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Les Grandes Machines

le dimanche 28 novembre 2010, à 16:08. Posté par Loïc




LES GRANDES MACHINES


Quand disparaît le son, quand s’éteignent les chœurs,
Quand des touches de vent égrainent une gamme
A l’audience du soir -- deux amantes, deux sœurs --
Comme l’âme en la nuit, la nuit revit en l’âme :

Alors dansent, traînés par les secrets qui passent,
Les fantômes de l’encre, à l’élan sans barreaux,
Qui peuplent le béton dont les chaleurs s’enlacent
Aux brumes de néon coulant sur les carreaux.

Un peu de vérité se dessine aux chandelles,
Quand le noir de l’esprit, le noir de l’encrier
Ne font qu’un ; leur union défait les citadelles
Et brûle au fond du feu les croisés de papier.

Mais la poudre d’un songe emplit les sabliers ;
Sous des outils spectraux se forgent des échines
Et s’allument soudain des soleils oubliés
Comme autant de grains d’or dans les grandes machines.

Que le monde se perde ou qu’on perde le monde,
Lorsque la nuit recouvre un instant de ses flots
Le vacarme expirant sous l’ombre qui nous sonde,
Le plus faible soupir est le festin des mots.




Ven 26 – Dim 28 Novembre 2010

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commentaires ( 12 ) (Ajouter un commentaire)
Orbel le dimanche 28 novembre 2010, à 16:24
Le plus faible soupir est le festin des mots
Encore un vers qui, s'il était mis au début (bien qu'il soit bien placé), nous donnerait le désir de découvrir ce magnifique poème

worrell02 le dimanche 28 novembre 2010, à 16:44
Sad is the night,but sweet is the sigh!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

alto le dimanche 28 novembre 2010, à 17:30
----Le poème en est un festin !Un "petit"
reproche :son "audi-ence"...qui ne le rend point inaudible !!! salut!
http://www.mespoemes.net/alto

domidom le dimanche 28 novembre 2010, à 18:03
(le festin des mots), magnifique certes, moi j'adore le quatrième quatrain, dommage que le manque de temps nous prive de tes écrits. Sublime ce poème, j'ai beaucoup aimé te lire...Au plaisir mon cher Loïc.Amitiés...

imparfaitlibre le dimanche 28 novembre 2010, à 18:30
----que dire!!!! chaque vers est plus fort que celui du dessus en restant plus faible que celui du dessous. On retrouve dans chaque métaphore la beauté de ce clair-obscur que j'aime tant.
Tes poémes sont rares pourtant ils sont un enchantement.
toute mon amitié sincère cher Loïc
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Loïc le dimanche 28 novembre 2010, à 18:47
Orbel : j'avais des choix difficiles à faire dans l'organisation du poème. A la base, c'était le vers 4 qui devait ouvrir...

Ivy : Some are born to sweet delight, some are born to endless night...

Alto : Je ne fais plus les diérèses depuis longtemps. D'ailleurs on en remarque également l'absence sur "union".

Domidom : J'essaie de rester présent ! En tous cas tu as vu que je passe toujours vous lire.

Imparfait : comme l'absolu n'existe pas, le clair-obscur est un choix naturel.

Merci à tous de votre passage !

SAINT-AMOUR le vendredi 03 décembre 2010, à 10:49
Bon Jour, Loic,

Un riche poème
Enrichissant la Poésie
De vos vers délicieux!

Amitié de:

