alto le samedi 05 février 2011, à 09:54 ----je salue le retour (lointain ) d'un profond "regard "!Mon apathie...passagère ? perdure...
et persiste ...à bientôt ,Loïc!l'espoir reste ...
http://www.mespoemes.net/alto |
|
aristio le samedi 05 février 2011, à 12:34 ----Magnifique cher Loic!
J'adore le dernier quatrain .....Une sensation personnelle à celà!
Bravo!
Amitié à toi!
Merci!
http://www.mespoemes.net/aristio |
|
Agrippa le samedi 05 février 2011, à 12:47 "Le visage dans l’ombre éteindra la lumière. "
Magnifique ! |
|
Loïc le samedi 05 février 2011, à 12:57 Alto : j'espère que tout va s'arranger bien vite, évidemment. En tous cas je vois que tu es actif chez nous ! "Lointain" : moi-même ai eu une semaine difficile, mais je me remets aux coms cet après-midi.
Aristio : ça faisait très longtemps que je voulais écrire sur le sujet de l'ennemi intérieur, c'est donc très personnel en effet.
Agrippa : c'est le premier vers que j'ai écrit. Si on l'ignore, notre côté sombre nous aura un jour par surprise au lieu d'avoir été apprivoisé (dans la mesure du possible.....)
Amitiés à tous trois ! |
|
den hall le samedi 05 février 2011, à 14:15 une versification parfaite! chaque mot pesé.Du bel ouvrage, qui touchera plus d'un lecteur sans doute, mais la perfection a un prix au détriment du ressenti. Bien entendu, le mien, rien d'autre. |
|
José le samedi 05 février 2011, à 14:28 Une écriture presque "clinicienne" par moments, les vers sont puissants néanmoins et le dernier, qui conclue à merveille la "démonstration", fait vraiment mouche. Amitiés |
|
estrella28 le samedi 05 février 2011, à 15:08 ----ton poème est pour moi plein d'espoir
difficile parfois de faire bonne figure, quand nous sommes pris dans le doute!
à bientôt de te lire
estrella
http://www.mespoemes.net/estrella28 |
|
imparfaitlibre le samedi 05 février 2011, à 18:08 Une vision bien imagée des deux faces d'un être, ce côté que l'on cache aux autres, mais que l'on cache surtout à nous-même. On le refuse, on le nie, parce que, bien souvent, il est une conscience qui ne nous arrange pas.
De plus, la photo est un modèle d'illustration, j'ai un PC portable, alors suivant l'inclinaison que je donne à mon écran, ou suivant la position dans laquelle je me trouve, je vois apparaître un visage dans cette ombre noire... Justement ce deuxième visage de nous qui se reflète dans le miroir alors qu'on voudrait tant l'étouffer.
Trés beau poème sur l'être et le paraître, le conscient et l'inconscient.
Amitiés sincères cher Loïc.----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre |
|
Loïc le samedi 05 février 2011, à 19:27 Comme le débat sur ce qui constitue la forme idéale poétique n'a pas sa meilleure place sur mon poème, j'ai tout déplacé sur la page "Débats" d'avisdesmembres (après tout, c'est bien pour ça qu'on l'a créée, autant l'utiliser), et mis un lien en "page commune 1".
Je refais mes réponses aux coms ci-dessus:
Denhall et José : j'ai donc bien senti que quelque chose dans ce poème n'allait pas. Si vous avez des reproches à formuler concernant certains vers, je serai heureux de les entendre.
Estrella : Il y a de l'espoir si on comprend le danger d'ignorer sciemment une certaine partie de soi.
Imparfait : Oui, sur la photo le visage dans l'ombre est à peine visible, ce qui est souvent le cas dans le réel. Cet effet d'apparition/disparition n'était pas voulu bien sûr, mais il est bienvenu ! Apparemment tu vois surtout le côté sombre dans ce miroir -- je disais, moi, qu'en général c'est l'inverse, on choisit de ne voir que le superficiellement beau quand on est devant sa glace. Il ne faut pas tomber ni dans un extrême ni dans l'autre... Etouffer le côté sombre est dangereux, ce qui ne veut pas dire qu'il faut le suivre, juste apprendre à le connaître et l'anticiper.
Amitiés à tous ! |
|
domidom le samedi 05 février 2011, à 21:09 Le miroir ne reflète pas toujours le vrai visage...
L'image qu'il nous renvoie est souvent superficiel, et peut cacher notre personnalité, alors que faire???
Sonder une ombre??
C'est quoi l'ombre, un état de noirceur versatile, qui se transforme à chaque mouvement, et virevolte en ignorant l'obscur....
Reste que l'on voit de soi, que ce que l'on veut bien voir...
(Le visage dans l'ombre éteindra la lumière) ou encore...
(Éteindra, la lucidité et le superficiel)...
C'est un superbe poème Loïc, il faudrait prendre le temps de décortiquer chaque vers...
Pour moi l'ombre est impalpable, juste un simple reflet ...
Amitiés...
Domie... |
|
Loïc le dimanche 06 février 2011, à 01:24 L'image que renvoie le miroir est subjective : on s'y regarde en s'aimant, on s'y regarde en se détestant (je ne parle pas que de l'aspect physique, "se regarder dans un miroir" est une métaphore courante), ou bien on se regarde dans un miroir en se demandant ce qu'on y voit.
Pas facile de "sonder l'ombre" : certains refusent de la voir (politique de l'autruche) et d'un autre côté, les pulsions que les uns vont condamner sont considérées positives chez les autres.
Quoi qu'il en soit, il existe chez toute personne cette seconde personnalité muette la plupart du temps mais qui de temps en temps refait surface pour lui faire commettre de terribles erreurs que la personne aurait pu éviter si elle avait pris le temps de mieux se connaître, s'apprivoiser et comprendre d'où viennent de soudaines envies séduisantes mais dangereuses.
Autant éviter de dire un peu tard "Je ne sais pas ce qui m'a pris !"
Amitiés, merci de ton passage !
|
|
worrell02 le dimanche 06 février 2011, à 17:33 Et si tout n'était qu'illusion en fin de compte; même le fait croire que nous sommes ici ?!
http://www.mespoemes.net/worrell02 |
|
Loïc le dimanche 06 février 2011, à 17:56 Ça, c'est du bouddhisme repris souvent en philosophie occidentale ; "Le monde n'existe qu'à travers moi : si je meurs, le monde meurt avec moi". C'est un jeu malin un peu extrême, mais une chose est sûre : la perception du monde à travers nos yeux lui donne une réalité qui nous est personnelle.
Mais ça n'est pas trop en rapport avec le poème ? |
|
fanfan23 le mardi 08 février 2011, à 10:31 cher loic,Tout d'abord merci pour correction judicieuse.
