Mélancolies

 

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Et Ta Main Sur Mon Front

le samedi 04 novembre 2017, à 04:11. Posté par Micheline


LE CHANT DU CYGNE


XCIII


ET TA MAIN SUR MON FRONT




J’ai longtemps prétendu que nos heures de gloire
Fussent gravées sur marbre en figeant nos bonheurs,
Pour ne laisser d’espace, en la pierre tombale,
Aux regrets maladroits posés par leurs scripteurs.


J’ai demandé qu’il soit inscrit dessus la place,
Ces mots simples venus du profond de mon cœur,
« Que mon âme s’en aille atteindre ta belle âme,
Comme est vrai que toujours ma pensée est douleur »


La Mort est ma compagne, et jamais ne me lasse
Dans mes prières de supplier le Seigneur,
Qu’Il m’accorde dans l’heure où le trépas agace,


La consolation, dans la peur qui me glace,
De ressentir ton souffle, un comble de saint heur,
Et ta main sur mon front pendant que je me meurs.



M.A.B.M.
Cannes le 10 Octobre 2017

Page 95
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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (Jardin de Lune) le samedi 04 novembre 2017, à 18:56
Bonjour, bien chère Micheline.
Beaucoup de pudeur et d'humilité dans votre texte, avec votre style si personnel, mais si délicat. Et je suis sincère.
Un texte d'un romantisme sombre bien sûr, mais propre au romantisme, que voulez-vous.
Je perçois aisément votre émotion pendant que vous écriviez ces vers...de doux rêves.
Avec toute mon amitié.
Je vous souhaite un beau dimanche, Micheline.
Prenez soin de vous. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Michelinee1940 le lundi 06 novembre 2017, à 12:38
Bonjour cher Philip,
Cette solitude d'âme qui m'accable alors que je la retrouve aussi sur ma page du Site me confond en tristesse, car il est vrai que nous sommes bien seuls sur cette terre, et mon espoir le plus essentiel est de retrouver les chères compagnies de mon cœur lorsque j'aurai, à la fin des fins, et pour mon plus grand bonheur, accompli mon temps ici bas, pour m'envoler vers l'absolu, cet absolu qui résoudra pour moi absolument tout, comme tout, absolument... Novembre ne me convient guère avec ses cohortes de souvenirs sombres. La naissance de ma fille qui me fut, à l'époque, une vive et immense joie, transformée après ses épousailles en une horrible continuité de vilains comportements, pour aboutir à une séparation. Plutôt cela qu'en souffrir encore d'avantage... Et puis, Novembre, est un mois de souvenirs compassionnels, qui ne relèvent pas mon degré naturel d'hilarité à son niveau maximum Enfin, les souvenirs peuvent vous embellir la vie, comme aussi vous précipiter au fond d'un long tunnel, mais qui laisse tout de même apercevoir une bouche de lumière qui donne l'espoir de l'atteindre au plus vite ! Dans ce moment, le soleil vient d'éclairer un ciel brouillé de nuages jaunes, qui ne laissent rien prévoir d'un glorieux azur. Allons, n'accablons pas les nues qui pourraient se venger et me tomber sur la tête !
Merci à vous, cher Philip, pour être passé me lire, et avoir pris la peine de me l'écrire. Cette formule que vous m'adressez " avec votre style si personnel, mais si délicat " m'a posé questions diverses et variées dans le genre : suis-je en dehors des normes admissibles de compréhension ? quel intérêt puis-je apporter au lecteur ? Aurais-je été une seule fois lisible, ou bien ferais-je mieux de ranger mon encrier et serrer ma plume ?
Que d’interrogations ! Or, combien de réponses en tirerais-je ? Il me sera vain d'essayer d'y répondre...
J'ose vous souhaiter une belle et fructueuse journée, cher ami, et croyez en mon bien amical et sincère souvenir.
Une bien songeuse amie,
Micheline.

Philip (Jardin de Lune) le mercredi 08 novembre 2017, à 13:17
Bien chère Micheline,
Oh je suis désolé d'avoir, par mon commentaire, ravivé des pensées que vous vouliez peut-être, l'espace d'un moment, endormir.
Merci pour cette très longue réponse.
Ah, pour ce qui est de votre style, ne vous inquiétez pas. Je ne voulais nullement dire qu'il est en dehors. Délicat est le maître mot. Pourrais dore également "votre style fragile".
Oh, non, ne ranger surtout pas encrier et plume. Ce n'est pas donné à tout le monde d'écrire avec délicatesse. Amitiés, Micheline et douce journée à vous. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Micheline 1940 le mercredi 15 novembre 2017, à 17:17
Ne soyez aucunement désolé cher Philip, et je m'en veux de vous avoir laissé penser ce que vous en avez compris ! Je vais donc reprendre ma plume, mais voyez par vous même... combien j'intéresse bien peu le lecteur !
Allons ! Ne nous laissons pas emporter par des jérémiades ! Le temps n'est à ces faiblesses d'enfant !
Merci d'être revenu me voir ! C'est là un trait de votre délicatesse qui me va droit au cœur ! Ah ! Ne parlons pas de cet impénitent muscle qui me cause bien des fatigues... ce qui explique mon silence de ces derniers jours.
Bien à vous, cher Poète, et que mon amitié vous rejoigne sans encombre !
Micheline.

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