SAINT-AMOUR

Loïc le vendredi 03 décembre 2010, à 12:33
Merci de ton passage et de ton appréciation, Saint-Amour.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 24 juin 2012, à 18:22
Ah oui, ce poème à l'ambiance nocturnale, riche dans son aspect descriptif, à des points communs avec ma Rhapsodie vespérale. Un arrière-plan de spleen, une ambiance "crépusculaire" (forcément) à l'heure où l'âme grisaille avant de peut-être noircir.
Tu sais quoi ? Dans ton dernier quatrain, alors que tu écris joliment "le vacarme expirant sous l'ombre...", moi j'aurais eu envie d'écrire "le vacarme expiant sous l'ombre", juste un r à retirer, un sens complètement différent.
D'où la richesse des échanges et des partages sur le site. Ben quand je relirai "les grandes machines", pour moi ça sera toujours "le vacarme expiant" !
Amitiés, Loïc. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Loïc le dimanche 24 juin 2012, à 21:52
L'âme "grisaille", mais pas seulement ; question thème, le poème est partagé entre spleen et satisfaction (comme j'ai voulu le dire dans le quatrain dont est tiré le titre). Mais je n'ai pas vraiment approfondi le spleen ou son contraire, j'étais plutôt parti pour dire que la nuit est pour moi le moment où l'esprit s'envole vraiment, peu importe que ce soit vers du bon ou du mauvais, et la chute indique que c'est, du coup, l'heure d'écrire. J'ai écrit quasiment tous mes poèmes de nuit, et d'ailleurs je me prépare maintenant à en écrire un, ou du moins à le commencer !

Pour "expiant", c'est acceptable dans l'esprit du poème et même de la phrase (bien que ça change un peu le sens) ; mais il y a deux écueils : je ne fais pas de diérèse sauf "naturelle", or je prononce ce mot "ex-piant" (2 pieds au lieu de 3 pour "expirant"). Il y a aussi que je suis quasiment sûr que ce verbe ne peut pas s'employer hors de l'expression complète "expier ses crimes, ses péchés, ses erreurs" etc. De mémoire, je ne crois pas avoir déjà lu ou entendu "Il a expié." tout court. Mais je peux me tromper...

Amitiés Philip, merci du passage !

bluegirl le mercredi 09 janvier 2013, à 23:15

un arbre en lévitation dans la nuit...huuum, c'est une très bonne intro ça!
je t'en enverrai une réaliste, mais...

j'ai drolement aimé les mots superposés, comme:
"comme l'âme en la nuit, la nuit revit en l'âme"...ça donne une grande profondeur à ce premier quatrain.
puis,"que le monde se perde ou qu'on perde le monde", qui renvoit à un questionnement existenciel...
sinon, j'aime particulièrement le premier quatrain et la strophe du milieu pour le lien concentré qu'ils évoquent, tandis que le reste est contrastes.

ce poème à lui seul est un bel hommage que tu fais à cette nuit qui te réalise tant et si bien que tu n'attends pas d'elle qu'elle t'illumine.
le clair obscur est tellement enrichissant quand on y trouve l'inspiration...ou que l'inspiration nous trouve : )

pas étonnant que Philip propose expier...car au delà de la signification de ce mot qui lui donne à reflechir, il aime utiliser des mots hors de leur cadre habituels, une façon de donner une certaine profondeur à une phrase.

la lecture de ton poème fut très agréable, et merci de m'en avoir suggéré la lecture.

amitiés Loïc.

Loïc (les coms sur le repost en 2016) le mardi 15 mars 2016, à 12:13
domi/amimots le lundi 18 janvier 2016, à 10:30

ouaaah.... quelle beauté..
et j'aime bien les répétitions de mots, petite entorse moderne au classicisme, car ça me fait comme en musique : il faut bien que des petits bouts de thème reviennent, c'est rassurant et surtout, expressif..
bravo
bises!




Loïc le lundi 18 janvier 2016, à 11:01

Je ne vais reposter que des poèmes que j'estime réussis, et malheureusement ça n'en fera pas beaucoup. Celui-ci est un exercice d'ambiance, et de ce côté-là, disons que ça va. Pour moi.

Maintenant, il a un très gros problème assez indétectable, mais qui est peut-être inhérent à un poème uniquement atmosphérique : si tu fais le test pour t'amuser, tu verras que TOUS les quatrains sont interchangeables. N'importe lequel aurait pu être le début (sauf celui avec "Alors") et n'importe lequel la fin. Pas de progression, pas d'avancée. C'est juste une grande illustration, sans plus.

