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Deux Vies

le mercredi 28 septembre 2011, à 16:38. Posté par Loïc




DEUX VIES


Tout vieillit et tout change, un âge chasse l'autre
Quand montent les marées sur les bancs oubliés
Et quand parfois l’adieu se fait en triste apôtre
Des lieux qu’un ressac a, pour un temps, réveillés

Sur la langue de sable où les voeux se déchirent.
Tel grain est un passé. Tel grain est un espoir,
Tel grain est le dernier des rêves qui soupirent ;
Quant au suivant ?... Tu viens seulement de le voir

Sans connaître son nom. Et si la mer te laisse
A peine un pas de bal pour danser son éclat,
Peut-être alors que vit, dans un fil de sa tresse,
Ce doute que jamais un rivage n’est plat

Tant que saille une mèche. Est-il possible encore
De bâtir un palais d’un fragment aperçu ?
Et tandis qu’on apprend l’âge par chaque pore,
De soulever un fond plus vif qu’on ne l'eût cru ?

Si le rouleau s’écrase, et si tout semble enfin
Brutalement brisé, fracassé sous la lame,
Toujours reste, glissant au gré du va-et-vient,
Ce que l’eau ne noie pas, et ce que l’eau proclame :

Les jeux ne sont pas faits tant qu’attend le cercueil ;
Reste à choisir en toi de quel côté tu penches…
L’embrun qui s’évapore, ou le flot sans écueil
Des vagues de demain aux chevelures blanches.




Mer 28 Septembre 2011

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commentaires ( 75 ) (Ajouter un commentaire)
plumeflore le mercredi 28 septembre 2011, à 17:29
Bonsoir Loic, la vie s'écoule comme le temps au fil des saisons chaque mois a son charme mais à partir de novembre il faut commencer à se couvrir!
après les fleurs les cerises et les pommes voici venir les brouillards givrants!
mais bon cest la vie!
les quatrains sont clairs et changeants! vraiment beaucoup de charme!
amitiés!

imparfaitlibre le mercredi 28 septembre 2011, à 21:04
"les jeux ne sont pas faits tant qu'attend le cercueil...
reste à choisir en toi de quel côté tu penches..."
Du côté de l'abime ou celui de la plage?
Nous avons le pouvoir de vivre dans le passé ou bien de choisir de se tourner vers l'avenir même si celui-ci est souvent un point d'interrogation, alors quand tout semble perdu et détruit, il y a assez de force en chacun de nous pour reconstruire l'impensable et de faire de notre vie cet havre de paix et de sérénité dans lequel on se sert des grains du passé pour embellir notre présent et fortifier les murs de notre futur.
L'espoir demeure en tout être et en tout âge et heureusement qu'un échec, qu'une erreur, qu'un moment de faiblesse qui nous anéantit ne condamne pas celui qui trébuche et qui tombe car celui-là a le choix de se relever et de repartir ou bien de rester la face contre le sol.
La route est longue entre la naissance et la mort
alors comme tu le dis si bien
"reste à choisir en toi de quel côté tu penches"...

Un beau poéme qui pense et qui dit sans juger ce que pense et dit l'autre.
Un plaisir de lecture...
Amitié sincère Loïc.----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

sandou70 le mercredi 28 septembre 2011, à 21:21
Merci pour ce beau partage. Vous lire est très agréable, des quatrains fluides.
Amitiés
http://www.mespoemes.net/sandou70

rejane le mercredi 28 septembre 2011, à 22:25
De superbes alexandrins dans ce texte qui me parle, tu vas me faire regretter de ne pas te lire plus souvent (ah ce maudit temps !!!). Tu as raison Loïc, les jeux ne sont jamais faits à l'avance ... ce dernier quatrain ... humm un régal.
Un petit bémol sur ce vers "Des lieux qu’un ressac a, un instant, réveillés", le "a un" à la césure froisse mes oreilles sensibles, mais comme je n'ai pas mieux à te proposer ... l'auteur reste maître :)

http://www.mespoemes.net/rejane

Amercenaire le mercredi 28 septembre 2011, à 23:47
Une merveille d'images et de mélancolie, ce poème. La vague vient, va vient, et la plage défile, toujours la meme et pourtant apportant à chaque pas quelquechose de nouveau au marcheur qui la traverse, un nouveau choix. Mais qui, qui aura le courage de surnager jusqu' a la fin?

Splendide vraiment.

A bientot.

Loïc le jeudi 29 septembre 2011, à 00:25
Plumeflore : Quel humour triste sur l'automne ! Mais l'automne de quoi ? Du corps évidemment... et l'esprit alors ?

Imparfait : Je ne parlais pas tellement d'espoir (tu sais, c'est une notion qui me déplaît, en ce qu'elle construit par avance des choses qui n'existent pas et qui détournent du présent), mais, oui, ce poème est tout de même axé sur l'ouverture d'esprit et sur le fait qu'on a le pouvoir de façonner notre perception des choses. Etre triste ou heureux, mettre à l'honneur le bon ou le mauvais, tout ça dépend beaucoup de nous. En fait j'ai un peu plagié la fin des "Nefs III". Bof. Pas la première fois que j'approfondis une ancienne idée.

Sandou : Merci de l'appréciation sur la fluidité. L'utilisation massive d'enjambements entre quatrains a peut-être aidé, je ne sais pas.

Réjane : Non seulement ils ne sont jamais faits à l'avance (une de mes plus fortes convictions est que le chaos de la vie annule toutes les prédictions, bonnes comme mauvaises), mais en plus je crois que la plupart de nos angoisses, en ce qui concerne le temps, sont liées au corps qui se fane. A tort ou à raison ? Ici je brode. On en reparlera quand j'aurai 60 ans... Quant à ta remarque, elle est juste ; techniquement, je n'ai pas fait d'erreur, mais ce vers me chagrinait aussi. Changé !

