Patrice le mardi 06 avril 2010, à 21:22 Le voilà donc, le texte.
Comme d'habitude, c'est bien écrit, fluide, avec de belles figures de style ( "frénétiquement las", "épileptique étal", "assassine le réveil...songe"). J'aime bien aussi la transition entre les premier et deuxième vers du 3ème quatrain.
On l'imagine bien, ce gars, sans repères sinon ceux de son confort, se laissant juste aller sans se poser de questions - Ah, le naturel, une grande valeur moderne.
Le seul truc, c'est que ton texte s'inscrit un peu trop dans le "concret" pour moi, il y a des sujets et des termes qui me rebutent un peu, l'économie, le dollar, le foot, les cornflakes...
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Loïc le mardi 06 avril 2010, à 22:02 Oui, ce poème n'est pas beau. La 1ere version a été écrite à l'arrache par une nuit arrosée, et j'ai failli tout effacer, mais j'ai commencé à l'apprécier en tant qu'expression viscérale. Pas belle du tout...
J'avais besoin de ces termes pour rendre la perception décalée de l'homme (due à un sommeil perturbé, les médocs, l'abrutissement général). Si tout s'était situé dans un monde de rêve, ç'aurait été moins parlant. A mon sens.
Le trop réel ne reviendra plus, sauf une fois.
Attention, ce n'est pas "assassine le réveil", mais "l'éveil". Jeu de mots! |
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dagolaborel le mercredi 07 avril 2010, à 08:31 ----ca ne me rebute pas, c'est bien du "tous les jours " qu'il s'agit, il n'y a pas de mots tabous en poésie
http://www.mespoemes.net/dagolaborel |
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Patrice le mercredi 07 avril 2010, à 09:50 Pour répondre à Dago, évidemment qu'il n'y a pas de mots ni de sujets tabous en poésie, on peut écrire sur n'importe quoi, je suis le premier à le dire, sur Sarkosy même, pourquoi pas, mais certains mots et certains sujets ne me plaisent pas trop, c'est tout ce que je dis. |
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Loïc le jeudi 08 avril 2010, à 00:26 Après tout, le titre "Les Choses Qui n'Intéressent Pas" concerne autant les détails de la vie sans intérêt du bonhomme que SON manque d'intérêt pour la dégénérescence du monde autour de lui. Que ce soit dans un cas ou dans l'autre, vous vous y retrouvez. |
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Amercenaire le samedi 17 septembre 2011, à 23:24 Encore une fois je suis très admiratif. Le peu de commentaires et ce qu' il contiennent laissent a penser que ce poème n' a pas été apprecié a sa juste valeur. Moi il me plait énormement. Il sent l' abrutissement, la lassitude absolue de l' homme moderne, blasé, que plus rien ne touche, et qui vit presque par défaut. Une sorte de degout profond pour ce genre d' existence est present dans tout le texte, cela est du a l' etat d' esprit lors de l' ecriture, je pense.
Il est vrai que cette facon de voir est proche de la mienne. Mon chauffeur ressemble un peu a ton homme-radio: deux perdants qui laissent couler la vie entre leur doigts et ne s' embarassant plus avec les etats d' ame.
Ce que j' aime aussi, c' est que tes vers ici sont brut. On sent qu' ils ne mentent pas, et ils delivrent un message derangeant et precis, sans pirouettes.
Sinon pour les arrets c' est vrai qu' il y en a beaucoup dans ce poeme, et tres bien utilisés. Ils collent parfaitement avec la nervosité du poeme. Un rythme bien huilé et monotone n' aurait pas convenu.
C' est marrant de comparer ce texte avec ceux que tu as ecrits recements ( les "elements" par exemple) qu' est-ce qui a changé pour t' amener de l' un a l' autre ( si ce n' est pas indiscret)
Merci pour cette lecture, un vrai plaisir!
Amities.
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Loïc le dimanche 18 septembre 2011, à 07:27 En fait, là où je voulais en venir en dépeignant ce zombie attaqué de tous côtés par la brutalité du monde autant que par son ennui, c'est que son dégoût est *inconscient*. Tout ce qui le fait encore vibrer est le match de foot à la radio (c'est à peine une métaphore). Enfin tu as tout parfaitement compris.