Pour les répétitions de mots, je veux bien que tu me dises desquelles tu parles ; si c'est mon 4e vers ou celui vers la fin, c'est autorisé en classique parce que c'est un effet de style, et les effets ont de tout temps été immunisés contre la règle des "12 vers sans répétition." Si c'est autre chose, dis-moi, parce que je suis comme tout le monde, et parfois il y a un problème gros comme le pif qu'on ne voit pas même en se relisant 100 fois !

Merci, et bises !




domi/amimots le lundi 18 janvier 2016, à 11:07

ah non pas de problèmes ce sont des effets de style voulus j'en suis sure, donc tout va bien.




Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 18 janvier 2016, à 13:29

Salut Loïc.
Premier quatrain confondant, car, même s'il sont interchangeables, il est cependant introductif.
Les "amantes/soeurs" et la réitération inversé du vers 4 âme/nuit, me plaisent énormément.
Des associations de mots (sans toutefois recourir au groupe nominal) qui me plaisent beaucoup : "audience du soir" (choix du mot "audience"), "fantômes de l'encre", "poudre d'un songe", etc...
Je vais vite m'arrêter-là pour ne pas verser dans une bavarde exégèse littéraire. Pour résumer : j'aime !
Mai, amigo, le verbe égrener (vers 2) c'est bien sûr "ils égrènent". Ton "égrainent" est-il une licence poétique voulue, évoquant la graine ?
Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)




Loïc le lundi 18 janvier 2016, à 13:49

Mais comment il me fait la leçon sur "égrènent", lui !! Tu crois que je ne sais pas parler français ? Hein ? Je...

Euh... on me dit dans l'oreillette que je me suis gravement planté. Je rigole, Philip, évidemment tu as parfaitement raison. Et tu vois ce que je disais : parfois on peut relire 100 fois et ne rien voir. D'ailleurs on en parlait !!

A propos de "audience", Alto me disait à l'époque qu'il fallait bien sûr une diérèse. Mais j'avais déjà arrêté de la respecter.

Quant aux associations de mots que tu aimes bien, non, en effet, pas de groupe nominal, mais remarque un truc (dont je suis pleinement conscient) : si je ne me surveille pas, j'ai une tendance naturelle à utiliser des "de, du" etc.

Donc voilà, on n'a pas les mêmes tics, mais pour la fluidité poétique on a tous deux quelque chose à surveiller !

Merci pour la lecture, le com, et surtout la correction ! Elle t'a attendu 5 ans. Voilà, j'ai mis "égrènent".




Loïc le lundi 18 janvier 2016, à 15:39

Philp, tu vas rire, "égrainer" est en fait un équivalent de "égréner". Ortographe alternative !! Mais comme je ne savais pas et que je n'ai donc pas fait exprès d'employer le premier des deux, je considère que tu as quand même raison !





Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 18 janvier 2016, à 16:13

Jusque un court passage pour ne pas créer dialogue.
Tu aurais pu te permettre une licence poétique pour souligner le sens premier étymologique de égr(ai-e)ner qui veut dire avant tout "enlever les grains". Moi, bien sûr j'aurais donné l'explication (euh, tu prononces explica-si-on, stp avé la diérèse !) en fin de com', comme je me suis permis de donner à mortaison son Sens différent, évquant la morte saison. T'as bien fait d'abandonner les dièreses depuis longtemps ! Au-di-ence ! Au-di-ence ! Est-ce t'as une gueule d'au-di-ence ? Phil.




Loïc le lundi 18 janvier 2016, à 16:44

PHILIP : Non, je n'ai pas "bien fait" d'abandonner la diérèse, c'était juste mon choix !

Et ça m'est arrivé de me permettre des licenses poétiques, par contre on ne me verra pas me cacher derrière pour justifier en retard une erreur involontaire (ou volontaire d'ailleurs, par paresse et non par créativité) de syntaxe ou de français basique. Le gars qui dit "Je n'aime pluie glaciale" pour que ça tienne dans 6 pieds, je vais avoir du mal à l'apprécier.

A plus !






euphonie0 le lundi 18 janvier 2016, à 16:54

Re bonjour Loïc, oui il y a deux heures, j'avais commencé un commentaire, mais le tél à sonné, et comme Gaston n'était pas là, j'ai tout arrêté pour répondre.