Amercenaire : Mélancolie ? Zut... Pas la première fois qu'on me fait cette réflexion au sujet d'un poème que je pensais équilibré... Ça veut certainement dire quelque chose. Pour ce qui est du courage de surnager jusqu'à la fin, eh bien... parfois il en faut face à ce que la vie nous apprend de nos faiblesses et de nos limites, mais pourquoi ne pas se tourner vers ce qu'elle nous offre de beau ? Et si on estime qu'il n'y a rien de beau, on l'invente. De toutes façon la beauté est un concept qui existe uniquement dans l'esprit. C'est donc lui le maître ?

Amitiés à tous !

AFF le jeudi 29 septembre 2011, à 06:09
Cher Maître.
Ah, vivre ! A quel temps, oui mais comment, croire, ne pas croire.
Ah !
Que faisons nous sur terre, si petits sommes nous !
Ah ! Maître des la poésie ! Que de questions !
Avez- vous trouver une autre réponse à part, l'envolée dans les cieux et dans notre cerceuil.
Bonne journée.
Sans retour (le temps)
AFF

larose le jeudi 29 septembre 2011, à 10:16
Bonjour mon cher poète!!
Le temps c'est qu'il nous manque le plus et il passe tellement vite, qu'on n'a pas eu le temps de voir, quand on voit nos enfants grandirent et nos petits enfants sont là, on se dit zut on a pris de l'âge, mais c'est la vie, nos vie sont comme les saisons qui changent au fil du jour, bientôt la verdure va s'endormir et le paysage va changer de visage, les robes blanches vont couvrir la terre et le froid sera là jusqu'au printemps prochain!!! Et voilà mon cher Loïc, merci pour ce beau partage!!!
Bonne journée à toi
Amitiés

domidom le jeudi 29 septembre 2011, à 10:44
Un poème de réflexion, dans lequel on peut voir un long questionnement....
En fait, la vie est une drôle d'embarcation, a nous de faire nos propres choix, pas toujours judicieux d'ailleurs, mais nous avons ce libre arbitre, on pourrait se comparer à une barque qui flotte et qui peut chavirer à tous moments, la vie nous oblige souvent à être confronté à des situations difficiles où l'on n'a l'impression que tout va mal et que l'on va se de se noyer, à nous d'avoir le courage de relever la barque avant qu'il ne soit trop tard.....
Tout est peut être écrit à l'avance, mais il faut malgré tout tenter de réagir face aux difficultés de la vie, ne pas se laisser emporter au fond de l'abîme....
Dieu merci tout n'est pas sombre, avec un peu d'imagination, on peut même trouver que tout est plus ou moins beau...
J'aime particulièrement ton avant dernier quatrain, quelque chose me trouble dans ces vers, sans doute parce qu'il est très bien imagé....
A bientôt...
Touts mes amitiés....
Domie...

Loïc le jeudi 29 septembre 2011, à 16:02
AFF : Pas "Maître"... "Loïc". "Maître", c'est mon deuxième prénom, et je ne l'utilise pas. Pour ce qui est des réponses, je suis trop jeune pour en donner de façon sûre ; comme je disais, on en reparlera quand j'aurai 60 ans... Pour l'instant j'ai un esprit positif, mais c'est plus facile à 32 ans.

Larose : Il est toujours évident que tu es quelqu'un de très optimiste... Je te souhaite plein de printemps !

Domie : Eh oui, on peut se comparer à une barque qui flotte... Tu sais que je suis d'accord, avec ma série des "Nefs" ! Les abîmes, on en a, mais ils sont temporaires, à moins qu'on ne choisisse d'y rester. Et si tu aimes l'avant-dernier quatrain, c'est sans doute précisément parce qu'il parle des tristes moments et du fait qu'on s'en relève.

Merci à toutes trois de votre passage, et bonne journée !

AFF le jeudi 29 septembre 2011, à 17:43
Pour Loic,
Soit, qu'il en soit ainsi !
Cependant, cet écrit est plein de mélancolie, ces images de vagues sur la plage, sont ces va et vient dès lors que le sujet se trouve entre "2 eaux".
Savoir, ne pas savoir...
Je relève bien pourtant à ma lecture :" un JE ne sais quoi.." Pour exister.
Certes, a 32 ans, on doit vivre sa vie à pleine "dents", et là : le rivage, le hic, l'allée/retour.
Enfin, merci pour tes explications
AFF

AFF le jeudi 29 septembre 2011, à 17:44
Suite et fin,
La nostalgie, la mélancolie qui ressortent fort bien dans ton écrit, et bien encore, sont difficiles et douloureux à vivre à 32 ans. D'autant quand il n'y a pas de solution ou de solution
En effet, l'on comprendrait mieux si tu en avais 65(ans). Ce n'est pas le cas.
Point de parti- pris ; l'administrateur est, et ce doit d'être neutre avec ces adhérents.
Par contre, il peut expliquer !
Merci
AFF

Loïc le jeudi 29 septembre 2011, à 17:57
Oh, je ne me cache pas... Bien sûr qu'il y a dans ce poème la mélancolie relevée par Amercenaire, mais ce que je voulais dire, c'est qu'elle est (du moins c'est ce que je voulais) largement contrebalancée par le message qu'on peut décider de notre façon de voir la vie. D'où le titre... Et ton "Deux Eaux" aurait finalement été une excellente alternative.

