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Trois Lignes

le lundi 29 mars 2010, à 00:24. Posté par Loïc


TROIS LIGNES


Deux étourneaux en prise aux caprices du vent,
Réfugiés éternels pourchassés par les ans,
Nous croyons aux demains sans limite, oublieux
Des trois lignes fixées aux ancres de nos yeux :

Une pour les chagrins et les indignations,
Une pour la fatigue et la foi qui vacille ;
Une enfin pour la vie -- la princesse souillon
Filant les souvenirs armée de deux aiguilles...


... Nous dansions sur l’ivresse, éclatants éphémères,
Diapasons de cristal tintant aux courants d’air,
Ignorant la distance entre instant et saison
Nous dansions sur le monde et sur ses illusions :

Vitrines d’excellence, ornées de mannequins
Qui nous suivaient des yeux au Carnaval d’Eté ;
Dans le flot bigarré de fous et d’arlequins,
Elle était feuille, brise, ondine ou feu follet…


L’excitation des bals ne brûle plus ses joues
Et certaines pensées rendent son regard flou…
Quelque chose est parti et ne reviendra pas ;
Mais malgré les hivers, nous sommes toujours là.

Nous n’avons pas tari les couchers de soleil :
Après les flamboyants viendront les chamarrés ;
« Nous verrons tout » dit-elle au creux de mon oreille,
« D’un horizon à l’autre, en ce temps et après. »




18 Octobre 2002

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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
Libertad le vendredi 02 avril 2010, à 02:55
Celui ci, je le repasse en boucle ...
MERCI

denhall le dimanche 23 mai 2010, à 22:24
----
http://www.mespoemes.net/denhall
vous êtes très jeune et vous écrivez un poème qu'un homme âgé pourrait écrire. Cela prouve que vous êtes un vrai poète, car vous pouvez endosser divers costumes, et en plus avec bonheur

imparfaitlibre le jeudi 30 septembre 2010, à 21:47
----oui, il y a un temps pour vivre comme des fous, sans penser à demain.
un temps ou tout semble beau, facile et éternel..... l'illusion de la vie...
et il y a l'aprés.... la place au réel...
comme tu le dis si bien!!
"quelque chose est parti et me reviendra pas"....
mais quoi????
chacun à dans sa tête, dans son coeur, et dans sa vie, quelque chose qui est parti et qui ne reviendra jamais....
effectivement un magnifique poème écrit par un jeune homme qui à l'expérience des anciens.
amitiés sincères cher Loïc.
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Loïc le vendredi 01 octobre 2010, à 08:26
Merci Imparfait, mais correction : "un jeune homme qui a imité l'expérience des anciens", bien sûr, car ce poème est un des très rares sur ma liste qui soit virtuel. Comme j'en parlais par mail avec Denhall à l'époque, j'attends encore de trouver la personne décrite ici !
Voir le même sujet le magnfique poème de Nemo, "Anniversaire".
Amitiés

Marie-Anne Keppers le vendredi 15 janvier 2016, à 06:02
Loïc bonjour, j'ai bien lu jusqu'au bout, et j'aime beaucoup ton poème virtuel. Mais pour y mettre un commentaire, ici, je ne sais pas quoi dire... J'ai pour toute réponse un poème qui ressemble certainement au tien... Mais écrit d'une autre façon. Je vais le poster mais si cela te dérange, je le supprimerais. C'est ma manière de montrer ce que j'ai compris... de ton poème. Bonne journée à toi et toutes mes amitiés Marie-Anne

http://www.mespoemes.net/mayannemak/

Loïc (coms du repost de 2016) le mardi 15 mars 2016, à 12:27
Loïc le vendredi 15 janvier 2016, à 10:49

Bonjour à tous !

Je n'avais pas prévu de "re-poster" avant la semaine prochaine, mais puisque Marie-Anne rend hommage aujourd'hui à ce vieux poème (posté en 2010, mais datant de 2002 ! j'avais 23 ans et c'était mon 3e poème), je vous le remets aujourd'hui.