Et Patrice avait compris aussi, crois-moi. Bien qu'il ne soit plus là depuis très longtemps (il est parti errer en stop en Europe de l'Est), tu seras sans doute fasciné par certains de ses écrits sur http://www.mespoemes.net/patrice . La cruauté et la désillusion en poèmes/prose, il connaît bien. Son "Séville" notamment m'avait décidé à poster ce poème (avant, je n'y tenais pas). Quant au peu de coms par ailleurs, c'est normal : je n'étais sur le site que depuis une semaine !! Et de toutes façons il n'était pas très vivant à l'époque.
Si tu veux d'autres poèmes à moi dans cette veine, il y a "Les Nefs II", "Le Pont Au-Dessus Du Vide", "Le Magicien", "le Poids Des Planètes" (mais c'était le dernier de la courte série ; on sent le début d'un changement d'époque à la fin), et tu connais déjà "Le Dernier Bateau", posté récemment mais écrit à la même époque. Et il y en a d'autres...
Ce qui a changé ? Rien de bien discernable, je suis simplement sorti progressivement au printemps 2010 d'une passe personnelle difficile ; et d'ailleurs, si je n'avais pas été sur le site (et donc "contraint" de trouver de nouvelles façons d'écrire malgré l'absence du spleen si inspirant avant), j'aurais sans doute arrêté, un temps, la poésie. C'est pour ça, connaissant ce phénomène de vide quand la tristesse nous quitte, que je sais ce que c'est que l'envie de la retenir pour continuer à créer des poèmes (et j'en parle à l'occasion). Mais mes "périodes" sont la preuve que ce n'est pas obligatoire ! Comme on a toujours quelque chose à dire aux autres ou à soi-même, il suffit de se fouiller un peu pour trouver d'autres sources que le mal de vivre (d'ailleurs dans cette optique, je sais aujourd'hui que "Le Poids Des Planètes", sur le podium de mes favoris personnels, est emblématique de la diversité intérieure et de la métamorphose).
Pour finir (enfin), les "Eléments" ne sont pas vraiment novateurs pour moi, ils sont en fait un retour à mes vieilles fables de 2002, qui me manquaient après un an passé à poster des poèmes philosophiques (on en a parlé) qui finissaient par s'adresser plus au site qu'à moi-même. Je voulais me prouver que j'étais encore capable de faire en 2011 ce que je faisais en 2002 ; c'était un défi lancé à travers le temps.
Ils sont bizarres ces poètes.
Merci de ton com impliqué et dans le mille ! Les échanges vivent de ces compréhensions mutuelles.
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Loïc (coms du repost en 2016) le mercredi 16 mars 2016, à 19:39 nisti le lundi 14 mars 2016, à 17:45
Chalu, Loïc.
Vivement de nouvelles créations de ta part.
A la prochaine!
nisti le lundi 14 mars 2016, à 17:46
A au fait, pourrait - tu me dire ou trouver les chaises usées, je ne trouve plus ce poème.
Amitiés
domidom le lundi 14 mars 2016, à 20:44
Je constate qu'en 2009 tu savais déjà faire la part des choses...
Et oui, ainsi va la vie, il y a des choses qui n'intéressent pas et n'intéresseront jamais, et puis, il y a les autres, souvent elles n'intéressent pas plus, mais on fait semblant de s'en accommoder...
Au plaisir de te lire...
A plus, Domie...
Loïc le mardi 15 mars 2016, à 00:14
NISTI : On verra pour les prochaines créations, mais comme je le disais à un moment en coms, mon poème "L'Etoile" m'a remis en selle. Ça peut le faire.
Pour trouver "Les Chaises Usées", eh bien dans ma liste de poèmes, c'est du 12 Novembre 2011.
Il n'est pas nul et je l'aurais bien reposté, mais c'était en fait trop une redite de mon "Deux Vies", que j'ai déjà reposté, lui. Donc...