Pour "suite et fin" : Hooolà, l' "administrateur" est absent sur les poèmes de Cellox. Je ne dois rien à personne quand je m'exprime en tant que poète... Vraiment, ce que je dis est ce que je pense et rien d'autre... La négociation, elle arrive quand il y a un souci par rapport aux règles... le reste du temps, je fais ce que je me suis inscrit pour faire : de la poésie et du partage humain, en disant qui je suis et en essayant de deviner qui est mon interlocuteur à travers ses écrits.

Pour ce qui est de la "douleur difficile à vivre à 32 ans", bon, j'ai eu ma part, mais jamais je ne supposerai que quelqu'un qui a le double de mon âge a quelque chose à apprendre de moi. Je dis ce que je pense du haut de mes quelques années et de mes quelques expériences, et écoute qui veut, avec le recul correspondant à son âge. Je partage ce que je sais, dans la limite des stocks ; finalement, c'est tout ce qu'on peut faire.

Amitiés

AFF le jeudi 29 septembre 2011, à 17:58
Sory ! Fautes de frappe sur mini touches, extra, petit clavier d'ordi.
J'écrivais :"Pas de solutions ou de réponses." Soit...
Quand on a l'esprit ouvert, ou l'ouverture d'esprit on ne fait pas de parti-pris, de condamnation ou jugement. On TOLERE, avec ses propres yeux, sa réflexion. Son esprit LIBRE.. Certes ce n'est pas donné à tout le monde, j'en conviens.
Bref. No coment ! Thank you !
Bonne continuation dans ton chemin tout tracé.
AFF

Loïc le jeudi 29 septembre 2011, à 18:15
Ah...... "Pas de parti pris, de condamnation ou de jugement"... Très difficile ça, et même un sujet potentiel de poème ! Admettons : ici, dans ce poème, je restais ouvert, parce que franchement je ne sais pas ce qui m'attend, et je ne peux pas juger l'état d'esprit de quelqu'un de plus expérimenté. Mais il m'est souvent arrivé, en poème ou en coms, de juger tel ou tel aspect de notre société (par exemple), car comme tout le monde j'ai des opinions, même parfois assez sèches. En tant qu'administrateur, je ne les impose pas, mais en tant que membre du site, je n'ai pas de problème pour en parler... Tout dépend du contexte de la conversation, donc. La tolérance qu'on doit en tant que politicien (c'est bien ce que je suis quand j'administre) n'a rien à voir avec mes opinions personnelles ; en d'autres mots, c'est la différence entre le publique et le privé, le devoir et la nature.

Et mon chemin est loin d'être tout tracé ! Si seulement...

worrell02 le jeudi 29 septembre 2011, à 19:43
La vie s'écoule comme un sablier, mais ne la peut la retourner arrivée à la fin! Alors profitons de chaque grain en tout temps!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

Loïc le jeudi 29 septembre 2011, à 20:22
Saine pensée Ivy ! Il ne nous reste plus qu'à l'appliquer vraiment, dans notre vérité propre.

Amitiés !

poesie101 le jeudi 29 septembre 2011, à 21:14
Très bien!

Juste une remarque cependant : Les jeux ne sont pas faits tant qu’attend le cercueil;

La double phonie (tan) qui se suit dans "tant" et dans "qu'attend", me semble inharmonieux.

Sinon, j'aime bien la simplicité de ton poème, comparé aux précédents.

Mes amitiés,

Maxime

Loïc le jeudi 29 septembre 2011, à 21:31
Je sais Maxime... Comme le vers noté par Réjane, celui-ci est le 2e qui me gêne... Mais contrairement à l'autre, je n'ai vraiment aucune solution en ce qui le concerne.

Pour ce qui est de la simplicité du poème "par rapport aux précédents", c'est bien sûr parce que le style et l'intention sont totalement différents... Ici je reviens aux poèmes réflexifs.

Amitiés

lemecducerclezutique le vendredi 30 septembre 2011, à 19:03
Que dire !!! à part que c'est magnifiquement bien écrit


Loïc le vendredi 30 septembre 2011, à 20:05
Merci Lemec (peut-être qu'à terme il faudra changer de pseudo, celui-ci est un peu brutal sur un site de poésie... "Zutiste", c'est bien, "zutiste" ?). Touché que tu aies apprécié un thème éloigné de ton style... Si ça t'intéresse, j'ai d'anciens poèmes plus viscéraux, comme "Le Poids Des Planètes", "Le Magicien" ou "Les Choses Qui n'Intéressent Pas". Périodes, périodes...

Amitiés

Ivy le vendredi 30 septembre 2011, à 22:12
Oups! Je m'aperçois que mes mots eux, se sont retournés!
'...mais on ne peut pas la retourner...'(of course!)

Loïc le vendredi 30 septembre 2011, à 22:51
No worries, I got it the first time...

Modythac le samedi 01 octobre 2011, à 23:21
Tout a été dit sur le texte, je rajoute simplement que je trouve la photo superbe. Amitiés à tous.Catherine

Loïc le dimanche 02 octobre 2011, à 04:30
Avec la flèche qui pointe vers un grain de sable au hasard... On ne la voit pas bien, mais on ne voit pas bien le grain de sable non plus.
Merci de ton passage Catherine !

