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A L' Heure Ou Pas

le lundi 28 février 2011, à 16:10. Posté par Loïc




A L’HEURE OU PAS


Sens la terre qui tremble ! et les pensées qu’arrache
La phalange des bruits chargeant à l’unisson
Sur un air endiablé qui roule sans relâche :
C’est la danse, et la danse attend la fin du son.

Sens, la ronde est furieuse ! et s’éteint le murmure
Des galaxies perchées sur l’épaule des rois.
Une ombre file au loin, l’autre reste et s’emmure,
Selon que le bonheur est d’être à l’heure ou pas...

Le fou des quais du ciel emporte en son élan
Une lanterne noire, un démon, un archange,
Prend un bâton de foudre, un fléau d’ouragan
Pour rendre coup pour coup jusqu’au dernier échange.

Sens ! La musique tombe et gît dans ses échos…
Les vivants sont brisés ; les morts, des anges pâles ;
Et les autres s'en vont poursuivre leurs solos
Sur les chemins brûlés qui naissent des étoiles.




Dim 27 - Lun 28 Février 2011


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commentaires ( 26 ) (Ajouter un commentaire)
imparfaitlibre le lundi 28 février 2011, à 16:58
--Un poème tout en élégeance dans le raffinement des métaphores qui nous laisse deviner l'envie de chaque être de vivre en osmose l'un près de l'autre. certains entendent la douce mélodie dans le son d'une émotion alors que d'autres ont les oreilles fermées, Certains avancent alors que l'autres s'arrêtent, ainsi va le chemin qui mène aux orages puis à la fin de tout et chacun erre vers une autre destination.
La complexité et l'étrange mélangées dans le flou de ses auteurs. Ainsi vont et viennent les rencontres.
J'adore ce chemin qui mène on ne sait où sur la photo.
Amitiés sincères Loïc--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Loïc le lundi 28 février 2011, à 17:03
Je n'avais qu'une vague ligne directrice en écrivant ce poème, je me suis un peu laissé porter. Chacun peut donc y voir ce qu'il veut, et je ne peux pas dire qu'il se trompe, n'ayant pas moi-même la solution...
Il y a en effet une question de séparation et de voyage. Séparation de qui ou quoi, pourquoi, et pour aller où, la réponse est ouverte.
Merci d'avoir partagé ta vision personnelle des choses Imparfait !
Amitiés

alto le lundi 28 février 2011, à 17:28
----quelle heure ? ou quelle autre ?La stance...
est fulgurante !!!Les "petites "écorchures au classique, ça se pardonne ? ou ça se soigne ...(rime:rois pas...)? ( DIABLE ET-
un ...,) (absolution !)Fonce !!!
http://www.mespoemes.net/alto

Loïc le lundi 28 février 2011, à 17:40
Merci Alto... J'ai pris un risque avec "rois", je pensais que ça passerait ; j'avais pensé à "mâts", mais ça ressemblait trop à un vers d'un autre de mes poèmes, et "rois" convenait mieux... Tant pis pour ça. Par contre, j'ai changé "et-un". "Un démon" est d'ailleurs un parallèle plus exact avec un archange que "un diable" ne l'était. Merci de ton passage !

vs591 le lundi 28 février 2011, à 18:31
---- Savoir saisir le moment où un chemin peut commencer où rester là indécis, à subir les regrets.
l'émotion s'invite, on la prend à bras le corps où on la laisse filer, pourquoi ? pour qui ?

Un texte méditatif !
Que le bonheur te guide
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
http://www.mespoemes.net/vs591

Loïc le lundi 28 février 2011, à 18:40
Tellement méditatif que je ne sais pas ce qu'il veut dire... Mais si je l'ai écrit, ça venait bien de quelque part.
Saisir le chemin est essentiel, envers et contre tout. Il y a tant de choses qui peuvent nous empêcher de penser -- comme le bruit assourdissant de tout ce qui nous entoure ou qui se répercute dans nos têtes.
Merci de ton interprétation Vincent !
Amitiés

Agrippa(Thierry Demercastel le lundi 28 février 2011, à 18:43
J’aime beaucoup l’atmosphère de ce poème qui permet une évasion totale et poétique. Juste les mots « largués » et » sac à dos « me dérangent un-peu. Amitiés. Thierry.

Loïc le lundi 28 février 2011, à 18:51
Les images ne sont pas maîtrisées, juste ajustées au format classique. Ça me change.

Quant aux termes incriminés, c'est une méthode que j'empoyais beaucoup à une époque : mélanger le transcendantal et le mondain. Un ancien inscrit, Patrice, avait déjà exprimé le même genre de réserve sur "Les Choses Qui n'Intéressent Pas". Même procédé dans "Le Poids des Planètes" notamment. Tout cela pour dire qu'ici également, c'était fait sciemment. Peut-être en cherchant à connecter l'irréel au réel.

Amitiés, merci de ton passage Thierry !

domidom le lundi 28 février 2011, à 20:56
En regardant ton illustration, on se perd un peu dans les méandres de la vie, pour se retrouver un peu plus loin, et se perdent sans doute à nouveau...
Ce chemin semble emmener nul part et à la fois au bout du monde, à nouveau, le réel, l'irréelle, le flou douteux, à chacun de prendre la route qui lui convient...
Toutes ses images hautes en couleurs illuminent tes vers à chaque quatrain...
Même si je ne saisi pas toute la subtilité du poème, j'ai aimé le lire et le relire...
A bientôt cher Loïc...

http://www.mespoemes.net/domidom

aristio le lundi 28 février 2011, à 21:53
----Je sens énormément d'émotions fortes dans tes mots!
Un vrai régal pour qui sait le lire à sa juste valeur!
Un grand bravo à toi Loic!
Amitié!
Thierry!
http://www.mespoemes.net/aristio

foliedouce le lundi 28 février 2011, à 23:14
à l'heure ou pas !!! chaque vers est lumineux ! merci pour ce délice poétique ! un temps bonheur !!! amitiés.

