amercenaire le mardi 12 avril 2011, à 20:35 La musique ne peint hélas que la vision humaine de la beauté de la nature,
Mais qu' avons nous donc d' autre que la toile et la portée pour représenter a notre échelle la splendeur absolue?
Une magnifique composition, pleine de couleurs et de notes!
A bientôt.
http://www.mespoemes.net/amercenaire |
|
claude le mardi 12 avril 2011, à 21:23 je sais que tu joues du piano Loïc,en tout cas,la mélodie est superbe,le toucher subtil et délicat comme si les notes de Chopin devenaient des mots.Musique,peinture,poésie tout est uni dans ce texte d'une incroyable virtuosité d'écriture.A écouter et à lire en boucle.Sincèrement |
|
larose le mardi 12 avril 2011, à 21:38 Une mélodie étourdissante, des couleurs dansantes, merci pour ce beau partage!! amitiés |
|
Loïc le mercredi 13 avril 2011, à 00:24 Amercenaire : il ne s'agit pas que de musique, puisque j'ai procédé par vils jeux de mots pour diversifier mon quadruple emploi de "la touche". Mais c'était bien sûr l'idée de départ, celle du 1er quatrain. Et en effet, on fait avec ce qu'on peut, c'est mieux que rien, mais quelle frustration parfois. Tu n'as jamais eu cette sensation, en commençant un poème, d'être tellement à fond que ça ne pourra être qu'un chef d'oeuvre, et quand tu as fini d'écrire, tu te dis "bof"... Moi c'est tout le temps ; le tout est de trouver assez de satisfaction pour continuer. D'ailleurs c'est assez confortable de faire un poème sur l'imperfection, puisque pour une fois on est sûr de rendre parfaitement le sujet !
Claude : Je joue du piano, oui, mais il ne faut pas se laisser abuser par mes digressions chez Agrippa : je suis très mauvais, j'ai la culture mais pas de talent. En somme, je suis un critique ! En parlant de "musique, peinture, poésie", je réécoutais récemment un fou du piano, Scriabin, trouvable sur Youtube, qui était atteint d'une maladie rarissime (mais de celles qui sont enviables) : la synesthésie, qui faisait que chaque fois qu'il jouait une note, il voyait une couleur. Il composait donc des mélodies qui ne correspondaient à rien de connu à l'époque et que personne d'autre que lui ne pouvait vraiment comprendre, parce qu'elles étaient *vraiment* des peintures visuelles pour lui. Imagine la profondeur de son monde poétique et musical !
Larose : A mes yeux ça reste ce que je disais dans le poème, un triste essai, parce que c'est bien le lecteur qui construit avec son esprit tout-puissant la beauté qu'il croit percevoir dans un poème, alors que les mots sont toujours insuffisants du point de vue de l'auteur !
Merci à tous trois de votre passage !
Amitiés
|
|
poesie101 le mercredi 13 avril 2011, à 01:48 sublime! |
|
domidom le mercredi 13 avril 2011, à 10:17 Belle poésie, une touche subtil pour un délicieux tableau....
Beaucoup de couleur, le fond est harmonieux, d'une étrange sensibilité, on imagine un peintre, sa toile et ses couleurs...
(saisissant l'océan les doigts peignent l'eau)...
Ce vers est vraiment superbe, peut est-ce la dernière touche du peintre à son oeuvre...
Très belle chute, c'est vrai que tout se flétrit, et face à la lumière tout semble bien fade...
Poème doux à la lecture et très lumineux par ces images et ces couleurs...
Mes amitiés...Domie... |
|
Loïc le mercredi 13 avril 2011, à 10:52 Merci Maxime.
Domi : "Saisissant l'océan, les doigts peignent de l'eau !" est en fait de la dérision, je ne sais pas si c'est évident. Quand on (enfin moi en tout cas) regarde l'océan, il est bien plus que de l'eau ; ici c'était une façon caricaturale de dire qu'on a du mal à exprimer pleinement ce que telle vision fait naître en nous. Ce qui est si beau à un niveau qu'on ne comprend pas forcément l'est beaucoup moins par nos mots, une fois qu'on essaie de l'exprimer.
