Agrippa(Thierry Demercastel le samedi 19 mars 2011, à 19:22 ----Ah ! voilà un poème que j’appelle « symphonique ». Tu montres là ce que je défends, à savoir que la poésie est avant tout de la musique. Le changement de rythme de ton poème le montre très bien et mon oreille s’en régale. Ton poème respire la poésie. Merci. Amitiés. Thierry
http://www.mespoemes.net/cauria |
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Suncath le samedi 19 mars 2011, à 19:56 Un rêve doux qui se transforme subitement en cauchemar. Est-ce l'évocation du passé ?
Le texte m'a aspirée dans ses images, à mesure que tout se déconstruit, que tout perd son essence.
La deuxième lecture m'a permis de comprendre plus d'éléments, de mieux saisir la trame et j'aime le lit de mystère, en dessous, qui ne se laisse pas explorer.
Et j'aime beaucoup le changement de rythme, comme le souligne Agrippa, cela donne un mouvement à l'atmosphère.
Au plaisir de te lire !
Suncath |
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worrell02 le samedi 19 mars 2011, à 20:01 Waouh! Magistral maestro! Belle symphonie comme souligne Agrippa!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02 |
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imparfaitlibre le samedi 19 mars 2011, à 20:02 --tout commence par une douce mélodie où les sons, les notes, les accords dansent à l'unisson sur la gamme des plaisirs. Et puis tout commence à se brouiller, les cordes des douces notes cassent les unes après les autres laissant entrevoir les fissures du temps, l'usure de l'union et l'impossibilité du retour en arrière. La résignation dans la compréhension dégage une odeur d'amertume, d'échec, mais l'acceptation de l'évidence finit peu à peu, par faire disparaître toutes les fausses-notes d'une chanson devenue une triste complainte. Trop tôt, trop tard ou impossible tout simplement... Un poème en trilogie de formes, d'époques et de puissances. Le passé en classique, le présent en néo, et le futur en libre... Belle image des trois temps.
Amitiés sincères Loïc--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre |
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Suncath le samedi 19 mars 2011, à 20:38 Quelle belle analyse Imparfaitlibre ! Je n'avais pas remarqué tout cela.
J'ai longtemps pensé que l'apprentissage de la lecture se faisait en soi-même, hors de tout enrichissement extérieur. Que le but est de réussir à décrire l'indicible, de mettre des mots sur le ressenti pur, par un langage au-delà de la raison en quelque sorte. J'ai trouvé cela en Artaud et en Lautréamont.
Mais en vous découvrant tous, je me dis maintenant que les autres plumes peuvent apporter beaucoup à ce cheminement. Ce qui m'échappait, à moi qui me suis longtemps insurgée contre la forme autre que libre, c'est qu'elle peut construire le fond tout autant que le sens et qu'elle est un outil supplémentaire. Ca me laisse avec beaucoup de pain sur la planche et c'est un réel plaisir !
Amicalement,
Suncath |
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Loïc le samedi 19 mars 2011, à 22:12 Thierry : je suis heureux que tu sentes la différence avec les autres. Je retourne à ma façon d'écrire avant d'arriver sur le site. Si tu te dis que je fais enfin ce que je devrais faire, tu aimeras sans doute lire mes tous premiers poèmes postés.
Suncath : décidément, beaucoup de perspicacité... Il s'agit en effet de l'évocation d'une guerre soudaine culminant en destruction totale, et c'est lié à ma séparation de la mère de mon fils fin 2009, aucun doute (à l'origine j'ai écrit ce poème en Avril 2010, avant de le perdre et de devoir le réécrire entièrement).
Les changements de rythme interviennent à l'explosion, où j'avais besoin de plus de place pour plus de détails, ainsi que d'un changement de vitesse de lecture. Les alexandrins sont un ralenti sur la scène centrale. Le libre, à la fin, représente, après la disparition de la ville, la disparition même du cadre utilisé pour en parler.
Ivy : Belle si tu veux, mais l'époque où j'ai écrit le premier jet était moyennement réjouissante.
Imparfait : le principe de la destruction progressive ne t'est pas étranger, avec ton récent poème "Après l'Orage". Ici j'ai en effet essayé de symboliser le bonheur (la mer, l'air pur, l'azur, les tintements des mâts d'une marina) et puis j'ai tout flanqué par terre très vite, élément après élément, parce que c'est bien ce qui m'est arrivé en 2009 finalement.