Nous parlons en ce monde de la réalité,ce que nous voyons....Et si la face cachée de cet univers était l'au-delà avec une continuité de la vie éternelle.Et si tous ces croyants s'étaient gourés par leur propres croyances.Et si nous n'avions aucune face cachée,et que nous sommes venus de la Terre et nous y retourneront à la terre.Plusieurs suggestions sont permises en ce bas monde.Le Monde est ainsi fait sur plusieurs façades ,des êtres qui le compose.Amitiés sincères.Ton ami lyamine. |
|
SAINT-AMOUR le mardi 08 février 2011, à 14:05 Bon Jour, Loïc,
A la lecture de votre enigmatique poéme écrit dans sa splendeur verbale,
Il me revient ce quatrain tiré d'un poème déjà ancien :
Brisons tous les miroirs de nos inconsistances
Et piétinons les bris de nos éclats menteurs;
Dans l'Ombre qui nous fuit et avec insistances
Saisissons le Rai d'Or des Feux libérateurs...!
- Il n'est d'Ombre sans Soleil! -
Un beau partage!
Amitié de :
SAINT-AMOUR. |
|
foliedouce le mercredi 09 février 2011, à 00:30 poème magnifique ! sincèrement beaucoup de talent ! comme Agrippa, je trouve le dernier vers majestueux ! merci pour ce divin partage. Amitiés. |
|
Loïc le mercredi 09 février 2011, à 21:32 Lyamine : personnellement je ne crois pas à la vie après la mort. Pour moi cela ressemble à une tentative tout à fait humaine d'essayer d'avoir moins peur de cesser d'exister. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas le sujet du poème ! Il concernait le besoin, selon moi, de reconnaître son côté sombre et de tenter de le tenir en laisse afin qu'il ne prenne pas le contrôle par surprise un jour.
Saint-Amour : Splendeur verbale... pas sûr. Je sens bien qu'il y a des maladresses, si on me le dit par deux fois. Mais en l'absence de critique précise... dommage.
Très réussi ton quatrain ! (A part que "avec insistanceS" ne va pas ; j'aurais mis "NOTRE inconsistance" et du coup "insistance" peut rimer au singulier, plus naturel). Mais bref, belle réflexion sur le besoin de ne PAS tomber dans l'amour de son côté sombre. Le reconnaître ne doit pas, à mon sens, revenir à l'aimer, donc je suis avec toi.
Merci Lyamine, SA et Kernath de votre passage ! Amitiés. |
|
Suncath le jeudi 31 mars 2011, à 20:18 En effet, quel beau texte sur l'ombre en soi ! Oui, elle existe donc il faut la respecter. J'aime cette idée d'absolu qui nous permet une véritable connaissance de soi, par delà la peur de découvrir cet univers amoral et en dehors de tout ce que l'on veut être. Il incarne autant la vérité que la lumière et je pense qu'on ne peut vraiment profiter de la lumière qu'une fois l'ombre traversée. Sinon, en effet, le visage dans l'ombre éteint la lumière.
Je trouve ce texte très intelligent. Son rythme soutenu et retenu en même temps est un délice !
Amitiés,
Suncath |
|
Loïc le jeudi 31 mars 2011, à 21:38 J'ai le sentiment qu'on se comprend parfaitement.
Merci de ton passage ! |
|
bluegirl le mardi 01 novembre 2011, à 16:36 je suis sans voix, ta poésie me captive.
les troisièmes et quatrième quatrains sont particulièrement intenses, j'aime le rythme de l'ensemble, et la profondeur qui s'en dégage suffisamment contenante mais pas trop...bel équilibre. bravo Loic.
amicalement |
|
Loïc le mardi 01 novembre 2011, à 18:42 J'aurais voulu le rendre plus étouffant que ça. Comme d'hab, je ne suis pas satisfait. C'est incroyable de voir à quel point on peut trahir une émotion ou une inspiration dès qu'on s'attache à la mettre en mots. C'est comme une photo floue. Et d'ailleurs, c'est une frustration tellement ancrée en moi que je lui ai dédié un poème : "La Touche"... imparfait lui aussi !!
Merci de ton passage, je viendrai commenter ton dernier dans quelques heures. |
|
kariane le mercredi 07 novembre 2012, à 18:01 Les commentaires que tu as laissé sur mes poèmes sont si beaux, si réfléchis... Je t'en remercie 1000 fois ! ça réchauffe le coeur !
Je ne sais pas comment faire pour te rendre la pareille, simplement, sache que j'ai été vraiment touchée de ces longs avis que tu m'as laissés, je suis ravie que tu aimes ce que je fais !
Toi, en ce qui te concerne, je pense que tu es déjà un pro, un génie de la poésie ! Ce poème est mon préféré, et il est un peu moins dur à comprendre que les autres, avec mon jeune âge j'ai du mal à tous les suivre...
"Tu verras que demain, le visage dans l'ombre éteindra la lumière... "Cette phrase est particulièrement percutante !
Pour le message effacé... et bien je croyais que c'était un message automatique, et j'avais peur qu'il influence les gens de passage, et qu'ils se disent " ah ce n'est qu'une débutante, elle n'a rien de spécial" donc j'ai préféré l'enlever, tu m'en excuseras...
Je te redis merci de m'avoir accordé un peu de ton temps, j'essayerai de passer souvent pour essayer de décrypter les poèmes que j'ai du mal à comprendre !
Poétiquement,
Kariane
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le jeudi 08 novembre 2012, à 02:05 Je ne fais pas vraiment dans le commentaire beau, juste dans le commentaire honnête, logique, voire même très terre-à-terre. Et tiens, je t'en donne un exemple de plus : si ton coeur a été réchauffé, c'est qu'il est réchauffable ! Pas sûr que tout le monde puisse en dire autant du sien.
Pour ce qui est d'être un "pro", j'en suis un (ça ne veut pas dire grand-chose d'autre que j'ai beaucoup d'expérience dans ce domaine !) ; pour ce qui est du "Génie", j'utilise la lessive du même nom pour laver mes slips, c'est déjà ça (euh, non, finalement, efface cette image de ton esprit innocent).
Sérieusement, je suis juste à fond dans ce que je fais, tout en étant mon premier critique. Comme je disais une fois à quelqu'un, "on ne traite pas un poème comme un SMS". Passer des heures à écrire un poème est dans l'absolu aussi formateur, poétiquement et psychologiquement, qu'en écrire 20 bâclés. Voire plus formateur. Question de respect de soi et de sa production...
Quant au message de bienvenue, il n'est pas automatique (c'est pourquoi parfois j'oublie des gens) ; il vise surtout à donner aux nouveaux les clés en mains pour comprendre le site ou se dépatouiller des divers écueils informatiques liés à son utilisation. Il ne te "marquait" pas comme étant une débutante, juste comme étant une nouvelle inscrite, ce que tout le monde sait de toutes façons, avec ou sans le message !
Quant à "comprendre" certains de mes poèmes, essaie si tu veux, mais parfois je dis des choses que je ne comprends pas moi-même. Le mieux est sans doute d'essayer de "ressentir" plutôt que de "comprendre". Puisque tu es un peu musicienne (d'après ton profil), tu peux appréhender ce concept. Une musique ne "dit" rien, mais elle "parle" quand même. On va dire que c'est un peu pareil avec certains de mes poèmes les plus bizarres.
