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Eléments Pt.1 : La Fille A La Cascade

le lundi 25 juillet 2011, à 18:20. Posté par Loïc



ELEMENTS Pt I :
LA FILLE A LA CASCADE


On ravive parfois, dans les déserts brûlés,
Un conte d’outre-tombe incitant le nomade
A désarmer sa foi pour pousser ses mulets
Vers l’endroit où survit la fille à la cascade…

***

« A même la poussière, elle gît ; elle est, certes,
Jeune encore à l’œil nu, et ses cheveux royaux ;
Mais elle arbore autant de blessures ouvertes
Que les fleuves du sang ont porté d’idéaux.

Périrait-elle ici que quelque antique fable
Créerait un arbre rouge où son corps joint le roc !
En épitaphe : « Même au champ le plus friable,
Il n’est pas de charrue qui laboure sans soc. »

Mais est-ce l’âme aux fers, expirant doucement ?
Un mensonge du vent pour donner l’estocade ?
Sur l’air flotte soudain, au crépuscule ardent,
Le chant limpide et clair qu’on sait d’une cascade.

Et la fille y trébuche, en un espoir rebelle ;
Intervention divine ou tentation occulte,
Peu importe à la soif comment la vie s’appelle,
Lorsque surgi du vide, un ruisseau vif exulte !

La mourante renaît, tandis qu’elle se ligue
Avec l’onde creusant le roc sur ses chemins ;
Le souvenir d’un temps précédant la fatigue
Rejoint l’étrange flot aux paumes de ses mains.

Et sous la nuit qui sombre inexorablement
Vers la moitié de monde où l’on ne vit qu’un âge,
Une folle danseuse ouvre son gréement,
Pure comme un torrent ébouriffé, sauvage,

Ou bien source céleste en d’arides enfers :
Car ses jambes sont d’eau, de pluie sa chevelure !
Ses yeux aigue-marine offrent deux bassins clairs
Au voyageur trop las qui ralentit l’allure ;

A chacun de ses pas jaillissent les fontaines
Dont naissent ces hameaux, cités et univers
Se mirant dans les lacs ; et de ses plaies anciennes
S’élancent voile au vent les vaisseaux des déserts. »

***

Elle est encore en vie, si l’on croit la rumeur,
Et sur les champs de sel quelque chose au loin bouge,
Jurent les pèlerins qui fuyant la chaleur
S’arrêtent un instant au pied d’un arbre rouge.



Ven 22 – Lun 25 Juillet 2011


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commentaires ( 26 ) (Ajouter un commentaire)
Sébastien. le lundi 25 juillet 2011, à 18:47
J'aime beaucoup les poèmes qui racontent clairement une histoire. C'est très bien écrit et ça m'a rappelé la trilogie du "vent de feu" pour l'ambiance et le décor.

Loïc le lundi 25 juillet 2011, à 19:17
Je suis incapable de faire simple ! Bien sûr, j'ai rendu mes phrases plus compréhensibles que d'habitude, mais si tu trouves l'histoire "claire", c'est que le paradoxe qu'elle présente, lui , n'a pas été clair ! Mais évidemment, on peut aussi la lire sans se prendre la tête.
Merci de ton passage !

Sébastien le lundi 25 juillet 2011, à 19:21
J'ai pas dit que j'avais tout compris, je voulais dire "clair" au sens que les mots font images avant de conceptualiser. Presque chaque pied, chaque son est image. Il y a une sorte de scintillement qui s'en dégage.

imparfaitlibre le lundi 25 juillet 2011, à 23:31
---les légendes ne naissent jamais par hasard, elles sont souvent le fruit d'un phénomène naturel ou imaginaire ou, tout simplement la vision d'un esprit qui, se croyant perdu, s'accroche à un mirage , une image, un bruit et qui alors, transforme la réalité en quelque chose d'extraordinaire. ou de terrifiant.
Dans ta fable, on retrouve bien ce paradoxe entre le réel vu et vécu et celui simplement pensé et imaginé.
Le chant de la légende est comme celui de la sirène, il attire et détourne le voyageur de son chemin initial, est-ce par curiosité, envie ou besoin? Quel est le vrai lietmotiv qui le pousse à s'approcher de l'endroit magique ou tragique?
Il décrouvre le beau, la où peut-être n'est que le laid... Une cascade de douceur creusée par des mains de douleur où l'eau et le sang ont fini par se mélanger, ou le cri d'agonie est si pure qui devient un doux chant qui se perd sous le bruit des flots. De l'eau jaillit le miroir dans lequel se reflète l'être avec ses qualités mais aussi ses défauts, ses désirs de grandeurs au mépris de ce qui l'entoure.
Mais la légende reste une légende et personne ne peut réellement la comprendre, l'approcher et la toucher et c'est quand le délire nous reprend qu'on la voit à nouveau danser et bouger comme le mirage danse et bouge au loin, sur la ligne d'horizon.
Un poème version Loïc qui laisse, par le flou de sa pensée, la libre pensée du lecteur.
On attend la suite.....
amitiés sincères Loïc.-
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Loïc le mardi 26 juillet 2011, à 01:30
Sébastien : Il fallait que je relate une histoire sans que ça soit de la prose avec retour à la ligne (je le faisais il y a des années, dans certains de mes premiers poèmes, et je renoue ici avec mon ancien style). Content que tu n'aies pas trouvé ça ennuyeux malgré la longueur.

