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L’or de l’enfance 6/15
Maille le tendre aux pas de nos lointains sillages !
Qu’il attrape en ses rets la symphonie au soir
Et prodigue en mon cœur un tam-tam suspensoir
Au rythme de la nuit pour d’infinis voyages
Tresse l’étreinte en valse errante d’estivage !
Sur la piste d’accords au parquet de messeoir
Protégés dans l’obscur nos ventres en pressoir
Par l’ivresse invités mêleront leur breuvage
Un cœur et deux prénoms au sein d’un pin siègent
Sur le trône avenir que nos anges protègent
Et se gardent alors d’un sourire en appeaux
Nos serments enfantins ne sont plus des mirages
Car existe un jardin aux faîtes de nos peaux
Où s’immisce l’éclat de nouveaux babillages
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