Amitiés Kariane ! |
|
kariane le jeudi 08 novembre 2012, à 11:53 ----
Je vois que le mot Génie ne te va pas, alors je vais reformuler :
Quand je lis tes poèmes, je pourrais très bien m'imaginer qu'ils sont positionnés parmi les grands... Et si un jour ma prof de français m'en donnait un à apprendre, je ne m'en étonnerais pas et je pourrais très bien croire que tu as écris comme on écrit tous ceux qu'on étudie jusqu'à présent...
Que tu es à fond, ça, on le voit ! Rien n'est laissé au hasard !
Moi aussi je ne comprends pas tout ce que j'écris et toutes mes formulations. ça sort, comme ça, comme une autre personne sortie de ma tête qui tient à s'exprimer et qui n'est pas née aujourd'hui avec son langage un peu spécial !
Je fais parfois des métaphores un peu dures à comprendre, je laisse beaucoup d'abstrait ( quand il faut bien creuser pour comprendre) et peu de concret. En gros il y a énormément de comparaisons dans mes poèmes qui restent un mystère pour beaucoup de gens !
Ma prof de français m'a reproché d'avoir écrit " la tête comme une migraine" que j'ai repris à un de mes poèmes, dans une expression écrite. Du coup je ne sais pas si je peux le mettre dans mon poème... Pour moi ça veut dire quelque chose !
Amitiés !
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le jeudi 08 novembre 2012, à 15:19 Je ne sais pas quel argument ta prof a employé contre "la tête comme une migraine" ; le principal problème que j'y vois, c'est que "tête" et "migraine" sont couramment utilisés ensemble, mais pas comme ça, et que "la tête comme une migraine" devient équivalent à un usage incorrect du français qui n'apporte rien par rapport aux formulations normales. C'est peut-être ce qu'elle s'est dit. Bien entendu que ça veut dire quelque chose, mais elle n'aurait sans doute rien dit si tu avais écrit "La tête comme un champ de bataille" ou "comme un accident de train". C'est le mésemploi de "migraine" dans la phrase qui a fâché, certainement. Et je dirais que le mot est trop timide.
Excellente démonstration de la parole intérieure dans le reste de ton com : le subconscient (j'imagine que tu sais ce que c'est) nous dit tellement de choses sur des vérités qu'on ne repère pas forcément par la réflexion consciente. Et quelles que soient les images bizarres qu'il nous fait écrire quand on lui laisse la barre, ça veut toujours, toujours dire quelque chose. Deux exemples qui le prouvent : une fois, un jeune poète sur le site a "écrit n'importe quoi". Tout ce qui lui passait par la tête, et à ses yeux c'était certainement du charabia. Il a dit "C'est juste pour déconner". J'ai lu tout ça, et je lui ai laissé ce com : "Méfie-toi des gens qui peuvent comprendre ce que tu écris ; on est plus transparents qu'on ne croit. Si tu as été victime d'abus sexuels mais que tu ne veux pas qu'on le sache, je te conseille de retirer ce poème."
Il l'a retiré.
Deuxième exemple, personnel cette fois. J'ai écrit, il y a longtemps maintenant, un poème intitulé "L'Homme Et Le Chien" ; il est sur ce compte Cellox, et il est très facile à comprendre au premier degré ; il est écrit "normal". Mais 5 ans plus tard, j'ai fini par comprendre le second degré. 5 ans ! Car quand tu écris, sois sûre qu'il y a toujours une raison derrière l'envie de créer des personnages, même si l'histoire semble détachée de ta réalité. Elle ne l'est pas ; tout ce que tu dis est lié à ton état d'esprit actuel, tout. En écriture, il est impossible d'échapper à soi-même. Dans mon cas (et je pense l'avoir dit en coms sur "L'Homme et le Chien"), la vérité était que j'étais le vieil homme ET le jeune chien à la fois.
On peut en reparler si tu lis le poème, mais il suffit pour l'instant de dire que si on sait lire correctement les fantaisies qu'on écrit, on peut avoir un aperçu de ce qu'on est vraiment. Et aussi (à propos de mon premier exemple) qu'il faut faire attention à ne pas mettre en public sur le Net des écrits supposés indéchiffrables qui en disent plus sur nous qu'on ne l'aurait cru...
Quant à la qualité de mes écrits... Je pense qu'avec de l'expérience, tu verras progressivement pourquoi je ne suis pas l'égal d'Hugo ou Rimbaud. Ce dernier est d'ailleurs mon poète --français-- préféré, parce qu'il a tout : une droiture morale que Baudelaire n'a pas, un humour dont Hugo ne connaît même pas le sens du mot, une joie de vivre qu'il n'a pas su transmettre à Verlaine, un esprit politique féroce, et une envie de s'étudier soi-même qui elle, est présente chez la majorité des grands poètes.
Enfin bref, tu finiras par voir que la différence entre eux et moi existe ; ça se joue à des détails difficilement perceptibles pour le novice, mais qui sont en fait extrêmement importants. J'ai la véritable conviction que les idoles du passé n'ont rien d'insurpassable (j'ai d'ailleurs fait un poème dessus, "Questions d'Hier et d'Aujourd'hui"), mais je suis extrêmement conscient de mes limites, et pour l'instant je n'ai rien surpassé du tout, ni même égalé. L'important est sans doute qu'on arrive, en écrivant, à se surpasser soi-même, et j'ai l'impression que j'y arrive de temps en temps. Il faut se plaire, s'admirer quand il le faut, et se détester quand on a gâché un thème qui paraissait gagné d'avance. Etre son premier critique, comme je disais dans l'autre com, et ne pas céder à l'impression qu'on a écrit un bon poème si les autres le disent. On SAIT si c'est bon ou pas, mieux qu'eux ne peuvent le savoir. La qualité dépend uniquement de notre impression d'avoir illustré correctement le sentiment-thème.
Voilà... Quelques leçons à méditer ! Si tu t'étonnes que je m'en donne la peine, sache que je suis prof (si tu n'es pas déjà au courant après avoir lu "Le Condamné"), et qu'au bout du compte, ce qu'on aime plus que tout, nous les profs, c'est détecter (enfin !!) de l'ambition et de la maturité intellectuelle au milieu du troupeau de zozos qu'on a en général à guider sans haine, mais sans amour non plus. Et de temps en temps, sur ce site comme en classe, on est surpris voire humilié par ce que la jeunesse sait faire. Heureusement.
Amitiés ! |
|
kariane le jeudi 08 novembre 2012, à 16:51 ----
Ma prof n'a employé aucun argument, mais je crois seulement barré le terme.
Je pense, comme tu dis, qu'elle a pris cela pour un mauvais usage du français. Dommage ! J'aimais bien ce terme.
Oui je sais ce qu'est le subconscient, il m'intéresse beaucoup et m'impressionne. Quand je me laisse à écrire des choses, toutes sortes de choses qui me passent par la tête, en fait je me rends compte après ce que tu as dit que ça témoigne finalement de mon état d'esprit général du moment. ça véhicule des images, des couleurs ou des sentiments. Bien que très abstraits, on les devine aisément si l'on cherche ne serait-ce qu'un tout petit peu. C'est vraiment étrange.
