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LE CHANT DU CYGNE
LXXVIII
CROIS-TU ?
Crois-tu qu’il me sera donné, ce jour, d’entendre
Le murmure en ta voix, mélodieux et tendre,
Et crois-tu qu’il me faille espérer une nuit
Ce bonheur attendu qui fort me réjouit ?
T’aimer d’amour encor et pour toujours t’étreindre,
D’encor t’aimer, mon Ange, et pour cela ne feindre
L’extase culminant en ses cimes d’azur,
Pour y puiser l’eau de tes yeux, à l’éclat pur !
Crois-tu qu’en cet espoir, je puis vivre et attendre ?
Me contenter d’encor frissonner sans comprendre,
Quand la brise m’apporte, en cette après-midi,
L’excès de souvenirs me lançant un défi ?
Celui d’enfin fermer mes yeux et de descendre,
Au caveau te trouver et dormir dans ta cendre…
M.A.B.M.
Cannes le 3 Août 2017
Page 80
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