Imparfait : Hallucinant, on dirait que tu as tout compris à mon intention de brouiller la limite entre légende et réalité (il n'y a d'ailleurs pas de réponse claire à cause du mélange effectué, c'est normal de ne pas avoir de repères solides à la fin de la lecture. Ça n'est pas un drame non plus, d'ailleurs ; l'essentiel étant de garder à l'esprit que les légendes ont un pied dans le réel, et qu'on ne peut pas tout rationnaliser.) Tu sembles l'avoir senti instinctivement, et ouf, ça veut dire que je n'écris pas n'importe quoi. Au-delà de ça, il est possible de prouver que le côté réel et le côté légende de cette histoire sont logiquement inconciliables. C'est la première fois depuis "Venise Engloutie" en 2004 que je me remets au "conte à énigme", à la David Lynch (que j'adore) et je me suis fait plaisir sur ce coup-là. "Venise Engloutie" était infiniment plus vicieux dans sa "solution" que ce poème (qui n'appelle pas vraiment UN choix de vision entre vrai et faux, parce que c'est vraiment impossible), mais les deux poèmes ont des points communs.

D'autres points que tu soulèves sont certains auxquels je ne pensais pas particulièrement en écrivant, notamment la symbolique du "chant des sirènes" (pourtant c'est vrai qu'il y a deux occurrences) et l'insistance que tu mets sur le concept de miroir (ce dernier était censé être un simple détail vers la fin, mais je sais depuis longtemps qu'il n'y a pas que ce qu'on veut dire qui compte, mais aussi ce qu'on dit sans s'en rendr compte).

Merci de ce com fouillé, il prolonge le poème, même pour moi qui l'ai écrit.

Amitiés à toi et Sébastien !

marie (M.L.Busic) le mardi 26 juillet 2011, à 04:35
J'aime aussi les poèmes qui raconte une histoire ... et celle-ci est superbe et très très bien écrite ... Bravo!!!
Marie
www.mespoemes.net/marie/ ...

domidom le mardi 26 juillet 2011, à 11:37
Magnifique cette légende, et surtout bien écrit, mais il ne faut pas s'appeler Domie pour en comprendre chaque méandre, ton imagination dans ce poème plane au delà du réel et je me perds un peu dans le dédale de cette longue cascade...
Curieusement ce poème rejoint un cauchemar que je fais très souvent, pas de cascade à l'horizon, mais des sources d'eau qui jaillissent de partout et m'obligent à m'évader par les airs, c'est d'ailleurs un sujet que j'aimerais écrire en poème....
Nous dirons que ce poème est du pur Loïc, flou, compliqué et pourtant on à envie de le lire et de le relire, car quelque chose attire malgré soi...
Mes amitiés...
Domie...

plumeflore le mardi 26 juillet 2011, à 12:31
Bonjour Loïc j'espère que ce n'est qu'une légende !!!lol
j'avoue que jamais mon cerveau pourra contenir autant de variations quelle voyage je perd le nord!!!
un bien bel écrit!!
amitiés!

Loïc le mardi 26 juillet 2011, à 21:44
Marie : merci de ton appréciation ; j'écrivais des histoires en vers il y a des années, mais j'avais arrêté. Je m'y remets, mais rouillé...

Domi et Plumeflore : merci (surtout à Domi dont je sais qu'elle a du mal à aller au bout des histoires aussi longues que celle-ci). Il me semble que la version la plus évidente de l'histoire est assez claire (fille mourante rencontre cascade magique "surgie du vide" et se transforme en naïade du désert survoltée) ; après, s'il y a des moments de flou, c'est qu'on peut comprendre d'une 2e façon le déroulement des événements, et que pour mettre deux histoires en une sans trop perturber le déroulement de celle de surface, c'est un travail pas évident !

Quant à ton cauchemar, ce serait en effet très intéressant que tu le mettes en vers, surtout s'il est récurrent : tu pourrais bien, d'un seul coup, comprendre certaines choses en en parlant ?

Plumeflore : "ce n'est qu'une légende", forcément non : quand on invente des personnages et des actions, ça ne vient jamais de nulle part, sinon ça ne nous intéresserait pas de les inventer. Ça repose toujours sur un fond personnel, mais il n'est pas toujours possible de détecter tout de suite, dans ce qu'on écrit, ce qu'on voulait vraiment exprimer. C'est pour ça que c'est intéressant d'y revenir plus tard, parfois des années après, pour mieux comprendre.

