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CRÉPUSCULES
VII
MÉMOIRE, TU VACILLES
Ne reviens sur ces lieux qui furent du bonheur,
Le chêne centenaire et le cèdre en berceau
Ont été foudroyés par l’affreuse tempête
Et la maison, pour jamais, en reste orpheline…
Le Parc a grandement perdu de sa superbe,
Les ormes de clôture ont été taillés ras
Dévoilant la bâtisse engluée de tristesse,
Et qui n’affiche plus nos splendides amours.
Il faut, las, se résoudre à fermer notre livre
Et se dire qu’au bout tout revient au passé,
Même si notre esprit, notre cœur et notre âme
Ne s’imaginaient se voir sombrer dans l’oubli.
Ma mémoire vacille en pans entiers, se floute,
Mais je cherche à cerner toujours les chers moments,
De ceux qui furent doux, heureux et combien tendres,
Ceux-là mêmes instillant à l’âme le souffle
Qu’il me reste de vie pour jouir et souffrir
De mes chers souvenirs souvent remémorés,
De ce précieux temps de notre ancien bonheur
Aux visions d’amour m’illuminant le cœur.
Prose Alexandrine
M.A.B.M
Cannes, le 20 Mars 2022
Page 10
Droits Réservés.
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