Comme pour le repost de Mardi, il sera à terme effacé, mais les coms iront sur l'original, ils ne seront pas perdus.

Merci Marie-Anne !

Amitiés !




Ivy le vendredi 15 janvier 2016, à 13:13

Nous sommes à l'heure du 'ré-postage' on dirait ! Smile !
Mais c'est toujours bien de relire des anciens postes, surtout comme moi, quand l'on ne se souvient pas !
Amitiés




euphonie0 le vendredi 15 janvier 2016, à 13:30

Bonjour Loïc
Plus la peine que je hante ton site.
Il avait peut-être 23 ans ce jene homme, mais déjà sa plume était belle.
Une dizaine et quatre unités après, ce poème n'a prit aucune ride.....
Trés bonne idée de nous faire découvrir tes écrits
Loïc je ne vais pas détailler ni déchiffrer ton poème, j'ai juste pris le plaisir de le lire.
Bonne journée
Marie
mespoemes.net/euphonie0




lilo le vendredi 15 janvier 2016, à 17:55

j'aime "Diapasons de cristal tintant aux courants d’air"
être à deux jeune et insouciant, le temps qui passe emporte l'insouciance, reste la douceur d'être deux.
une belle écriture, hier comme aujourd'hui ! Bises




domidom le vendredi 15 janvier 2016, à 18:24

Comme elle a raison Lilo de dire que le temps emporte l’insouciance, c'est bien dommage d'ailleurs, quand on vieillit, on aimerait retrouver ses vingt ans...
Ton poème est très beau, je l'avais peut-être déjà lu, peut-être, moi aussi, avec ma mémoire, je ne suis plus très sûre de rien....
Alors, au bonheur des repostes, car, relire les anciens écrits nous fait remonter le temps...
bises, Domie.




guillaume le vendredi 15 janvier 2016, à 22:09

bonsoir loic,ton poème est superbe,félécitations!!!!!c'est une belle lecture et une belle écriture.mes amities.




Loïc le samedi 16 janvier 2016, à 01:42

IVY : Tu ne te souviens pas de ce poème ??

Tu...

Tu...

Je ne veux plus te parler. C'est trop dur.


MARIE : Je m'auto-corrige ; après vérif des dates, c'était mon 2e poème, pas mon 3e. Mais la version de 2010 était une version retouchée afin de respecter les règles basiques des alexandrins, que je ne connaissais pas en 2002. La vraie version de 2002 n'existe plus que sur mon ordi !

Mais tu peux continuer à "hanter", parce que je n'ai pas du tout l'intention de reposter tous mes poèmes, juste ceux que j'estime repostables (et celui-là n'en faisait pas partie ; Marie-Anne m'a forcé la main !).

Amitiés à vous deux !




Stella le samedi 16 janvier 2016, à 01:46

Bonsoir Loïc, merci pour ce poème... j'ai apprécié ces trois lignes... Cela change de ce que je connais de toi, mais j'avoue avoir eu vraiment du plaisir a lire chaque ligne... je me suis laissée emportant pour la Douceur de tes mots... Merci.
Bises Amicales.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella




Stella. le samedi 16 janvier 2016, à 01:47

oups ... " Par la Douceur de tes Mots"...




Loïc le samedi 16 janvier 2016, à 01:49

LILO : En 80 poèmes, "Diapasons de cristal tintant aux courants d'air" est LE vers que je préfère. Malheureusement je déplore son écrin ; le poème, lui, est très irrégulier... Oh, le début poussif et maladroit... Et le... Bref.

DOMIDOM (et LILO aussi) : il est important de dire que ce poème, comme je l'indiquais à Marie-Anne chez elle, est "virtuel". Il ne décrivait pas, ni ne décrit aujourd'hui, ma réalité. Si vous, vous vous reconnaissez dans ce poème, alors j'en suis ravi ; moi, je cherche toujours à le rejoindre !