Goug le mardi 04 octobre 2011, à 11:41
Personnellemnt, je ne vois pas trop où est la mélancolie dans ton poème, ce qui ressort le plus à mon sens de tes mots c’est du « dégoût », ce que je comprends aisement d’ailleurs,
A mon sens il est légitime meme impératif de se poser les bonnes questions et de comprendre bien les choses, dans ce poème, avec les caprices d’une mer mieux vaut savoir ou l’on met les pieds, sinon on fini par des …soit…certes…pas de solution… et l'étrangeté qu’il n’y avait rien de plus normal !!! et puis un être qui ne s’interroge pas est vide de sens.
Grâce à la mer et à la houle -en toute objectivité-, la colère sussure qu’on mette l’être face contre terre, mais les grains de temps qu’on y passerait sont trop chers même pour les 32 piges, -il m’avait semblé que c’était novembre ?-
La mer a ses habitudes et certaines ont la dent dure, l’espoir n’a pas sa place ici, mais la prise de conscience y est et c’est tant mieux.

Amicalement.
Goug.
http://www.mespoemes.net/myworld

Loïc le mardi 04 octobre 2011, à 11:52
Ta perception a remplacé la mélancolie du début par le dégoût ; mais le dégoût implique de la colère, et je n'en ressentais pas en écrivant ce poème.

Par contre, du fait qu'il ne fait que poser des questions (et j'essaie de rester neutre), chacun peut le lire à sa façon suivant son propre rapport au temps et aux choix de vie qui sont évoqués.

Quant aux questions, oui, il faut s'en poser tout le temps afin d'évoluer constamment. Je sais que je ne suis pas la même personne que j'étais en arrivant sur le site en Mars 2010...

Mon anniversaire (si c'est ce que tu voulais dire par "c'est Novembre"), est le 16 Août. Mes 32 ans sont tout frais !

Amitiés Goug, merci de ton passage.

Suncath le mardi 11 octobre 2011, à 21:34
Ce texte me fait penser, par le fond et par la forme, à la mer qui va et qui vient. Je sais que la mer est très présente dans ta symbolique et la sensation donnée est très agréable. Elle va dans le sens de la recherche d'un équilibre, entre ce qu'on perd et ce qu'on prend, j'aime beaucoup !
Amitiés.

Loïc le mercredi 12 octobre 2011, à 11:05
Très beau com Suncath, avec toujours cette grande finesse ; je pense à la ta dernière phrase qui reformule bien le poème, en des termes éloquents. A un détail près : je pense vraiment qu'on "penche" toujours d'un côté (vision globalement positive, ou négative, du monde par exemple ; ou bien, dans le cas de ce poème, dans le rapport au temps qui passe, on a le choix entre brûler vite ou scintiller longtemps ; pas d'avis là-dessus, cependant, je ne faisais qu'exposer les possibilités.)

Quant à la mer (ou l'eau de façon plus générale), oui, elle a une grande place dans mes poèmes ; j'ai déjà eu l'occasion d'en discuter parfois sur le site, mais sans parvenir exactement à expliquer pourquoi. Sans doute parce qu'elle est plus variée que les autres éléments. La terre est immobile et ennuyeuse, le feu est souvent limité aux états "on-off" (et peu importe que l'imaginaire de l'homme lui ait trouvé une multitude d'applications symboliques, ça reste soit brûlant soit éteint) ; l'air est mon deuxième favori dans la variété de ses manifestations, mais il est invisible ! ce qui limite les descriptions poétiques. La mer m'inspire donc beaucoup plus de choses, qu'il serait trop long de lister ici...

Amitiés Suncath !

Agrippa (Thierry Demercastel) le dimanche 23 octobre 2011, à 23:40
J'aime beaucoup.

Loïc le lundi 24 octobre 2011, à 03:30
Merci Thierry ! Amitiés.

Je vais essayer de me faire moins rare...

bluegirl le vendredi 28 octobre 2011, à 23:29
l'illustration deja...j'ai desuite pensé:
"je vais aimer"...et oh, quelle agreable surprise de trouver tant d'allusions a la mer, la vie, le choix...le ton est leger et lumineux, quelle agreable lecture!
a tres bientot.

;http://www.mespoemes.net/bluegirl

Loïc le samedi 29 octobre 2011, à 13:08
Content que tu aies aimé, Bluegirl. Et que tu aies vu un ton "léger et lumineux" où d'autres auront vu de la mélancolie ; à dire vrai, il y a les deux.

Amitiés !

valchat le mercredi 28 mars 2012, à 20:20
Bonsoir Loïc, merci pour votre com qui est un encouragement...ce poème me touche particulièrement : la vie nous impose souvent des choix, l'âge nous permet des choix, jusqu'à l'implacable cercueil. On m'a dit récemment que l'on doit être acteur de sa vie et votre poème l'illustre bien...Amitiés

Loïc le mercredi 28 mars 2012, à 23:25
C'est exactement ça. Au-delà des choix qu'on doit absolument faire à tel ou tel instant crucial, il y a également les décisions spontanées, non provoquées, qu'on peut prendre à tout moment.

Amitiés Valérie !

melifica le mardi 19 juin 2012, à 09:10
Bonjour,
Le plus long est d'aller du poème aux appréciations et des appréciations au poème, ma barbe poussera jusqu'à mes tallons si je dois tous les lires ainsi! Mais quel plaisir de lire! Il est réconfortant de savoir qu'en définitive nous sommes maître de notre destin si celui-ci nous en laisse le choix.

Loïc le mardi 19 juin 2012, à 11:53
En effet, c'est parfois trop lourd de tout lire, surtout que j'ai parfois tendance à faire des réponses très longues...

Tout à fait exact, nous ne sommes pas maîtres de tout, mais pourtant de bien plus de choses qu'on ne le croit. C'est ce qu'on apprend chaque fois qu'on fait une grave erreur qui aurait pu être évitée aisément avec plus de réflexion ou de maîtrise de soi.

