas un intégriste ! Juste un gars précis.
Mes amitiés Micheline !
http://www.mespoemes.net/cellox
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Elise le mardi 21 juin 2016, à 07:13 Micjeline,
Je poursuis mon chemin en suivant les cailloux du petit poucet...et j'ai bien fait!
Toujours garder en soit l'enfant que nous avons été et en prendre soin...
Une devise...pour moi c'est croire encore etbtujours au conte de fée avec un happy end!!
J'aime ce passage!
Pour penser vivre un conte il faut être un enfant,
Ou disposer au Ciel d’une brillante Étoile,
Et de l’Ange qui lui restera clairvoyant
Jouant à la marelle sans devoir gagner les cieux,
Juste chanter 1,2,3 soleil et se sentir heureux!!
Cordialement,
Elise
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