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La Dryade Pendue

le mercredi 14 avril 2010, à 16:57. Posté par Loïc



LA DRYADE PENDUE


Qu'on s'abrite de l'eau ou qu'on plante une graine,
On finit tôt ou tard par étriper un chêne,
Et le vent qui murmure, agitant les rameaux,
Emporte par les bois le fantôme des mots
Dont les dryades louent la branche assassinée,
Sublimée en cercueil ou torche calcinée.

Le garde en sa cité, derrière son rempart,
Tend les mains vers le feu, seul digne cauchemar
D'être vécu par l'if, à moins qu'on ne le sculpte
En bras géants lançant le feu des catapultes,
Le feu qu'on entretient, qu'on s'abrite de l'eau
Au seuil d'une caverne ou devant un ruisseau.

De la graine à la braise, une dryade berce
La croissance de l'arbre que la pluie transperce
-- Car il est inconscient, même en touchant du bois,
D'espérer protection des poutres de son toit,
Qu'on s'abrite de l'eau ou fonde une lignée,
Quand sous l'orage plie la branche assassinée.

Vous me direz pourtant que les murs tiennent bon,
Ceux qui furent bâtis au son d'une chanson,
Soutenant l’abatteur dans sa marche forcée
Qui taillade les troncs pour construire un lycée
Où l'enfant apprendra qu'on s'abrite de l'eau
En pendant la dryade aux branches du bouleau.



Samedi 25 Juillet 2009
Remanié 14 Avril 2010

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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
Loïc le mercredi 14 avril 2010, à 17:20
(Tir de barrage) Celui-ci est loin d'être parfait (un débordement de césure, deux "-ie" et surtout quelques métaphores filées limite bancales), mais ça ne sera jamais un chef d'oeuvre de toute façon...
Il me reste également à confirmer que dans les vers 8-9, on peut insérer un mot au milieu de l'expression "digne de" (comprendre: j'ai fouillé Internet et je suis le seul à le faire -- mauvais signe).
Dernière note: la fin ne doit pas être prise au premier degré comme une critique de l'école qui, je suis bien placé pour le savoir, ne cautionne pas ce genre de choses. Plutôt un second degré du genre "on se transmet sournoisement la destruction de la magie des choses".

voicileure le jeudi 15 avril 2010, à 00:19
Si vous ajoutez "de" vous aurez un ver de trop. J'ai lu ces vers aisément, je n'ai pas compris tout ce que vous vouliez dire, mais l'image essentielle de la graine du bois surveillée par la dryade, est belle et invite à la réflexion..

Loïc le jeudi 15 avril 2010, à 02:09
"De" est déjà là (vers 9, "d'être"). Un "ver" de trop? Un vers? Un pied plutôt? Ou est-ce celui qui ronge le bois...
Oui, un grand problème avec ce poème est que je ne comprends pas moi-même tout ce que j'ai écrit... Pas de maîtrise => intéressant d'une certaine façon, mais... bancal.

Loïc le jeudi 15 avril 2010, à 02:16
Au fait, c'était ça, mon poème à phrase récurrente (il y en a même deux). Pas un maillet toutefois.

voicileure le jeudi 15 avril 2010, à 11:02
Oui un pied hola c'est ça les vieux !!
Un verre de trop et hop !!
Dans le maillet, le premier ver est répété à la 2ème ligne ds le 2ème quatrain, 3ème ligne ds le 3eme , et 4ème ds le 4ème quatrain.. mais vous l'aviez remarqué.

Loïc le jeudi 15 avril 2010, à 11:59
"Le premier VERS"! (ça devient freudien tout ça!) Aïe aïe aïe, les ravages de l'alcool... Tssss... Bon Maurice, un jaune...

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