Amitiés à tous trois, merci de votre passage !

sandou70 le mardi 26 juillet 2011, à 23:27
Merci pour ce beau partage. J'ai aimé lire cette histoire écrite en un poème splendide que l'on a plaisir à lire plusieurs fois.
Amitiés
http://www.mespoemes.net/sandou70

worrell02 le mercredi 27 juillet 2011, à 00:05
Un beau texte mais,je me contente d'apprécier l'histoire! Too complicated to analyse for me!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

Loïc le mercredi 27 juillet 2011, à 00:27
Sandou : Merci, c'est gentil.

Ivy : Tu te trompes, ce n'est pas un de ces poèmes délirants, style écriture viscérale, comme j'en ai fait trois ou quatre sur le site, dont le but était de tout livrer en vrac et de faire ensuite le point, genre "Les Salons Rouges". Ici, c'est véritablement un conte, sauf que ce qui s'y passe peut être compris de deux manières, la simple et la moins simple, ce qui donne deux histoires en une. Je ne visais pas l'exploration des sentiments ici, c'est juste un petit tour de passe-passe narratif. Comme je disais à Domi, rien n'empêche de se contenter de lire la version la plus évidente ; de toutes façons c'était celle-là que je voulais conter à la base, avant de me mettre à bidouiller des sous-entendus qui pointent vers une seconde interprétation.

Amitiés, merci de votre passage !

larose le mercredi 27 juillet 2011, à 15:04
Hello Loïc!!! Very complicated your poem, certe it is good contruit and written well, but it is necessary to be able to follow you!!! You write are as an adventure, my dear master(teacher)!!!
(: lol
Merci quand même pour ce beau partage!!!
P.S : Pour la prochaine fois il vaut mieux que tu écrives plus petit encore comme ça j'irai chercher une canne blanche et un chien!!! lol
Belle journée à toi
amitiés

poesie101 le mercredi 27 juillet 2011, à 20:41
Salut Loïc,

Très bien écrit, je n'ai rien à dire là-dessus. J'aime bien la métaphore qui unit le texte en entier. Pour ma part, je ne le trouve pas si compliqué ce poème. Je reviendrai en faire un résumé lorsque j'aurai plus de temps.

Merci,

Maxime

Loïc le mercredi 27 juillet 2011, à 23:37
Larose : Eh ! I think with zeu images, and it come from zeu so difficult head with many bordel dedans. But I kan teach you zeu "Loïc", it is a new langue very beautiful. If, if !

Comme d'hab : si j'écrivais de façon trop directe, il n'y aurait plus de place pour mon imaginaire à moi quand je relis mes poèmes !

Si tu achètes un chien d'aveugle à cause de la petite taille de mes lettres, fais attention d'en choisir un avec une bonne vue et une bonne élocution, pour qu'il puisse te lire mes prochains poèmes. Leur dressage a fait beaucoup de progrès ces dernières années.

Maxime : OK, je suis curieux de voir ce que tu en tires. Pour info, j'ai déjà expliqué une ou deux choses dans les coms précédents.

Amitiés à tous deux, merci de votre passage !

poesie101 le jeudi 28 juillet 2011, à 21:17
Salut Loïc,

Je n’ai pas lu tes commentaires relatant du sens de ce poème, pour ne pas tromper l’idée que je me suis faite dans ma tête. Je ferai un court commentaire, à la fois dense et court.

Même si tu n’en parles pas ostensiblement, la thématique du temps qui passe et de la rencontre sont perceptibles dans les vibrations de ton poème. En parlant de vers [...] et de ses plaies anciennes
S’élancent voile au vent les vaisseaux des déserts. Ce distique est remarquable.

Évidemment, ton poème est éminemment symbolique. Désert/fille à la cascade, l’eau/la sécheresse sont des symboles dualistes assez récurrents – non pas dans la reprise du symbole en tant que tel, mais dans plusieurs poèmes, j’ai remarqué plusieurs agencements conceptuels de la dualité. En effet, ta poésie tient plus du symbolisme que tu ne le crois. Certes, ton poème a un je-ne-sais-quoi d’hermétique, mais il est plaisant, voire même l’essence et la puissance de ton écrit et tes écrits antérieurs.

Pour revenir à ton poème, il s’agit d’un désert, métaphorisé en fille à la cascade, laquelle souffre de multiples blessures, tant morales que physiques; tu ne le dis pas explicitement, mais chacun d’entre nous peut observer une cascade d’eau dans un désert, que l’on nomme communément un mirage. Ce mirage en question, selon moi, tente de plaire à autrui, mais sans succès. C’est pourquoi celle-ci se voue cœur et âme pour renaître en quelque chose de plus utile, plus pertinent : un arbre rouge dans lequel il y contient du sang, donc un fluide à partir duquel elle pourra croître et vivre. Mais attention! ton poème tiendrait un instant en cette hypothèse, mais plus on lit, plus on voit qu’on se lance vers le dramatique, mais étant donné que cette fille ne plaît à personne, elle décide de se suicider et le sang qui s’y amasse forme une onde – puisqu’elle est déjà une onde à la base – et y fait pousser un arbre aux tonalités rouges.

