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Les Aubes d' Argent

le samedi 26 mars 2011, à 19:12. Posté par Loïc


LES AUBES D’ARGENT


D’un cœur de gravité à un champ de mirages
D’un éclair écumant aux nuages qui sombrent
D’une psyché de glace acide et langoureuse
Aux vibrions salins des souvenirs qui tombent
Elle soupire.

De la lame à la plaie, du vacarme au silence
Des bouquets de diamants aux recoins des hivers
Du rasoir scintillant qui fait bâiller les veines
A la grâce amarante et soyeuse des chairs
Elle saigne.

Des électrons perdus aux citadelles mortes
Des meurtres aux pardons, des taches aux tableaux
De l’asphyxie des mots à l’ivresse des flammes
Chantant dans les habits d’un prince de tarot
Elle respire.

Des fumées de douceur aux pétales tranchants
Des éclats de sourire aux noirceurs qui chuchotent
Des magies enlacées aux baisers des fantômes
Sillonnant le miroir des eaux qui les apportent
Elle règne.

Dans le sang de l’amour, dans des soupirs de lave
Dans l’extase intouchable aiguisant ses scalpels
Sous la loupe et le feu qui mutilent les ombres
Sous des aubes d’argent je me souviens de celle

Que j’aime.



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commentaires ( 30 ) (Ajouter un commentaire)
Loïc le samedi 26 mars 2011, à 19:15
Un de mes premiers poèmes postés ici... effacé en voulant changer la photo.

imparfaitlibre le samedi 26 mars 2011, à 19:42
-une très belle idée et une suite magnifique de définition du mot amour ponctuées d'un verbe toujours très puissant qui nous donne l'image de ce qu'elle est ou était pour toi l'idéale au fénimin.
Une très belle déclaration qui ne s'oublie pas.
j'aime beaucoup la photo qui accompagne ce poème, je ne sais pas pourquoi!!!!!!
amitié sincère Loïc.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Balladin 84 le samedi 26 mars 2011, à 19:52
Il n'y manque que la musique, ça pourrait faire une superbe chanson mais le poème, à lui seul, vaut le déplacement.
Bien à toi.
http://www.mespoemes.net/palaisroyal84

Agrippa(Thierry Demercastel le samedi 26 mars 2011, à 20:03
----Magnifique poème ! j'adore ta plume !
http://www.mespoemes.net/cauria

amercenaire le samedi 26 mars 2011, à 22:46
Respect sincère
Admiration même
L amour qui prend l amour qui blesse qui frappe et puis qui donne des éclairs de beauté!
Et puis qui laisse ça va de soi
Merci.

http://www.mespoemes.net/amercenaire

vs591 le dimanche 27 mars 2011, à 08:44
---- Elle vit, elle souffre, elle domine , elle aime !!!
Une image forte, le cheminement du sentiment le plus pur !

Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591

domidom le dimanche 27 mars 2011, à 11:43
Très beau et surtout très profond ce poème...
A chaque vers, on ressent l'amour dans la souffrance, le tumulte, l'angoisse, puis soudain un timide reflet de brillance, comme un espoir, et puis, comme la fumée qui s'envolent, l'amour se mélange et se perd dans la noirceur...
Un poème pas facile à décrypter, car il y à tout de même plusieurs ressentis, d'ailleurs, ton illustration le prouve...
Une seule chose, on va du Soleil aux ténèbres, ou des ténèbres au soleil???
Superbe poème...
A bientôt mon cher ami...
Domie...

José le dimanche 27 mars 2011, à 11:47
Un texte superbe, une amante dans le feu du soleil et l'ombre des poignards, un amour à la fois poison
et suprême nectar. Amitiés.

Loïc le vendredi 13 mai 2011, à 18:08
Amercenaire : la passion est à double tranchant, elle blesse et illumine à la fois. Même quand elle se passe bien.