Je n'ai pas vraiment compris comment on en arrive à " abus sexuel" mais je présume que tu avais réussir à voir ça en transparence, qu'il en avait été victime. Impressionnant... Comme quoi !
J'ai lu " L'homme et le Chien" dont tu parlais. Je n'ai pas vraiment les mots pour l'expliquer, mais j'ai compris ce en quoi tu dis que tu es à la fois l'homme ET le jeune chien. En gros, cette image représente une guerre entre deux manières de penser à l'intérieur de soi-même je me trompe ? Entre deux idéologies, deux caractères, deux âges, deux humeurs différentes...Croire que le destin nous traine derrière lui contre croire que c'est nous qui le maitrisons et le dessinons, la tendance à la solitude et à l'abandon contre l'impression qu'on peut tout conquérir, réussir, seul ou à plusieurs, la faiblesse contre l'énergie, la vieillesse qui enterre contre la jeunesse qui fait voler, la tristesse contre la joie...
Bien sur, je parle du cas présent ! Après évidemment, la tendance s'inverse pour quelques personnes.
Rimbaud est mon poète préféré avec Baudelaire. Je n'ai même pas les bons mots mais je peux juste dire... Qu'il vaut la peine d'être admiré, lu et très respecté... Non, même en réfléchissant je n'ai pas les mots. Seulement l'abstrait.
Je comprends ce que tu veux dire, on peut très bien écrire un long poème sans innover à la manière d'Hugo, Verlaine...un des grands... Et écrire une oeuvre vraiment complète et très bien recherchée, seulement... Elle serait alors vide, et je pense que le poète n'en tirerait pas vraiment de fierté... Il aurait simplement " recopié" même si le sujet est totalement différent... L'essentiel est de faire un poème, court ou long, en rimes ou pas, en langage 18e ou 20e, à la manière de Rimbaud ou de soi-même, innover, faire du surréalisme... Mais en tout cela, la seule chose qui fait vivre l'écrit est, je pense, ce qu'il dégage. Peu importe ce que c'est, mais tant qu'il est rempli de quelque chose, que ce soit sentiments, couleurs, images ou idées, c'est qu'il en vaut la peine.
Je ne vois que très peu de poèmes qui retiennent mon attention, je veux dire, de notre époque. Soit c'est trop compliqué pour moi, soit c'est trop naïf, soit les poèmes postés sur les blogs ont trop de fautes d'orthographes et alors là je n'arrive même pas à les prendre au sérieux.
J'ai beaucoup aimé " L'homme et le chien", je l'ai lu attentivement, et je ne sais pas si je l'aurais tellement aimé si tu ne m'avais pas dit ce que tu avais découvert dessus. Ceci à attiré mon attention, alors je m'y suis intéressé. Et puisque il y avait une image derrière, une idée, je l'ai trouvé bien rempli et percutant.
J'ai bien vu ( parmi les quelques professeurs à qui j'accorde de l'attention, ceux qui sont différents des autres et dont je vois qu'ils ne sont pas complètement vides) l'étincelle dans leurs yeux lorsqu'ils se trouvent absorbés, intéressés ou étonnés de ce que je fais. Je pense que ça leur redonne espoir et confiance en soi. J'ai aimé parler à ma prof de français, ( que j'ai abordé parce qu'elle est écrivain) et lui dire que j'écrivais des poèmes, lui montrer que je n'étais pas comme tous les autres élèves, et je sais qu'elle m'accorde beaucoup d'attention, moi aussi.
Trop de professeurs généralisent la jeunesse, trop de jeunes généralisent les professeurs, roue infernale !
Amitiés
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le jeudi 08 novembre 2012, à 20:05 Tu as bien compris pour "abus sexuel" : je ne saurais plus te dire quelles images récurrentes étaient employées, mais leur sens crevait les yeux (pas ceux de leur auteur, cependant).
"L'Homme Et Le Chien" : pas passionnant de prime abord, hein ? Juste une histoire relatée de façon très terre-à-terre et factuelle. Ce qui nous ramène toujours à la même question : pourquoi est-ce qu'on crée ce qu'on crée ? Il y a toujours une raison même quand elle n'est pas directement apparente. Là, je te donne le fin mot de l'histoire : 2004 est l'année où j'ai obtenu mon diplôme de prof et où j'ai eu officiellement un métier pour la première fois de ma vie. Sûr que c'était une bonne chose à de nombreux aspects ; mais sur le moment, ça a totalement chamboulé mon monde. L'impression d'être sur des rails pour le restant de tes jours change complètement la façon que tu as connue jusque-là de voir le monde comme étant sans limites. Alors, dans ce poème, j'étais à la fois le vieil homme impotent et aigri (celui qu'à 24 ans je me voyais déjà devenir), et le jeune chien fou qui cherchait à lui échapper. Depuis, le traumatisme initial est passé, et je concilie tout à fait les deux ! Mais ce qui reste intéressant, c'est de voir que des poèmes en apparence simples peuvent avoir une profondeur que le lecteur peut difficilement soupçonner s'il n'a pas d'indication qu'il y a quelque chose à creuser.
A propos de l'écriture en général, puisque tu en parles : "écrire à la manière de..." est un exercice à la fois périlleux et inutile. On a forcément des idoles, mais les copier dénote un manque de personnalité et de confiance en soi. Alors ils nous influencent forcément en un sens, mais il ne faut pas que chaque poème soit un hommage, sinon on est groupie au lieu de créateur. Nul ne peut dire jusqu'où on ira en tant que poète ou écrivain, mais en restant dans les tribunes persuadé que c'est fichu d'avance et qu'on n'a qu'à béer d'admiration, c'est sûr qu'on n'ira pas bien loin. A 15 ans, Hugo disait "Je veux être Châteaubriand ou rien !" Dieu sait qu'il l'a depuis facilement éclipsé.
A propos des poèmes postés sur les blogs, je suis d'accord. D'autant que les blogs posent un autre problème que celui de contenir des poèmes sans ambition ; il y a aussi le fait qu'ils s'approprient des écrits trouvés sur Internet. Ça arrive sur Mespoemes aussi, mais ton serviteur est là pour dératiser, et c'est quelqu'un de très soupçonneux et de très méfiant (je ne te cache pas que tes écrits ont, comme beaucoup, été passés au crible de Google).
Je vais te donner quelques bonnes adresses potentielles sur le site ; tu iras voir et choisir ce qui t'inspire.
Agrippa : http://www.mespoemes.net/cauria
Ma grande amie Imparfaitlibre : http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
José : http://www.mespoemes.net/josecoelho
Nemo : http://www.mespoemes.net/nemo
Suncath (plus vraiment chez nous en ce moment) : http://www.mespoemes.net/suncath
Philip : http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Lola : http://www.mespoemes.net/bluegirl
Ça te parlera ou pas, mais le point commun de ces quelques poètes suggérés est qu'ils écrivent sérieusement. Oh, et si je mentionne ceux-là, c'est aussi parce que je sais que si tu vas les commenter, ils s'intéresseront à toi (sauf Suncath, momentanément absente). On ne peut pas en dire autant de tout le monde.