Bises !






Loïc le samedi 16 janvier 2016, à 01:56

GUILLAUME : Merci de ton passage !

STELLA : C'est sûr, ça change de la brute. Mais même récemment, si tu lis certaines de mes récents nouvelles comme "Les Meringues", "Transfert de Diamant" et surtout "Le Contact", tu retrouveras ma douceur inhérente. Simple exemple, je demande toujours *poliment* la route de la gare à quelqu'un avant de le braquer pour lui prendre tout ce qu'il a. Il y en a même qui s'en sortent vivants.

Amtiés à tous deux !




domi/amimots le samedi 16 janvier 2016, à 08:55

coucou Loïc, je refais surface doucement...
j'ai bien aimé lire ce poème, même si je ne comprends pas tout, par exemple qui est ELLE dans ce vers :
"Elle était feuille, brise, ondine ou feu follet…"?
ce qui me frappe c'est l'âge auquel tu l'as écrit, alors qu'on dirait un retour sur le temps...
joli en tous cas
bisous




Loïc le samedi 16 janvier 2016, à 12:50

DOMI : "Elle", mais... c'est "elle", quoi ! l'amalgame de perfection entre ce qu'on a connu de mieux et ce qu'on aimerait connaître de mieux ! L'idéalisation romantique d'une partenaire. C'est crétin, mais à 23 ans on ne pouvait pas trop m'en tenir rigueur :

"Elle était feuille, brise, ondine ou feu follet…"?

Les 4 éléments censés ici symboliser l'unvers, à l'ancienne. Dans l'ordre, on a dans le vers : la terre, l'air, l'eau, et le feu.

Et quant à mon âge en 2002, j'ai bien explicité que c'était un poème "virtuel". Qui ne représentait pas mon vécu. Pas entier, en tous cas. J'ai bien connu des amoures folles, j'ai même un fils en souvenir d'une époque, mais... NON, c'est certain, dans ce poème je me mets à la place romancée de quelqu'un qui fait un bilan sur sa vie amoureuse qui n'est pas le bilan de la *mienne*.

Hélas.

Bises !




Ivy le samedi 16 janvier 2016, à 13:40

Que veux-tu Loïc, mes neurones ont pris quelques années depuis ! Sniff !




Marie-Anne Keppers le dimanche 17 janvier 2016, à 00:23

Loïc, bonjour, je suis bien contente que tu aies fait remonter ton poème, car il est tout à fait magnifique. Déjà tout jeune, tu avais un grand mérite. Et ce fut avec un grand plaisir que j'ai fait un hommage à ta personne. Amitié à toi
Marie-Anne




Micheline 1940 le dimanche 17 janvier 2016, à 04:55

Bonsoir Loïc,
J'ai particulièrement goûté de votre poésie, et penser qu'elle fût écrite à vingt trois ans, me fait dire que vous êtes un homme béni des Dieux !
Amicalement,
Micheline.




Loïc le dimanche 17 janvier 2016, à 12:43

IVY : Je comprends, je comprends ; mais malgré tout, ce poème fait partie des choses inoubliables dans le domaine de la poésie française, tout de même.

MARIE-ANNE, et MICHELINE : Il n'y a rien d'extraordinaire à faire de la poésie potable à 23 ans. Nous avons eu régulièrement sur le site des petits génies ados dont la poésie était absolument humiliante, et je pèse mes mots ; et Rimbaud écrivait des chefs-d'oeuvre à cet âge (bien qu'il n'ait jamais accepté mon offre de s'inscrire chez nous). Moi, avant le Bac, j'écrivais des histoires stupides. Mais bon, on n'est pas sérieux quand on a 17 ans. Tiens, ça ferait un bon vers, ça. Je note.

Amitiés à vous !






