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LE CHANT DU CYGNE
LXVI
SANS QUE PASSÉS VINGT ANS…
Il m’en aura fallu du temps et de la grâce
Pour te rencontrer en ce doux soir merveilleux !
Il nous surprit, tous deux, ce moment où s’enlace
À mon cœur ta chère âme, ô merveille des Cieux !
Ce fut le Paradis, perspective en préface
D’un idyllique amour, charmant et précieux.
Le seul fait de te voir me clouait net sur place,
Mais mon cœur bondissait vers toi, prodigieux !
Il battait la chamade et crevait ma poitrine,
Je me sentais brûler, puis, devenir de glace,
Et rien n’aurait pu, lors, diviser cet espace
Qui nous réunissait aux sons d’une clarine,
Sans que, passés vingt ans, rien n’entrave et ne lasse
Ton regard bleu d’azur dans mon œil de citrine.
M.A.B.M.
Cannes le 8 Juillet 2017
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