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LE CHANT DU CYGNE
LIII
ALORS QUE L’HORIZON…
Non, je ne savais pas qu’il me serait un jour
Offert de te prier, de te supplier même,
Alors que l’horizon, cette ligne en contour,
S’éloigne et désespère une aube encore blême.
Combien nous faudra t-il de couchers flamboyants,
De crépuscules clairs, sonores et à même
De donner de l’espoir aux pauvres pénitents,
Traînant le lourd boulet de leur vie, ce problème ?
Qui ne résoudra, lors, jamais l’équation
De ce désespoir fou qui devint, dans l’attente,
Un enfer compagnon et sans rémission ?
Je me sens dans un feu, et comme incandescente.
Or ce feu devient glace et, sans transition,
Me précipite au bas de l’ultime descente…
M.A.B.M.
Cannes le 9 Juin 2017
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