C'est à relier à l'image que j'ai choisie : il me semble que le peintre (Vladimir Kush, dont j'utilise également une peinture pour mon logo) lie avec la même dérision sa peinture de l'océan et la façon dont il échoue obligatoirement, en montrant un bout de réel par le bois d'une table réelle en bas de l'image.
Et, oui, dans le même ordre d'idées, la lumière est impossible à décrire, et toute description ne peut être que fade.
Amitiés |
|
Amercenaire le mercredi 13 avril 2011, à 23:20 Je suis absolument toujours frustré par mes écrits. Je me dis que mes inspirations sont trop visibles, que mes mots sentent le réchauffé d' autre chose, que mon langage est trop lourd mon ton trop distant du lecteur, et aussi que ça sonne mal. Mais mon imperfection ne m' affecte pas trop, elle me pousse juste a rechercher la nouveauté partout, comme cela doit être le cas pour toi.
Le fait que nous cherchions au delà de nos imperfections en nous acharnant a écrire nos poemes d' une vie a peine n est il pas une preuve de notre sensibilité?
Hélas sensibilité n est pas talent....
Amitié Loic, au Passage je redis ton poème magnifique. |
|
Loïc le jeudi 14 avril 2011, à 04:25 Etre distant du lecteur est une forme de respect. Si tu te perds de vue en écrivant pour les autres, le lecteur y perd aussi. On n'est pas là pour faire des chansons pop. Quant au réchauffé, il faut je crois diversifier ses sources d'inspirations pour ne pas être une copie mais un mélange bien personnel. Ce n'est pas l'auteur adoré qui doit te dire comment écrire, c'est ton propre ressenti.
Quant aux imperfections, elles m'affectent, oui, parce que je change de sujet à chaque poème et que je ne me donne qu'une seule chance de réussir un thème. Mais il en reste tant que même si je considère que l'un est raté, je me dis que je ferai mieux la prochaine fois. Comme je dis toujours, l'insatisfaction est le melleur des moteurs. Prends-toi pour un dieu, tu n'avanceras plus.
...Mais prends-toi pour moins que rien, pour un poète sans valeur dès le départ, et tu n'as aucune chance non plus ! Tout étant forcément imparfait, on est sans doute à égalité de ce côté-là avec les grandes pointures.
La sensibilité, tout le monde ne l'a pas, et le talent, ça se travaille. Les poètes comme les musiciens ou les peintres n'ont jamais surgi de nulle part avec un talent inné : ils ont appris, travaillé et travaillé, sur une infinité de détails comme les rimes, le rythme, les métaphores et les sonorités. Ce serait illusoire de penser qu'ils se sont réveillés un beau matin et ont pondu en deux heures leurs plus grands chefs-d'oeuvre ! Le dilettantisme est voué à l'échec, mais l'acharnement, comme tu dis, mènera peut-être à quelque chose. Il faut vraiment oublier ce préjugé qui veut que les Grands aient eu de l'or qui coulaient de leurs doigts. Ils ont bossé... ils se sont acharnés.
On ne sera peut-être pas leurs égaux dans le résultat, mais on peut certainement l'être dans le respect de ce que doit être un poème.
