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Des Milliers d' Azurs

le jeudi 21 avril 2016, à 15:11. Posté par Loïc


(Photo d' Italie prise cet Avril 2016)




Elle est un son. Un bruit qui meurt.
Comme un pleur dans les cathédrales.
Elle est chorale sans un chœur,
Encore un cœur dans les fractales.

La syllabe accorde ses stances
En ses mots vifs, en ses mots durs,
Camouflant ses insuffisances
Par des milliers d’azurs.


Tant de grands faits, de grandes phrases
S’effacent au pied de l’enjeu :
Faisons tourner les tables rases
Le oui-ja s’excuse du peu !

La lettre valse à la syllabe
Qui vogue au grand large, aux vents purs,
Volant le dernier astrolabe
Et des milliers d’azurs…


Va, voile, vise un pays noir ;
Les cartes disent qu’on y danse
Sur chaque fil, chaque rasoir
Et sur chaque mot que je pense

Qui n’aura pas les derniers rites,
Lui, bâtisseur de bateaux sûrs
Livrés aux morsures écrites
En des milliers d’azurs…


Donc nous y sommes ! Nulle part.
Au septentrion la Grande Ourse,
Deux horizons en grand écart
Et rien pour arrêter la course.

Si le soleil se lève à droite,
Barre à gauche vers les futurs !
Il ne noiera pas l’âme étroite
Sous des milliers d’azurs.


Pourtant, ma boule de cristal,
Tu peux me chasser vers la terre
En un derby d’errance astral,
Tous les deux crinière à crinière,

Et viens essorer ta lumière,
Fendant la tristesse des murs,
Ecrivant l’aube familière
En des milliers d’azurs…

En des milliers d’azurs.




Jeudi 21 Avril 2016






Stereophonics, "Have A Nice Day" : https://www.youtube.com/watch?v=kPbxQO0Ai1g






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commentaires ( 17 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 22 avril 2016, à 10:47
Hello, Loïc. Voici, selon moi, un poème de "retour". Totalement, dans l'esprit. C'est du Loïc, c'est ton style, mais ce n'est pas la parenthèse de tes précédentes nouveauté qui ont fait suite aux reposts. Des "milliers d'azurs". Partout ! A profusion ! Ils émaillent cette poésie. Dame, c'est le titre même du poème. Un poème optimiste, et là, je pense que je parle strictement pour moi : à la veille de mon retour en poésie, tu me donnes envie, mieux tu me montres du chemin le regard à suivre : vers l'azur et sa grandissime grandeur, propice aux imaginations, avec du rêve (ce qu'il faut, jamais trop). C'est amusant, Mallarmé avait fait un poème sur l'Azur (juste un, pas des milliers). Il ne magnifiait pas l'azur, le bougre....mais à la fin, reconnaissait sa valeur symbolique et la force en finissant sont poème par "En vain ! l'Azur triomphe, et je l'entends qui chante". Chez toi, je serai tenté de dire que, comme Mallarmé, tu es - implicitement - un "mendieur d'azur". Je te comprends, j'en suis un autre, mais plus explicitement.
Ce n'est pas une flatterie, et tu feras certainement dénégation de ce que je vais t'écrire, mais il y a quelque chose de "rimbaldien" dans ton poème.
Car ton voyage poétique, tu sembles nous y inviter à bord d'un bateau plus ou moins ivre. Moi je m'y embarque volontiers. Alors, je poursuivrai avec toi ce "derby d'errance astral" et....."j'irai" (!!!!!) vers ces horizons juste un peu flous que tu traces pour nous donner le goût de la perpétuelle renaissance.
Je laisse le mot de la fin non pas en citant un extrait de ton poème, mais en reprenant le tout dernier vers de Mallarmé, qui va très bien "Je suis hanté. L'Azur ! l'Azur ! l'Azur ! l'Azur !".
Amitiés bleu ciel, Loïc. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

lilo le vendredi 22 avril 2016, à 22:34
C'est beau !
des milliers de syllabes ou chaque quatrain est "un cœur dans les fractales" à la fois brisé et sublime !
"La syllabe accorde ses stances
En ses mots vifs, en ses mots durs"
"Qui vogue au grand large, aux vents purs"
"volant le dernier astrolabe "
Et viens essorer ta lumière,
Fendant la tristesse des murs"
sont mes préférés mais ceux qui me touchent le plus ce sont les 5 et 6 quatrains au cœur du poème...comme un cri de victoire ou de douleur ?
mais qui finissent en milliers d'azurs !
je te souhaite des jours d'espoirs et de lumières à l'image de tes mots
ps : bonne musique, biz !