Mais pour ce genre de truc, tu peux aussi choisir d'utiliser Google : si tu tapes :
loic mespoemes chaises
... boum, tu l'as de suite. Et ça marche pour tous les membres évidemment.
Amitiés et merci !
Loïc le mardi 15 mars 2016, à 00:17
DOMIE : "La part des choses"... si tu savais !! J'étais en pleine rupture avec la mère de mon fils, j'avais bu je ne sais quelle quantité de whisky, j'étais dans un sombre état d'esprit, et j'ai quasiment fait nuit blanche pour ce poème. Que j'ai failli balancer quand je l'ai "découvert" au réveil le lendemain (je ne me souvenais pas de l'avoir écrit). Ça ne ressemblait tellement pas à ce que j'écrivais d'habitude que je ne l'ai pas aimé. Mais j'ai changé d'avis ; au moins il est original.
Mais allez, pour la part des choses, on va dire que le dernier quatrain laissait une porte ouverte à l'avenir, avec un détachement fataliste.
Bises Domie, et bonne continuation pour tout ! On verra bien demain.
nisti le mardi 15 mars 2016, à 09:14
SUR GOOGLE????!!!!
Cool, ça! En tout cas merci.
Amitiés
Philip (JARDIN DE LUNE) le mardi 15 mars 2016, à 12:27
La ville s'effiloche ! Impression de "fading" comme ces distorsions qu'apportent la réverbération de la chaleur dans le désert. Mais ce sont nos vies qui chaque jour s'effilochent un peu. Et elles n'empêchent pas l'incessant mariage du Ciel et de l'Enfer. Black and white, carré noir, carré blanc sur l'échiquier de la vie. Ne pas les mélanger, surtout, ça donne le gris des jours maudits. Amitiés, Loïc. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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Bartkley le mardi 19 avril 2016, à 21:59 Le texte commence par un oxymore mais on pourrait dire que le texte tout entier en est un !
Plus nous évoluons plus nous nous conduisons pire que des bêtes !
La loi du marché (la belle excuse) c'est la loi de la jungle, la loi du plus fort et c'est la loi primitive dans le sens où tout en dérive.
L'accélérateur est bloqué à fond , la direction droit devant et nous n'avons plus de freins, nos parents étaient pires que nos grands-parents, nous sommes pires que nos parents et nos enfants sont pires que nous et leurs enfants seront pire qu'eux ! Tant que nous n'aurons pas tout ratiboisé sur terre, extrait tout ce qu'il y avait à extraire, jusqu'à la dernière goutte, nous continuerons. Mais cela ne va pas sans problèmes : nous sommes à l'ère des érostrates et des névrosés de tout poil !
Mais, c'est bon pour le marché ! Les laboratoire ont encore de beaux jours devant eux !
L'indifférence devient une question de survie,c'est donc bel et bien un texte du vingt et unième siècle.
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bartkley le mercredi 20 avril 2016, à 07:54 Quand je disais "bon pour le marché", j'aurais dû dire pour les marchés!N'oublions pas le marché parallèle: les marchands d'armes et de drogue!Et c'est là que le foot intervient afin que ces deux marchés ne fassent plus qu'un! Non?
Bon, je ne voudrais pas avoir des problèmes... :)
Bonne journée! |
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Loïc le mardi 26 avril 2016, à 19:00
La France, premier pays consommateur d'anti-dépresseurs au monde... parce qu'on ne les paie pas, ou très peu.
Mmmh, tu as un point de vue encore plus méchant que le mien, dis. Sans parler de destruction totale, j'axais surtout mon poème sur les enfers urbains (je hais la ville, sauf exceptions) et l'abrutissement général... encore, pour moi, les drogues (douces) ne m'ont laissé que de bons souvenirs, l'alcool aussi... mais ce dont je ne me remets jamais, c'est de voir l'autre abrutissement, pas le physique, mais l'intellectuel. Le foot m'a paru un excellent exemple à caser, mais j'ai fait d'autres écrits sur la Télé en général.
Cela dit, "nos enfants" seront peut-être pires que nous, mais pas le mien ! Il sera l'exception. Tu verras. Je le dresse à être le sauveur du monde.
Merci Bartkley, et mes amitiés !
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