Marie-Anne Keppers le dimanche 17 janvier 2016, à 17:56

Loïc bonsoir, je voulais dire par mérite, excuse-moi du mot malencontreux, que tu savais déjà bien écrire, alors que tu étais jeune. Tes histoires (stupides) à 17 ans l'étaient peut-être sous la forme de l'époque, mais peut-être pas sous une forme actuelle... Amitiés à toi Marie-Anne




Loïc le dimanche 17 janvier 2016, à 18:21

Mais non Marie-Anne, il n'y a eu aucun mot malencontreux. Tu es juste en présence de mon humour auto-critique un peu bizarre.

Amitiés !




Ivy le dimanche 17 janvier 2016, à 22:10

La prochaine fois tu feras la traduc en anglais et là, qui sait !




Marie-Anne Keppers le dimanche 17 janvier 2016, à 22:41

Bonsoir Loïc, j'avais remarqué que tu aimais faire de l'humour, Mais comme je débarque depuis peu, je n'ai pas su comprendre que c'était une auto-critique un peu bizarre, Amitié Loïc et bonne semaine Marie-Anne




Loïc le lundi 18 janvier 2016, à 00:44

IVY, je réponds avec sérieux : tiens, quelques instants pour vor, j'ai essayé d'imaginer ce que ça donnerait en anglais... en fait c'est complètement inapproprié, ça se voit vite ! Eh oui, les ressorts poétiques sont complètement différents en anglais. C'est comme quand j'avais écrit "The White Walls" (allez, tu ne l'as pas oublié, celui-là ??) et que je l'avais ensuite traduit en français : ça ne passait pas du tout, cette traduction.

MARIE-ANNE : Il n'y a aucun souci. Je sais me remettre en question, y compris concernant ma manière de me remettre en question. En fait, ce qui est difficile, c'est de faire de l'auto-critique sans vexer ceux qui ont aimé ce que moi, l'auteur, je n'ai pas aimé ! D'où l'humour.

Bonne nuit à vous deux !




Marie-Anne Keppers le lundi 18 janvier 2016, à 15:40

Loïc bonjour, je comprends que parfois, on ne soit pas tout à fait satisfait de son oeuvre et ce parfois dans un détail.... Cela m'arrive aussi.
J'ai répondu à ton commentaire sur mon site. Merci ! Bonne fin d'après-midi à toi Amitié Marie-Anne




Loïc le lundi 18 janvier 2016, à 16:38

MARIE-ANNE : En effet, je ne suis jamais content. Ah, ça faisait un bail que je n'avais pas ressorti cette phrase !

Elle a deux conséquences : en bien, ça pousse à perfectionner ; en mal, ben... on n'est jamais content.

Mais ça n'empêche pas d'être plus content certaines fois que d'autres ! Question de gradation.

Amitiés !

(et j'ai vu la réponse.)




Marie-Anne Keppers le mardi 19 janvier 2016, à 04:20

Bonjour Loïc, c'est là où le bas blesse, ne jamais être content, insatisfait de soi... Le monde étant créer dans l'imperfection aussi, par à en croire le plus grand des génies. Comment moi, petit grain de sable (par exemple). Puis-je me croire capable de faire mieux en essayant de toujours me perfectionner. Le blanc n'est jamais tout à fait blanc et le noir n'est jamais tout à fait noir. Je ne désire pas connaître mon point de rupture où je ne saurais plus rien créer, ce qui me donnerais une véritable souffrance. Donc, comme, je suis aussi ce que j'écris et je reste dans les limites de mes possibilités. Je ne cherche pas à devenir la meilleur, ni le plus grande, Ni à me surpasser, mais être tout simplement la femme que je suis. Tu sais Loïc je ne me casse pas la tête, la vie est si courte et j'ai quand même déjà 58 ans bientôt.J'aurais eu 20 ans ou même 30. Je ne dis pas, mais là. Aussi, préférons passez de bons moments même dans l'écriture.... Ce que je te souhaite ! Amitié Marie-Anne




Marie-Anne Keppers le mardi 19 janvier 2016, à 05:35

Loïc PS : j'ai répondu à tous tes commentaires... Bien à toi Marie-Anne




lilo le mardi 19 janvier 2016, à 06:23

je te souhaite de vibrer aux "Diapasons de cristal tintant aux courants d’air, "
parce que c'est beau, sans fausse note et pour longtemps dans l' harmonie la plus totale !