Micheline 1940 le samedi 23 avril 2016, à 08:04
Bonjour cher Loïc,
Je vous écris ici, tout à trac, que j'ai adoré votre texte empreint d'un profond romantisme, qu'il m'a parlé de bout en bout, dans ce langage poétique que je prise tout particulièrement.
"La lettre valse à la syllabe
Qui vogue au grand large, aux vents purs,
Volant le dernier astrolabe
Et des milliers d’azurs… "
Voilà pour moi, les vers qui m'ont le plus touchée, et je les considère ouvragés à merveille, mais vous direz peut-être qu'ils vous plaisent le moins !... Allons ! ne cherchons point midi à quatorze heures ! Je reste sur mon choix ! Et qu'il vous en déplaise !
Bien amicalement,
Micheline.

Bartkley le samedi 23 avril 2016, à 12:04
Il y a dans cet appel à l'azur un appel à la spiritualité un appel à la raison (perdue?) car il y a dans tout ce bleu (« bleu de chartes » de la cathédrale du premier quatrain, « O bleu » de Rimbaud du quatrième quatrain,azur...), cet état entre conscience et inconscient, tout un chemin de rêverie, de voyage sur la lune où il est facile de se perdre...ou de se retrouver !
À ce sujet quelques extraits de « Roland furieux » de l'Arioste (que je me suis permis de couper...Qu'il me pardonne!) auxquels ton poème m'a fait penser :

À ce sujet quelques extraits de « Roland furieux » de l'Arioste (que je me suis permis de couper...Qu'il me pardonne!) auxquels ton poème m'a fait penser :
« [...]Le saint Évangéliste y attela quatre destriers plus rouges que la flamme ; puis, s’étant assis avec Astolphe, il prit les rênes, et lança les coursiers vers le ciel. Le char, décrivant des cercles, s’éleva dans l’air, et ils parvinrent bientôt au milieu du feu éternel. Grâce à la présence du vieillard, ils le passèrent miraculeusement sans ressentir son ardeur.
Ils traversèrent toute la sphère du feu, et arrivèrent au royaume de la Lune. [...]
[...]Le saint Apôtre le conduisit dans un vallon resserré entre deux montagnes. Là, ô merveille ! était rassemblé tout ce qui se perd par notre faute, ou par la faute du temps ou de la Fortune. Tout ce qui se perd ici-bas se retrouve là-haut.
Je ne parle point des royaumes, ou des richesses que la roue mobile de la Fortune bouleverse, ni de ce que celle-ci n’a pas le pouvoir d’enlever ou de donner. Là-haut sont accumulées les réputations que le temps dévore à la longue comme un ver rongeur ; les prières et les vœux que nous, pécheurs, nous adressons à Dieu.
Les larmes et les soupirs des amants, le temps inutilement perdu au jeu, la longue oisiveté des hommes ignorants, les vains projets qui ne se réalisent jamais, les désirs inassouvis, sont en si grand nombre qu’ils encombrent la plus grande partie de ces lieux. En somme, ceux qui montent là-haut peuvent y retrouver tout ce qu’ils ont perdu.[...]
[...]On trouve là tout ce qui peut nous arriver. Seule, la folie ne s’y trouve point ; elle reste ici-bas, et ne nous quitte jamais.
Astolphe retrouva là de nombreux jours perdus par lui, de nombreuses actions qu’il avait oubliées. Il ne les aurait pas reconnus sous leurs formes diverses, si on ne lui en avait pas donné l’explication. Il arriva ensuite à ce que nous nous imaginons posséder en si grande quantité, que nous ne prions jamais Dieu de nous l’accorder ; je veux dire le bon sens. Il y en avait là une montagne aussi grande à elle seule que toutes les autres choses réunies.
C’était comme une liqueur subtile, prompte à s’évaporer si on ne la tient pas bien close. On la voyait recueillie dans des fioles de formes variées, plus ou moins grandes, faites pour cet usage. [...]
[...]Sur toutes les autres était pareillement écrit le nom de ceux dont elles renfermaient le bon sens. Le duc français vit ainsi une grande partie du sien. Mais ce qui l’étonna le plus, ce fut de voir qu’un grand nombre de gens qu’il croyait posséder beaucoup de bon sens, avaient là une grande partie du leur.
Les uns l’avaient perdu par l’amour, les autres par l’ambition ; d’autres en courant sur mer après les richesses ; d’autres en mettant leur espérance sur des princes ; d’autres en ajoutant foi aux sottises de la magie ; ceux-ci en se ruinant pour des bijoux ou des ouvrages de peinture ; ceux-là en poursuivant d’autres fantaisies. Un grand nombre de sophistes, d’astrologues, avaient là leur bon sens ; et il y avait aussi celui de beaucoup de poètes. […] »

Stella le samedi 23 avril 2016, à 13:52
Bonjour Loïc, j'ai mis la grande voile... et je suis partie en voyage avec ton poème... pour y découvrir des milliers d’azurs...
Prends soin de Toi. Bon week-end. Bise Amicale.
Stella.

mespoemes.net/bluegirl le samedi 23 avril 2016, à 16:43

"Encore un cœur dans les fractales"...beaucoup de classe dans ce premier quatrain qui évoque un vaste égarement à mon sens...mais l'azur est là, comme l'écrin de ce qui est précieux pour toi...si présent qu'il comble les enjeux, qu'il mesure les mots et leur portée, leurs morsures...et les vents gonflent les voiles...
"Deux horizons en pleine courses"...je ne peux pas m'empêcher de faire le lien avec mes "mondes parallèles".