Amitiés !

salus le samedi 29 juin 2013, à 22:55
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Jolie réflexion, légère et mélancolique à la foi...
(Je relis tout cellox, au hasard et posément)
A bientôt,
Salus

Loïc le dimanche 30 juin 2013, à 13:16
Plus léger que mélancolique, j'espère. Merci Salus ! Amitiés.

Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 01 février 2016, à 00:46
Ah oui, l'idée me plait bien. Faisant partie des "démarcheurs", je me réjouis que dans un premier temps, autant les nouveaux qui ne connaissaient pas ta poésie mais seulement tes nouvelles et tes écrits subtils ou non sous le mode "déconnade" découvrent ta poésie (il suffisait de savoir que ton login est Cellox). Et puis, pour les anciens, c'est agréable de redécouvrir tes poèmes. Je me garderai bien de t'en suggérer les "repostages", mais je vois à peu près ceux qui arriveront.
Marrant, tes "deux vies" ont été postée, à peine deux mois avant mon arrivée sur le site.
Allons-y :
Alors qu'aujourd'hui souffle la tempête sur le littoral, voici un poème aux contours marins.
Tu sais le genre de formules poétiques j'affectionne, donc, tu te doutes que d'entrée de jeu "les marées....sur les bancs oubliés", j'aime ! Bigre, je commence déjà à jalouser ton style que je n'avais pas lu depuis longtemps !!!!!
"grains d'espoir" puis "grains de rêve", aaaah, je craque.
L'on va penser que je fais partie de ta claque (prétendue !) si je continue à m'extasier sur ton poème. Mais franchement, le déroulé allégorique est confondant, si, si, je t'assure que je suis sincère ! Tiens, rien que ce : "Ce que l’eau ne noie pas, et ce que l’eau proclame" et le final du final "Des vagues de demain aux chevelures blanches". Magnifique. Il va falloir que je songe sérieusement à travailler mon style poétique. Mais fi de ma petite personne, mon vrai bonheur est de plein de récents poète vont découvrir ici et plus tard, ton écriture poétique. J'aurai penché pour un retour avec "les salons rouges" ou "les aubes d'argent", mais celui-ci est parfait. Perfect, man. Encore un peu de patience (et d'espoir) et on aura un new de chez new. Amitiés Loïc. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

nisti le lundi 01 février 2016, à 00:46
C' est magnifique...
Les rimes, l' écriture, l' organisation, tout!
Franchement, je croyait (sans te vexer) que tu passait ton temps a écrire ces texte dont l' humour me laissait plus que perplexe... Sans te vexer toujours!
Ton style est très beau. J' espère sincèrement pouvoir un jour écrire des poésie comme ça. Pas étonnant que tu gères le site. Merci, amitiés, Nisti

euphonie0 le lundi 01 février 2016, à 00:47
Coucou Loïc
Le plus drôle est que, l'on reste toujours dans l'instant présent.
Oui c'est exact tout peut changer dans notre vie tout le temps que l'on n'est pas allongé dans le linceul de notre cercueil.




Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:47
PHILIP : Bien que je n'aime pas me répéter en poèmes, j'en ai fait plusieurs sur le thème du changement et du renouveau. A l'insu de mon plein gré ! Celui-ci, par exemple, est très proche de "Les Chaises Usées", où l'approche est différente mais la symbolique reste la même. Disons que j'ai préféré reposter celui-ci uniquement parce que la symbolique utilise la mer ! Content que ça t'ait plu aussi.

"Les Aubes d'Argent", je les reposterai aussi... tu me connais bien ! "Les Salons Rouges", par contre, ça fait mal à la tête. Même celle de l'auteur ! Mais heureusement, si la plupart de mes poèmes me déplaisent, il en reste suffisamment d'agréables (à mes yeux) pour vous amuser un moment, j'espère. J'en reposterai un autre la semaine prochaine.

Juste un truc technique à propos de celui-ci : non seulement le classique est respecté, mais en plus il vient de la période où, avec Imparfait, on s'astreignait à faire rimer des mots de type différent : pas de noms avec les noms, de verbes avec les verbes, etc. Enfin pas tout le temps, mais au maximum. Comme toujours (merci Pérec), "les règles stimulent l'imagination", celles existantes ou celles qu'on s'impose !

Thanks bud, see you on the dark side of the moon !

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:47
NISTI : Il t'a échappé que j'ai deux comptes sur le site. Www.mespoemes.net/cellox, c'est celui-ci, et c'est réservé à tous mes écrits sérieux, y compris depuis que je n'écris plus de poèmes. Après, tu as www.mespoemes.net/cellox2, où on retrouve mon humour douteux, et c'est celui-ci que tu as remarqué.

Au fait, as-tu trouvé un moyen d'assassiner ton chat en faisant passer ça pour un accident ?

Je galèje. Un grand merci pour ton passage ! Bonne route à toi.

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:48
MARIE : Oui, ma courte vie m'a appris que tout change ; on y peut parfois quelque chose, mais la plupart du temps le hasard et l'inattendu se chargent du boulot à notre place. Ce peut être en mal, mais ce poème est dédié à ceux qui désespèrent de leur condition actuelle et pensent que tout est fichu.

Merci à toi !

euphonie0 le lundi 01 février 2016, à 00:48
Loïc pour répondre à ta question plus haut
Tout simplement, comme je ne voix pas les touches de mon clavier, et que mes indexs ne sont pas sur le Fet G, je fais une mauvaise manipulation et ouf, c'est validé et, il faut finisse en remettant mon nom.
C'est pour cela que je demande si l'on ne peut revenir en arrière.
Pour les fautes bah je m'en fous.
Je suis arrivée à prendre de la hauteur face à ce fléau que je ne pourrais jamais éliminer de moi même, sauf quand je demande à mon cher mari de me corriger.
Tu sais dans ma prochaine vie, je vais faire en sorte de ne plus prendre les gènes malades ainsi je serais parfaite et modeste et, je le dis en toute modestie (lol)
Bise
Marie


Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:48
OK. La seule façon de "revenir en arrière", c'est de copier le com imparfait que tu as laissé à la personne, de le changer, le perfectionner etc ; tu le repostes chez la personne à la suite de l' "imparfait" et tu lui demandes d'effacer celui-ci.