Quant aux temps, tout était finalement du passé, même en Avril 2010, contrairement à "Les Nefs II" par exemple.
Re-Suncath : la forme n'est en effet ni plus ni moins qu'un outil. Il n'y a pas à s'insurger contre telle ou telle forme ; écrire en classique ou en libre n'a jamais fait un bon ou un mauvais poète. Je n'écris pas mieux maintenant que quand j'écrivais en néo. Par contre, je suis content de la nouvelle dimension visuelle que mes poèmes ont prise, à mes yeux, en passant du néo au classique.
J'ai fait quelques poèmes en libre, tu peux voir "Aquarelles Ecarlates" ou "La Plus Etrange Des Choses" si tu veux. C'était des expériences enrichissantes pour un habitué de la métrique !
Merci à tous de votre passage ! |
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amercenaire le samedi 19 mars 2011, à 22:43 Que dire!
Devant un texte qui respire a chaque souffle cette musique poétique que je cherche sans cesse
Devant la musique des "diapasons des mats du port"
Devant la forme et le fond de cette transcription poétique d' un cataclysme personnel
Que dire sinon "bravo"?
Amitiés.
http://www.mespoemes.net/amercenaire |
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Loïc le samedi 19 mars 2011, à 22:45 Tu peux dire que tu l'as trouvée à ta façon. J'ai peine à croire que tu aies 15 ans vu ce que tu écris.
Au plaisir de te relire, et merci de ton passage ! |
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fanfan23 le dimanche 20 mars 2011, à 07:00 ----
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Bonjour Loïc
Cela m'a fait plaisir d'apprécier ce poème en trois tons,bien rythmés avec des mots choisis dont les sons sont magiques et cataclysmiques. Une colère mal dissimulée .
Bravo pour ce chef-d'oeuvre.Amitié sincère.Ton ami fanfan23.Au plaisir de te lire.
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Vincent le dimanche 20 mars 2011, à 08:48 Un texte où l'approche dispose de notre lecture en une respiration difficile à tenir. Pourtant et là je rejoins Suncath, les mots parlent à nous seul, en "raisonnance ", reflets, parallèles peut être !
L'émotion reste intime, le chaud devient froid !
Et se prend à espérer, à entrevoir la lumière d'un phare !
Que le bonheur te guide
Vincent |
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domidom le dimanche 20 mars 2011, à 10:32 J'avoue être subjuguée par ta façon d'écrire, ce poème est tout un programme, sa lecture te laisse sans voix, il est mélodieux, sa musique est à la fois une douce complainte ou se mêlent des sentiments contradictoires, et l'on reste dans le doute sur tes propres capacités d'écrire...
Ce n'est pas seulement de la poésie, c'est du grand art...
Ce bateau que l'on voit flotter sur cette magnifique illustration, sans amarre, livré à lui même au milieu de ses flots, tantôt calmes, tantôt déchaînés, c'est un peu notre reflet de la vie....
Un rien, un petit gravier, et tout bascule, pour moi, c'est le ressenti que me laisse ce merveilleux poème...
Une fois de plus, et je vais me répéter, partager nos écrits et nos lectures, est très enrichissant et nous ouvre les yeux sur nous même...
Je ne dirai pas que ce poème est beau, il est tout simplement sublime et magique...
A bientôt cher ami...
Domie... |
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aristio le dimanche 20 mars 2011, à 10:41 ----Superbe poème avec un va et vient cadencé certaines fois et que de rythmes qui se vivent à la lecture de tes mots !
C'est ce que j'appelle un poème plein de vie et de sens à mes yeux !
J'aimerai ....et je sais que ça me paraîtra compliqué de faire vivre mes poèmes par des changements de rythme comme la brume qui se déplace...on ne sait jamais ou d'ailleurs !
Allez cher Loic je me lance dans ce défi....j'espère bientot!
Juste une fois ....j'aimerai chatouiller cette forme d'expression qui me ravît à merveille!
Toute mon amitié Loic et merci aussi pour ce que tu sais !
