José le jeudi 26 mai 2011, à 19:37 Un poème superbe! La pensée est, au plan collectif comme individuel, tout autant une énorme chance pour l'Homme, ce "roseau pensant", qu'une disgrâce , car prenant conscience de l'immensité du Monde, il en saisit tout son vertige. Amitiés. |
|
Loïc le jeudi 26 mai 2011, à 19:55 Oui, la pensée est vraiment une chance. Un chien battu se souviendra instinctivement de son passé et aura du mal à s'en détacher ; l'homme, lui, peut parvenir à comprendre que ce qui le retient est souvent surmontable par la réflexion. Si tout reste à faire, est-ce que ce qui a déjà été fait, et reste inchangeable quoi qu'on fasse, doit pour autant nous dominer et nous ralentir ?
Amitiés |
|
DIDOU le jeudi 26 mai 2011, à 20:55 un pleur ou un sourire votre derniere rime en dit long sur les précedents vers Merci Loic pour votre partage amitié didier |
|
marie86766 le jeudi 26 mai 2011, à 22:45 bonsoir loïc, notre ombre n'est-elle pas la face cachée de nos souvenirs!!!
avec un sourire ou une larme on peut construire les fondations du bonheur!!!
amitiés!!! |
|
AFF le vendredi 27 mai 2011, à 09:03 Bonjour Maître,
Très beau poème. Tout en profondeur . J'ai aimé te lire, mais le 1er quatrain m'a particulièrement touchée : de plus l'illustration est bien choisi.
Grande question que voilà !
Quelle réflexion ! Ah pour beaucoup ils auraient la réponse, mais hélas pour moi : être clairvoyant ou bien lucide en ce bas monde, j'ignore vraiment à quoi cela nous sert ?
Sûrement, est ce pour cette raison, que nous faisons et tu cites : les 2 derniers tercets.
Où allons nous ma fois, et tout ce, Pour qui, pourquoi.
Créer l'espoir, en pourtant son fardeau, à défaut de vouloir croire qu'un jour nous serons tous chaos ?
Je ne sais y répondre. Bien de gens ne se posent la question. Et nous nous la posons et n'avons pas de réponse.
J'aime te lire. Tes textes nous poussent à voir plus loin. Grande pensée, thème philosophique. Comment y voir clair ? On va où ?
Oui, les 2 tercets sont pertinents.
Merci Loïc, un écrit qui ne me laisse pas de glace. Il est très profond, et difficile de savoir !
Au plaisir prof de vous lire, tant vos écrits me touchent en une seule fois. Alors je lis, l'ai relis et les relis.
Amitiés
Excellente journée
Merci prof
AFF
http://www.mespoemes.net/alpha
|
|
imparfait le vendredi 27 mai 2011, à 09:46 Très beau sonnet qui fait référence à la pensée de l'homme car c'est elle qui nous permet de vivre bien ou mal. Si nous passons notre vie avec des pensées sombres alors notre vie sera triste et médiocre, mais si nous laissons la lumière et le soleil éclairer nos pensées alors nous verrons la vie d'une autre façon.
Le passé est effectivement cette ombre qui nous suit et qui parfois nous rejoint, une partie de cache-cache avec nous-mêmes!!!!!
J'aime beaucoup le dernier tercet!
Les ponts vers l'ailleurs sont toujours à construire quelque soit le pont, quelque soit l'ailleurs!!!
Alors qu'importe ses bases puisque le plus important est d'avoir envie de les construire. Le jour où l'homme n'aura plus cette pensée du renouveau alors qu'il parte vers l'au-delà car son chemin sur terre n'aura plus de sens. Rien n'est facile, rien n'est acquit alors parfois il faut une larme pour retrouver le sourire.
Un sonnet sur l'être, sur ce qu'il a été, sur ce qu'il est et sur ce qu'il aimerait être. Trois périodes, trois pensées pour les trois temps de sa vie.
Amitiés sincères Loïc. |
|
domidom le vendredi 27 mai 2011, à 13:12 Un poème effectivement profond, un poème qui démontre surtout que toute sa vie l'homme se cherche, sans jamais vraiment se retrouver... Qui de nous, durant sa vie, n'a pas construit de nombreux ponts, avec des rêves ou des espoirs, pour hélas se retrouver au point de départ...
L'homme cherche sa route, refoule ses peurs et souvent, trop souvent pour rien, il fait face à des moments de lucidité, de joie, de délire, avec quelquefois des grands désespoirs, mais l'homme à beaucoup de réflexes et grâce à ce don, il arrive à surmonter les obstacles et surtout à se sortir de biens des impasses , qui une fois de plus, le pousse dans une voie sans issue....
En vieillissant, bien des choses semblent différentes, et ce qui devient grave, c'est quand l'humain s'aperçoit qu'il n'a plus envie de se chercher, car enfin il a compris, qu'il n'y aura jamais de réponse à son questionnement , il connait depuis toujours l'issue de sa réflexion...
Ce n'est vraiment qu'en vieillissant que tout ça prend une autre dimension...
Ce sonnet est très intéressant, car réaliste...
J'ai aimé te lire mon ami...
A bientôt...
Domie... |
|
Loïc le vendredi 27 mai 2011, à 15:24 Didou : merci de ton passage !
Larose : Malheureusement l'ombre n'est pas la "face cachée des souvenirs" pour beaucoup, mais au contraire celle qu'ils voient au quotidien. Et les regrets peuvent réellement tuer, ou ralentir, la progression d'une personne.
AFF : Ce poème reprend un peu mon récent poème, "Brin d'Herbe", qui brassait plus large en disant que les regrets pouvaient être aussi encombrants que les espoirs. Puisqu'on ne sait pas où on va, autant y aller en étant ouvert à tout, sans juger de la qualité de ce qu'on est en train de vivre par rapport à des rêves un peu fous (ou souvent formatés par la société). Pourquoi ne pas juste se laisser aller à profiter de la vie ?