Vincent : Bien que j'aie eu l'occasion de dire que tout sentiment est forcément égoïste quelque part puisqu'il passe par notre perception et est engendré par nos désirs, je dois reconnaître que la période qui s'est achevée par ce poème a été la plus altruiste de ma vie (jusque dans le poème où je décris l'autre), et que quand j'hésite à définir l'abnégation, je me souviens de cette époque et je me rappelle du sens du mot.

Domidom : Tu as parfaitement compris dans le début de ton com, et il rejoint Amercenaire. Certaines passions ne sont pas censées être belles ou non ; ce serait les mettre dans des petites cases. C'est en effet le "tumulte" que tu dis, où plus rien n'est vraiment classable ou explicable, bien ou mal. C'est là, tout simplement, et les raisons pour la direction qu'on prend n'ont plus aucune importance.
Pour ta question finale, tu me connais : tout va vers le soleil pour moi. Mais pas dans ce poème. Il n'a pas été écrit après coup (malgré "Je me souviens" vers la fin), mais sur le coup. Les "aubes d'argent" sont, à la toute fin, l'expression des insomnies où régnaient la perte de quelque chose de magnifique autant que terrifiant. Aucun choix de direction dans l'écriture, juste un constat sincère.

José : Comme Amercenaire et Domi, tu as vu juste.

Amitiés à tous !

AFF le vendredi 13 mai 2011, à 18:09
Bonsoir Loïc,
Superbe écrit. Ah aimer !
Aimer sans tumultes...
J'espère que cette femme aimée,torturée, telle que tu l'écris, puisse lire ton texte.
Car, aimer l'autre s'est s'aimer soi même.
Notre reflet.
Aïe! Que de couteaux aiguisés, de plaies...
J'ai adoré :
"Elle soupire.
Elle saigne.
Elle respire.
Elle règne
Que j’aime."
Si seulement aimer pouvait être plus simple.
texte très fort, bouleversant, on sent l'envie de croire mais sans espoir. Comme une fatalité!
Dommage.
Je te souhaite de vivre de belles choses dans l'Amour. L'amour est unique. Aimer ne l'est pas. Même si on n'oublie personne.
Bien à toi cher poète
C'etait bien triste et douloureux, mais quel plaisir à lire Loïc
Bonne nuit
Amitiés
AFF

larose le vendredi 13 mai 2011, à 18:09
Bonjour Loïc!! Que de beaux mots d'or dans ce bouquet de printemps
merci pour ce beau partage
amitiés

Loïc le vendredi 13 mai 2011, à 18:10
AFF : je sais aujourd'hui que l'amour se retrouve (et se reperd, d'ailleurs). L'enfermement dans la douleur et le souvenir exprimé dans ce poème est derrière moi, mais comme tu dis, je n'oublie pas complètement ce que c’était, bien que je ne le ressente plus.

Larose : "Beaux mots d'or dans ce bouquet de printemps" !! Tu es encore plus optimiste que moi ! Il en faut, de l'optimisme, pour dire cela de ce poème ! Mais c'est tout à ton honneur.

Amitiés à toutes deux !

Suncath le vendredi 13 mai 2011, à 18:10
J'aime beaucoup la mélodie du texte, les parallèles et les paradoxes. S'alternent les douleurs et les douceurs, la lumière et l'ombre... Cela donne un sentiment d'absolu, de fantasmagorie et en même de réalisme à l'âme que tu décris. Nous sommes tous faits de paradoxes, c'est ce qui fait notre équilibre.
Amitiés !
Suncath