Bien sûr, tout cela est imaginaire, car c’est le fruit de la chaleur intense du désert qui fait halluciner ce mirage. Tout est question de Mirage, dans ton poème. Voilà ce que je crois avoir compris!

Merci,

Amicalement,

Maxime

Note : Un beau poème, un excellent, en passant! Très inspiré et inspirant.

Nu/et = hiatus
Peu/ importe = hiatus

Loïc le jeudi 28 juillet 2011, à 23:03
Wow, Maxime, impressionnant ! Je ne m’étonne pas que tu aies compris la symbolique, vu ton entraînement dans ta propre poésie, et aussi le fait qu’elle n’était pas d’une grande finesse ici. Mais il n’y a pas que ça : tu as saisi presque parfaitement ce qui se passe dans les couches cachées de la narration elle-même (sans surprise, tu t’es attaqué à expliquer la version la moins évidente en laissant de côté le conte de surface ; trop simple pour toi, sans doute, et pourtant je jurerais que certains n’ont pas saisi la lecture la plus directe de l’histoire). Je te livre en suivant les idées à la base du poème, pour que tu compares avec ta version. Il y a des différences, mais loin de moi l’idée de te dire que tu avais tort sur tel ou tel point. Va savoir ce que bricole mon subconscient dans son coin.

-- Idée de base : écrire un conte du désert. En général, les contes du désert impliquent de l’eau. J’ai donc écrit l’histoire d’une fille mourante au milieu du désert, qui découvre une cascade magique qui la change en esprit de l’eau, et lui donne le pouvoir de changer son sang en eau pour fertiliser le désert. C’est très basique, mais la plupart des contes connus manient la symbolique avec la subtilité du tractopelle ; je n’ai pas dérogé !

-- Idée venue en cours de route : que le conte aie deux lectures possibles. Pas une de surface et une symbolique, non : deux façons de comprendre ce qui est narré. C’est là que tu as mis dans le mille avec le mirage ; si la cascade (qui « surgit du vide ») est comprise comme étant un mirage (lourds indices aux vers 1-2 du Q4), alors il en découle logiquement qu’il est impossible que la fille survive. En lecture 1, la « nuit qui tombe sur le monde où on ne vit qu’un âge » est la nuit ; pour cette 2e version, c’est évidemment la mort. Et un autre indice qu’elle est morte (et j’avais fait l’effort de le mettre en photomontage, au lieu d’une fille ou d’une cascade, pour attirer l’attention dessus !) est l’arbre rouge. J’y reviens plus tard. Bref, la 2e lecture (pour moi) devait être : la fille meurt (sans suicide), mais dans le délire des derniers instants, imagine qu’elle est sauvée et qu’elle obtient le pouvoir divin de créer un monde plus beau que celui qui l’a blessée. Le quatrain-conclusion était là uniquement pour mettre l’accent sur cette version-là, en mentionnant l’arbre.

-- Mais comme tout ça était encore trop simple (!!), il y a la fonction floue de l’arbre rouge dans la perception du réel. Je dis dans le Q3 que si la fille meurt là où elle est, une autre légende x ou y fera pousser un arbre rouge à sa place. Normalement, sa présence à la fin invalide donc la légende de l’esprit de l’eau, comme je le disais. Pourtant tout n’était pas totalement inventé, puisqu’on trouve cet impossible arbre rouge au centre du désert… Donc on peut au final choisir, des deux lectures, celle qu’on préfère (ou un mélange quelconque des deux ?), mais il en reste évidemment la classique 3e, la seule logique : celle que l’intro et la conclusion ne sont pas plus « réelles » que le reste : tout est légende du premier au dernier vers. Pas la peine de s’attarder dessus : c’est le principe de tout livre ou film (autre que documentaire). Mélanger les éléments réels et fictifs est à la base d’une « histoire ».

En fait, ce qui a rendu « flou » pour beaucoup le poème entier, c’est l’obligation d’employer certaines phrases à double sens, qui ne renient aucune des 2 interprétations. A une époque, j’avais fait plusieurs poèmes de ce style, mais les écrire est à s’arracher les cheveux (ici j’ai calculé que ça m’a pris environ 24 heures sur 4 jours… comme à l’époque). Un jour où tu n’auras rien de mieux à faire, un défi attend ta perspicacité : trouver la solution de mon poème « Venise Engloutie », écrit en 2004, une sombre histoire de meurtre où il faut trouver qui a tué et surtout pourquoi. Je n’ai jamais donné la solution depuis que je l’ai posté en 2009 ; mais là, il faudra lire les coms déjà échangés, sinon c’est infaisable. Et même avec…

Merci de ton com fouillé, il me rassure sur le fait que le poème n’était pas complètement hors de portée. Bien que je comprenne qu’on ne lise pas toujours un poème pour se prendre la tête. Personnellement, j’aime bien avoir à me creuser la tête, alors je donne aux autres ce que j’aime !

