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L’or de l’enfance 10/15
Rêvant que l’horizon donne son grand spectacle
En cet espoir ténu je camoufle en secret
D’enlacer ton regard d’un voyage concret
Puis dévorer ton corps à l’enchanté cénacle
L’onirique est de jour, puisque la nuit renâcle
À déposer son voile en délice discret
J’attends le souvenir que la marelle ancrait,
Remettre les grains d’or que le sablier bâcle
Lors que l’illusion se brisait aux récifs
En de vagues souhaits aux assauts oppressifs
Tu reviens dans mes yeux allumer tes aurores
Je fantasme à l’ivresse en ton paradis air
Quand le frisson du soir nous caresse les pores
Et qu’un soleil palabre en orangé disert
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