Loïc le mardi 19 janvier 2016, à 10:59

MARIE-ANNE : Je ne trouve pas que c'est là où le bât blesse. Douter est bon. L'autosatisfaction tue l'avancement, puisqu'on se dit "Ça va très bien comme ça". Ceux qui pensent immédiatement qu'ils sont géniaux ne le seront en fait jamais. Ce qui ne le pensent pas ne le seront probablement jamais non plus, mais ils s'accorderont une chance !

Quant à se perfectionner, donc : bien sûr que si, on est toujours capable de faire mieux, en y rêvant et en le voulant. Ce qui n'empêche nullement de se retrouver dans des situations étranges, où, après bien des efforts, on se rend compte qu'en fait, on fait moins bien qu'avant. L'intention ne fait pas tout.

Et pour moi, vouloir me surpasser définit "être tout simplement l'homme que je suis". Mais ce n'est pas une vantardise. La vantardise serait de dire que le résultat est génial...

Pour le point de rupture, ne t'inquiète pas, il n'existe pas. Pazs pour les passionnés. On peut penser l'avoir atteint, et ça m'est arrivé plusieurs fois, mais la passion trouve toujours un chemin !!

Pour ce qui est de la question d'âge, je ne peux pas me prononcer. Je n'ai que 36 ans. Je ne peux pas dire ce que je ferai dans 20 ans. Je peux quand même dire, toutefois, que je suis aussi prolifique maintenant qu'il y a 25 ans. Alors espérons.

Mais dans ce com je parle juste de moi ; rien de ce que je dis n'invalide tes envies, tes perceptions, et tes choix.

A te relire !




spinal le mercredi 03 février 2016, à 22:22

whaouuu ce poème me touche beaucoup, alors en lisant les comms j'ai compris que tu avais 23ans à l'époque donc ça me parle! tu écrivais déjà merveilleusement bien. En plus je ressens vraiment l'histoire et c'est assez troublant! c'est ça l'universalité non? on vit tous la même chose au même moment sous des visages et paysages différents?




Loïc le jeudi 04 février 2016, à 00:53

Mouais... ce poème n'est pas "merveilleusement bien", il est du genre "bof avec quelques moments épiques jamais égalés par la suite". Ce que je veux dire, c'est que si un poème te touche grâce à tel ou tel trait d'esprit, il ne faut pas que ça occulte le manque d'intérêt de tout le reste.

Après, comme toujours : si le lecteur est content, je suis content pour lui ! Et je ne méprise pas son point de vue, mais je n'hésite pas à affirmer le mien.

Atteindre l'universalité, en poésie, c'est assez simple (et ce qui suit et ironique mais vrai) : tu vas parler de vie, de mort, de violence, d'amour raté, et d'une façon ou d'une autre ça fera forcément écho parce qu'on a tous connu soit ces événements, soit ces questionnements.

L'universalité, j'essaie AUSSI (pour dire "pas seulement") de l'atteindre avec des thèmes plus subtils, qui forcent à réfléchir au lieu de réagir spontanément. Ce que je n'ai pas fait avec ce poème : évidemment que tout le monde va forcément dire "c'est magnifique" à cause du thème, donc il n'y a pas de mérite.

OK, je suis un peu compliqué avec mes trucs et mes bidules. Pour ce qui est de répondre à ta dernière phrase, je ne pourrais pas vraiment dire oui ou non si je ne sais pas vraiment de quelles coïncidences tu parles. L'âge où nous avons tous deux commencé la poésie ? C'est expliquable sans universalité ; la probabilité est juste plus grande qu'on s'y mette à cet âge-là, qui est le début de la maturité, de l'expérience, et de l'accumulation suffisante de culture. Mais d'autres s'y mettent bien plus tôt ou bien plus tard.

