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LE CHANT DU CYGNE
LXVIII
EN CE JOUR DE MÉMOIRE
Je ne puis laisser dire, en ce jour de mémoire,
Que l’Amour est volage, évanescent et vain.
Je suis celle qui sait, et vous pouvez m’en croire,
Que sentiment d’Amour est puissant Souverain.
Parfois je m’interroge et questionne un grimoire,
Me replongeant dans les délices d’autrefois.
Ils me furent un Ciel, clair et pur, sans déboire.
Ô mon passé si cher, tu m’émeus chaque fois !
Je remonte à la source et m’abreuve en chemin,
Espérant apaiser pour un temps mon chagrin…
Mais rien ne peut, hélas, en adoucir l’épreuve
Qui m’est une douleur, renouvelée sans fin.
Mon Dieu ! Pourrais-tu dans l’instant sauver ton œuvre,
Qui sombre chaque jour dans un miroir sans tain ?
M.A.B.M.
Cannes le 11 Juillet 2017
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J.Y.A.
RIP
15 Juin 1986
Page 70
Droits Réservés.
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