AFF le samedi 02 avril 2011, à 16:51 Bonjour Loïc,
Magnifique texte sur le "temps qui passe et ne revient pas".
Tout est fragile, rien est acquis.
J'ai bien aimé cette double face : "noir/blanc" ou "lumière/obscurité" ou "Espace Temps !
Très bonne réflexion. Quant à la structure rire, que dire !
Félicitation.
Merci pour ce beau rêve.J'aime te lire.
A bientôt
Excellente journée
Amitiés sincères
AFF |
|
claude le samedi 02 avril 2011, à 21:42 bon là c'est sur y'a pas césure c'est ciselé,paufiné c'est pas comme chez moi du travail baclé.Comme quoi avec un brin d'herbe on peut écrire une jolie pelouse de mots.Oui c'est vrai en te lisant je me dit: c'est ça la poésie,ce type est dans l'essentiel de l'écriture,un vrai boulot d'artiste,d'artisan,de l'art tout simplement.En plus l'image est superbe elle me fait penser à des images qui ornaient les disques du groupe Yes à l'époque.Images qui me fascinent toujours par ce décalage entre modernité et passé.Il y a des lectures dont on se délecte.La tienne en fait partie. |
|
altlivia le samedi 02 avril 2011, à 22:22 ---- J'aime beaucoup le rythme très coloré qui j'y ai ressenti. Ai juste accroché à un endroit :
"Et ne voit la vie qu’en ces heures" : ai dû relire pour que ça "coule" comme le reste.
http://www.mespoemes.net/altlivia |
|
imparfaitlibre le samedi 02 avril 2011, à 22:58 -Non rien ne dure, alors il faut profiter de chaque moment puisque ces moments sont à peine arrivés qu'ils sont déjà du passé. Savoir apprécier l'essentiel des choses sans chercher un côté qui n'est pas, savoir redonner de la valeur dans la simplicité de tout, dans la simplicité de l'être et ne pas vouloir plus que ce qu'il est possible d'avoir dans la réalité des choses et des événements.
Un beau poème avec de magnifiques métaphores qui passent du triste au beau en gardant une pointe de nostalgie .
Amitié sincère Loïc---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre |
|
Loïc le samedi 02 avril 2011, à 23:22 AFF : Oui, le temps passe et ne revient pas, mais on se construit tellement par rapport à son passé qu'on en oublie de lâcher prise et de voir les mérites (même s'il n'y en a pas beaucoup parfois) au profit de la contemplation de glorieux souvenirs.
Claude : Toujours intéressante, la perception des gens ! Ce poème est bâclé à sa manière, peut-être pas dans sa technique (quand on a l'habitude, le classique n'est pas si dur que ça), mais dans les transitions entre images ou parties. Pour celui-ci, disons que j'ai passé 4 heures à écrire le premier jet, et presque autant à réorganiser les parties en un texte qui ait une relative cohérence sans perdre l'instinctif (autant dire, 4 heures pour changer une dizaine de mots au bons endroits !). Et je ne suis pas satisfait (je ne suis jamais satisfait) mais au moins il se lit, pas comme le puzzle brouillon de la version initiale.
Quant aux covers de Yes, c'est le surréalisme spatial un peu froid et sans vie de la sci-fi pulp des seventies, repris par leur clone Starcastle d'ailleurs. Je n'ai jamais trouvé que ça correspondait à leurs chansons, souvent des pièces de théatres très vivantes.
Et je finis en précisant au cas où que l'image n'est pas de moi cette fois (j'aimerais bien). Comme sur la plupart de mes poèmes, on peut faire un clic droit dessus et dans "propriétés" voir le nom de l'oeuvre et de l'auteur pour les retrouver sur Internet. Le néo-surréalisme digital est un art à part entière de nos jours.
Sébastien : Tiens, moi c'est sur "Fleur fade mais fleur quand même" que j'accroche. Pourtant il n'y a aucun problème dans ces deux octosyllabes, c'est simplement dû à une perception personnelle du rythme (par exemple, va savoir pourquoi, je suis incapable de lire agréablement des décasyllabes ! Je suis toujours, après des mois et des mois, obligé de compter sur mes doigts pour vérifier... Côté rythme, tout le monde fonctionne différemement).