Loïc le vendredi 13 mai 2011, à 18:11
Merci de ces mots, comme d'habitude pertinents. L'idée était bien de faire une peinture d'absolus contrastant les uns avec les autres. Et, oui, nous sommes tous des êtres paradoxaux, avec un côté sombre dont il n'y a pas de quoi être fier, mais qu'il ne faut pas prendre à la légère non plus, et traiter avec respect.
C'était d'ailleurs le thème de mon poème "Le Visage Dans l'Ombre".
Merci de ton passage!
Amitiés

fanfan23 le vendredi 13 mai 2011, à 18:11
----
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Bonjour mon ami Loïc,
Chapeau pour ce poème destiné à ta belle dulcinée ,triste et nostalgique , qui traverse une impasse dans cette vie trépidante et malgré ça ,on arrive pas à la peindre.Des repères ont été mis sur le chemin de l'amour mais Qu'il est difficile d'aimer.Beaucoup de paradoxe alors que l'amour est simple.Elle doit être très heureuse de te lire.C'est un amour naissant.Je te souhaite beaucoup de bonheur.je te salue.Amitiés sincères.Fanfan23.

Loïc le vendredi 13 mai 2011, à 18:13
Merci Lyamine, mais ce n'est pas un amour naissant, ce poème date ! Je dis « je me souviens »… Ce qui ne m'empêche pas de beaucoup aimer ce poème ; je n'en dirais pas autant de toutes mes autres créations.
Merci de ton passage !

Je reposte ici le (court) échange sur le post d'origine... 2 jours après mon arrivée sur mespoemes ! Les commentateurs ne sont plus sur le site, mais tant pis.

Libertad le lundi 29 mars 2010, à 12:24
MERCI de partager avec nous sur ces pages vos magnifiques écrits . C'est un ravissement d'images que de lire votre plume cristaline .

Patrice le jeudi 01 avril 2010, à 15:20
Là aussi, de bien belles images. J'aime bien en outre la construction. Bravo.

Loïc le vendredi 02 avril 2010, à 15:53
Il est (sciemment) plus libre! Ça a dû te plaire.

Loïc le vendredi 13 mai 2011, à 18:15
Je reposte ici ma réponse à 3 personnes, effacée par erreur.

Imparfait : Tant mieux si la puissance transparaît. Quant à la photo, en effet je l'avais utilisée dans mon (sublime) montage sur ton poème "La Naissance" ! Il traîne sur Internet des images qui sont destinées à servir (et resservir) d'illustration chez nous, voire à nous faire écrire des poèmes.

Balladin : j'ai écrit certains poèmes sur des musiques... pas celui-ci ! Mais il reste l'un de mes préférés. Valeur sentimentale.

Agrippa : merci infiniment !

Amitiés à tous trois !

foliedouce le lundi 23 mai 2011, à 10:47
poème magique et mélancolique ! criant d'émotions et de vérité ! sincèrement j'aime beaucoup ton style ! nos écritures sont différentes et pourtant la liberté qui anime nos vers sont très proches, je crois ! Comme je l'ai écrit sous un de mes poèmes en réponse à un com, je vais écrire un sonnet avant l'été... un peu difficile car ma plume n'est pas très classique ! bonne journée et merci pour ce doux partage ! amitiés

Loïc le lundi 23 mai 2011, à 18:13
Ça malheureusement, ça n'EST pas mon style, c'ETAIT mon style. J'essaie d'y revenir, mais de nos jours j'ai tendance à analyser au lieu de livrer en vrac. Il y a du bon dans les deux façons de faire (clarté de pensée contre tripes), mais j'aimais bien mon ancienne approche.

Pour ton sonnet, tu sais qu'en l'absence d'Alto, tu peux compter sur Imparfait et moi, si besoin.

Amitiés

mesangedunil le samedi 04 juin 2011, à 19:19
----
http://www.mespoemes.net/mesangedunil

Eh bien, ma foi, je suis fort impressionnée par l'ampleur de ta production poétique et la qualité de ton verbe ! Photo sublime à l'appui, une magnifique quête des intimes manifestations intérieures de l'aimée !
Un grand plaisir de lecture, édifiant et admiratif !
Au plaisir de te relire

Loïc le dimanche 05 juin 2011, à 11:21
Merci beaucoup pour ce commentaire enthousiaste ! Mes amitiés Mésange.

salus le jeudi 13 juin 2013, à 20:12
Salut, Loïc,
je retombe, me baladant chez toi, sur tes "Aubes d'argent"
et je les trouve fort belles !
Poétiques amitiés,
Salus

Loïc le vendredi 14 juin 2013, à 11:38
Ce poème est un de mes "grands" poèmes d'amour (comprendre par là : pas raté). Probablement l'équivalent de "Les Oiseaux" pour toi, bien que, si tu as fait encore mieux que ce dernier, je suis impatient de voir !