Loïc le mardi 01 mars 2011, à 01:54
Merci Domi, Thierry et Kernath !
Amitiés

Vincent le mardi 01 mars 2011, à 08:31
A la re lecture de mes deux derniers textes et commentaires, je m'aperçois que j'ai oublié de te donner ma définition de l'égo comme tu le souhaitais .
L'égo c'est à mon avis , un a priori de representations et d'expériences, une réalité que nous construisons comme une loi interne et qualitative , pouvant aller jusqu'à l'amour excessif de son indivualité.

Voilà, briévement, comme je définie l'égo !

Vincent

worrell02 le mardi 01 mars 2011, à 11:22
A l'heure ou pas, time will tell!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

sylvio le mardi 01 mars 2011, à 11:22
Poème très dur. J'y vois un moment vécu ( mai peut-être que je me trompe), la photo d'une émotion . Un mélange subtile d'une réalité de notre monde ( la musique) avec une autre réalité interplanétaire
( la naissance des étoiles, le murmure des galaxies ). Un fond métaphysique est détectable avec un personnage imaginaire qui veut rejoindre l'infini et qui voyage comme une particule élémentaire ( le fou des quais du ciel) . Mais surement j'ai tout faux .
Amitiés

Loïc le mardi 01 mars 2011, à 15:15
Vincent : C'est noté, si nous abordons le sujet de nouveau un jour.

Ivy : Non, pas cette fois. De ce vers au moins je suis sûr : il s'agit de quelque chose de vécu...

Sylvio : ... et donc bien entendu tu as raison sur ce point où il est impossible de se tromper. Tout ce qu'on met en poèmes découle forcément du vécu, y compris lorsque parfois on parle d'espoir d'autre chose : cet irréel est tiré de ce qu'on n'a pas eu ou de ce qu'on a perdu et qu'on veut retrouver.
Ce poème peut être une représentation d'un moment vécu ou d'un sentiment chronique. J'ai plusieurs théories pour expliquer le poème, mais cette fois je ne les exposerai pas (d'habitude je surexplique, quand je sais de quoi je parle). Ton "personnage imaginaire qui voyage comme une particule élémentaire" est tout à fait valable au vu du dernier vers. Ce vers et le 2e quatrain en entier reprennent une image géométrique basique : un cercle que quitte une ligne.
Merci de cet excellent commentaire !
Amitiés

altlivia le mercredi 02 mars 2011, à 00:14
---- J'aime bien. J'ai juste l'impression que le mot "sac-à-dos" est un mot tue image et poésie. Sinon j'adore ton vers final : il est magnifique.

http://www.mespoemes.net/altlivia

Loïc le mercredi 02 mars 2011, à 00:51
Justement, j'expliquais plus haut que c'était un effet de contraste voulu entre les deux derniers vers : mondain et cosmique. Argh, je resterai donc à jamais incompris, O Cruelle Destinée.
Merci de ton passage !

Altlivia le dimanche 06 mars 2011, à 19:38
---- Mea very culpa : j'avoue que je lis rarement les commentaires quand ils sont longs et nombreux, déjà que j'ai des dizaines de textes de retard.
http://www.mespoemes.net/altlivia
Ok pour le contraste, mais je le regrette quand même.

Loïc le lundi 07 mars 2011, à 08:40
Tu sais quoi, moi aussi. Comme je disais, sur d'autres poèmes c'était bien appliqué, récurrent, un effet de style évident. Ici, ça n'arrive qu'une seule fois dans le poème, comme un cheveu sur la soupe à une ligne de la fin.
J'ai retouché ; merci de ta franchise, comme à Agrippa plus haut.
Fais comme tu peux pour la lecture des coms... Te absolvo my son.
Amitiés

altlivia le mardi 08 mars 2011, à 15:16
---- Je préfère en effet ainsi, ça te "ressemble" plus.
http://www.mespoemes.net/altlivia

Loïc le mardi 08 mars 2011, à 16:52
Tu dis ça parce que tu n'as pas vu mon compte cellox2 ! Je suis un grand schizophrène.

larose le mercredi 09 mars 2011, à 11:28
----
http://www.mespoemes.net/marie86766
Beau et merci pour ce partage!!

altlivia le mercredi 09 mars 2011, à 14:48
---- Ah si, j'avais déjà dû cliquer dessus, mais c'est vrai que je n'ai pas pensé à y retourner.
http://www.mespoemes.net/altlivia

salus le dimanche 14 juillet 2013, à 23:25
----
On comprend peu, mais, comme l'écrivait Mallarmé "Un sens trop précis rature
Ta vague littérature"
Amitié,
Salus

Loïc le lundi 15 juillet 2013, à 13:52
Oui, celui-là n'était vraiment pas un cadeau. Je ne peux pas dire mieux aujourd'hui que ce que j'ai dit dans mon premier com de réponse à Imparfaitlibre !

Mallarmé avait bien vu, mais s'il avait pu lire René Char, gageons qu'il aurait été un peu surpris quand même !

Amitiés Salus, merci du passage !

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