Amitiés

PS: bien vu pour "nu-et", je changerai au plus vite ; "peu-importe", par contre, implique un son nasal "im-", et à ma connaissance c'est un hiatus autorisé.

bluegirl le samedi 29 octobre 2011, à 19:01
tes poemes sont si profonds...et ce soir j'ai ete bien inspire de choisir ce titre.
deja, l'immage de l'arbre rouge dans le désert m'a impressionnée, emporté, puis cette lecture, j'ai du m'y reprendre a plusieurs fois pour les premiers vers, comment te dire?...ca me parle beaucoup, pour moi le poeme n'a de legende que l'atmosphere...
l'espoir rebelle de la mourrante qui renait, l'intervention divine, c'est un peu mon histoire.
alors tes mots me touchent toi qui ne me connait pas...et ca n'a aucune importance...
je voulais juste te remercier, la vie est belle a lire sous ta plume.
a bientot.

Loïc le samedi 29 octobre 2011, à 21:24
Heureux que tu y aies trouvé ton compte ! et que tu aies vu la version optimiste... car comme je l'explique longuement plus haut, le poème est à double sens, et le deuxième est... moins joyeux.

"La mourante qui renaît", c'est ton histoire ? Bienvenue... Je crois que si on a un peu vécu, c'est notre histoire à tous, à un moment donné. Ce genre de poème ne vient jamais de nulle part...

Sincèrement touché par ton passage ému.

Amitiés Bluegirl !

bluegirl le dimanche 30 octobre 2011, à 00:26
----
non Loic, je n'ai pas lu que la version optimiste, meme si c'est apparemment celle ci que j'ai retenu, et la beautée de la poésie n'y est pas pour rien.
j ai été assassinée, enfin laissée pour morte, est ce que ca s'appelle un vecu, ca?...peu importe, je respire et j'écris, mon esprit vagabonde dans cette vie.
merci pour ta présence, au plaisir de te lire.

http://www.mespoemes.net/bluegirl

Loïc le dimanche 30 octobre 2011, à 02:33
Eh bien !! "La mourante qui renaît" prend maintenant un sens direct qui n'est plus du tout la métaphore que je voulais employer dans mon com...

Au vu de ta terrible expérience, je trouve d'autant plus louable que tu te sois concentrée, dans un poème à double sens, sur le positif. Ça dénote une certaine force de caractère qui ne veut pas laisser tomber, et qui y croit toujours.

Mes amitiés Bluegirl, et désolé pour le com précédent...

bluegirl le dimanche 30 octobre 2011, à 10:01
Ne sois pas désolé, ta reconnaissance me suffit amplement, il faut de la force pour trouver qu il n y a que l amour qui efface la tragedie...ici je découvre l amour des mots.
Merci pour ta présence.


bluegirl le samedi 05 janvier 2013, à 21:25

je suis toujours aussi touchée de te relire...

Loïc le lundi 07 janvier 2013, à 15:33
Il faut croire que ce poème te parle tout particulièrement... Je vois pourquoi, je pense.

Bises !

bluegirl le lundi 07 janvier 2013, à 20:56

eh bien , disons ton poème relate mon histoire en quelque sorte, et que cette version poétisée n'aurait pas vu le jour si tu l'avais connu.
autant s'approprier des vers parce qu'ils sont beaux, plutôt que de ressasser un crime.


Loïc (coms du repost de 2016) le mardi 15 mars 2016, à 12:31
domi/amimots le lundi 01 février 2016, à 07:24

Très belle fable, Loïc !
et j'ai bien apprécié le travail très abouti, entre autre, sur les synonymes de l'eau.....
bises, belle journée.
(lorsque , surgi du vide) la virgule évite la tite confusion ?)




Loïc le lundi 01 février 2016, à 09:25

Il y a bien des choses à lire dans les anciens coms pour comprendre ce poème qui est en fait ultra-compliqué sous les apparences (il m'a pris 24 heures effectives à écrire, soit le temps plus long que j'aie jamais passé à écrire un poème !).

Pour la virgule, je comprends, mais au lieu de rajouter celle que tu me conseillais, j'ai préféré enlever la suivante à l'instant. Ça revient au même côté syntaxe, je pense, et le rythme n'est pas brisé.

Bises !




Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 01 février 2016, à 14:36

Hello, Loïc,
Je suis allé relire tous les coms originaux avant même que tu ne l'évoque avec Domi (waow, au passage une très looooongue réponse que tu avais fait à Maxime) et le poème prends d'autres contours.
En effet, il y a des understaments et qui prennent presque des accents prémonitoires.
Un poème qui déclenche de l'émotion.
Si "mensonge du vent il y a" ce n'est que le leurre de penser que la vie s'arrête.
Et ta fille à la cascade rejoint ma fille des deux collines à qui je faisais dire, dans un de mes vieux poèmes : "Car elle n’a jamais voulu, même au vent qui pleure/
Abandonner, jeter à l’oubli les espérances lasses"

La mourante renait écris-tu. Eh oui, c'est l'épreuve initiatique du "mourir à soi" pour renaître, parfois difficilement, mais renaître. En effaçant des pans de vie, en se rendant invisible (,jusqu'à l'oubli ?).
"Fade away, it's just another day !" Le choix de ton illustration sonore n'est pas au hasard.
Et puis, comme la fille à la cascade, comme chacun d'entre nous, "nous trébuchons dans le noir, dans le noir....de l'ignorance" (comme le chante encore Porcupine Tree). Le cheminement allégorique de ta fille à la cascade n'en prend que plus de profondeur.
"Et près des sources vives j'irai mêler mes larmes aux eaux rugissantes et les sécher aux rayons de l'arc-en-ciel/
Laver les cieux de tout le sang dilué par le Temps" (ça c'est du Philip....ébauche d'un peut-être prochain poème, je note, je note....et tu sais que quand je t'écris ce genre de choses, plus poétique, c'est un signe d'admiration et que j'aime adoré ton poème).
A bientôt, buddy. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)





domidom le lundi 01 février 2016, à 16:34

Superbe!!!
J'aime bien relire tes anciens poèmes, ma mémoire me faisant défaut, je revois dans chacun d'eux un nouveau poste.....
Au fond, perdre la mémoire à ce bon coté...
Continues donc de nous charmer avec tes anciens postes, ce goût de renouveau m'est très agréable....
Bises, Domie...




Loïc le lundi 01 février 2016, à 18:27

PHILIP : Bon, puisque tu as lu ma réponse à Maxime en 2011, tu as les idées claires concernant le double sens du poème. Et la difficulté était de laisser le lecteur libre de choisir sa vision : soit la fille renaît vraiment suite à un coup de chance, soit elle meurt en un agréable délire.

Personnellement je préfère la première version, moi aussi. Néanmoins la dichotomie obligatoire (il faut choisir une des deux versions, qui s'excluent mutuellement) donne à ce poème un intérêt de ma part qui ne vieillit pas pour moi, et c'est pour ça que c'est un de mes préférés (et que je le reposte). Dans d'autres, je célèbre l'optimisme et vous avez juste le choix d'être d'accord ou pas ; ici par contre, c'est le lecteur qui choisit. S'il a envie d'être pessimiste, il peut.

Quant à "Fadeaway", qui est LE chef-d'oeuvre de Porcupine Tree, je ne l'avais pas mis en lien sur la version d'origine. Mais je l'avais mis sur un autre poème, je ne sais plus lequel. Et ici, comme c'est une chanson sur la désillusion et les leçons qu'on tire d'un drame, ça me paraissait bien contrebalancer l'idée première que le poème était obligatoirement positif et rien d'autre.

Et quant à tes vers... je les approuve, ils sont orientés positivement, comme beaucoup d'autres dans mes poèmes.

Atchao !




Loïc le lundi 01 février 2016, à 18:37

DOMIE : Oui, je vais te reprocher que ta mémoire te fasse défaut, parce que même 5 ans plus tard, comment as-tu pu oublier ce poème ?? Naaah, je rigole évidemment ; lui comme tous les autres sont oubliables, même par ceux et celles qui les ont lus à l'époque. C'est juste moi qui les connais bien, et qui essaie (terme important) de vous resservir ces derniers temps les poèmes auxquels j'estime avoir le moins de choses à reprocher.

Bises Domie !




Loïc le lundi 01 février 2016, à 18:41

Google m'a rapidement indiqué que c'est sur "Sans Horizon" que j'avais mis le lien vers "Fadeaway". Faut croire que j'avais une haute opinion de ce poème à l'époque. Plus maintenant.




plumeflore le lundi 01 février 2016, à 22:32

bonsoir Loïc, j'aimerais écrire d'une façon aussi étrange en laissant au lecteur liberté d'imaginer ce qu'il veut, car notre imagination est différente pour chacun de nous!!!
de même j'aime beaucoup, "Mais elle arbore autant de blessures ouvertes
Que les fleuves du sang ont porté d’idéaux. "cela me fait penser aux révolutions, chaque fois le sang de peuple coule!!
bon nous attendons le prochain pour bientôt!!
bonne soirée!
Marc!




Loïc le lundi 01 février 2016, à 23:09

Laisser le lecteur imaginer ce qu'il veut n'est pas très difficile : il suffit d'écrire "n'importe quoi" (je mets des guillemets parce qu'en réalité RIEN n'est n'importe quoi) ; je parle ici du principe de l'écriture automatique dans laquelle on laisse les images venir sans les contrôler : donc si l'auteur lui-même ne sait pas ce qu'il dit, il n'est pas le maître de comment l'écrit devrait être perçu. Et c'est un exercice de partage amusant, comme ce qui a découlé de mon post "Les Salons Rouges", par exemple.