Mais sinon non, on ne peut pas annuler une mauvaise décision, même involontaire, quand on est sur Internet. Au moins, cette fois, ce n'est pas juste parce que notre site n'est pas parfait techniquement ; c'est la même chose partout !

Bises Marie.


lilo le lundi 01 février 2016, à 00:49
Un beau poème et de magnifiques rimes Mais j'adore surtout ton deuxième quatrain, il résume pour moi l'essence de ton poème dans des images juste magnifiques ! Amitiés

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:49
Je ne me reproche pas mes images, qui sont ce que je voulais, pour le meilleur ou pour le pire, mais c'est le quatrain qui se termine phonétiquement par le son R aux quatre vers, et ça, c'était maladroit. Pas la seule maladresse du poème d'ailleurs, pfffff... mais bref.

L'auto-critique étant mise de côté, d'accord, ce quatrain tient la route avec ses propres mérites. Si la vie est comme une plage où chaque grain de sable représente un élément du passé/ de l'expérience, je comprends que ça te parle. Cela dit la métaphore est tellement basique que je doute l'avoir inventée... Personnellement je préfère mes deux derniers quatrains, qui eux au moins ont une petite chance d'être originaux.

Bises Lilo, à plus !


Marie-Anne Keppers le lundi 01 février 2016, à 00:49
Bonsoir Loïc, je suis la dernière... Ayant beaucoup d'occupations diverses, je me retrouve en bout de piste :)
J'aime beaucoup votre poème.
Tout y est en mutation perpétuel de la naissance, à la mort. L'espoir, l'espérance aussi d'une perpétuelle renaissance. Le possible restant bien possible. N'est-ce que la foi qui peut soulever les montagnes ? Amitiés

Stella le lundi 01 février 2016, à 00:50
Bonsoir Loïc, merci pour ton poème... moi je garde cette phrase :
" Reste à choisir en toi de quel côté tu penches… "...
Merci aussi pour le p'tit plus dans tes commentaires...
Amicalement.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:50
MARIE-ANNE : Je sais qu'à un moment plus haut, j'ai dit "désespèrent", mais en réalité pour moi ces notions sont floues et inutiles, tout comme le regret, le remords.

Ce qui est utile, c'est ce que je disais au début : rien n'est jamais inscrit ou figé jusqu'à la fin des temps. Peu importe qu'on mette les changements sur le dos de Dieu ou du hasard : la vie n'a jamais fini de nous étonner. Tu le verras demain, ou après-demain, ou dans un mois, ou un an !

Amitiés

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:50
STELLA : Bon, l'idée de choix est séduisante y compris pour moi, et c'est valable dans le sens où on a une CERTAINE emprise sur ce qui nous arrive ; par exemple il est extraordinairement simple de voir quand une initiative qu'on prend est une catastrophique connerie, avant même de prendre ladite décision. Après, on se le cache ou non, mais on sait.

Cependant, pour en revenir au vers dont tu parles, on a une question de balance parfois. Ce n'est pas toujours dans notre tête de nous dire "ça, ça ne marchera jamais, abandonnons l'idée" ou "je trouve que j'ai le concept du siècle" ! Le flou et l'incertitude face à des choix discutables voire drastiques, personne ni aucun conseil ne peut les résoudre à notre place.

Je pense néanmoins une chose que j'ai plusieurs fois exprimée sur le site : que la motivation principale de l'être humain (comme des animaux, mais à un niveau supérieur, en raison de l'intelligence et de ce que ça peut sous-entendre en finesse comme en torture mentale) est d'ELEVER SON MORAL. Même la reproduction, qu'on présente en général comme la principale raison d'être d'un animal comme nous, n'est juste qu'une définition partielle de ce qu'est "élever son moral".

L'être humain, comme toute chose vivante, préfère évoluer d'une façon qui lui plaise, plutôt que d'une façon qui ne lui plaise pas. C'est vraiment extrêmement simple.

Et donc, c'est l'essence du vers que tu cites...

Bises !

bluegirl le lundi 01 février 2016, à 00:50
4 ans plus tard, le poème me plait toujours autant.
Normal...la mer, et..."tant que saille une mèche. Est-il possible encore
De bâtir un palais d’un fragment aperçu ?"
Celui du choix qui fait pencher la balance ?Superbe chute, évocateur embruns aux chevelures blanches, des vagues d'hier encore si présentes...

Le choix est simple, mais il fait pencher la balance.
Reposter est un bon choix !!

Bises océanes, Lola.
mespoemes.net/bluegirl



Marie-Anne Keppers le lundi 01 février 2016, à 00:51
Bonjour Loïc, en effet la vie, je dirais ne cesse de nous étonner, je crois à la providence, mais quand même que de mauvaises surprises aussi, mais qui peuvent nous aider à grandir dans cette lutte pour résister à l'envie de tout laisser tomber, d'où pas de besoin de remords et autres. Mais combien encore de personnes se laissent aller au désespoir... La peut-être la différence de ceux qui ont la foi et ceux qui ne l'on pas. Amitié Marie-Anne

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:51
LOLA : oui, certainement, c'est un peu discutable de faire une conclusion parlant d'un choix, mais dans lequel je pousse le lecteur à être séduit par ma réponse. Bah, je suis positif... optimiste... Tiens, aujourd'hui je vais faire du saut à l'élastique mais en testant une nouvelle technique : remplacer l'élastique par un fil de fer. Je suis sûr que tout va bien se passer.