Bon dimanche à toi !
http://www.mespoemes.net/aristio |
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José le dimanche 20 mars 2011, à 11:42 Un texte allégorique superbe qui frappe l'imaginaire. Grondante, la montée en puissance est impressionnante et le rythme final, où les mots s'égrènent presque un à un, m'évoque une pluie de scories après l'éruption centrale du poème. Bravo. Amitiés. |
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Loïc le dimanche 20 mars 2011, à 13:54 Lyamine : Oui, la colère était mal dissimulée, j'emploie des mots assez violents parfois, mais en Avril 2010 elle était aussi un peu exagérée. Le plus gros de mon problème était derrière moi à cette époque.
Vincent : pour la "respiration" : l' octosyllabe est la forme la plus percutante à mes yeux ; l'alexandrin est confortable, l'hexasyllabe trop court et trop haché. Donc comme dit Suncath, le choix du type de vers peut être un excellent outil. Et pour les mots qui nous parlent en résonance, pas de doute : entre sons et métaphores, on a un choix immenses de moyens pour exprimer nos émotions de la façon la plus précise possible (tout en sachant d'avance que, bien sûr, on peut y arriver *bien*, mais jamais totalement.)
Domi : Pour mon montage, j'avais d'abord choisi une explosion nucléaire qu'on voyait directement, que je faisais se refléter dans l'eau comme ici, et j'avais mis le bateau au même endroit à peu près. Et puis j'ai trouvé l'image bien trop dramatique, et je l'ai refaite pour ne garder que le reflet dans l'eau et le bateau, que j'ai agrandi. Il y a une raison : dans la première image, l'explosion était la star de l'image, et le bateau dans un coin. Dans la deuxième, je l'ai remis à l'honneur, et je pense que le simple reflet dans l'eau laisse de la place à l'imagination et est aussi beaucoup moins "à sensation". Après tout, ce n'était pas une bonne idée de montrer directement une explosion nucléaire dans l'image alors que je la métaphorisais dans le poème, et que de toutes façons elle était elle-même une métaphore pour autre chose.
Thierry : Tu devrais essayer de faire du libre. C'est une expérience très intéressante. Comme le libre n'a pas de forme, son succès dépend de mécanismes très différents, comme les arrangements visuels, les jeux de sonorités, des rimes placées à des endroits stratégiques etc. Enfin tout ce qui doit être fait pour différencier un *poème* libre d'une pseudo-prose où on revient à la ligne.
Bon dimanche à toi également !!
José : la fin est bien le summum de la déconstruction, et peut-être aussi l'évocation de la barque qui disparaît progressivement.
Merci à tous de votre passage ! |
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larose le lundi 21 mars 2011, à 15:03 Bonjour Loïc, tout simplement beau
Amitiés |
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merenvue le lundi 21 mars 2011, à 17:33 trés joli poème , j'ai aimé le liere
je dirais simplement trés beau
amitiés
mimi |
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Loïc le lundi 21 mars 2011, à 19:42 Merci Larose et Mimi !
Amitiés |
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poesie101 le lundi 21 mars 2011, à 22:30 Sans tache et original! J'aime beaucoup le rythme de la dernière strophe!
Merci,
Maxime |
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vesta le lundi 28 mars 2011, à 13:15 ----
http://www.mespoemes.net/vesta
"grondant sous la voûte et déroule sa nuit…" Crépusculaire... Une fin de monde que l'on perçoit bien... Et qui s'accorde admirablement bien avec ce printemps 2011 si terrible. Magnifique poème qui prend aux tripes. Amitiés
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Loïc le lundi 28 mars 2011, à 18:44 Merci Maxime et Vesta ! Quant à notre printemps terrible, il ne fallait y voir aucune coïncidence, puisque c'est une réécriture d'un poème de 2010.
Amitiés à tous deux ! |
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Don Kameleon le samedi 02 avril 2011, à 00:18 Je ne trouve rien à dire à part bravo pour ton habileté, tu as bien fait de réécrire ton poème :)
Sans parler technique, je dis que ce poème est simplement supra poétique, un vrai plaisir de lecture, ça m'a fait rêver.
Amicalement.
----
http://www.mespoemes.net/kameleon |
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Loïc le samedi 02 avril 2011, à 16:11 Merci de ton passage, Don, c'est sympa. Pour la réécriture, pas eu le choix : j'ai perdu l'original il y a un an !