Je perçois plus d'un rapport à la divination (dans le sens intuition ?), et sachant qu'en ce domaine tu te fais plus confiance que pour celle d'autrui, je crois bien que tu invites autrui à croire en toi.
Autrui étant volontairement vague, tu peux réduire l'invitation à qui veut l'entendre...et oui on ne peut imposer à ceux qui ont de l'importance pour nous à croire en notre honnêteté (intellectuelle ?...). C'est que justement, est-ce aussi important pour l'autre que pour nous ?...il y aura toujours un "mais" pour légitimer que ce n'est pas suffisant d'être honnête.

Et ce "vient essorer ta lumière" est puissant. Il peut être lu dans plusieurs sens, d'autant qu'il s'agit de "fendre la tristesse des murs", décidément 2 vers remarquables.

Enfin contrairement à ma première lecture, je ne le trouve pas du tout hermétique ce poème : comme beaucoup de belles choses, il raisonne en chacun de nous, avec l'interprétation particulière qu'on peut en faire.

Sinon une palme pour la pureté qui se dégage des rimes "fractales-cathédrales", "syllabe-astrolabe", "cristal-astral" !

Merci pour ce grand bleu envoûtant.
Sourire amicale, Lola.


PS : j'espère que tu récupéreras ta connexion internet très vite avant que ton espace com soit saturé !!




Loïc le dimanche 24 avril 2016, à 01:31

PHILIP :

Mallarmé a copié. En effet, cette notion que l'azur triomphe même quand on n'en a pas trop envie est au centre de mon poème. Cela dit, même avec une fin *assez* positive, j'ai encore une relation conflictuelle avec l'évasion. Si je veux, je peux toujours trouver un moyen d'aller quelque part et de changer d'air ; après, comme disait l'autre, "on emporte notre enfer et notre paradis avec nous".

Just wondering.

Poème "de retour" ? Mieux que les deux "Etoiles", en somme ? Dans ces deux-là j'ai employé du langage parfois peu poétique, mais si viscéral égale passer par des checkpoints assez simples au lieu de faire de l'ultra-complexe, disons que c'est une façon comme une autre d'atteindre un but de contact avec soi. Je ne renie rien.

Thanks man.



Loïc le dimanche 24 avril 2016, à 01:40
LILO :

Comme souvent, j'ai un problème d'expression. Comme beaucoup, j'essaie d'éclaircir ma pensée déficiente via des vers *lâchés*.

Si les quatrains 5 et 6 te parlent particulièrement, je te laisse la parenté de ton ressenti. Pour moi c'est 1, 7, 9. Mais je suis à jamais heureux de faire plaisir d'une façon imprévue... nous partageons souvent plus que ce qui est planifié.

Bises ! Have a nice day.

Loïc le dimanche 24 avril 2016, à 01:48

MICHELINE :

J'ai dit à Lilo, ci-dessus, mes préférences. Ce qui n'est pas à dire qu'elles ne vont pas changer au cours des ans. Ma fascination pour la symbolique de la mer et de la navigation (interne ou externe) se retrouve dans bon nombre de mes poèmes. Je vous remercie d'avoir aimé quelques vers axés sur un présent maladroitement exprimé. L'outil de découverte est aiguisé, mais pour couper quoi ?

Amitiés Micheline !


Loïc le dimanche 24 avril 2016, à 01:57

BARTKLEY :

Je ne connais pas l'Arioste ; c'est une destination projetée, à présent. Je m'en occuperai.

Mais tant qu'à être dans le mystique, j'y mets mon grain de sel. Ce qui suit est un passage "biblique" tiré d'un roman que j'ai écrit. Censé être une série de citations suivies axées vers un message existentialiste...

« Et la Voûte écouta la voix du Gouffre, bruissant des rêves des vermines convoitant les étoiles, et ses yeux de cristal s’ouvrirent sur les mers brûlantes et les formes terribles qui s’y mouvaient … »

« Comprenant que tout était perdu, la Voûte pleura, pleura sur les anciens miroirs de l’innocence, et toutes les étoiles du ciel tombèrent en une nuit. »

« Et ainsi les monstres s’en repurent, et leur faim fut satisfaite et leur soif étanchée, mais toujours leur esprit saignait et leurs ombres se tordaient dans les rayons de la lune de verre qui, du fin fond de la Voûte, raillait leur bestialité et murmurait :… »

« …Tuez-moi. »

On a fait plus joyeux. Mais on a fait plus bête.