Amitiés |
|
fanfan23 le jeudi 14 avril 2011, à 23:48 ----
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Bonsoir mon cher ami,
Très beau poème.Tu es fasciné par la mer et les océans.Amitiés.Ton amie fanfan23 |
|
fanfan23 le jeudi 14 avril 2011, à 23:49 ----
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Bonsoir mon ami Loïc
J’ai beaucoup souffert et même pleuré de n’avoir pas un parent ou un ami à qui tenir la main pour ne pas perdre cette chaleur humaine avant de sombrer dans l’inconnu. Je l’appréhendais beaucoup. Je me posais beaucoup de questions. La veille de mon intervention chirurgicale, Je n’arrivais pas à dormir malgré 3 somnifères. Je fus préparé, rasé les jambes, une psychologue ne cessait de me baratiner mais je ne l’écoutais point. Je pensais à tout et à rien. Toute ma vie passait en un clin d’œil .A 9 heures, ils vinrent me chercher pour le bloc. Il y avait un groupe qui me réconfortait. Avant de m’injectais l’anesthésie je pensais à vous tous, à mes amis et surtout à mes frères et mes défunts parents, à toutes les péripéties de ma vie. A mon réveil, j’étais entouré de parents et d’amis. Ma tête tourbillonnait et une douleur atroce me tiraillait les tripes. Je voulais crier mais je m’abstenais. Maintenant, ça va un peu mieux. Je vous embrasse. lyamine |
|
Loïc le vendredi 15 avril 2011, à 13:46 Je suis toujours fasciné par l'océan. J'ai souvent essayé d'expliquer pourquoi, et des fragments de réponses se trouvent au long de mes poèmes.
Encore une fois, MERCI d'avoir lu et commenté ce bête poème en des temps difficiles.
Par respect, je ne te réponds ici qu'après t'avoir écrit un poème aujourd'hui. J'espère qu'il t'apportera le soutien que tu mérites, et la vision que même si les choses changent, l'essentiel est toujours à portée de main.
Mes sincères amitiés, Loïc |
|
imparfaitlibre le samedi 16 avril 2011, à 23:32 ---tout est imagination des sons, des images et des sens pour essayer de décrire la pureté de nos pensées, mais qu'elle est cette pureté?
Les mots ne semblent jamais assez forts, les couleurs n''ont pas l'éclat ni la puissance de la lumière que nous voyons, et les notes restent des notes et ne reflètent pas la musique de notre esprit.
Les peintures se mélangent au bout du pinceau et se confondent sur la toile, les partitions sont jouées mais ne sont que le pâle reflet de celles qui tintent au fond de nous, et les mots, même délicatement choisis n'ont pas l'écho que nous aimerions entendre.
Rien n'est jamais parfait, mais où est la perfection, celle que nous voyons et que nous ne pouvons expliquer.
Très beau poème qui illustre bien la difficulté de cette perfection.
amitiés sincères Loïc. -
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre |
|
Loïc le dimanche 17 avril 2011, à 15:38 Tu l'as tellement... *parfaitement* dit ! que je n'ai rien à reprendre. Je pense que voilà un thème auquel tout le monde s'identifie tout de suite !
Amitiés |
|
amercenaire le dimanche 17 avril 2011, à 21:34 C' est certain Loic.
Finalement l' " ego poétique" est une chose complexe. C' est lui qui fait avancer. Se dire " il faut aller plus loin parce je le vaux". Et puis il est néfaste aussi, être sur de son génie rend... YRCiesque, et fait perdre de vue que le travail et la recherche sont aussi importants dans l' élaboration d' une grande oeuvre. Pour ce qui est du travail et de l' acharnement, je suis 100% d' accord. Il y a une vie dans chaque oeuvre immortel, et aucune ne sort de nulle part.
Pour ce qui est du ton distant du lecteur tu m' as fait tiquer... Non pas que je pense qu' il faille faire de la "chanson pop" ( ce que je ne pense pas faire) mais tout de même je pense qu' il est bon de se poser "en face" du lecteur quand on écrit. En gros, sans être a son service, ne pas croire se suffire a soi-même.
Amitiés
http://www.mespoemes.net/amercenaire |
|
Loïc le dimanche 17 avril 2011, à 23:17 Oh, mais je ne pensais pas à toi avec ce terme "chanson pop", (quasiment pornographique dans le contexte d'un site de poésie ! C'est mal.) Je parlais véritablement de cas extrêmes.