Je termine sur les profs : tu aimes voir l'étincelle dans leurs yeux, eh bien pour nous c'est pareil. Même le prof qui semble le plus blasé ne résiste pas au talent d'un élève, peu importe la matière. Attention : comme (peut-être) la fameuse prof de français, ils peuvent se montrer durs, voire trop, mais ils savent toujours reconnaître le talent, et ça les éveille, et ils en parlent en privé.
A tantôt ! |
|
kariane le vendredi 09 novembre 2012, à 17:25 ----
Ma réponse va être bien courte, étant donné que j'ai déjà répondu à tous les sujets.
Je tiens juste à dire que je suis passée voir chez toutes ces bonnes adresses et il y en a une que j'ai vraiment retenu : Imparfait est une divinité des poèmes ! J'ai vraiment accroché.
Et bien sur, on voit qu'ils écrivent sérieusement, certains ont tellement de pages de poèmes ! On voit qu'ils y consacrent du temps.
Attention : détrompe toi, ma prof de français n'est pas du tout dure, au contraire ! C'est juste ce petit " comme une migraine" qui m'avait étonné mais à part ça elle est exceptionnelle !
Je comprends que les profs, même les plus blasés soit heureux de voir le talent d'un élève, mais trop peu le montrent, ça ne donne quelque fois même pas envie de leur faire part de ce qu'on sait faire.
Poétiquement !
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le vendredi 09 novembre 2012, à 18:37 Quand l'auteur réalise que la poésie n'est pas pour lui qu'un mignon passe-temps mais lui permet de comprendre voire de préparer sa vie, tu peux t'attendre à lire des choses profondes et passionnées. Pour citer Oscar Wilde, qui aimait la provoc :
"All art is at once surface and symbol. Those who go beneath the surface do so at their peril. Those who read the symbol do so at their peril."
Trad : "Tout art est à la fois superficiel et symbolique. Ceux qui vont sous la surface le font à leurs propres risques. Ceux qui interprètent les symboles le font à leurs propres risques".
Jette un oeil aux commentaires sur ma délirante prose surréaliste "Les Salons Rouges", et tu en auras la preuve formelle. J'étais aussi brut et abscons que possible, et les différences dans l'interprétation des commentateurs ont montré le pouvoir de l'imagination personnelle de chacun (et si tu lis bien, certains en révèlent probablement davantage sur leur nature qu'ils ne le pensent en interprétant mes symboles !).
J'ai appelé ça, à un moment donné, une expérience participative : l'écrit totalement onirique comme étant juste le point de départ de ce qui est vraiment intéressant : les réactions.
Quant à Imparfait, je lui ai également parlé de toi ; entre passionnés de poésie, on se signale les autres passionnés.
Et pour ce qui est des profs, je te disais bien "ils en parlent en privé". Suivant le caractère de chacun, l'admiration n'est pas forcément évidente directement. Les méchants et les blasés ne sont pas du genre à encenser, mais crois-moi si je le dis, ils te remarquent quand même quand tu fais des étincelles. Prends les plus aigris : même eux lâchent parfois en conseil de classe "Ouais, celle-là elle est pas mal" alors qu'ils ont passé le reste du temps à professer l'espoir d'une mort lente et douloureuse au reste de la classe.
Tu ne peux pas toujours obtenir la reconnaissance claire et directe que tu espères (ne serait-ce, déjà, que parce certains profs n'aiment pas manifester des préférences), mais crois-moi si je te le dis : l'enthousiasme et le feu les marquent tous. |
|
Loïc le vendredi 09 novembre 2012, à 18:42 J'oubliais, sur un sujet entièrement à part :
Je te conseille de répondre à TOUS les coms sur tes poèmes, même brièvement, et d'aller dire un bonjour en retour (si ce n'est pas trop dur face au niveau variable de la personne qui t'a commentée) chez ceux qui sont passés chez toi. Non seulement répondre chez soi est apprécié (parce que bon nombre de commentateurs viennent lire les réponses, même s'ils ne le disent pas), mais en rendant en plus la pareille, tu tisseras des liens beaucoup plus vite.
Je te dis ce que j'ai mis à peu près deux mois à comprendre parce que personne ne m'avait expliqué la dynamique du site ! |
|
kariane le samedi 10 novembre 2012, à 11:16 ----
J'ai vu les commentaires sur le salon rouge, et je comprends bien que tout le monde interprète le texte à sa manière et se dévoile dans ce qu'il décide de comprendre et d'exposer. Tout le monde a des avis différents, selon leur manière de voir les choses.
Ah merci de lui avoir parlé de moi !
Oui ça, je sais qu'ils parlent en privé des élèves. Mais certains le cachent très bien...
Ah deux mois en effet ça fait long...Tu fais bien de me le dire, je pense que tu as vu que je ne répondais pas beaucoup.... Mais par contre je vais sur les pages de tous les commentateurs ( puisque souvent ils ne savent pas que j'ai répondu) pour leur dire merci et commenter leurs poèmes. Mais je vais répondre sur ma page pour le public.
Amitiés !
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le dimanche 11 novembre 2012, à 14:13 "Les Salons Rouges" est, comme je le disais dans les coms, un test de Rorschach (les taches d'encre à interpréter, tu sais ?). Ce que les gens voient dans mon galimatias les révèlent. Ceux qui y remarquent le côté "mort" montrent que c'est ce qui les travaille plus que le reste. Ceux qui voient le côté "évasion" sont des voyageurs... etc, etc. ...Et ceux qui n'y voient rien n'ont pas d'imagination !
Quant à ta façon de remercier les gens en allant chez eux, elle est d'une efficacité limitée si elle n'est pas accompagnée de remerciements chez soi. En général, on est bien plus tentés de laisser un com si on voit qu'on est chez une personne qui a répondu aux précédents (eh, on n'en sait rien, nous, si tu vas remercier les autres chez eux, on ne va pas forcément aller vérifier).
Quand je suis arrivé, je faisais *exactement* comme toi. Ça se voit sur pas mal de mes premiers poèmes. Et je me suis fait quelques amis comme ça. Mais quand j'ai compris que les gens les plus engagés revenaient voir si j'avais répondu à leurs idées *chez moi*, je me suis mis à répondre systématiquement. Si tu vois de nos jours que j'ai laissé un com sans réponse, sois sûre que c'est parce qu'il s'agit d'une personne avec qui je suis en contact par MAIL !
Enfin bref, l'idée globale est de montrer à tous, y compris les non concernés, que tu as lu, apprécié et pris en compte les coms. Je suis sûr que quelqu'un qui débarque chez toi et n'est pas tellement sûr s'il va prendre la peine de commenter ou non, a beaucoup plus de chances de le faire s'il tombe sur un poème où il est clair qu'on discute.
Pour Imparfait, il faudra attendre un peu pour la réponse (elle est très prise en ce moment et c'est dommage), mais je vois déjà que te brancher avec Lola (Bluegirl) était une bonne idée puisqu'elle me dit en mail du bien de vos échanges. Et de tes poèmes !
