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LE CHANT DU CYGNE
LXXXV
LE MARAUD
Tous vos emportements, Madame, en cette affaire,
N’effleureront, en rien, le maraud qui vous tient !
Vous n’eûtes la sagesse, en tout cet arbitraire,
De vous soustraire, au mieux, de ce malheur qui vient !
Entendre l'Ancien eut permis de défaire
Ce lâche imbroglio qui, du col vous retient !
Vous êtes à merci d’un coquin qui, pour plaire,
À l’ennemi dira vos secrets qu’il détient !
Aussi, pourriez-vous lui offrir de refaire
L’arrangement funeste où sa loi vous maintient…
Votre intranquille esprit, comme un futur précaire,
Vous commanderont de trouver la salutaire
Aide qui se pourra vous donner un soutient,
Exterminant le vil, sans un moindre salaire !
M.A.B.M.
Cannes le 9 Septembre 2017
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Droits Réservés.
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