Imparfait : Waow, tu as Internet ! Bon, tu as tout compris, donc je ne vais pas épiloguer. Juste sur la "nostalgie" : vraiment, je ne suis pas retenu par mon passé, bien que j'en parle volontiers ; je ne sais pas où je vais non plus, parce que c'est impossible ; je flotte... mais je profite du présent. Ce poème est sans doute l'expression de mon état actuel, et forcément j'aurais voulu qu'il soit meilleur. Mais ça va bien comme ça, j'ai passé assez de temps dessus.
Amitiés à vous ! |
|
altlivia le samedi 02 avril 2011, à 23:28 J'y connais rien en règles, mais je croyais qu'il fallait dire "Et/ne/voit/la/vi/e/qu’en/ces/heur/" et j'arrive à neuf, mais ce n'est pas pour ça que j'accrochais. Justement, je n'accroche plus en lisant le e.
Bref... |
|
Vincent le dimanche 03 avril 2011, à 09:12 Voilà que tu nous parles de impermanence des choses !
Tout a un début, tout a une fin ! La seule permanence est impermanence des choses !
Tes mots , déjà écrits qu'ils ne sont plus, ou se transforment pour n'être plus de nouveau !
Vincent
http://lesyeuxclos.fr |
|
José le dimanche 03 avril 2011, à 09:52 Un texte remarquable (un de mes tout préférés venant de ta plume), où l'obscurité, le désenchantement d'un côté, la lumière et l'enthousiasme de l'autre se disputent le rythme de cette expérience du temps, de la vie... Tout cela à travers le pouvoir qu'offre la contemplation d'un simple brin d'herbe. Amitiés. |
|
Loïc le dimanche 03 avril 2011, à 11:54 Sébastien : Au Moyen-Âge, les poètes prononçaient les E qu'ils voulaient pour gagner ou perdre un pied, y compris les E du genre "Vi-EU" ! C'est à ce genre d'abus faciles que Malherbe a remédié en instaurant les règles classiques, dont celle qui veut qu'on mette obligatoirement un mot començant par une voyelle après un mot finissant par IE,ÉE, UE. Du coup ça devenait impossible (ou ridicule) de prononcer ce E. Je fais du classique, mais comme il ne viendrait à personne de nos jours l'idée de dire "vie-eu", je me passe de cette micro-règle de la voyelle obligatoire après "vie".
Vincent : Bien sûr, tout est en perpétuel changement, rien ne dure ; même ce qu'on appelle poétiquement "l'amour éternel" ne l'est pas ; pas seulement parce que la mort viendra, mais surtout parce que même en restant avec la même personne, on n'éprouve pas le même amour à la fin qu'au début.
De plus le présent n'existe pas, puisque le temps qu'on le perçoive il appartient déjà au passé. J'ai hésité à inclure dans ce poème quelques vers sur la lumière des étoiles qui met si longtemps à nous parvenir que parfois on regarde des astres qui n'existent déjà plus.
Malgré tout il existe bien quelque chose qu'on appelle l'instant ; une vague zone de passé immédiat mêlée de futur proche qu'on imagine similaire : comme un dimanche ensoleillé ! dont on ne peut profiter pleinement des possibilités s'il est pollué par un passé depuis longtemps révolu.
José : J'espère que l'enthousiasme transparaît plus que le désanchantement ! De nos jours la disparition des choses est quelque chose que j'accepte, et j'essaie de tirer quelque chose de chaque instant, même s'il n'a rien de particulièrement remarquable.
Merci de votre passage !
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/cellox |
|
domidom le dimanche 03 avril 2011, à 13:44 En fait notre vie ressemble à ce brin d'herbe, elle nous pousse doucement, puis un jour nous retrouve en pleine croissance,
et petit à petit, comme ce brion d'herbe, on se fane et on disparaît... Moins vite certes, mais ainsi va la vie, c'est pour cela qu'il faut profiter de chaque minute, car ces instants ne reviennent jamais..
Idem en amour, rare sont ceux qui demeurent éternels.
Je dirais comme Claude avec rien, juste un brin d'herbe, l'espace d'un instant tu nous as passé de la lumière à l'obscur, de l'ombre au soleil...
Merveilleux poème mon cher Loïc, avec de belles images, que ton illustration évoque très joliment...
Mes amitiés...Domie... |
|
vesta le dimanche 03 avril 2011, à 14:41 Nostalgique poème, bien construit, j'admire ! Amitiés |
|
Loïc le dimanche 03 avril 2011, à 16:31 Domi : Le brin d'herbe est l'instant présent, que parfois on renie et on perd simplement parce qu'il n'a pas la flamboyance des meilleurs instants passés ou des plus beaux rêves. La vie est courte !
