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PENSÉES EN CONFIDENCES
IV
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Ne me regardez pas ainsi !
Je ne saurais plus rien vous refuser…
Je ne sais si tu t’en rends compte,
Mais je me meurs d’amour pour toi.
Il est des jours avec, comme il est des jours sans.
Aujourd’hui, c’est avec ! Quel bonheur !
Le Bonheur… saurais-je dire précisément
Ce qu’il représente pour moi ?
Une impression de plénitude et de joies emmêlées,
Nos mains très serrées et nos yeux émerveillés…
Arrête ! Tu n’arriveras pas à me fâcher aujourd’hui.
J’ai décidé de me poser sur le bord de la branche la plus haute du chêne.
Et je t’observerai en riant, car tu ne pourras me rejoindre !
Tu as peur du vide, et le vertige ça te connais !
À propos de vertige…Veux-tu que je m’efface
Afin que tu retrouves ton équilibre ?
Que c’est monotone la stabilité ! Viens, allons valser !
Quelques fois tu m’écoutes, avec dans les yeux une telle surprise,
Qu’elle me fait prendre conscience
Que c’est, à chaque fois, la toute première fois que tu me découvres.
Se surprendre chaque jour…Nous excellons en la matière !
Tu aimes les petits oiseaux et j’adore leurs chants mélodieux…
Nous avons composé, et, d’un commun accord,
Nous ne dégustons plus que de la verdure et des coquillages.
M.A.B.M.
Cannes le 16 Février 2018
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