Merci Salus, mes amitiés !

raphaelle13 le lundi 04 novembre 2013, à 20:36
Magnifique ! Rien que le titre est superbe tout comme le souffle du poème...

http://www.mespoemes.net/raphaelle13

Loïc le mercredi 06 novembre 2013, à 17:22
Merci Raphaëlle... Même si les rimes sont erratiques, ce poème est un de mes préférés... ce qui est beaucoup dire, puisqu'en général je me déçois.

Amitiés !

ophelie 4948 le jeudi 19 décembre 2013, à 06:28
Bonjour loic belle poesie avec des mots forts en amour... je siis nouvelle venue sur le sit, je pzrt a la decouverte ... a bientot de vous lire
http://www.mespoemes.net/4948

Loïc le samedi 21 décembre 2013, à 17:10
Merci Ophélie, et au plaisir !

Don Kameleon le mercredi 28 octobre 2015, à 21:57
Quel beau poème, qui touche au plus profond du cœur...Je trouve ça égoïste de ma part mais je ressens des pics de plaisir à voir un homme autre que moi souffrir ce que j'endure perpétuellement en ce moment...L'amour est trompeur, n'est ce pas cher Loïc !

Au plaisir de lire ton côté sensible !

Amicalement.
Don

www.mespoemes.net/kameleon

Loïc le mercredi 28 octobre 2015, à 23:31
C'est tout naturel d'aimer se retrouver dans l'expérience des autres. Mais alors, il faut que ce ne soit pas uniquement dans le négatif ; crois-moi que malgré la violence des mots employés, ce poème est une relique d'un temps révolu et que tout change. Ce qui nous attend est perpétuellement inattendu.

Amitiés Don.

Loïc (coms sur le repost de 2016) le mardi 15 mars 2016, à 13:04

domi/amimots le lundi 08 février 2016, à 06:11

magnifique...autant le fond que la forme.
juste un ti problème avec les hiatus du premier vers, que pourtant je re aime :), mais 2 d'affilé c'est un peu difficile à dire tout haut.
bravo.
bises!




louis le lundi 08 février 2016, à 09:25

Oui, il y a des hiatus qui "titillent" les tympans ! (Strophe 1, vers 1).
Je lis aussi 13 pieds (Strophe 2, vers2), car "diamants", en toute rigueur, devrait être employé en diérèse et non en synérèse.
Mais le fond reste d'une beauté rare !
Amitiés.




Loïc le lundi 08 février 2016, à 13:47

Mais les amis, ce poème n'est pas du classique ; même pas du néo, puisque la plupart du temps ça ne rime même pas ! C'est une sorte de néo/libre. Alors les hiatus, les diérèses, tout ça... !! ça allait attendre 5 ans de plus que j'arrive sur le site en 2010.

Merci de votre appréciation : pour moi, ce poème est dans mon top 3. Eh oui, pas d'auto-critique méchante cette fois ! :)

Amitiés à vous !








nisti le lundi 08 février 2016, à 13:51

Beau poème.

De la puissance de l' écriture, surtout de l' amour. Un peut d' amertume, non?
Les métaphore sont géniales.
Une réussite.
Amitiés, nisti




Loïc le lundi 08 février 2016, à 15:25

Ce poème a une particularité assez étrange : il a été écrit pendant une histoire, *bien avant* ce dont il parle (la fin de l'histoire). Ce qui lui donne donc un certain côté "virtuel", ou "faux". Mais il se trouve que plus tard, il est devenu vrai !