Mais s'il s'agit juste, comme je suppose que tu le postules, qu'on se retrouve dans l'expérience des autres quel que soit leur âge, alors je suis d'accord : souvent j'ai dit que l'éventail des émotions humaines me paraissait assez restreint, et que c'est ainsi qu'on se comprend plus facilement... tout en reconnaissant que ça nous enlève de l'originalité, concept auquel une personne est toujours très attachée.

Amitiés Spinal !




spinal le jeudi 04 février 2016, à 15:03

Tu pense que ton poème n'est pas si bon, mais je suis justement touchée par cette naïveté car je m'y reconnait, et quand je parle d'universalité c'est plutôt d'ordre émotionnelle, on passe tous par les même dédales intérieurs presque au même moment(ou pas), après on a tous une manière unique de l'exprimer, l’interpréter et c'est ça qui est beau!!! Par contre je ne pense pas que les émotions humaines soit si restreintes, pour moi c'est un nuancier pentone, les possibilités sont infinies...




Loïc le jeudi 04 février 2016, à 16:59

Ah là, si on parle de la naïveté, je n'ai rien à répliquer, elle est bien là et tu as touché juste en employant le mot.

Pour l'universalité que tu décris, j'étais déjà d'accord. Mais alors ça confirme ce que je disais : éventail d'émotions restreint ! Si tu veux, je n'ai rien contre le nuancier pantone (à part que ça m'a forcé à aller sur Google pour comprendre ce que c'était...), mais si on reste dans ce genre d'analogie, ce que je voulais dire était que même si le nuancier existe et je ne le nie pas, ses dégradés sont tous basés sur les 3 couleurs primaires.

Donc aucun être humain n'est exactement semblable à un autre ; mais globalement, on fonctionne tous à partir d'instincts et d'émotions qui sont très similaires, y compris lorsque leur expression est à l'opposée de la nôtre. Par exemple, quelqu'un qui ressent de la colère pourra l'exprimer ou la gérer totalement différemment de toi et moi (ça c'est le nuancier), mais le sentiment de base est le même.

A plus !




spinal le vendredi 05 février 2016, à 17:57

oui je comprends ce que tu dis concernant les nuances, tout part des couleurs primaires, mais tout comme la vie qui est un doux mélange de quelques élément (eau, air, inconnu...) pour autant on ne remet pas en question la complexité et pluralité des espèces. à moins que la formule s'applique de la même façon donc on ne serait pas si différend d'une fleur (ce qui se défend aisément ;))...




Loïc le samedi 06 février 2016, à 13:52

Fougueuse Spinal ! Mon argument n'est pas possible à utiliser contre lui-même en remontant à fond dans la chaîne de la vie. Je parlais juste de l'humain, et probablement de sa famille globale de mammifères.

Mon analogie était dérivée de la tienne, mais on a évidemment bien plus de couleurs primaires que 3 (je sais, ce n'est sans doute pas ton propos, mais ce n'était pas le mien non plus). Je ne voulais pas un seul instant être réducteur, juste parler de dénominateurs communs, qui ensuite ont leurs dégradés. Par exemple, l'humain a des caractéristiques propres à son état d'animal : l'amour (pour ne pas employer le vrai terme "attachement", commun à d'autres animaux que nous), la haine (pour ne pas employer "rage"), la joie (pour "la satisfaction"), la déprime (pour "l'insatisfaction") etc, etc. Ce sont des sentiments DE BASE. Je n'ai jamais dit qu'on était confinés à les expérimenter ou les exprimer de manière similaire, bien au contraire. Je parlais juste du tronc ; les branches nous appartiennent. Et les bourgeons ?

Ah, c'est tellement beau ce que je dis là. Je le note.

Mais tu étais peut-être en accord avec moi




spinal le jeudi 11 février 2016, à 12:21

oui je pense qu'on est d'accord : on à le même sentiment de base,.....;)



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