Vesta : Ah non, j'ai fini depuis longtemps d'être nostalgique ! Je parle au contraire de ce que la nostalgie (et le rêve) peut avoir d'effets pervers quand ils nous empêchent d'apprécier l'instant.
Amitiés, merci de votre passage ! |
|
worrell02 le dimanche 03 avril 2011, à 16:40 Un brin d'herbe...moins oneruex que la soie et bien plus comfortable que les clous mais ô combien éphémére!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02 |
|
Agrippa(Thierry Demercastel le lundi 04 avril 2011, à 15:25 Merci poésie... Bravo ! |
|
Loïc le lundi 04 avril 2011, à 16:28 Ivy : Exactement, surtout quand la soie est celle des souvenirs qu'on met sur un piédestal et les clous ceux des souvenirs qui nous font souffrir. Deux manières de ne pas apprécier le brin d'herbe.
Merci de ton passage !
Thierry : Merci pour ton enthousiasme !
Amitiés à tous deux ! |
|
Suncath le mardi 05 avril 2011, à 19:47 J'aime beaucoup la façon dont tu images le futur, le passé, le présent et cette impermanence omniprésente.
"Etre éveillé comme le jour point" voilà une belle philosophie !
Au plaisir de te lire,
Suncath |
|
Loïc le mercredi 06 avril 2011, à 01:56 Carpe diem, Suncath ! "Etre éveillé quand le jour point" est en fait le premier vers que j'ai écrit pour ce poème. Je pense qu'il faut faire attention à être "éveillé" en permanence de peur de le faire trop tard, après qu'un moment qui aurait pu être beau soit passé.
Amitiés, merci de ton passage !
----
http://www.mespoemes.net/cellox |
|
poesie101 le jeudi 07 avril 2011, à 01:00 Excellent!
Maxime |
|
Loïc le jeudi 07 avril 2011, à 10:08 Merci. |
|
fanfan23 le vendredi 08 avril 2011, à 22:08 ----
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Bonjour cher Loïc,
Excellent poème très bien écrit qui résume notre désarroi et ce temps fatidique plein de nostalgie.J'ai beaucoup apprécie et il s'adapte à mon cas.Amitiés.Merci de ce partage. Fanfan23. |
|
fanfan23 le vendredi 08 avril 2011, à 22:12 ----
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Bonsoir mon cher Loïc,
Je suis obligé de vous quitter pour un certain temps.Ma vie se résume entre le trajet de ma maison et mes analyses à l'hôpital.Souffrant depuis quelques années d'une artériopathie chronique qui malheureusement est au dernier stade.Je ne peux plus marcher.....Le 12 avril c'est mon rendez-vous à l'hôpital pour subir une amputation des deux jambes juste au dessous des genoux.La gangrène a commencé à s'installer au niveau de mes orteils.Ce jour là je penserai à vous tous ainsi qu'à AFF , imparfaitlibre, domidom, Rosytta, vincent.C'est le verdict de cette vie; j'ai dû à ma naissance sortir la mauvaise carte.Je voudrai au cours de cette amputation , mourir pour ne pas être et vivre dans ces conditions.Au revoir mes chers amis.Amitiés sincères de votre ami de toujours fanfan23. |
|
Loïc le vendredi 08 avril 2011, à 22:22 J'avais lu ça chez AFF. Je m'explique mieux ta douleur récente, que j'attribuais à ton deuil de Février. J'ai déjà transmis à Imparfait par mail, puisqu'elle passe assez peu sur le site en ce moment à cause de ses problèmes de connexion ; je pense que les autres (sauf Rosytta qui a quitté le site) ont lu.
C'est un geste touchant d'avoir pris le temps de faire quelque chose d'aussi dérisoire en ce moment que de commenter un poème, et c'est une preuve d'amitié qui me va au coeur.