Loïc j'espère que tu estimes tous les poèmes que tu as mis sur le site depuis un certain temps, car lire tes poèmes qui se trouvent à nos côtés est très chaleureux.
Merci de nous faire l'honneur de ta présence parmi nous.
Marie




Loïc le lundi 18 janvier 2016, à 17:05

Oui, je les estime tous... relativement. Plus que d'autres que je ne reposterai pas, et que vous devrez aller vous-même déterrer dans ma vieille liste afin de connaître le Secret Ultime du Poème Raté. Une quête pas si difficile. Il suffit juste de mettre de côté que tous (ou presque) sont écrits en vers égaux, et de se concentrer sur la qualité intrinsèque des métaphores, de la progression, du message, etc. Et là ça va faire mal.

Mais bon, avec chaque poème raté, on apprend à ne pas refaire la même erreur que la fois d'avant. Il reste tellement d'autres erreurs à faire !

Quant à un quelconque "honneur de ma présence", non non. Déjà, j'ai toujours été contre le principe des reposts et je me trouve à en faire cette année ; mais ça me fait plaisir de discuter poésie avec vous tous.

Amitiés Marie !






Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 18 janvier 2016, à 18:12

Glaciale pluie, je n'aime ! N'aime-je pluie glaciale ! Glacialeuses gouttes, je kiffe pas !
Pour la diérèse, quand il doit y avoir des accumulations de mot à diérèse dans un poème et que c'est écorchant, il faut faire le choix et garder raison.
Les re-posts ? Moi, ça me culpabilise d'en faire. Mais c'est le plaisir légitime de faire connaître des poèmes que j'aime aux nouveaux. Et quand on a un sacré de poèmes écrit, on peut peut-être se le permettre (et pour le plaisir et le respect des autres, essayer de choisir les meilleurs de ses poèmes. Mais, ach ! Subjectivité.
Au plaisir "votre honneur" ! Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)




clara le lundi 18 janvier 2016, à 18:52

Bonjour Loïc,
Poème original et très recherché, l'encre de ces machines sous ta plume a planté un décor bien rythmé. On devine presque le bruit et le silence des machines. Belles associations de mots et métaphores...
Cordialement
Clara




guillaume le lundi 18 janvier 2016, à 22:40

bonsoirloic,pour ma part,je trouve ton poème est beau!!!et tes métaphores également.et bien écrit.je trouve que tu écris bien,et ne te dévalorises pas surtout.amitiès sincères.




Loïc le lundi 18 janvier 2016, à 23:39

PHILIP : Concernant la diérèse, il y a un autre choix possible que ne pas la prononcer : c'est de ne pas mettre des mots à diérèse du tout... C'est un genre de "défi" qui est vraiment plus simple que d'écrire un poème sans N !

Quant à la subjectivité de l'auteur, je connais. Je t'avais sans doute dit que mon poème plus commenté de tout mon séjour sur le site, "Je Me Demande Si" (31 personnes différentes) est un poème que je n'aimais déjà pas à l'époque. Cela dit, comme tu le dis, si ça fait plaisir, tant mieux.

A plus !




Loïc le mardi 19 janvier 2016, à 00:48

CLARA : Merci. Tiens, le terme "Les Grandes Machines", j'ai mis un petit moment à re-comprendre ce que c'était. Il s'agit de l'Univers cosmique en miroir de celui, figuré, de notre créativité alimentée par notre vécu.

GUILLAUME : Je me dévalorise sans problème pour les bonnes raisons, pas par masochisme. Et c'est toujours une manière de dire aux lecteurs "N'ayez pas peur de critiquer, ici la chasse est ouverte". Attention quand même, quand je dis "ici", c'est sur mes écrits, pas auprès de qui on a envie sur Mespoemes. C'est crucial de ne pas faire de gaffes chez des gens sensibles.

