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POÈMES EN CONFIDENCES
LXXIII
PARFOIS LORSQUE ME VIENT UN POÈME
J’ai le cœur gros du vain silence qui s’impose,
Souvent léger quand ta présence l’envahit,
Mais trop de fois, hélas, m’apportant du dépit
Car, je me meurs ici d’imaginer sa glose.
Parfois lorsque me vient un poème, une prose,
Il me semble t’entendre, et ma main s’enhardit
Sur l’éclosion d’un vers, ou ce billet maudit
Qui n’en peut et finit par créer sa névrose…
Et le Ciel m’est témoin ! du moins, je le suppose…
À s’éveiller, viendront âme et cœur en conflit,
Alors que je ne sais, en ce jour, si la Rose
Se laissera cueillir sans y trouver délit.
Gardera-t-elle sa fragrance ? Quand, morose,
Aux Aubes d’avenir, elle espère un crédit ?
M.A.B.M.
Cannes le 18 Août 2018
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