Amitiés Bartkley ! Je vais aussi aller répondre aux coms sur "Les Choses..."




Loïc le dimanche 24 avril 2016, à 02:03

STELLA :

Je me débrouille. Je me débrouille toujours. C'est comme un don ! Alors ne t'inquiète pas pour moi. Ça, c'est MA prérogative.

Bises et bises, et bonne route à toi !


Loïc le dimanche 24 avril 2016, à 02:18

LOLA :

Je n'ai pas dit "deux horizons en pleine course". L'idée dans le poème, et aussi dans d'autres, c'est que je fais mon petit bonhomme de chemin, mais sans direction sûre. Comme tout le monde probablement, sauf que tout le monde ne se bassine pas avec ces idées, et préfère le petit clair au grand flou.

Je ne peux pas dire que j'invite "autrui à croire en moi". C'est déjà pas mal quand j'arrive à tracer MON propre chemin. Mais en effet, j'aime les gens -- du moins ceux que j'aime. Qu'ils se sentent honorés : ils me méritent autant que je les mérite, sans doute. On touche du bois.

Hermétique, le poème... oui et non. Peut-être un peu moins pour ceux qui me connaissent. Et, pour moi, pas très hermétique, voire un poil répétitif par rapport à d'autres ("Sans Horizon" ou "les Nefs 3").

Après... chacun son interprétation. Plus je suis clair, plus je m'adresse à quelqu'un ; moins je le suis, plus je m'adresse à moi-même.

Bienvenue à tous et à toutes !!

Bises Lola.




mespoemes.net/bluegirl le dimanche 24 avril 2016, à 02:31

C'est une erreur de retranscription : j'avais bien lu "deux horizons en grands écart", et c'est ça qui m'avait fait penser à mes "mondes parallèles". Et encore ce soir.

Croire en toi c'est croire aussi en soi, un mérite partagé, quoi.

Ahlan ouassaalan bic.
Non c'est pas une insulte mais "bienvenue à toi".
: )



domidom le dimanche 24 avril 2016, à 23:02
Il ne me restes plus grand chose à ajouter, j'ai adoré te lire , mais j'ai aussi pris beaucoup de plaisir à lire tous ces commentaires, très intéressants voir instructifs, notamment celui de Bartkley...
J'aurais bien voulu te dire que je préfère tel ou tel quatrain, mais l'ensemble est superbe, alors, je me contenterai de dire que perso, je trouve cet écrit, un de tes plus beaux parmi tous ceux dont je me souviens.
Excuse mon retard, comme toujours, mes filles du basket jouent les playoffs pour la montée en nationale 2, alors, le week-end.........
Merci pour ce merveilleux poème, il a la pureté de l'illustration...
Je t'embrasse, Domie.

Loïc le lundi 25 avril 2016, à 05:17

DOMIE :

Il reste tellement de choses à ajouter que je ne saurais pas par où commencer. Depuis Jeudi après-midi j'en ai déjà compris quelques-unes, mais je me doute que je reviendrai encore sur ce poème (comme sur d'autres) pendant des années.

Je pense juste que j'aurais dû passer plus de temps à l'écrire. 6 heures, c'est bien mais peu ; en 10-12, certains quatrains auraient eu meilleure forme, et la complexité du message meilleure mine.

La photo a été prise à 200m de haut sur une île près de Porto Venere, au terme d'une rando escarpée de 2h30, et j'ai détruit une de mes chaussures dans l'ascension. Il faut souffrir pour les azurs, apparemment ! Un peu ce que dit le poème.

Bises !

Cili le mercredi 04 mai 2016, à 06:42
Italie, j'ai des souvenirs de Florence, mais c'est loin de la mer.

Je ne vais pas en parler plus parce que le poème a l'air détaché de ce point. Je viens de lire Bluegirl Lola et la conclusion est en gros la même pour moi : l'azur est un prétexte, mais plus avant, je ne veux pas dire de bêtises ! :)

Et j'ai vu que par moments ça part dans les jeux de sons. Surtout au début mais pas que.

J'ai aimé en bref.

http://www.mespoemes.net/cili/

Loïc le vendredi 06 mai 2016, à 13:16
Yes, je suis incapable de faire quelque chose de simple de toutes façons. Bien entendu que l'azur n'est pas que l'azur ; de plus, il est carrément présenté comme un ennemi dans certaines parties du poème. Je pensais sans doute aux méfaits de l'évasion et de la distraction en général. Je préfère rester connecté à ce que j'ai à gérer.

Mais qui n'aime pas un moment d'exotisme ?

Amitiés et merci de ton passage !


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