Amitiés |
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vospapiers le mercredi 04 mai 2011, à 23:18 ----J'ai consulter plusieurs de vos textes. Franchement continuer comme ça. Je perçoit beaucoup d'esthétisme de très belle facture.
Monsieur le poète bravo.
http://www.mespoemes.net/vospapiers |
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Loïc le mercredi 04 mai 2011, à 23:24 Merci de ton appréciation JC, elle me touche.
Amitiés |
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foliedouce le lundi 23 mai 2011, à 10:15 bravo ! J'adore tes "baisers d'embruns" ! Ton poème touche mon passé et sa puissance résonne dans mon présent, sincèrement magnifique... un de tes plus beaux écrits je trouve ! tout y est, chaque son est à sa place, chaque image aussi ! Je rejoins totalement Imparfait et Agrippa dans leurs "coms".. "ton poème respire la poésie" ! Kenavo ! amitiés ! KerNath |
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Loïc le lundi 23 mai 2011, à 18:10 Je crois que c'est le genre de poème qui touche le passé de tout le monde... A moins que quelqu'un n'ait eu qu'une vie uniquement pleine de joies, ce qui semble impossible. Moi, je ne crois pas que ce soit mon meilleur poème, mais je suis toujours fasciné par la perception des autres.
Amitiés |
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salus le jeudi 27 juin 2013, à 09:18 ----
Quelle musique !
Et nous dansons
Le poème et sa force obscure...
Cher LOÏC, (hein, les majuscules !)
Pourrais-tu m'ôter d'un soucis orthographique ?
Dans mon dernier texte publié, "Mensonges et rêves"
au sixième quatrain en partant de la fin, j’écris :
"Le peu que tu t'es alloué" le "tu" étant féminin,
ne devrait-on pas écrire "allouéE ?
Merci d'avance, pour tes lumières !
cordialement,
Salus |
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Loïc le jeudi 27 juin 2013, à 18:43 Oui, "allouéE", puisque "allouer" est une action de la personne sur elle-même. Si c'était "le peu que tu as vu", "vu" s'accorderait avec l'objet "le peu".
Quant à mon nom, une majuscule au L suffit à combler ma modeste mégalomanie.
Et pour le poème, il suffit de lire le com de Suncath (en 2e position), qui dit les choses mieux que moi.
Par ailleurs, désolé si je suis peu présent en ce moment, je viens d'acheter ma première maison et je déménage. Mais tes bienfaits ne seront pas perdus ("-us" après l'aux. "être") ! Un beau matin tu te réveilleras pour trouver 10 coms de ma part chez toi !
Amitiés Salus !
(PS : J'ai écrit un mail à Amercenaire en utilisant l'adresse laissée, mais pas de réponse. Probable qu'il n'utilise plus cette boîte, qui est pourtant encore valide.)
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salus le jeudi 27 juin 2013, à 21:32 ----
Merci pour tout, Loïc !
Dommage pour l'amercenaire, j'en suis curieux, de ce fantôme rimbaldien !
Merci encore,
Amitié,
Salus |
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Loïc (coms du repost de 2016) le mardi 15 mars 2016, à 12:44 lilo le jeudi 21 janvier 2016, à 02:57
tu l'aimais vraiment ton "aux diapasons" lol
un poème ou la progression est flagrante, un début en douceur ou l'on sent le bateau flotter avec légèreté
et puis une deuxième partie ou la tempête se déchaîne et ou j'ai juste adoré toute la partie qui commence par "L’espace même éteint, l’or d’un ardent pilier jusqu'a En robe nuptiale qu’on ne Pourra plus prendre à la mariée. "
et la fin comme une note d'espoir ?
"un peu trop tôt ..." est belle
a te lire, bises.
rivaudais le jeudi 21 janvier 2016, à 07:12
Difficile de ne pas être dithyrambique quand on reçoit ce choc comme un pavé éclaboussant les certitudes et les ronronnements. Que dire pour ne pas être suspecté de flagornerie ? J'aime VRAIMENT, infiniment, ce poème qui me paraît voler tellement au-dessus de mes pauvres élucubrations. C'est bien simple : je viens de lire et commenter du Verlaine. Ce n'est pas du Verlaine, loin de là . Mais cela ne lui est pas inférieur. Même si ces lignes me font penser davantage à Mallarmé. J'arrête ici ma lecture et mes commentaires. J'ai fait le plein pour la journée. Merci Loïc de ce précieux cadeau.
domi/amimots le jeudi 21 janvier 2016, à 07:23
Je suis comme Lilo, "la robe nuptiale qu'on ne pourra plus prendre à la mariée" est une trouvaille poétique juste sublime...
la répétition de diapasons est, je suppose, un "refrain" avec sa progression ; il est peut-être un peu lourd avec ce mot-là mais l'idée est bonne.
bravo Loïc.
bises!
domidom le jeudi 21 janvier 2016, à 14:13
J'ai souvenir d'avoir déjà lu ce poème, il n'a pas pris une ride...