Ici par contre, avec "La Fille...", c'était bien plus compliqué, parce que savais ce que je disais, mais il fallait faire un texte à double sens (qui commence à "Mais est-ce l'âme aux fers..."). Un texte qui puisse contenir deux possibilités irréconciliables (... qu'on croie que la fille survit, ou qu'elle meurt). Et ça, écrire volontairement un texte qui est fait pour avoir deux lectures possibles opposées, je garantis que ce n'est pas de la tarte.

Et d'ailleurs je n'y suis que partiellement parvenu, puisque même si les deux points de vue sont soutenus, n'importe qui de normalement constitué verrait dans ce poème que la fille survit et ne chercherait pas un autre sens. S'il faut que j'explique... alors c'est que j'ai échoué de facto.

Mais c'était fun (malgré les heures passées à l'écrire) comme chaque fois qu'on s'amuse à écrire des poèmes-défis !

Quant à la citation que tu as aimée, tu l'as comprise ; ici elle était dans un sens plus intime qu'une révolution à proprement parler, c'était plutôt "prise de conscience que les idéaux ne fonctionnent pas, ou ne sont pas récompensés par la vie", mais c'est pareil.

Amitiés Plumeflore, merci de ton passage !




lilo le mardi 02 février 2016, à 03:42

j'ai aimé la fable et l'écriture !
maintenant faut que je relise avant d'en dire plus, l'arbre rouge lui m'inspire
"la solitude avait ton ombre
elle avait même ta couleur
mirage étrange d’un désert
ou mon coeur se dissout
dans les grains infinis
ou dépérissent nos racines"
bises




Loïc le mardi 02 février 2016, à 04:15

L'illustration est un montage que j'ai fait moi-même en corrigeant un montage (trouvé sur Internet) avec mon vieux PaintShop Pro 7 de 2002 (qui fait parfaitement le taf et que j'utilise encore de nos jours, y compris pour aider les membres qui ne parviennent pas à convaincre le site de laisser passer leur JPG en illustration ).

Et tes vers, quant à eux, sont inspirés. La nuit, la nuit, c'est une bonne compagne de l'esprit.

Bises Lilo !




plumeflore le mardi 02 février 2016, à 22:35

Bonsoir Loïc, oui j'avais bien compris le sens de cette citation , mais elle me plait bien, cela me fait penser à la chanson de Ferrat "LE BILAN cette chanson est née, après que Jean ai entendu Georges Marchais répondre à la question d'un journaliste lui demandant quel était le bilan du communisme et Marchais avait répondu "c'est un bilan positif la chanson de Ferrat lui répond d'une manière magnifique!!!
voila pour la petite histoire!
Bonne soirée ami poète!
Marc!




Loïc le mercredi 03 février 2016, à 03:21

Salut Marc,

Je suis allé voir sur Youtube la chanson dont tu parles, et finalement oui, Jean Ferrat a tout à fait raison : pas de chemin tracé à suivre, juste essayer de faire un compromis entre toutes les idéologies : chacune d'elle s'en trouve dénaturée, mais pèse pourtant sur les autres. Comme dit JF "juste un peu plus de..." : avancer à petites doses.

Le communisme a bien entendu été lamentable dans tous les pays où il était censé être une nouvelle religion avec son clergé bien en tête, mais dans ceux où il ne l'était pas, il a laissé l'empreinte plus douce d'un mariage impossible à éviter où les gens échangent et écoutent, qu'ils le veuillent ou non. Même minoritaires, des idées s'insinuent. Pour le meilleur ou pour le pire, d'ailleurs.

Quant au passage de mon poème qui a motivé cet échange, mon vers cynique sur les fleuves DU sang (et non "DE sang") indiquait les passions déchues, mais sans évoquer de politique meurtrière. Ça, et tu l'apprécieras sans doute, c'est à venir dans mon prochain repost Jeudi (suspense).

Ça va être méchant et controversable. Ne le rate pas cette fois ! mais quand tu sauras de quel poème il s'agit, tu pourras voir dans les coms sur le post d'origine que j'avais eu une longue conversation consensuelle avec... Larose.

Bonne soirée à toi !





lilo le mercredi 03 février 2016, à 21:20

un montage dont les contrastes ciel, rouge et sable me parlent beaucoup comme tu as pu le voir lol...





lilo le mercredi 03 février 2016, à 21:34

J'ai relu le poème et les commentaires fait sur le premier post waouh !
J'avoue que mon esprit n'était pas aller chercher aussi profond
merci pour cette belle fable pleines d'enseignement
bises




Loïc le mercredi 03 février 2016, à 23:52

Je suis un poil timbré et masochiste parfois. MAIS il y a une dizaine d'années, j'ai fait encore pire que ça ! (ce qui sous-entendrait qu'on devient de moins en moins maso avec l'âge ?)