Imparfait : Je crois vraiment que l'homme peut tout faire, et que construire son esprit comme il le désire n'est pas la chose la plus difficile à faire. Ma question finale est réellement ouverte, pas forcément orientée vers la réponse "Un sourire, bien sûr !!". Beaucoup sont heureux d'être malheureux, comme je te disais récemment, et ne sauraient comment aborder la vie si leur malheur devait disparaître et cesser de les faire vibrer. Mais ceux qui ressentent leur passé malheureux comme étant véritablement un piège et non une corne d'abondance ont davantage intérêt à tout mettre en oeuvre, avec acharnement, pour le laisser derrière eux et en sortir. Rien de tout ça n'est virtuel, ces digressions viennent de mon expérience intime.
Domi : L'homme se cherche, mais il ne peut pas se trouver, puisqu'il n'y a rien à trouver ; ce n'est pas une chasse au trésor, un "idéal" qu'on pourrait atteindre ; c'est une chasse au "mieux". Il faut avant tout se construire soi-même, et bien qu'on le fasse naturellement tout au long de sa vie, c'est un processus qu'on peut accélérer volontairement. Pourquoi laisser au temps le soin de guérir les blessures quand on peut, en s'y mettant vraiment, s'économiser plusieurs années, voire une vie de souffrance ?
Pour "la voie sans issue", c'est une perception à discuter : tant qu'on vit, on avance, vite ou pas, il n'y a pas de voie sans issue, c'est un concept géographique qu'on ne peut appliquer à nous-mêmes que si on le décide. On n'est jamais coincés tant qu'il y a un "après", si misérable soit-il. Et comme l'après ne s'arrête qu'à la mort...
Ce qu'on considère comme étant des erreurs (c'est-à-dire, ce qu'on VEUT considérer comme étant des erreurs) nous construisent aussi, et c'est à nous de les détester ASSEZ pour ne pas les reproduire plus tard. Alors on en commettra peut-être de nouvelles, mais rien que ça est un progrès.
Amitiés à tous, merci de votre passage ! |
|
Vincent le vendredi 27 mai 2011, à 18:28 ---- Je suis, assez, d'accord avec Imparfaitlibre, si nous savons exploiter cette capacité à la transformation, l'addition de nos passés devient, alors, un présent serein et un futur a construire autrement !
Cette capacité passe par l'affrontement de nos souffrances passées, par la réflexion sur nos échecs, par le ciment de nos réussites, par la volonté d'un ailleurs, encore une fois, autrement !
Rien n'est définitif et surtout pas la souffrance !
Le mérite de l'homme est de le comprendre et d'en faire la richesse de sa transformation.
Que le bonheur te guide
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591 |
|
Loïc le dimanche 29 mai 2011, à 10:21 D'accord sur toute la ligne, bien sûr. C'est ce que j'ai dit dans les coms sur "Après Tout"... et dans les coms sur "Brin d'Herbe"... et ici. Maintenant je crois que je vais arrêter d'écrire des poèmes sur ce sujet. J'ai trouvé des variations, mais indéniablement je commence à me répéter, et je n'aime pas ça.
Merci de ton passage ! |
|
poesie101 le dimanche 29 mai 2011, à 17:06 Un sonnet? C'est surprenant de ta part, tout comme ton écriture!
Maxime |
|
Loïc le dimanche 29 mai 2011, à 17:26 C'est mon 4e, après "Le Repos de L'Aède", "La Chute" (où on avait discuté) et "Explosion". Mais aucun des 3 autres ne respectait la forme, y compris l'essentiel ABBA-ABBA pour les quatrains. Cette fois c'est fait.
Pourquoi mon écriture est-elle surprenante ? |
|
poesie101 le lundi 30 mai 2011, à 03:15 C'est une façon de dire que ton écriture est superbe!
Maxime |
|
Loïc le lundi 30 mai 2011, à 23:29 Bon, si c'est ça alors ça va. "Superbe" me paraît encore un peu faible comme qualificatif... mais je vais faire avec.
Merci de ton passage ! |
|
Sébastien le mardi 21 juin 2011, à 00:32 Le dernier tercet me parle beaucoup.Il est vraiment très très beau ! Je crois que j'aime l'idée des ponts vers l'ailleurs, ça m'évoque beaucoup de choses : autant l'oncle Asriel qui construit son pont vers un univers parallèle dans "À la Croisée des mondes" que la citation d'Isaac Newton "Les hommes construisent trop souvent des murs et pas assez de ponts".
Et l'idée de finir sur une telle question est intéressante : on se la pose vraiment sans passer à côté.
J'avoue que pour le reste du poème, j'accrochais moins : je ne suis pas un ami des rimes. Ce n'est pas propre aux tiennes, même avec Baudelaire, je n'arrive pas à "trouver" le rythme avec des rimes embrassées. Donc je n'apprécie pas à sa juste valeur, alors j'évite de commenter. Mais le final est vraiment beau. |
|
Loïc le mardi 21 juin 2011, à 13:19 Tu as dû voir que moi non plus je n'aime pas les rimes embrassées (ou les rimes plates). Mais pour faire un sonnet en bonne et due forme, ABBA-ABBA dans les quatrains est requis. Evidemment, pas mal de poètes ont trouvé des variantes (en rimes croisées parfois !), mais pour une fois je voulais faire ici un vrai sonnet. |
|
Sébastien le mardi 21 juin 2011, à 19:41 Un sonnet parfait... J'avoue y avoir renoncé de mon côté. |
|
|