Ceci-dit, je m'abstiendrai de faire certains commentaires...
Je vois que le reposte revient à la mode et en force, c'est génial, plus besoin de se creuser la cervelle...
A plus...
Domie...
Loïc le jeudi 21 janvier 2016, à 14:25
LILO : Pour ce qui est de la progression, il s'agit en fait de la destruction totale d'une ville par une attaque brutale (d'où l'illustration, qui est un montage que j'ai galéré à faire). Mais au second degré, c'était une métaphore pour décrire la destruction de ma vie et de mes repères, à une époque suivant un drame personnel.
J'avais écrit le poème en 2010 avant mon arrivée sur le site, et le lâche décès de mon disque dur m'a obligé à le réécrire entièrement. Mais les éléments que tu cites venaient bien de l'ancienne version, bien plus viscérale et violente que la nouvelle.
Bises et merci !
Loïc le jeudi 21 janvier 2016, à 14:28
RENÉ : Bien sûr ton enthousiasme me fait plaisir, mais Mallarmé est un trou dans ma culture, et je n'aime pas 99% de ce que fait Verlaine. J'ai d'autres sources d'inspiration, mais ce serait trop long d'en parler ici.
Quant à toi, "pauvres élucubrations" ?? Toi ? C'est étonnant de voir à quel point les gens se représentent mal leurs qualités. Tu as toujours eu mon admiration.
Amitiés !
Loïc le jeudi 21 janvier 2016, à 14:35
DOMI AMIMOTS : La récurrence des diapasons n'est pas le problème ; ils sont présentés en 3 états symboliques : 1) les mâts tintent joyeusement dans le port, 2) ça s'amenuise, probablement parce que les bateaux coulent un par un et 3) plus rien. Je suis content de l'usage, donc.
Non, le problème, c'est que les 2 dernières occurrences sont trop rapprochées (l'écart entre les 2 premières, ça va). Et ça, c'est parce qu'à la base, le poème devait être bien plus long sur la fin, mais j'ai fait des coupes à cause de quatrains redondants que je n'ai pas su correctement remplacer.
Au fait, juste une chose à propos de "la robe nuptiale qu'on ne/ pourra plus..." : note qu'en classique, il est, j'en suis quasiment sûr, interdit de couper une forme verbale en fin de vers. Tant pis, j'ai gardé ça de la version d'origine, datant d'une époque où je ne savais rien du classique.
Merci, bises !
Loïc le jeudi 21 janvier 2016, à 17:02
(Note : En accord avec Domie, je viens d'effacer un conversation sans rapport avec le poème. Et je refais mon com de réponse. Après avoir compris que Domie ne voulait pas RE-commenter le poème -- je comprends tout à fait, elle était là en 2011, on va faire ça : je remets son com de l'époque et j'y réponds !)
J'avoue être subjuguée par ta façon d'écrire, ce poème est tout un programme, sa lecture te laisse sans voix, il est mélodieux, sa musique est à la fois une douce complainte ou se mêlent des sentiments contradictoires, et l'on reste dans le doute sur tes propres capacités d'écrire...
Ce n'est pas seulement de la poésie, c'est du grand art...
Ce bateau que l'on voit flotter sur cette magnifique illustration, sans amarre, livré à lui même au milieu de ses flots, tantôt calmes, tantôt déchaînés, c'est un peu notre reflet de la vie....
Un rien, un petit gravier, et tout bascule, pour moi, c'est le ressenti que me laisse ce merveilleux poème...
Une fois de plus, et je vais me répéter, partager nos écrits et nos lectures, est très enrichissant et nous ouvre les yeux sur nous même...
Je ne dirai pas que ce poème est beau, il est tout simplement sublime et magique...
A bientôt cher ami...
