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Reflux

le samedi 03 avril 2010, à 13:35. Posté par Loïc


REFLUX


Dans les hasards de la foire des ombres,
Nous glissions, chatoyants, sur un lac de satin.
Une scission acide et tout redevint sombre :
Venise engloutie, éternel refrain…


Comme un somnambule
J’ai arpenté mes joies et mes colères
Un cavalier noir
Sur un manège hanté dans le désert
Une pensée brûle
Le bois frissonnant quand le feu l’enlace
Les reflets d’un soir
Deux cœurs de buée fondant sur la glace

Comment chantais-tu
Un opéra d’une voix si diffuse
Comment brillais-tu
Au fond d’une prison de poupées russes
Comment changeais-tu
Un tourbillon de rage en calme blanc
Comment savais-tu
La fin n’était qu’une question de temps

Je nous vois encore
Dans la rosée sous une lune bleue
Et je bois encore
Les flocons de soleil sur tes cheveux
Je me noie encore
Dans les plis pourpres d’une mer d’oubli
Une fois encore…

Je rejoue la scène et je m’applaudis…




Lundi 14 – Mercredi 16 Octobre 2002

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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
denhall le dimanche 23 mai 2010, à 22:27
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http://www.mespoemes.net/denhall

je suis très surprise de voir que ce poème n'a attiré aucun commentaire, pourtant.....quelle force et quelles associations magnifiques de mots, comme:

Et je bois encore
Les flocons de soleil sur tes cheveux
Je me noie encore
Dans les plis pourpres d’une mer d’oubli "

s'occuper d'un site c'est bien, mais n'oubliez pas, l'important c'est d'écrire
Une fois encore…

bluegirl le samedi 05 janvier 2013, à 20:52

souvenir, quand tu nous étreint,

je me suis égarée quelques instants dans l'admiration qui tu vouais à la personne pour qui tu as écris ces vers éblouissants.
....
souvenir, quand tu nous étreint,
le velours de tes draps recouvre sans fin,
l'ombre menaçante qui annonce ou intrigue,
le reflux des vagues sur la digue.

amitiés.



l

Loïc le lundi 07 janvier 2013, à 15:40
Comme je te l'ai dit en mail, ce poème est exagéré. C'est la technique du "je prends un sentiment pas très fort et je le transforme en tragédie grecque". Ça a été le cas pour certains de mes premiers poèmes, mais c'est fini depuis longtemps.

Tes vers à toi ont saisi le titre ; il s'agissait bien d'un simple souvenir (et vraiment, pas si puissant que ça). Coïncidence : ce poème aurait été bien plus vrai si je l'avais écrit 2 ans plus tard...

Bises !

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