Non, ce que je voulais dire, en clair, c'est les chansons pop sont créées quasiment uniquement dans le but de plaire, voire de faire du pognon. C'est l'antéchrist de la création artistique, le contre-exemple parfait auquel on doit toujours penser. Comme j'avais vaguement commencé à expliquer chez Thanatos sur sa décision de faire du formaté (grâce à un sondage, rien de moins !), j'ai récemment mis fin à une série importante de poèmes où j'essayais d'entraîner le lecteur avec moi par des moyens directs (notamment l'utilisation de "on", "nous".) Ils ont certaines qualités, pas de doute, et ont eu parfois des records de coms seulement vaincus par ceux d'Imparfait. C'est très chouette d'être apprécié, oui.
Mais au fil du temps, comme je relis souvent mes anciens poèmes (sans les retoucher) pour voir ce que j'aurais pu faire de mieux, je me suis aperçu de l'écart qui se creusait constamment entre mes délires surréalistes écrits avant que j'aie un public sérieux, et les poèmes dont je parlais à l'instant. Ces derniers avaient perdu un évidente liberté en se soumettant à des exposés publics écrits en langage de plus en plus simple, avec des métaphores de plus en plus abordables. Tu vois ce que je veux dire ? Sinon, lis quelques-uns de mes vraiment anciens textes.
Même si les nouveaux contenaient indéniablement une partie de moi (je ne mens pas sur mes sentiments ou mes états d'esprits), elle se DILUAIT dans l'envie d'être compris sans mal par le lecteur ; ça s'approche dangereusement du commercial, que je hais. "Sans mal" est le mot-clé. La liberté de se parler sans barrière à soi-même dans un langage personnel ou des métaphores qui sont vraiment celles qu'on voulait (et non pas celles qui les remplacent parce que "c'est plus facile pour le lecteur") disparaissait petit à petit, et totalement inconsciemment. Maintenant j'ai réalisé, et c'est difficile de soudain réaliser qu'on s'est planté et qu'on a pris un chemin peu personnel pour de mauvaises raisons.
Et c'est là que je reviens à mon terme du "respect" du lecteur. A moins de croire que le lecteur n'a pas de cerveau, c'est un manque de respect de tout lui servir sur un plateau. Je dis, écrivons comme il nous plaît sans penser à lui plaire à lui, mais à lui servir une oeuvre vraiment personnelle dont la compréhension sera parfois un combat pour lui, parce qu'il n'est pas dans notre tête... et alors ?
Evidemment, le lecteur est complètement exclu de l'oeuvre quand en plus d'être nébuleuse, on n'en parle pas avec lui. Mais grâce aux coms, on peut discuter des interprétations, donc l'interaction que toi et moi chérissons est bien là, même quand on n'a employé, dans le poème, que le langage qui nous vient naturellement et qui donc est le nôtre profond.
C'est ce que j'essaie de faire dans mes récents poèmes ("A Lyamine" ne compte pas, évidemment ; là, je m'adressais directement à lui). A une époque, mes poèmes peignaient des tableaux et racontaient des fables qui avaient un sens profond et pas toujours calculé, loin de là. Je ne veux plus de poèmes-dissertations. En gros, je veux éloigner l'intellectuel du poème et retrouver l'instinctif. Je veux me retrouver, et me "suffire à moi-même". Ensuite je suis "au service du public" à 100% dans la discussion en coms.
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/cellox |
|
amercenaire le lundi 18 avril 2011, à 17:47 Understanding.
A bientôt! :)
http://www.mespoemes.net/amercenaire |
|
AFF le jeudi 21 avril 2011, à 12:02 Bonjour Loic,
Merci. O quelle touche !
M'en voilà touchée, ni par un son de touches, ni par une re touche , simplement par cette extase qu'est Dame "la touche"
Très très beau. De tous tes écrits, c'est lui que je préfère ! Joli jeu de mot, de mariage entre la touche (piano) et la touche (pinceau). Il en existe d'autre, mais celle-ci est parfaite. M'en voilà séduite.
Merci Loïc, ce n'est qu'un festin que nous as écrit ici.
Amitiés
AFF |
|
Loïc le jeudi 21 avril 2011, à 13:28 Tu oublies le jeu de mots du 3e quatrain, "la touche" à la pêche !