Domie...
Loïc le jeudi 21 janvier 2016, à 17:09
J'aime bien "le petit gravier". Comme j'expliquais plus haut, ce poème est une métaphore à plusieurs niveaux. Et dans l'épisode de ma vie personnelle que je mentionnais (sans expliciter), le petit gravier, je m'en souviens. Je ne suis pas non plus en train de dire que le petit gravier, on n'a eu aucune chance, aucun moyen de le voir venir ; mais il est entièrement possible de se persuader qu'on est dans le rôle du petit bateau qui part en balade sans tenir compte du contexte. Si on est logique et qu'on prend la métaphore de la destruction de la ville frappée par une bombe atomique, est-ce qu'on peut sérieusement dire que c'était une frappe surprise ? Non, il y avait un contexte de guerre, mais on était insouciant quand même.
Eeet ça rejoint certaines de mes impressions à l'époque de ce qui a engendré ce poème.
Bises Domie !
(Oh, et je continue à me creuser la cervelle... mais sur mes nouvelles !)
domidom le jeudi 21 janvier 2016, à 22:32
Je l'aime peut-être plus aujourd'hui qu'en 2011, faut dire qu'en 2011, je ne connaissais rien à la prosodie, et en te lisant, tu me donnes l'envie de réécrire quelques anciens poèmes, une occasion de me (creuser la cervelle)...
Rire...
Bises, Domie...
euphonie0 le vendredi 22 janvier 2016, à 06:45
Bonjour Loïc
Ce matin j'ai apprécié de lire un très beau poème
Bise
Marie
mespoemes.net/euphonie
domi/amimots le vendredi 22 janvier 2016, à 07:16
mais ça ne me gêne pas que le vers se termine par "ne", c'est ce que j'appelle (moi) le "classique moderne"...
belle journée!
Loïc le vendredi 22 janvier 2016, à 09:08
DOMIDOM : Je pense qu'en Mars 2011, tu maîtrisais déjà le classique. Cela dit, revenir encore plus loin en arrière et retravailler de vieux poèmes, pourquoi pas ; si j'ai un conseil par contre : ne jette pas tes vieilles versions. Elles font partie de ton histoire poétique !
MARIE : Merci et bonne fin de journée !
DOMI : Oh là, tu es une dissidente, toi ! Une rebelle dangereuse !!
Oui, c'est toujours fun de tenter des trucs nouveaux. Et puis ce poème est déjà tellement hybride !
Bises à vous trois !
lilo le vendredi 22 janvier 2016, à 12:05
eh ben tu vois je n'aurais jamais pensé à ça, le ressenti que l'on a d'une lecture est toujours subjectif mais pour le coup je comprends mieux la différence entre la première et deuxième partie. Bises
José le vendredi 22 janvier 2016, à 12:43
Une allégorie d'un cheminement intérieur personnel, et au fond, une interrogation prenante d'un être sur sa temporalité.
Amitiés
Ivy le vendredi 22 janvier 2016, à 14:01
Sur le dernier bateau
Au gré des flots
Voguent les mots !
'Oh yes, I remember it well' !
Bises
Bartkley le samedi 23 janvier 2016, à 08:26
On dit bien : mère Nature... et les chats ne font pas des chiens.
Comme elle, nous sommes fait de failles qui se chevauchent, s'entrechoquent, de volcans qui dorment et se réveillent, d'océans qui débordent et d'ondes à renverser tous les murs. Et les régions les plus menacées sont souvent les plus belles, c'est ainsi, nous n'y pouvons rien.
Finalement, seul notre amour pour cette mère est sans faille . L'amour n'est peut-être pas aussi naturel que ça, alors !:-)
(J'ai bien aimé le dessin du poème qui semble un phare la tête en bas. Comme si on avait mis des heures à grimper les milliers de marches qui mènent à la lumière et qu'une fois en haut il s'était retourné comme un sablier, nous faisant dévaler les marches en roulés-boulés et qu'on se retrouve en bas, tout cabossé mais toujours dans la lumière!)
http://www.mespoemes.net/bartkley/
Bartkley le samedi 23 janvier 2016, à 08:54
(j'ai oublié : ",de plaques" entre "failles" et "qui") :-)
bluegirl le samedi 23 janvier 2016, à 13:23
Un poème assez déroutant car un peu long et hybride ?...