Ouiiiii, j'ai fait "Venise Engloutie" ! Total cauchemar à écrire à cause du principe : c'est un poème assez vaporeux qui se termine sur un crime, et je demandais au lecteur (bien que l'ayant gardé pour moi, ce poème, pendant des années) de comprendre qui avait tué et pourquoi.

Et je crois bien que personne n'a encore réussi à résoudre l'énigme... et je n'ai pas donné la solution !

Je ne vais pas le reposter, celui-là. Trop techniquement imparfait, et en plus il soûlerait tout le monde.

Bises !




lilo le jeudi 04 février 2016, à 21:22

Fallait pas me dire ça parce que je suis allée lire "Venise engloutie" est maintenant j'ai mal à la tête !
Alors après avoir lu "pleins" de fois le poème (bien écrit d'ailleurs) et les commentaires, je me pose des questions :
1- rouge ou brun ??l'ocre cité est-il lié aux gants ou au topaze ?
2- A t on deux fois deux couples ou ?
3-La femme ( en ocre et gant brune) à tué son mari (loup d'or=loup doré=esprit ou héros ?) qui l'a trompait et se tue après parce qu'elle l'aime trop (l'idiote), sa maitresse le loup rouge est celle qui se précipite vers eux à la fin
alors je gèle ou je brule ?




Loïc le jeudi 04 février 2016, à 23:51

Bon, déjà il faut que je rassemble mes pensées, puisque même pour moi ce poème est d'une fourberie remarquable.

1) Je ne réponds pas ! Juste quand même, que le topaze est jaune (et que c'est une des couleurs qui n'a aucune importance dans l'histoire, en fait.)

2) Non, c'est juste un triangle amoureux.

3) Tu as tout compris. Ce qui est très mal présenté dans le poème (le fait que ça embrouille tout, par contre, était voulu) était ça :

"Une rancœur les suit parmi les étincelles"

...alors qu'en fait personne ne les suit (peut-être l'amante en rouge, mais ce n'était pas le sens) ; la phrase à double sens voulait dire que l'héroïne apportait elle-même avec elle à la fête son ressentiment (elle avait découvert que le héros était infidèle).

Le fait que le ressentiment est bien le sien et non pas de quelqu'un qui les suit est dit dans "Goutte sombre noyée dans des remous d’argent", argent qui est associé à l'héroïne (ça et le blanc, le gypse), et la goutte sombre est ce qu'elle porte en elle.

"Brûlant d’ôter la vie à la femme infidèle
Hors d’atteinte ; il faut donc s’occuper de l’amant. "

... ça, c'était pour faire croire que l'héroïne était l'amante suivie par la femme légale, alors qu'en fait, donc, l'héroïne cherchait juste du regard sa rivale sans la trouver.

Enfin voilà, tu as bon ! Je pense qu'on est bien aidé par la fin qui est relativement claire ; c'est ce qui se passe tout le long qui est complètement flou. Quand je relis ce poème, forcément je me dis que c'est vraiment sadique comme expérience de lecture, de par son flou total ; mais en même temps, puisque c'est dans un univers de fête et de bruit et de couleurs et de vin, ça correspond bien à l'histoire...

Note en passant que ce poème, (presque) personne ne l'a lu pendant 8 ans avant que je m'inscrive sur Mespoemes. Même sans public, j'étais tout à fait capable de faire des trucs juste pour me torturer moi-même !!

Bises Lilo, et bravo pour ta perspicacité !





lilo le samedi 06 février 2016, à 07:34

Merci pour les explications, c'est marrant pour "la rancoeur" je me suis d'abord demandé si c'était une femme ou un homme et puis combiné aux restes c'était trop complexe donc j'ai juste décidé de le zapper mdr en lisant l'explication
en tous les cas bravo à toi surtout de pouvoir faire un poème casse tête, ça doit être une sacrée partie de plaisir lol
bises




Loïc le samedi 06 février 2016, à 13:22

Mouais, c'était "trop complexe" surtout parce que c'est un poil mal foutu, aussi. Celui-là, je ne le reposte pas !

Mais tu veux voir du casse-tête ? Tu n'as pas vu du casse-tête. Je vais te montrer du casse-tête. C'est mon poème avec uniquement E comme voyelle. "Le E Vengé", mais cette fois il est sur mon compte cellox2, pas cellox .

Au fait, juste comme ça : chaque fois que je te propose la lecture d'un poème, ça ne signifie pas que je veux un com : c'est apprécié quand il y en a un, mais c'est facultatif !

Bises Lilo !




lilo le samedi 20 février 2016, à 02:43

je te rassure je ne commente que parce que je le veux bien lol et beaucoup de mes lectures sont sans commentaires (manque de temps, d'inspiration, de compréhension...)
j'irai jeté un oeil à ce "e vengé" un jour
bises

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