Je passerai sur tes derniers posts quand j'aurai plus de temps. Priorité 1 : répondre à mes mails, priorité 2, répondre à mes coms... Une hiérarchie dans la politesse.
Amitiés ! |
|
kariane le dimanche 11 novembre 2012, à 16:24 ----
Ah oui... les taches d'encre! J'adore ce test ! C'est comme regarder les nuages...
Tu me fais penser à un truc de fou qu'il m'est arrivé y a quelques semaines.
Je faisais mon travail d'arts plastiques, j'avais de la peinture marron et une feuille à côté de moi. J'ai renversé de la peinture sur la feuille blanche sans faire exprès. Quelques heures plus tard, je reviens et je regarde la tache. Qu'est ce que je vois ? Sur la première grande : un espèce de petit chaperon rouge ( plutôt marron) de dos. Et on voyait bien les détails ! Il tenait quelque chose dans les bras, comme un lampion. J'étais bouche bée ! Et juste à côté, sur la petite tache de peinture, je pouvais distinguer nettement le visage de la Vierge Marie, tenant Jésus bébé dans ses bras.
Sur le coup ça m'a vraiment fait peur. Je me suis dit : " qu'est ce que ça veut dire ?".
Mais le pire n'est pas là.
L'après midi je suis allée je ne sais plus où avec ma mère et sur la route, il y avait une voiture devant nous. Je regarde l'arrière de cette voiture. Qu'est ce que je vois ?! Un chaperon rouge presque semblable au mien, de dos, le même capuchon, quelque chose dans les bras. Je me suis figée, ça m'a glacé le sang. Je me suis demandée si c'était le présage d'un accident à venir.
Brrr... Parfois on ne sait plus s'il faut croire au hasard ou au destin !
Moi je crois aux deux, je pense qu'il y a une ligne générale qu'on suit ( d'ailleurs ça me rend folle et j'écris des textes à ce sujet, parce que ça induirait que même si on a l'impression d'être libre, nous ne le sommes PAS DU TOUT et nous sommes oppressés par une ligne qu'on suit inévitablement... peu importe nos choix !
Et je pense que cette ligne est parsemée de petits hasards. Voilà.
Imparfait répondra quand elle pourra, ce n'est pas un problème.
Bluegirl est sensationnelle ! Je suis heureuse qu'elle apprécie ce que je fais, et moi j'apprécie ce qu'elle fait de son côté !
Au fait, j'ai bien vu ta réponse sur l'autre poème mais je ne pense pas répondre, ou pas tout de suite, je n'ai pas vraiment l'inspiration de ce que je pourrais dire pour le moment , mais sache que je l'ai vu !
Amitiés !
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le lundi 12 novembre 2012, à 00:31 Si ton expérience la plus marquante d'une coïncidence frappante se résume à une intérprétation personnelle d'une tache de peinture ajoutée à la vision d'une figurine imprécise (car vue de dos) dans une voiture, rassure-toi : tu en verras de bien plus dingues... et de bien plus factuelles. Parce que ça rrive forcément, dans tout ce qu'on vit.
Ma préférée personnelle (vécue,bien entendu) ? Essaie d'être fou amoureux d'une personne, et de découvrir un beau jour qu'elle est née le même jour que toi. Vis ce genre de choses, prends-le une fois dans la figure, et le Petit Chaperon Rouge sera loin derrière.
Mais dans les deux cas, rien n'est arrivé ni pour toi ni pour moi. C'est transcendent, c'est élégant, magique ou effrayant, mais ça ne veut rien dire. Au contraire, les choses importantes arrivent sans signes, sans s'annoncer le moins du monde, alors que ce qui semble reposer sur des indices troublants se dilue dans le rien.
Tout système de pensée est à double tranchant, il contient sa propre défaite. Croire au destin implique évidemment que le jour où tu seras particulièrement mal, tu t'en serviras pour te croire maudite, condamnée à vie. Croire au hasard total comme moi implique que je peux à tout moment bénéficier d'un événement extraordinaire... ou d'une catastrophe.
Maaiiiis bien entendu, comme tout ce qui est forcément invérifiable, ces deux systèmes se confondent. Hasard ou destin ? Quand quelque chose arrive, on ne sait pas quoi croire. Tout ce que je sais, c'est que croire au hasard est ne fait aucun mal tandis que croire au destin non seulement ne change rien, mais peut être extrêmement dommageable lorsqu'on s'estime condamné. Pour un adepte du Destin, il faudrait un sacré optimisme pour croire qu'on va s'en sortir quand on a une suite démoniaque de coups durs ; un adepte du Hasard n'aura pas ce problème, puisqu'alors optimisme et pessimisme deviennenyt des sentiments sans aucune importance.
Enfin, adeptes d'un système ou d'un autre, travaillons plutôt à faire de notre mieux pour fabriquer notre destin et notre chance !
|
|
kariane le lundi 12 novembre 2012, à 17:47 ----
Ah oui... Le même jour de naissance !
ça c'est un fait très étonnant sur le coup, et on peut se mettre à croire que c'est un signe et que ça veut dire que vous allez forcément tomber amoureux l'un de l'autre ! Mais... Non pas du tout. Quand on est amoureux on voit des signes absolument partout ! Des détails les plus insignifiants aux plus importants... C'est une vraie maladie du destin ! On en devient adepte tout de suite !
Moi je m'arrange justement pour avoir un système de pensée ouvert : en gros, je change quand ça m'arrange ! Mais le Destin peut aussi conduire à une paix certaine de l'esprit... D'ailleurs c'est un grand dilemme que je n'arrive pas à résoudre !
Prenons pour exemple les voyages en avion. J'ai vraiment peur de l'avion et de la perspective qu'il y ait un crash, qu'on ne puisse rien faire et qu'on disparaisse avant d'avoir accomplit quoi que ce soit, tout ça à cause d'un vulgaire voyage... BREF.
Le dilemme c'est : si un jour l'avion est en sale position et doit être amené à se crasher, il y a deux cas de figures :
1) Le Destin : Je me dis : " si je meurs aujourd'hui dans cet avion, c'est que ça devait arriver.". J'ai alors la conscience tranquille, je n'ai pas peur car je m'en remets toute entière au Destin, je n'ai plus rien à assumer, je me dis en gros que c'est normal et je meurs sans trop de regrets. Mais en contrepartie, je ne fais rien pour l'éviter, ne voyant pas la perspective " survivre est possible".
2) Le Hasard. Je me dis " Il faut que je me sorte de là, si des gens l'ont fait avant moi je peux y arriver ! Pourquoi est-ce que ça m'arrive à moi ?! Je ne peux pas ! J'ai encore tellement de choses à accomplir !"
J'ai l'esprit agité, j'ai peur, je ne veux pas mourir. Je fais tout pour essayer de survivre et je sais que si je meurs, ce sera avec la tête pleine de regrets, de tristesse, de rage, de désespoir... Bref, une mort horrible ! Mais dans l'autre cas, il y a la perspective " se sauver" qui est encore possible alors que pour le Destin elle n'est même pas envisageable. Et si j'arrive à me sauver, je reprends ma vie plus belle.