Amitiés à tous deux !




lilo le mardi 19 janvier 2016, à 06:07

La nuit, les mots-maux, fusion d'âme nuit ou de nuit d'âme, j'aime ce mélange d'encres !
" Lorsque la nuit recouvre un instant de ses flots
Le vacarme expirant sous l’ombre qui nous sonde" cette vague étourdissante c'est mon kif !
un poème qui me parle, merci pour ce re-partage, bises




Micheline 1940 le mardi 19 janvier 2016, à 06:14

Bonjour cher Loïc,
Après cette avalanche de coms, arriver si tard est d'une incorrection insigne, mais je vous dirai tout de même, que j'ai apprécié infiniment votre poème, et lire de si belles choses, calme l'âme comme le coeur !
Bien amicalement,
Micheline.




Marie-Anne Keppers le mardi 19 janvier 2016, à 07:41

Loïc bonjour, j'aime beaucoup ton poème car il m'inspire :
Lorsque je n'entends presque plus rien mais que j'entends encore un peu, ses femmes dans mon insomnie, cette nuit que je ressens en mon âme, alors j'écris les secrets de mes pensées, ces tourments qui me hantent, mais malgré tout me laisse libre. Ces coeurs fermés dont les corps se mélent et qui ne portent pas de fruits. A la lueur de ma lucidité, j'écris cette noirceur de relations superficielles qui se consume comme un feu de paille. Le temps passe et ces corps s'activent à nouveau comme des robots. Le monde s'y perd, on pourrait y voir le déluge. Heureusement qu'il y a encore des personnes simples qui existent. Cette inspiration n'engage que moi... Amitié Marie-Anne




Loïc le mardi 19 janvier 2016, à 10:24

LILO : J'aime bien le passage que tu cites, mais j'ai toujours eu un petit doute qu'en partie, il est pompé des célèbres mots de Niezsche "Quand tu regardes en l'abîme, l'abîme regarde en toi". Du coup, c'est plutôt le quatrain qui contient le titre qui est mon préféré.

Mais le début du vers que tu cites est quelque chose de profond pour ma personnalité. Depuis tout jeune j'ai toujours adoré la nuit, moment où il n'y a enfin plus de bruit, ni d'obligations, ni de gens autour de moi, et que je peux me retrouver avec moi-même.

Bises, merci de ton passage !




Loïc le mardi 19 janvier 2016, à 10:28

MICHELINE : L'âge d'un poème n'a pas d'importance sur le site, grâce à la case "commentaires" de la Zone Membre. Qu'un poème soit commenté immédiatement ou 10 ans plus tard, c'est pareil. Inutile donc de s'excuser !

Et merci pour l'appréciation ! Amitiés.




Loïc le mardi 19 janvier 2016, à 10:44

MARIE-ANNE : Ce que tu dis rejoint sans doute (?) ce que je disais à Lilo un tout petit peu plus haut. Le calme de la nuit me va bien. De toutes façons, écrire ou juste réfléchir longuement est quelque chose qu'on ne peut pas faire en présence d'une personne, fût-elle un grand amour !! D'ailleurs, il va de soi que cette envie de solitude m'a souvent valu des frictions en famille ou dans des relations ; tu imagines bien la scène certains soirs : "Ah d'accord, tu préfèrerais que je ne sois pas là, donc ?". Alors que ça n'a rien à voir, bien entendu ; il y a juste un temps pour tout et une quête d'équilibre. C'est exactement comme si l'eau se plaignait "Mais tu préfèrerais qu'il n'y ait que de la nourriture, alors ?"

"Des personnes simples" ? Quelle horreur ce serait. Non, heureusement, tout le monde a des côtés simples et des côtés compliqués. La facette que nous choisissons pour nous définir dépend uniquement de notre volonté de la choisir ; mais elle n'occultera pas une seule seconde le fait que les autres facettes existent !

Très beau com en tout cas, très poétique. Il faudrait... en faire un poème !

Amitiés !




domidom le mardi 19 janvier 2016, à 15:28

Comme domi, j'ai été, moi aussi, étonné par la répétition des mots, mais j'ai vite pensé qu'il s'agissait de répétitions voulues...
Pas seulement (Monde au dernier quatrain)...
1er quatrain- 3 fois quand.
1er ............. - 2 fois sœur.
1er ..............- 2 fois nuit.
3em.............- 2 fois noir.
Il est vrai que sans ces reprises de mots, ce poème magnifique se trouverait amputé et n'aurait peut-être plus le même sens...
Perso, je l'aime tel qu'il est...
Peut-être s'agit-il tout simplement d'un néo, d'ailleurs, une question, (les répétitions de mots, sont elles autorisées dans le néo?)
Bises, Loïc...