Les métaphores (probablement écrites à l'époque sous une forte dose d'amour et de psychotropes) font un portrait psychologique viscéral de la personne dont il est question. Elle l'a lu ; elle n'a pas été impressionnée. Décidément, comme je le disais sur le repost de "Valse D'Hiver", les poèmes d'amour, ça ne marche pas !

Et là tu as ton "amertume". Bien que dans le poème lui-même, non, je ne pense pas vraiment qu'il y en ait.

Merci Nisti, amitiés !




chiara le lundi 08 février 2016, à 15:39

Bonjour Loïc,
Ce poème est trés travaillé et je le trouve structuré de façon très originale. Un exercice de style que je découvre :
les 3 premiers vers commencent à chaque fois de la même façon (DE....)puis chaque strophe se termine par ELLE... Seul le dernier ce termine différemment.
Je trouve que cela donne de la musicalité à ton poème.
Ce néo/libre à beaucoup de style et de personnalité... et joue avec le chaud et le froid.(métaphore en opposition, je veux dire..) diérèse et ou synérèse? là je comprends pas ce que dit Louis!!

Souvent je trouve que le bouquet final de tes poèmes est comme un feu d'artifice donc celui là est très fort , et moi j'aime:

"Dans le sang de l’amour, dans des soupirs de lave
Dans l’extase intouchable aiguisant ses scalpels
Sous la loupe et le feu qui mutilent les ombres
Sous des aubes d’argent je me souviens de celle
Que j’aime."

Amicalement,
Chiara





Loïc le lundi 08 février 2016, à 15:46

Louis, qui connaît comme moi les multiples règles de la poésie classique, me faisait remarquer qu'un certain mot n'avait pas été prononcé en accord avec lesdites règles. C'est un peu complexe à expliquer, mais disons juste qu'il m'a suffit de pointer que comme le poème n'était pas en classique (bien qu'il soit en métrique basique, au moins) les règles classiques ne s'appliquaient pas.

Quant aux oppositions, elle jouent plutôt avec le "petit" suivi du "grand", mais pas toujours. C'était censé être une description psychologique complète de la personne, mais évidemment il y a des trous concernant les subtilités entre chaque "de"... "aux".

Merci Chiara, mes amitiés !





Loïc le lundi 08 février 2016, à 15:48

Au fait, dans un autre poème (pas terrible), "Le Parapluie des Baleines" (déjà, rien que le jeu de mots du titre est pourri), j'avais repris cette structure pour un seul vers :

"Et des cercles de fées aux galaxies spirales"...

Petit/Grand, là aussi !




Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 08 février 2016, à 19:43

Hello, Loïc.
Je me souviens avoir lu tes "aubes d'argent" en découvrant tes poèmes à mon arrivée (mais pas commenté çui-là !) et aujourd'hui, en retrouvant et en corrélant des aspects perso, je déambule à travers les circonvolutions de ces vers-énigmes. Exercice intéressant à plus d'un titre, car chaque métaphore est un mystère à éclaircir. Je dirais, en l'ayant lu plusieurs fois aujourd'hui et avant de prendre la plume seulement maintenant, qu'il est encore plus intéressant d'y trouver de simples trompe l'oeil qui n'ont pas forcément de sens métaphoriques. Mais qui sont d'un esthétisme certain. Les oppositions s'assemblent bien (tiens dès le v. 1, le "champ de mirages" donne une dimension, une sorte de tonalité qui ne se départira pas de tout le poème, qui devient un récit des possibles qui conforte la chute du poème. Tout cela est le résultat d'un travail sur le poème, le seul travail qui vaille pour écrire de la belle poésie et qui me font mesurer tout la fumisterie de ma propre écriture faite trop souvent de tape à l'oeil. C'est marrant, plongé dans la poétique en ce moment, j'avais souligné cette remarque qui, parlant de Rimbaud disait de lui : "Beaucoup de pages, dans l'œuvre de Rimbaud, paraissent. Ni la beauté des vocables, ni la richesse du nombre, ni l'imprévu des voltes d'images, rien ne parvient à nous émouvoir, bien que tout, en ces proses, frissonne de sensibilité". Je compare cela à ton écriture sur les Aubes d'argent". Non, mon cher, rassure-toi, tu ne seras jamais Rimbaud, mais l'agencement du poème, et son ressenti d'ensemble v
font vibrer la sensibilité exprimée. Mais je sais que tu peaufine, quoi que tu puisses dire, et je sais que tu le revendiques, ta poésie et tu réussi presque toujours l'exploit de trouver un équilibre entre originalité et intelligibilité (ou même inintelligibilité, oui, oui, je sais, tu dis souvent que certains de tes poèmes sont incompréhensibles). Voilà. Je suis sincère, bien sûr. Finalement, je suis peut être meilleur critique littéraire que poète. Amitiés. Phil.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)




Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 08 février 2016, à 19:47

rectif. de coquilles dans mon com précédent :
- lire : "beaucoup de pages dans l'oeuvre de Rimbaud paraissent "inertes".
- peaufineS....tu réussiS
(je connais quand même la grammaire !)




bluegirl le lundi 08 février 2016, à 21:08

Je souris quand je lis des "pinailleries" pour des hiatus, mais rien en ce qui concerne la sur utilisation de "de", "des", "dans" (3 au dernier quatrain)...mais peut être que ça me saute aux yeux à moi du fait de l'énergie que je déploie pour essayer d'éviter ça !
Mais moi aussi je pinaille du coup, quand à la forme un peu rustique.
Pourtant c'est un poème amoureux, et rien que ça, c'est touchant. Et de brasiers en glaciers, il y a un inventaire de sentiments faits de fusions et de couperets...tu n'y vas pas de main morte !

Quand à la fin très bien amenée, elle ne détonne pas à mon sens vis à vis du fait que tu es loin de la fin de ton histoire d'amour : dire "je me souviens de celle...", peut être juste considéré comme un léger recul pour expliciter l'ardeur du poème. (puisque tu ne dis pas : "je me souviens de celle que j'aimais").

A toutes, Lola.
mespoemes.net/bluegirl










plumeflore le lundi 08 février 2016, à 21:11

Bonsoir Loïc, la force de ce poème pour moi c'est la chute, franchement j'adore, ce clair-obscur entre rêve et réalité est une belle réussite, je me rappel l'avoir lu il y a un bout de temps!!
bonne soirée!!
Marc!




domidom le lundi 08 février 2016, à 21:20

2005, non, je n'étais pas encore sur le site, pourtant je me souviens vaguement d'avoir lu ce poème....
Sans doute sur (cellox)...
Si on n'oublie les erreurs de prosodie, c'est un poème plutôt séduisant...
A plus, Domie...





domidom le lundi 08 février 2016, à 21:26

Je n'avais pas lu, (reposte de 2011), et bien voilà la réponse à ma question....
J'ai dû le lire, en 2011, sur le site, et miracle, je m'en souviens....
Domie...




Rose le mercredi 10 février 2016, à 00:21

Très beau texte , j'ai bien aimé, merci pour le partage.

Amitiés, Sylvie






Loïc le jeudi 11 février 2016, à 00:18

PHILIP : Je t'assure, le poème n'a pas été travaillé bien longtemps. Si j'y ai passé 3 heures, c'est un max (mai c'était il y a longtemps, je ne me souviens pas). Enfin on est loin des 24 heures de "La Fille à la Cascade", quoi. Ici tout a été viscéral et passionné.

Non, je ne serai pas Rimbaud, perce que ce qui fait un grand poète est la constance dans la qualité. Mais n'oublie jamais : toi, moi, ou n'importe qui qui s'en donne la peine, on est *absolument* capables d'égaler temporairement ce qu'un Grand a fait. Ce qui n'est pas une prétention concernant CE poème, c'est juste une remarque générale.

Amitiés, ami critique !!!