Merci de ton passage ! |
|
AFF le jeudi 21 avril 2011, à 18:55 Loïc,
Je n'ai pas oublié la touche de la pêche, je t'ai écrit, il en existe bien d'autres.
Mais celle du piano, du pinceau m'ont beaucoup plus séduite que la pêche.
C'est tout a fait personnel. Ces 2 éléments me sont plus personnels que la pêche.
Merci à toi
Amitiés
AFF |
|
Loïc le vendredi 22 avril 2011, à 00:14 OK ! J'ai cru que tu disais "il en existe d'autres" dans le sens "pas utilisées ici", alors qu'il y en avait bien une autre dans le poème, mais une seule...
Moi aussi la pêche m'intéresse moins ! Alors j'ai transformé ce terme technique moche en pêche au milieu des couleurs de la pensée qu'on essaie de décrire... en espérant une touche... le coup de chance qui fait qu'on trouve certains mots qui collent *mieux* à ce qu'on veut dire.
Amitiés |
|
AFF le vendredi 22 avril 2011, à 00:49 Bonsoir Loic,
Excuse moi si je me suis mal exprimee.mais le but est atteint. C'est l'essentiel. Merci Loic
Excellent week-end
AFF |
|
Loïc le vendredi 22 avril 2011, à 01:15 Au moins, en coms on peut atteindre le but !
Excellent week-end de même. |
|
bluegirl le jeudi 03 novembre 2011, à 21:39 ----
comme tu me disais dans un com ou tu me renvoyais a ce poème, les mots nous trahissent parfois, enfin c'est ainsi que je le comprends.
je trouve que c'est deja beaucoup de l'offrir en partage, car refléter a la perfection nous libererait il?
moi, je crois pas, je suis celle qui a besoin de garder une part de mystère, a offrir aux plus miséreux peut etre, pas forcément a moi, je me regarde deja bien assez le nombril comme ça!
bise de soirée.http://www.mespoemes.net/bluegirl |
|
bluegirl le jeudi 03 novembre 2011, à 23:55 -ah j oubliais...le tableau est magnifique, bien choisi. J adore. |
|
Loïc le vendredi 04 novembre 2011, à 00:27 Le tableau est encore un Vladimir Kush... Je l'ai pris parce qu'il dépeignait la mer comme un mensonge (tu vois ce coin inférieur droit ?). C'est piqué à Dali, mais en même temps plus zen que les folies du moustachu (folies que j'adore, cela dit... quand c'est pour moi le bon moment pour les adorer).
Les mots nous trahissent tout le temps... Passons sur d'autres circonstances pour simplement se concentrer sur la poésie : les mots sont comme un outil d'homme des cavernes face à la profondeur de ce qu'ils veulent exprimer. Combien de fois on a commencé un poème en se disant "OK, cette fois j'ai un ressenti tellement puissant que je vais écrire le chef-d'oeuvre du siècle...", tout ça pour passer la ligne d'arrivée avec un bâtard bizarre.
Mais ayons foi en la science ! Un jour, on ne partagera plus des mots sur un site de poésie, mais les émotions pures qui voulaient les engendrer. C'est là qu'on comuniquera sans doute vraiment !
Quant à la part de mystère, elle n'est pas liée aux mots, mais à l'approche qu'on choisit pour étudier notre nature. Même si la télépathie que je décrivais précédemment remplaçait les mots un jour, ça n'enlèverait rien au flou de nos pensées, et le mystère existerait encore...
Amitiés Lola !
|
|
bluegirl le vendredi 04 novembre 2011, à 16:13 J en reviens au tableau...j aime beaucoup cette douce profondeur, et bien entendu j ai remarque le coin, tres subtil, aussi inattendu queleger |
|
bluegirl le vendredi 04 novembre 2011, à 16:26 Ouppsss j ai clique un peu vite...
J aime beaucoup Dali aussi mais quelles tourmentes a cote de ce Valdimir...
