Mélancolies

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Il Est Des Instants Rares

le dimanche 23 juillet 2017, à 14:03. Posté par Micheline


LE CHANT DU CYGNE


LXII


IL EST DES INSTANTS RARES



Et si je vous disais qu’il me fut doux d’entendre
Vos lèvres susurrer d’aussi doux mots d’amour ?
Et si je vous disais, sans pourtant m’en défendre,
Qu’il me suffisait de fermer les yeux, toujours,
Pour me sentir encor près de vous, sans comprendre,
Ce miracle qui nous enchantait chaque jour ?


Je sais, me direz-vous, qu’il est des instants rares
Qu’il nous faut préserver et ne point oublier,
Mais croyez-moi, cher Ange, ils sonnent en fanfares
Répétées mille fois, pour se multiplier !
Rappelez-vous, Trésor, ce concert de cithares
Combien doux à l’oreille, au son si familier ?


Quelques fois je m’étonne, écoutant le silence,
De percevoir la note, émouvante en nos bois,
D’une voix bien lointaine et qui s’essaie, se lance
Puis s’interrompt, reprend, comme un Être aux abois
Cherchant un bon secours... Ô belle Âme en sa stance !
S’il m’eût été donné de vous aider parfois !


Et plus j’avance et plus vous fuyez, mais pourquoi ?
Nous ne serons jamais mis tous deux en présence,
Mais souvent je t’entends, et je sais, par ma foi,
Qu’il me sera promis, ce, malgré la distance,
D’être encor très heureuse en sachant que pour toi,
Comme d’ailleurs pour moi, cessera la souffrance…



M.A.B.M.
Cannes le 29 Juin 2017

Page 64
Droits Réservés.

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 11 ) (Ajouter un commentaire)
rivaudais le dimanche 23 juillet 2017, à 16:08
Ce poème Musset aurait pu l'écrire. Rappelez-vous : "Si je vous le disais pourtant que je vous aime? Qui sait brune aux yeux bleus ce que vous en diriez ? L'amour vous le savez cause une peine extrême etc etc. Mais c'est peut-être aussi en passant au célèbre d'Arvers que l'inspiration vous est venue. Bien heureux celui à qui est ou était destinés ces vers si doux à lire et à entendre. Quel coeur ne peut ou n'aurait pu en être touché ! Quel dommage que la poésie soit si peu reconnue de nos jours ! Vous auriez eu votre place auprès des grandes voix féminines qui ont embelli la littérature française. Chez vous tout est amour, pudeur, délicatesse, raffinement, sensibilité, tendresse. Passion aussi pourtant. Bienheureux ceux qui vous connaissent, vous côtoient et bien mal inspiré serait l'être aimé qui passerait indifférent ou incapable d'en comprendre qu'il en est le destinataire. Je m'incline avec le respect du aux femmes et l'admiration due au talent.

rivaudais le dimanche 23 juillet 2017, à 16:13
Et dire qu'il suffirait d'écrire justement ce même mot "'suffirait" au lieu de suffisait (4ème vers) pour que peut-être le miracle de l'amour recommence.

aurorefloreale le dimanche 23 juillet 2017, à 16:32
Il est de ces amours qui ne peuvent subsister que platoniques car l'amoureux est trop éloigné, et cela rappelle de ces amours anciennes de très grands romantiques ,cela se vit pourtant en tous cas , moi je le vis tous les jours , cet amour si éloigné et portant si proche à la fois!

Plumeflore le lundi 24 juillet 2017, à 21:53
Bonsoir Micheline, sans doute le plus beau d'entre tous vos bijoux, d'une plume pleine d'or vos vers côtoient le céleste quel amour pour les mots, quelle passion pour l'être c'est si beau, si doux, tellement ruisselant de tendresse!
une vraie petite merveille!
bonne soirée chère dame!!
Marc!

mespoemes.net/bluegirl le mardi 25 juillet 2017, à 19:34

C'est doux, tendre et amoureux. Un poème plaisant à lire et relire.
Amicalement, Lola.

Micheline 1940 le mardi 25 juillet 2017, à 20:29
Ce poème à Ninon, je le lus il y a se nombreuses années, dans le romantisme effréné de l’adolescence, mais très certainement gardé au fond de ma mémoire... Aussi, en écrivant mon texte, rien ne m'en fit souvenir. Est-ce possiblement instinctif ? Toujours est-il qu'il me vint, comme mes autres textes, avec une régularité de métronome, et ma plume pouvait à peine suivre ! Je regrette seulement que la ressemblance de mon interrogation soit si proche du vers de Musset, mais finalement, cela me fait plaisir d'approcher, même de très loin, notre immense romantique, berceur d'âmes et de cœurs !
Je vous remercie, cher René, d'être venu me visiter, non comme un monument qui eût certaine gloire, mais comme une simple amie avec qui l'on a plaisir à converser. Vos commentaires me sont toujours plaisirs extrêmes, aussi ne m'oubliez, ami, car vous me feriez peine.
Bien amicalement,
Micheline.

Micheline 1940 le mardi 25 juillet 2017, à 20:45
J'ai tristesse d'apprendre que vous aussi souffrez la distance, chère Aurore... J'espère au moins que le deuil n'en n'est pas, comme pour moi, la cause car c'est alors que tout est irrémédiablement fini. J'aurai préféré qu'Il s'éloigne avec une autre femme, plutôt que de Le voir partir là où je ne le verrai plus. J'aurai pu, dans ce cas, l'apercevoir de temps à autre, même juste l'entendre parler à un autre amour. J'étais prête à mourir, mais hélas... Allons, ne nous appesantissons-nous pas sur des tristesses, et ne tirons que le beau de nos chères expériences !
Merci d'être passée me lire, Aurore, et de m'avoir écrit votre sentiment bien amical que je vous retourne tout aussi amicalement,
Micheline.

Micheline 1940 le mardi 25 juillet 2017, à 20:51
Bonsoir Marc, et mille mercis pour votre commentaire toujours brodé magnifiquement de fils d'or et de soies précieuses, et combien laudatifs à mon endroit ! Allez ! Je vous pardonne car je m'en sens toute réjouie !
Bonne soirée, cher Poète, et toujours bien amicalement,
Micheline.

Micheline 1940 le mardi 25 juillet 2017, à 20:56
Grand merci Lola pour votre gentil commentaire, et merci pour la réponse au renseignement demandé.
Bien à vous et amicalement,
Micheline.

domidom le mercredi 26 juillet 2017, à 14:45
Quel spleen... Votre cœur parle, votre plume écrit, une très belle association que reflète la tristesse et l'amour...
J'aime ta mélancolie et la douceur de vos mots...
Respects et amitiés, Domie

Micheline 1940 le jeudi 27 juillet 2017, à 05:10
Il est vrai que le cœur parle, et que la plume raconte des sensations, comme aussi des chagrins, et même de l'espoir ! Allons chère Domie, je ne veux ici vous peiner d'avantage, et vous remercie, céans, infiniment d'être passée me rendre cette amicale visite qui me fait toujours grand plaisir !
Bien à vous, chère Poétesse, et tout aussi amicalement,
Micheline.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet