Mélancolies

 

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Conscience

le mardi 07 mars 2017, à 13:30. Posté par Micheline


LE CHANT DU CYGNE


XIII


CONSCIENCE


J’ai conscience de vivre un Temps qui n’est vôtre,
Et ce qui m’intéresse en rien n’impulse l’autre.
Il m’en coûte d’errer dans un Désert pierreux
D’où le moindre caillou m’est un lot douloureux.


Vous qui ne voyez plus les Beautés de ce Monde
Et cherchez dans l’ailleurs l’éclat d’une autre ronde,
Ouvrez donc grands les yeux et donnez de vos cœurs !
Ne retenez vos freins et lâchez vos rancœurs !


J’ai conscience d’être en un lieu qui n’est vôtre,
Et ce qui m’intéresse, en rien, n’émeut l’apôtre.
Il se peut que la Lune, en soi, m’est grand Soleil,
Et le Soleil une ombre à mon cœur en sommeil.


Allons ! Venez à moi ! Traversons tous ensemble
Cette contrée absurde, et qui ne nous ressemble.
Avec un grand courage il nous faut, sans regret,
Changer ce monde frustre ou le quitter de gré.




M.A.B.M.
Cannes le 9 Février 2017

Page 14
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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
rivaudais le mardi 07 mars 2017, à 13:51
Micheline, je voudrais pouvoir trouver les mots, des mots semblables aux vôtres, pour exprimer le bonheur que j'ai à vous lire. Vous avez un style bien à vous et la délicatesse des sentiments se lit dans chacune de vos expressions. Expressions fleurant bon l'érudition et la parfaite connaissance de la langue française. Vous l'utilisez avec un raffinement qui fait plaisir à vos lecteurs. Parmi lesquels je veux être un des plus fidèles. J'ai du bonheur à vous lire et je me rappelle ainsi certains épisodes de ma vie, à la fois douloureux et plaisants. Je pense que nous avons dû partager, au moins par la pensée, certaines émotions. Tant ce que vous écrivez me touche. Je vous en remercie infiniment. Et c'est pourquoi je me permets de vous embrasser ou du moins effleurer... la main

Micheline 1940 le mardi 07 mars 2017, à 17:26
Bonjour Gentiluomo René,
Sachez que votre compliment m'est allé droit au coeur, et m'a ramenée bien des années en arrière, car à l'instant je pense à ce que me disait ma chère Maman, et ce, d'une façon plus que péremptoire qui ne souffrait réplique " Toi, ma fille, on ne sait d'où tu viens ! Tu ne ressemble en rien à aucun d'entre nous !" Et cela me faisait souffrir infiniment... Je voulais leur ressembler, être des leurs, être des "miens" ! Et j'ai su, bien plus tard, que chacun est unique, ou plus ou moins unique, ou moins ou plus pareil !
C'est un choix direz-vous, mais, choisis t-on vraiment ? Nous sommes, je le crois, tous et chacun "unique", et cette unicité donne parfois vertige, celui du Vide creux qu'il nous faut, las, combler !
C'est à moi de vous remercier, René, de votre courtoise sollicitude qui, positivement, m'enchante infiniment !
Bien à vous et tout aussi amicalement,
Micheline.

Plumeflore le mardi 07 mars 2017, à 20:54
Bonsoir Micheline comme je comprends vos magnifiques vers c'est vrai, si l'on s'intéresse un peu au genre humain l'on ne peut qu'en pleurer, je sais que cela ne date pas d'aujourd'hui, mais l'heure présente et de plus en plus vide de sens, nous courons à notre perte avec une vitesse de plus en plus croissante ce monde devient de plus en plus fou, j'ai justement aujourd'hui écrit un poème qui va dans le sens du votre, c'est rageant la vie pourrait, devrait être tellement plus belle, heureusement qu'il reste aux rêveurs quelques îlots de verdures, des instants de bonheur à travers l'amour(le vrai pas celui falsifier de la télé où l'argent et la gloire détruit tout) à travers l'écriture, l'envie de faire quelque chose que ne nuise pas à quelqu'un merci à vous pour ces superbes vers tout en finesse, tout en tendresse vous me redonner de la confiance en l'humain merci encore!
Marc!

Micheline 1940 le jeudi 09 mars 2017, à 23:52
Bonsoir Marc,
Combien vous avez raison ! Se pourrait- il qu'un jour ce monde fou s'arrête, et que l'homme se pose enfin la question du devenir de sa propre espèce ? Détruisant la forêt, polluant la terre; la mer et l'air, quel espoir laisse t-il aux générations futures ? La glace, le feu et un mouroir d'éternité ? Perspectives en effet peu engageantes !!!
Merci d'être passé me lire, cher Poète. Ce me fut un plaisir !
Bien amicalement,
Micheline.

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