Je passe tout de suite sur ton compte.
|
|
it'sjustme le vendredi 13 mai 2011, à 20:45 Comme je te le disais, ils sont magnifiques, tes poèmes, et écrits avec ce qui fait la force de la poésie et de la prose: de l'humanité. Bravo donc, et pour l'aspect technique, mais bien plus encore pour leur force émotionnelle. J'en retiendrai le positif, et espèrerai que la noirceur que reflètent certains se transformera, avec du travail et des guides de vie, en énergie positive et moins auto-centrée. En attendant, tu as tout mon respect et mon admiration, comme je l'ai déjà dit maintes fois depuis la lecture de ta poésie...! |
|
it'sjustme le vendredi 13 mai 2011, à 20:53 .... et tu sais évidemment de qui je parle lorsque je parle de noirceur et d "auto centrage"... Belle leçon de vie, pr moi comme pour tous les "chiens" sur qui s'est (hélas) abattu la maison (oui oui, j'ai bien tout lu du début à la fin!)! |
|
foliedouce le lundi 23 mai 2011, à 10:51 "l'instant passe avant d'être né" ! j'adore ! amitiés |
|
foliedouce le lundi 23 mai 2011, à 10:52 oups ! dsl ! "sans être né" ! kenavo ! |
|
Loïc le lundi 23 mai 2011, à 18:15 Oui, il y a une différence entre les deux ! Quand on ne permet pas à l'instant d'exister, il est parti sans qu'on ait pu en tirer quoi que ce soit. Encore que je me demande, dans l'absolu, si c'est vraiment possible. |
|
bluegirl, le jeudi 10 novembre 2011, à 23:39 j'ai aimé cette lecture car je m'y sens bien, mais quand elle est finie, le lien est du passé....
je reviendrai lire ce poème, butiner l'instant présent.
l'illustration est grandiose, mais justement j'aurais aimé la visionner en grand format, mais serais ce seulement possible?
amistad Loic |
|
Loïc le vendredi 11 novembre 2011, à 17:10 Je ne vis pas toujours dans la même bulle positive qu'au moment où j'écris un poème comme ça ; alors moi aussi, je reviens parfois faire des petites cures sur mes anciens écrits (et ceux d'autres que je sais où trouver).
Pour la photo : http://fc01.deviantart.com/fs33/f/2008/308/0/a/Surreal_World_2008_by_riolcrt.jpg
Bises ! |
|
oliverjane1950 le mardi 21 février 2012, à 11:21 Bonjour Loïc.
Le dernier vers, "On s’allonge sur un brin d’herbe." me fait penser au titre que le Dalaï Lama a publié : "Cent éléphants sur un brin d'herbe". La métaphore est immense...à l'image du Néant !!!
Bonne journée.
Oliverjane.
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950 |
|
Loïc le mardi 21 février 2012, à 12:05 Si le Dalaï-Lama donnait le sens de "présent" à "un brin d'herbe", je suis d'accord avec lui ! Encore que la philosophie comme la science s'accordent à dire que le présent n'existe pas, seulement ce qui s'est passé et ce qui ne s'est pas encore passé. Einstein a dit "Le temps existe pour que tout ne se produise pas au même instant". C'était une de ses citations d'humour absurde bien sûr, puisque si le temps n'existait pas, tout ne se produirait pas au même moment : rien ne se produirait. Mais c'est en réfléchissant sérieusement à cette blague qu'on se rend compte que le présent ne peut pas exister : admettons que tout doive "se produire au même moment", quel serait ce moment ? Une seconde peut être divisée à l'infini sans qu'on n'arrive jamais à atteindre une sous-unité digne de représenter le "présent".
Mais dans le poème, je prenais le présent dans son sens large commun. Un brin d'herbe peut être quelques minutes, une heure ou une journée dont il vaut mieux profiter au lieu de ruminer (jeu de mots non voulu !).
Amitiés. |
|
oliverjane1950 le mardi 21 février 2012, à 16:54 Bonjour LOÏC.
J’ai donc bien compris le dernier quatrain. Quant au Présent, je ne m’aventurerais pas à philosopher sur le sujet et je défi à quelqu’un de prouver qu’il existe ou qu’il n’existe pas. Il faudrait connaître la nature originelle de la Vie… Tous semble prouver que le Présent s’il existe est très éphémère et ne peut faire parti du temps. Donc, pas de réponse logique. Mais le Présent est peut-être, la Saveur que l’on vit sur ton brin d’herbe… hors de tous soucis, le bien être, l’Amour, le Respect, que sais-je ? Ces Choses là sont hors du temps, non mesurable. J’interpréterais « Cent éléphants sur un brin d’herbe », comme un paradoxe, une chiquenaude à l’ordre établi, à la justice des hommes, à ce qui rend l’Esprit étroit, borné… etc. Que le présent existe ou pas le « bon sens » voudrait que nous soyons tous heureux de vivre Ensemble.
Amicalement.
Oliverjane.
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950 |
|
|