Alors ? Que choisir ?
Mourir la conscience tranquille sans essayer de survivre ?
Ou se battre pour essayer de survivre au risque de mourir pleine de regrets ?
Le choix est dur et bien compliqué !
C'est vraiment drôle de voir comment on dévie complètement du thème " poésie". Je pense que je ne devrais pas " squatter" ta page comme ça !
Amitiés !
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le mardi 13 novembre 2012, à 09:59 Ah, les "signes" quand on est amoureux, ils poussent sur les arbres ; le plus souvent on les fabrique, bien sûr, mais tu vois que parfois il y en a qui donnent l'impression que les choses échappent à notre contrôle. Enfin, imaginés ou factuels, ils peuvent parfois donner une pointe de magie qui est la bienvenue dans une relation.
"Je change quand ça m'arrange" : bah, "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'idée, c'est mon idée depuis toujours", disait l'autre. Notre vision du monde peut changer du tout au tout d'un instant à l'autre.
L'avion : tout ça relève d'une phobie, à la base ! Tu as infiniment plus de chances de périr d'un accident dans ta vie de tous les jours qu'en avion. Mais voyons ça quand même :
-- Si tu meurs dans un crash d'avion que tu as le temps de voir se dérouler, il y a des chances que ce soit sans rage et sans tristesse, mais la tête vide de toute pensée et pleine à la place d'une peur panique animale ! Le destin et le hasard, c'est de la philosophie bonne à méditer seulement quand on est assis au chaud chez soi. Dès que l'avion prend feu, tu n'y penses plus trop... même si tu es, du coup, "assise au chaud" aussi.
-- Tu illustres bien en tous cas, en tentant de mettre en opposition les deux, qu'ils se mélangent complètement et ne dépendent que d'une vision du monde. On pourrait très bien te contredire en disant que tu peux survivre sans essayer de le faire, ou que le fait d'essayer va te faire faire une bêtise mortelle ! Et dans les deux cas, difficile de dire si c'était le destin ou le hasard.
La bataille entre les deux idéologies n'est pas importante en cas d'urgence ; c'est plutôt un choix entre deux constructions mentales qui servent à percevoir le monde de tous les jours. Dans mon expérience des gens, le recours au destin (ou "Dieu l'a voulu", c'est à peu près pareil) est le plus souvent adopté par des personnes qui tiennent vraiment à donner un sens profond à ce qui leur arrive (de douloureux en général), tandis que la croyance en le hasard est celle de gens qui n'ont pas besoin de rechercher un sens, et attendent juste de voir ce qui va se passer dans la journée.
Ne t'inquiète pas pour ma page, j'en ai vu d'autres. Elle est ancienne et ça ne gêne personne. Mais si tu tiens à en changer, va voir ce que je peux écrire en tant qu'amoureux de l'avion (ça te donnera peut-être plus envie d'emprunter la passerelle) : "Brève de Là-Haut", Juillet 2010.
A plus !
|
|
kariane le mardi 13 novembre 2012, à 17:54 ----
Hé oui l'avion est une vieille phobie... Même malgré le fait que je le prenne à peu près 2 fois par an, ça ne disparait pas ! Toujours la peur de devoir mourir bêtement... En fait ce n'est pas l'avion ma phobie, c'est juste un détail de la GRANDE phobie : mourir avant l'heure. Mais bref c'est un autre sujet !
C'est vrai que dans mon fauteuil j'arrive à imaginer une personne qui ne fait pas l'effort de se battre et qui s'en remet au Destin, en priant... Mais je ne sais pas si c'est totalement impossible ! Même dans un avion en plein crash... Un fois que tu es presque sur de mourir, je pense qu'il y en a peut être qui décide de prier jusqu'à l'instant fatidique...
Les gens qui s'en remettent au Destin le font pour ne plus avoir peur de l'inconnu je pense. Pour trouver une explication à ce qui parait trop " bizarre", un peu comme les mythologies etc... Mais encore une fois je ne sais pas si croyances et science s'accorderont un jour ! Moi j'arrive à concilier à peu près les deux mais ça me laisse de beaux doutes...
Deux idéologies, comme tu dis. Et puis, au fond, à quoi cela sert-il de trouver qui a raison... Tant que ça donne aux gens de l'espoir, pourquoi leur enlever ? Si ça leur fait du bien, qu'ils le croient ! Mais qu'ils n'empiète pas sur la science... BIEN SUR il y en aura toujours pour critiquer les différences... M'enfin. C'est le même cas partout. Nous ne sommes pas tous faits pour nous entendre, évidemment !
J'ai lu ton poème. Et... ça va paraitre très naif, peut être même absurde mais...
Comment dire...
Je me suis rendue compte d'une nouvelle manière de percevoir un voyage en avion. La beauté du paysage, la vue en hauteur, la liberté...
Je n'y avais pas pensé avant. Ou pas beaucoup. Préoccupée par ma phobie, le paysage ne m'absorbait guère. Et j'ai vu énormément d'écrits sur l'avion et la beauté du paysage... Mais aucun ne me touchait. Je n'arrivais pas à me lier avec cette façon de penser...
Mais en discuter, là, POUR UNE FOIS, ça m'a permis de m'intéresser à cette autre façon de voir. ça a un peu adoucit ma phobie, je verrai bien si j'en ai encore peur la prochaine fois que je prendrai l'avion ! En tout cas merci. Peut être qu'un jour je reverrai de revoir la terre du ciel, et son coucher de soleil. J'irai relire encore ton récit, tu n'as jamais songé à écrire un livre ?
Amicalement !
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le mercredi 14 novembre 2012, à 01:24 Je ne vais pas m'attarder sur l'étrangeté d'une phobie de "mourir avant l'heure" quand on a 14 ans (!!), ayant eu ma part de traumatismes bizarres et irraisonnés !
Oh, je suis certain que le dernier réflexe de certaines personnes est de se mettre à prier, surtout s'ils ont le temps. Mais je ne contestais pas ça : je disais juste que dans ce genre de catastrophe, on n'a pas le temps de *réfléchir*. Prier en tentant d'augmenter ainsi les chances de sauver sa peau n'est pas une réflexion, juste un réflexe d'autodéfense comme un autre.
Sujet suivant : tu sembles dire que j'assimile "foi en le destin" à "foi en Dieu", et aussi "foi en le hasard" à "foi en la science". Pas du tout ; le débat foi/science est un autre vaste sujet complètement différent, que la religion embrouille complètement... et ce, toujours au bénéfice final de la science, qui profite des âneries pseudo-scientifiques émises il y a des siècles pour les démonter facilement et étendre son empire. Par contre la FOI en Dieu (par opposé à la foi en religions humaines) et la Science sont entièrement compatibles, et de plus aucune des deux ne peut rien contre l'autre ! Le Big Bang est un fait, ou encore l'âge des fossiles de dinosaures est incontestable ; qu'est-ce que ça prouve contre Dieu ? Rien. Par contre les Ecritures en prennent un bon coup. La religion n'est qu'un autre des systèmes pourtant nés d'une foi pure, qui s'emballent complètement au fur et à mesure qu'ils montent en puissance et en assurance. La Foi, elle, n'a jamais fait de mal à personne, puisqu'il s'agit juste de croire en un Etre Supérieur, ce qui mettrait tous les croyants d'accord. Mais si on s'en tenait juste à la Foi, il y aurait moins de haine et de guerres : ce ne serait vraiment pas marrant, quoi.