Bises à toi !



Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:51
MARIE-ANNE : Personnellement je ne suis pas Croyant, ce qui me laisse seulement la capacité (stressante pour certains) de croire au hasard, au chaos, qui garantit autant de bonnes surprises que de mauvaises, qu'on aille bien ou mal. Mais le hasard s'arrête souvent là où notre responsabilité pour ce qui nous arrive commence ! Comme je disais dans un autre de mes poèmes, "on engendre ce que l'on ose".

Amitiés !

bluegirl le lundi 01 février 2016, à 00:52
Le fil rouge,
de tes pensées,
du scoubidou,
d'un cheveu,
électrique,
du fromage
Invisible,
électrostatique ?

Tu as le choix, et il parait qu'on apprend mieux de nos erreurs que de nos succès...

Hasta siempre muchacho !
Lola.
mespoemes.net/bluegirl


Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:52
Ah, ben, comme le veut la blague anglaise : "If at first you don't succeed... then bungee-jumping isn't for you". Ça veut dire "Si au premier essai tu ne réussis pas... alors le saut à l'élastique n'est pas pour toi".

C'est une vanne dérivée d'un proverbe "Si au premier essai tu ne réussis pas, essaie, essaie encore".

Et là, en fait, le détournement de ce proverbe est drôle. Parce que tu comprends, avec le saut à l'élastique, si tu ne réussis pas au premier essai, c'est que tu es mort. Donc c'est drôle.

Je vais d'abord essayer avec le fil de fer ; et peut-être ensuite avec tes suggestions.

On en reparlera tout à l'heure ; sinon, je suis content de t'avoir connue.

jekarev le lundi 01 février 2016, à 00:52
Bonjour Loïc,

Effectivement tout change, lorsqu’on s’absente un moment…
En te lisant, de nouvelles, je passe à de la poésie en alexandrins comme des vagues de demain.
Belle découverte pour moi que ce re post , que tu aurais eu tort de ne pas remettre sur le site. Les années ont passées mais dans chacun de tes vers on sent flotter ces grains de vie qui nous enchantent.

Merci pour ce plaisir que tu nous fais, et bonne année 2016 !

Amicalement

Jérôme


Marie-Anne Keppers le lundi 01 février 2016, à 00:53
Loïc Bonjour - Bonsoir
Je peux comprendre que tu ne sois pas croyant... D'ailleurs, c'est quoi croyant, personne n'a la même croyance. Les personnes s'unissent dans des pratiques et des rites et des mots... qui peuvent êtres messages.
Je ne croie pas au néant, car il y a trop de plein que je peux voir, palper.... Je crois en la providence car j'ai eu beaucoup de chance.... Dans mes soucis.
Ce qui donne et bien.
Là où, je te rejoints c'est dans notre responsabilité à bien mener nos choix de vie. Amitié à toi Loïc Marie-Anne


Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:53
JERÔME : Tu sais, même quand tu restes, tout change quand même ! ;-)

Quant à ma poésie, justement, en parlant du temps qui passe : je suis très content non pas d'elle (il y a bien des poèmes sur lesquels j'ai passé des heures mais qui ne me plaisent pas), mais ma liste sur Cellox suit globalement ma vie depuis mon inscription (bien que pour diverses raisons je garde des choses privées), et ma façon de changer. Ça ne sera jamais aussi précis qu'un journal intime, mais j'aime bien relire de vieux trucs de temps en temps. Je me souviens d'où je viens.

Non, merci à toi pour ton retour, on pensait un peu t'avoir perdu.

Bonne année à toi aussi !

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:53
MARIE-ANNE : Moi non plus je ne crois pas au néant. Une fois j'ai écrit un alexandrin qui disait "Rien n'est plus à portée que la chute du rien". Ce que je disais, c'est que je crois au chaos, mais dans le sens premier, sans les connotations négatives qu'on attache en général à ce mot. J'aurais aussi bien pu dire "aux surprises", ç'aurait été la même chose.

Bon chaos à toi, et bonne journée !



domidom le lundi 01 février 2016, à 00:53
Peut-être que la dernière c'est moi, (la voiture balaie des courses cyclistes)...
Un reposte bien agréable, d'ailleurs, si tu ne l'avais pas signalé, j'aurais pensé qu'il s'agissait d'un nouveau poème, et oui, 2011, c'est loin pour ma petite tête, je ne me rappelle même plus des miens, (grave), trop occupée de tous les cotés peut-être.....
Ceci-dit, je suis un peu comme Lola, tout ce qui touche la Mer m'enivre, (pour le cercueil, j'essaie de ne pas trop y penser)...
Bises, Domie...

lilo le lundi 01 février 2016, à 00:54
tes deux derniers vers sont très beaux je confirme, mais même après relecture "la métaphore basique" truffé de "r" reste ma préféré ! je dois avoir un "grain". Bises

Marie-Anne Keppers le lundi 01 février 2016, à 00:54
Loïc bonsoir, j'ai confondu néant et chaos.. Après le chaos, la terre. Une bonne surprise dû au hasard... Pourquoi pas, pourtant, je pense que tout est relié.
Amitié Marie-Anne

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:54
DOMIE : Helloooo... Ah, la mer, tout le monde ne l'aime pas, mais qui la déteste ? Nous vivons sur une planète de catégorie dite "aquatique" : il est donc naturel qu'une des principales sources d'extase de l'homme face à la puissance de la nature vienne de la mer. Et pour ce qui est de la poésie... la mer nous inspire bien des métaphores, sur l'immensité, sur la liberté, sur les tempêtes, sur le voyage, la vie, la mort, etc, etc, etc...