Déjà, j'aime beaucoup l'aérien "le rêve canote",
et "se cherche l'amour" comme un rêve interrompu qu'on a l'envie absolue de retrouver...
J'aime particulièrement le deuxième long quatrain du milieu, même si cette longueur casse le rythme...(faudrait p't'être lire le poème originel pour mieux percevoir cet effet ?)
Dernière chose : l'image du bateau comparé à une cendre au fil de l'eau...superbe description d'une tragédie conclue par le flambeau du (dernier ?) phare.
Te lire à tête reposée, c'est en tout cas bénéfique pour te commenter, car je perçois bien plus de choses à la lecture que ces derniers soirs. Ajouté à cela l'explication des trois diapasons qui m'aurait probablement échappée. Une récurrence qui vaut son pesant d'être explicitée.
...et des flammes j'irai rejoindre les icebergs...
Bises cher Loïc.
Lola
mespoemes.net/bluegirl
clara le samedi 23 janvier 2016, à 13:24
Bonjour Loïc,
je suis montée dans ce dernier bateau et tanguer au rythme de ton diapason (lol)il est pas vide comme sur le tableau .il est pleins de déferlantes, de sirènes qui chantent, et de vagues montantes...
j'aime comme un mirage qui prend encrage:
" La forêt de fer à tribord,
Sur le banc un rêve canote ;
La fin ne trouve pas sa note
Aux diapasons des mâts du port."
et cette envolée celeste:
"Et les Dieux humiliés referment les paupières ;
L’espace même éteint, l’or d’un ardent pilier
Mord la face du monde comme un vaste voilier
Fend la vague ! En un souffle, expirent les prières"
Bon voyage pour moi...merci!
Amicalement,
Clara
Bartkley le dimanche 24 janvier 2016, à 09:40
Diable! Mon histoire de phare est incompréhensible! C'était encore tôt le matin, il restait du brouillard, je me suis embrouillé.
Disons que l'on n'était peut-être pas à moitié mais pas encore tout à fait en haut du phare et qu'il restait encore pas mal de marches ... ou que le phare a fait un tour et demi ! (Si! C'est possible) :-)
Loïc le dimanche 24 janvier 2016, à 19:30
LILO : On n'écrit jamais rien par hasard ; même le plus tordu et abscons des textes a une origine bien plus profonde qu'on ne le penserait de prime abord !
JOSÉ : Temporalité de l'être en entier, pourquoi pas, mais aussi de chacune de ses périodes séparément...
IVY : ... et vogue notre vie.
Merci et amitiés à tous trois !
Loïc le dimanche 24 janvier 2016, à 19:41
LOLA : Il n'y avait aucune variation de style ou de longueur de vers dans la version initiale (qui était toute en octosyllabes). Ici, le passage aux alexandrins était censé représenter théâtralement l'importance de la tragédie centrale, avant de repasser ensuite aux petits commentaires sur ceci et cela.
Quant au bateau, j'ai essayé de le dégrader progressivement, comme les diapasons. D'abord, il est réceptacle d'un rêve. Ensuite il redevient planches (vide) et à la fin il n'est qu'une cendre (au sens figuré).
Je te souhaite de bons icebergs.
Bises !
Loïc le dimanche 24 janvier 2016, à 19:44
CLARA : L'envolée était plus apocalyptique que céleste ! Mais dans tous les cas, théâtrale, oui ; ou lyrique, voire pompeuse suivant ce qu'on pense de ce type d'expression.
Quant au contexte aquatique, je m'en suis très souvent servi dans mes poèmes pour exprimer un peu tout. Marrant comme il est possible de relier quasiment n'importe quel sentiment à l'eau.
Merci, bises !
Loïc le dimanche 24 janvier 2016, à 19:53
BARTKLEY : Ton com/métaphore/interprétation tient parfaitement la route et, comme tout lâcher-prise, en dit probablement plus sur toi-même que sur ce poème, ce qui est toujours intéressant pour l'auteur de ce genre de com !
De mon côté, concernant l'aspect visuel global, je n'ai pas tenté un calligramme, vraiment. Les variations visuelles/rythmiques ont d'autres raisons.
Ce qui ne t'a pas empêché de rejoindre avec ta propre approche l'idée essentielle que je cherchais à illustrer.
Amitiés !
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