Loïc le jeudi 11 février 2016, à 00:28

LOLA : Mais c'est-y pas fini qu'on me casse les pieds avec des répétitions qui sont clairement des effets de style ? Hein ? Bon.

La forme rustique, je sais. Même en rétrospective, je me demande pourquoi je n'ai pas respecté un bon système de rimes, alors que je le fais toujours sauf en libre pur. J'aurais presque pu dire que tous les 2emes et 4emes vers rimaient, mais dans l'avant-dernier quatrain ce n'est même pas le cas.

Disons juste que ce poème n'avait jamais été conçu pour être soumis à une critique technique ; le paquet avait été mis sur les images qui représentaient la personne. C'est déjà beau que je l'aie fait en alexandrins ; en 2005, fallait pas m'en demander beaucoup plus.

Sur le sujet de fond, et la fin : oui, tu as raison ; le sentiment amoureux n'était pas encore fini, c'est clair. Le fait que l' *histoire* elle même n'était pas encore finie pose des questions sur les pressentiments déjà présents à l'époque !

Bises Lola !




Loïc le jeudi 11 février 2016, à 00:31

PLUMEFLORE : Oui, il me semble que tu l'avais commenté à l'époque ! Si tu te souviens de ce poème, c'est un des meilleurs compliments qu'on puisse faire.

Mes amitiés !




Loïc le jeudi 11 février 2016, à 00:36

DOMIDOM : Erreurs de prosodie, non : regarde ce que j'ai répondu à Louis, puis à Chiara. Car comme ce poème, par mon insistance à ne pas faire des rimes ou bien à en faire des bancales, se classe bieeeen loin hors du classique, il n'est soumis à aucune règle de prosodie. Si : la métrique néo est respectée. Mais c'est vraiment tout.

Oui, c'est bien ça, c'est en 2011 que je l'ai posté (même plus tôt, mais j'ai fait une bêtise avec la version d'origine -- pouf, partie avec un mauvais clic ; ce qui a entraîné mon tout premier repost !!). Mais je l'avais bien écrit en 2005, soit 5 ans avant de m'inscrire sur le site.

Bises Domie, merci de ton passage !




Loïc le jeudi 11 février 2016, à 00:37

ROSE : Content que tu aies apprécié ! A bientôt.




rivaudais le jeudi 11 février 2016, à 07:37

Je ne sais si tu as la constance nécessaire pour rejoindre les plus grands, mais en ce qui concerne ce poème, je pense que tu en égales beaucoup.Et j'admire à la fois le poème et poète. Et la finesse d'analyse et de commentaire de Philipp. Amitié bien sincère mon cher Loïc. Tout comme mes compliments: je n'ai rien du courtisan. Même s'il m'arrive de "flatter" un peu, parfois, certains dont je pense qu'ils ont besoin d'encouragements. Ce qui ne sera jamais le cas en ce qui te concerne.




Loïc le jeudi 11 février 2016, à 07:45

Eh non, je n'ai pas la constance, c'est prouvable par ma production très variable (et je suis sympa). Mais ici, j'ai mis LE poème qui à la fois ne prétend à rien et prétend à tout. C'est de l'inspiration, mais de l'inspiration sous amphétamines ; résultat, il est bordélique et techniquement imparfait, mais le rush qu'il exprime est d'une grande pureté.

Profites-en, ce n'est pas souvent que je jette des fleurs à ma production. Faut prendre une photo.

Et Philip est comme d'habitude constant dans sa manière de fouiller. D'autant qu'il me connaît bien, comme je le connais !

Mes amitiés René, et merci pour les encouragements donnés à... un autre moi, dans un autre temps.




Micheline 1940 le jeudi 11 février 2016, à 20:05

J'ai humé dans vos Aubes mille et une senteurs, entendu mille sons, frissonné puis pâli, ah! que j'ai bien aimé ce texte en clair-obscur ...
Amitiés,
Micheline.




lilo le samedi 20 février 2016, à 02:37

c'est beau !


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