Loïc le mardi 19 janvier 2016, à 15:46

C'est vrai que franchement, j'y suis allé un peu fort sur les répétitions (au fait, quand même, il n'y a pas 2 fois "soeur" au premier quatrain). Tout est assumé, tout est volontaire : des effets de style. Lis ce que j'ai répondu à Domi.

MAIS peu importe, j'ai abusé.

Le poème est en classique pur (à part "audi-ence" relevé par Alto), pas néo. Et pour répondre à ta question sur les répétitions dans le néo, je crois que ce n'est pas réglementé ; après tout, le principe du néo est de respecter uniquement les 4-5 règles de métrique, pas tout le reste. Mais bien entendu, les répétitions rapprochées, involontaires et maladroites (donc, hors effet de style) sont mal vues dans n'importe quel style de poésie.

Merci Domie, bises !




domidom le mardi 19 janvier 2016, à 20:25

Pour le Néo, j'ai bien noté ta réponse...
Ce n'était pas sœur, c'était (deux)...
(Deux amantes, deux sœurs)....
Bonne soirée Loïc et bonne nuit....
Bises, Domie...




Loïc le mercredi 20 janvier 2016, à 12:03

C'est vrai. Bises !





Marie-anne Keppers le mercredi 20 janvier 2016, à 20:00

Bonsoir Loïc,
J'aimerais que tu supprimes mon compte, car j'ai regardé partout et je n'ai aucun moyen de le faire moi-même. Ce qui est bizarre... Merci Bye Bye
Marie-Anne




Loïc le jeudi 21 janvier 2016, à 01:28

Fait. Bonne continuation !




lilo le jeudi 21 janvier 2016, à 02:37

désolé pour Nietzsche,
je relis et belle écriture, si tu permets je voudrais te piquer quelques vers pour une expérience, sinon la nuit est aussi quelqu'un que j'aime beaucoup. Merci pour tes corrections, bises




Loïc le jeudi 21 janvier 2016, à 02:53

"La nuit est quelqu'un que j'aime beaucoup". ... ??? *Quelque chose*, plutôt, ou bien c'était un effet poétique ?

D'accord pour les quelques vers, à condition bien sûr que leur origine soit mentionnée quelque part si ça donne un post public. Pas de souci.

Bises Lilo !






lilo le jeudi 21 janvier 2016, à 03:01

juste un effet,
oki merci je comptais mentionner les auteurs d'origines si ça aboutit lol




Loïc le jeudi 21 janvier 2016, à 11:56

"LES" auteurs d'origine ! Ah-ha, tu t'es trahie. Maintenant j'ai compris tes plans diaboliques !!

On verra le résultat ! Bises.




lilo le vendredi 22 janvier 2016, à 12:07

diabolique ? mes intentions sont pures et angéliques !
comme tu dis qui vivra verra...




Ivy le vendredi 22 janvier 2016, à 14:06

Tous ces repostes, serait-ce une machination ? Rire !
Very bad pun !
Amitiés




clara le samedi 23 janvier 2016, à 13:16

Bonjour Loïc,
Sphère cosmique??? bizarrement en le lisant je voyage autrement..dans ta sphère...
les répétitions de mots donne du rythme comme les refrains des chansons..
pas du tout raté ce poème...
Amicalement,
Clara





Loïc le dimanche 24 janvier 2016, à 19:23

Suffisamment réussi pour avoir mérité d'être posté une fois ; alors d'âtre re-posté, en plus, c'est la consécration !!

Oui, je ne reposterai que le haut du panier (selon mes critères). Le reste restera où il reste.

Rest in peace.

Amitiés Clara !




Thierry le dimanche 24 janvier 2016, à 20:21

Magnifique poème avec une résonance toute particulières.... (Réponse sur ma page)
Amitiés.

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