J ai trouve les echanges des commentaires tres interressants mais je t avoue que je suis un peu troublee quand tu evoques le 17/04 ne pas vouloir de faire de la dissertation, et souhaiter ne pas te contenter des textes au premier degre...pour depasser le cote de plaire aux gens qui te semble commercial, un peu comme si tu te vendais.ai je cru comrendre...
Or quel est l inverse de ce que tu decris, est ce qu en voulant faire passer un message au premier degre signifirait se cantonner au superficiel?...
Amicalement
|
|
Loïc le vendredi 04 novembre 2011, à 17:16 Il faut comprendre qu'au printemps (et à l'occasion avant), j'avais un gros coup de blues parce que je voyais que ce qui me venait si naturellement, mes fables surréalistes, ne me venait plus du tout, et je me sentais embourbé dans mes poèmes philosophiques, intellos et explicatifs ; ce nouveau style avait rapidement pris de l'essor dans mes poèmes, quasiment à mon insu. Les métaphores se faisaient moins travaillées, le phrasé plus simple et plus plat, la dimension d'évasion disparaissait, et surtout ces poèmes n'avaient rien à m'offrir quand je les relisais des mois après (contrairement à mes premiers, qui sont si "purs" qu'ils m'arrive encore de me découvrir à travers eux 10 ans après).
Donc dans mon com du 17.04, c'était à moi que j'en voulais à mort pour ne pas arriver à retrouver cette liberté d'expression d'antan, maintenant que je faisais des poèmes pour parler aux gens, et non à moi-même. Ça s'est réglé cet été : j'ai fait la série des "Eléments", qui ne touchent pas au philosophique (à part peut-être le II), mais qui sont, comme au bon vieux temps, des contes symboliques dont je ne maîtrisais pas la naissance. Ils n'étaient plus faits pour être intelligents ou sages, mais pour être viscéraux...
"Est-ce que faire passer un message au premier degré est se cantonner au superficiel ?" Pas exactement, mais pas loin : pour moi, ça revient à dire qu'on va peut-être parler de choses profondes et puissantes... mais de façon superficielle. Un poème qui traite de choses profondes sans métaphores ne m'intéresse pas. A noter toutefois qu'il peut arriver qu'une chanson, grâce à l'appui émotionnel de la musique, puisse renforcer malgré tout les paroles plates qui auraient ruiné un poème.
Prends mon poème "Les Aubes d'Argent", d'un style atypique pour moi mais que j'auto-proclame être un de mes meilleurs poèmes (et de la part de quelqu'un qui n'aime pas trop ses poèmes, ça veut dire beaucoup) : imagine qu'à la place des "Aubes d'Argent", j'aie écrit :
"Mon amour je t'aime, je t'adore, tu me manques".
... ça resterait l'expression de l'amour, un sentiment puissant, et à égalité à cet égard avec les "Aubes". MAIS il n'y a aucune exploration de cet amour ! Quand on est amoureux, c'est énorme, et ça mérite plus que les mots de tout le monde. C'est l'exploration de ce sentiment qui devrait primer, la recherche de tout ce qui fait que notre sentiment est différent de celui du voisin. Et pour ça, il faut abandonner un peu la raison et l'écriture maîtrisée et plate, et s'abandonner aux pulsions inexplicables qui font surgir d'étranges images. Et alors là, à mon sens, on a véritablement rendu honneur au sentiment, et on en a fait une peinture digne de sa spécificité, au lieu de rester dans le basique.
Et c'est un peu pareil pour tout le reste. Bien que, certains sujets se prêtent davantage à une approche discursive, alors que d'autres sont mieux traités avec une approche plus... explosive.
Amitiés Lola !
|
|
Loïc le vendredi 04 novembre 2011, à 22:11 Pfff... je ne suis pas d'accord avec tous les détails de ce que je viens de dire. Bref, suffit de résumer en disant que ma poésie servant à me découvrir, je me suis un temps senti un peu paumé face à la perte de contact avec moi-même, au profit du contact avec les autres.
Voilà voilà. |
|
|