L'avion ! Tu le prends deux fois par an, et tu n'aimes pas ça ??? Malheureuse, tu ne connais pas ta chance. Tu voles !!! Tu sais combien de gens en rêvent et ne le feront jamais ? Moi, j'ai fait un peu de planeur et surtout du parapente ; mais être dans un 747 à son altitude maximale (pour les vols longue-distance, bien sûr) n'est pas juste un hobby fun, c'est quelque chose d'inoubliable. J'en reparlerai en réponse à ton com sur "Brève de La-Haut".
Quant à écrire des livres, si, ça m'a effleuré l'esprit ; j'en suis à 4 et des milliers de pages (littéralement). J'ai commencé à 11 ans. Mais seul mon dernier, théoriquement fini en 2010 (300 pages format poche mais auquel j'aimerais ajouter une trentaine de pages mineures au centre) s'approche de ce que tout ce que je suis. Quelques-uns de mes poèmes sont des remakes de certains passages ("La Chambre de L'Oiseau Noir", "Les Nefs III"), et j'ai carrément posté assez tôt un extrait (peut-être pas très représentatif) sur Cellox, qui s'appelle "Musique d'Orage".
Amitiés aériennes !
|
|
kariane le mercredi 14 novembre 2012, à 18:29 ----
Ah oui houps... Il semblerait que j'aie confondu les deux en effet...
Tout ça est bien compliqué ! Pourquoi classer les gens alors que tout le monde pratique et croit différemment à la fin... ? Enfin, c'est un bien grand débat, je n'ai pas encore assez d'expérience dans le domaine je pense !
Oui tu n'as pas rêvé, deux fois ( plutôt 4 en comptant l'aller retour) Et toujours peur. Je connais tellement de gens qui en rêvent ! Je le prends d'ailleurs en mars avec ma classe. Peut être qu'à ce moment là j'en aurai moins peur et je saurai apprécier. J'espère !
11 ans ! Moi aussi j'ai commencé à écrire à cet âge ( par écrire, je veux dire des chansons et des bouts de textes). Tu as déjà publié ? Et " Cellox" vous êtes plusieurs à m'en parler mais c'est quoi ? Si j'ai bien compris, un site qui t'appartient ?
Amitiés d'en bas !
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
Loïc le jeudi 15 novembre 2012, à 02:09 L'avion avec la classe entière ? Eh ben, c'est les autres passagers qui vont être contents du voyage. Vous allez forcément aux US ?
Non, je n'ai pas publié parce que ça n'en valait clairement pas la peine... jusqu'à mon dernier roman légèrement inachevé. Il est bouclé et lisible, mais il a un trou au milieu. Celui-là, quand (si) je le finis un jour, il faudra voir.
Cellox ? Cellox... attends que je me souvienne... Ah oui !
C'est là où tu te trouves en lisant ces lignes ! http://www.mespoemes.net/cellox . Toi c'est "kariane", moi c'est "cellox". C'est un code malin que j'employais il y a 14 ans (Cello-X = à peu près "C'est Loïc"). C'est la première chose qui m'est venue à l'esprit quand j'ai dû choisir une adresse de compte à mon inscription sur Mespoemes... et bien qu'il ne me plaise plus, je suis coincé avec puisqu'on ne peut pas changer d'adresse de compte.
Par contre quand tu as commenté "Le Condamné" au tout début, tu étais sur Cellox2, mon compte "déconnades".
Amitiés ! |
|
Kariane le jeudi 15 novembre 2012, à 18:01 Non on va à Londres ! Avec notre classe européenne anglais.
Ah d'accord, dommage ! Parce que les bref écrits que tu publies sont vraiment bien...
J'ai pas très bien compris l'histoire du Cellox tu pourrais ré expliquer ?
Amitiés ! |
|
Loïc le jeudi 15 novembre 2012, à 18:54 Tu ES sur Cellox, là, maintenant, en lisant ces mots !
Ce poème "Le Visage Dans L'Ombre" figure dans la liste du compte http://www.mespoemes.net/cellox , comme les tiens sont sur http://www.mespoemes.net/kariane . Mais j'ai aussi un 2e compte pour la rigolade, http://www.mespoemes.net/cellox2 . C'est pourquoi je dis parfois que j'ai écrit parfois tel poème sur Cellox, ou qu'il s'est passé ceci ou cela sur Cellox2. C'est pour faire la différence entre mes deux comptes, sinon je parlerais juste de "chez moi", comme tout le monde.
Je remets tout ça au clair :
http://www.mespoemes.net/cellox
http://www.mespoemes.net/cellox2
Bon, sinon tu es en classe euro... C'est bien, bientôt tu nous écriras des poèmes en anglais ! Et je pourrai les noter, puisque je suis prof d'anglais. Tremble.
A plus ! |
|
bluegirl le vendredi 16 novembre 2012, à 19:50 ...kikou Loïc, Kariane.
vous avez soulevé un truc qui me questionne, et je te prie d'avouer ta stratégie Loïc: depuis un moment, je ne te retrouve pas sur ton adresse cellox (ni cellox2)!...je te dis dis pas les contortions pour arriver sur ton site, genre je passe par la petite fenètre ...rrhhoo, un jour je vais me faire prendre pour une voleuse!
...pour la beauté du paysage vue d'en haut, vous avez à faire à une fana...
le mieux, le coucher du soleil...?
moi, ça me donne un sentiment de privilège de m'en impreigner, alors si je dois mourrir après, bé je me serais deja payé un super trip, plutôt que de mourrir ici bas, dans ma minable petite vie parisienne!
bye et bon week and a vous!
|
|
bluegirl le vendredi 16 novembre 2012, à 19:59 alors là, je frise le mystère, car en retapant mespoemes.net/cellox, donc sans l'accent sur poEme, ca a marché, mais si je teste mespoemes.net/cellox2, mon ordi me dit que rien a été posté sur les titres bonus...quelque chose m'échappe...
LOL |
|
Loïc le samedi 17 novembre 2012, à 18:28 On va élucider ça par mail...
En attendant, "Brève de Là-Haut" (sur un LEVER de soleil à 11.000 mètres) est lisible dans ma liste (Juillet 2010).
Bises ! |
|
kariane le dimanche 18 novembre 2012, à 18:39 ----
@Loic
Ah d'accord ! Ah oui je le vois dans la barre d'adresse : cellox ! je passerai voir le cellox 2 plus tard...
Oui c'est bien ça, classe euro ! ça m'a vraiment permis de progresser...
Amitiés !
http://www.mespoemes.net/kariane |
|
|