Bises Domie, merci de ton passage !


LILO : L'auteur est maître de la création de son oeuvre, comme le lecteur est maître de sa perception ! J'ai parfois fait plaisir à des gens avec des poèmes que personnellement je n'aimais pas. Alors tant mieux !



Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:55
MARIE-ANNE : Ah, si on passe des bonnes surprises de l'existence aux bonnes surprises de l'Univers, on a un tout autre vaste sujet ; vaste, c'est le cas de le dire. Avec 400 milliards d'étoiles dans notre galaxie seule et une moyenne de 5-6 planètes pour chacune d'elle, on sait déjà mathématiquement qu'il y a de très, très nombreuses planètes telluriques aquatiques telles que la Terre ; et si on multiplie ça par le fait qu'on estime au bas mot le nombre de GALAXIES dans l'Univers à 200 milliards (surtout que la nôtre, la Voie Lactée, est assez petite en comparaison de certains monstres), ça fait un petit tas d'étoiles et de planètes en tout !

Ce qui est donc certain, c'est que même en admettant qu'un Dieu (ce que je peux admettre) est la raison derrière la création de la Terre, il est évident qu'Il n'a pas créé tout le RESTE juste pour faire joli autour de nous. Ce qui sous-entend qu'il est fortement probable que si nous sommes Son expérience, nous ne sommes pas la seule ; d'autres choses se passent ailleurs.

Et ça vaudrait mieux pour Lui, d'ailleurs ; parce que vu le chemin pris par l'homme, sa présence (de l'homme) sur Terre risque de ne pas durer très longtemps. On ne battra pas le temps d'existence des dinosaures, même pas d'1%...

Mais tout ceci est immatériel. Nous avons une vie à vivre dans l'immédiat.

Amitiés !

Marie-Anne Keppers le lundi 01 février 2016, à 00:55
Loïc, Dieu créa la terre qui était vide, et la remplit, il créa la lumière... Parfois, Dieu, c'est un Nom, un peu flou... Et vraiment, je ne me pose pas de questions qui n'ont pas de solutions immédiates, je n'en vois pas l'intérêt. Nous sommes une petite étincelle de vie devant cette immensité éblouissante. Mais lorsque quelque chose meurt, il revit autre part, autrement. La graine laisse place à la plante qui donne des graines... J'ai l'espoir que les humains seront dans une autre dimension pour eux continuer leur progression pour atteindre le but final que nous demande la roue de vie éternelle. C'est sûr que nous ne sommes pas uniques dans l'Univers. Il y a déjà tant de diversités sur la terre, pourquoi, cela s'arrêterait-il en si bon chemin ? Tout à fait, on revient à ses moutons (sourire). Mais cela fait du bien parfois, de ne pas se contenter d'être au ras de pâquerettes... Contente de te lire Loïc, tu nous donnes à la réflexion. Merci Amitié
Marie-anne

http://www.mespoemes.net/mayannemak/



Ivy le lundi 01 février 2016, à 00:56
"Tout vieillit et tout change, un âge chasse l'autre...
Mais malgré les hivers, nous sommes toujours là."!
Smile !


Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:56
Eeeeh oui, bien que j'aie toujours professé ne jamais vouloir faire DEUX poèmes sur un exact même sujet (ici, tu me cites deux vers sur le Temps), parfois je me trahis.

Juste dire quand même qu'en 2002 le temps me faisait peur, mais en 2011 il me passionnait ! There's a difference.

Bises !


Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:56
MARIE-ANNE :

"Dieu créa la terre qui était vide, et la remplit, il créa la lumière... "

Un Dieu patient. Car si j'admets qu'il est possible qu'il ait fait tout cela, évidemment le concept d'une Genèse d'une semaine amuse forcément le scientifique en moi.

Quant à "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", oui, nous sommes bien faits d'atomes primordiaux qui ne se perdent jamais, et...

.. retournent à la poussière. D'étoiles. Peut-être elles-mêmes créées par Dieu, donc.

Progression des humains ? Il y en a déjà eu une, au niveau civilisationnel, aucun doute. Nous sommes un peu différents de ce que nous étions il y a 100.000 ans ! Mais je ne parlais pas, dans l'autre com, de progression éclairée, et d'amélioration de soi dans le temps qui est imparti à une vie. Je déplorais les dérives technologiques globales qui risquent un jour de donner à une seule personne un peu tarée la possibilité d'éradiquer la planète, parce qu'aujourd'hui il est de mauvaise humeur et trouve qu'il ne fait pas beau dehors.

C'est d'ailleurs le sujet d'une nouvelle que je m'échine à travailler depuis 2 mois, mais sans y parvenir jusque-là ; rendre adulte et crédible un sujet apocalyptique, c'est DUR.

En tous cas, je suis d'accord ; on est là, ici, maintenant, à négocier l'équilibre à avoir entre les pensées mondaines et celles métaphysiques. C'est comme jongler avec des billes et des planètes. Les deux font le même poids, celui que leur donne notre esprit.

Amitiés !

Ivy le lundi 01 février 2016, à 00:56
Deux vers sur le temps ?
It's the same difference !
Nobody's perfect ! Lol !

Bises ou bis ! Smile !

Micheline1940 le lundi 01 février 2016, à 00:57
Bonjour Loïc,
Pourquoi nous avez-vous privé de votre talent ? J'ai infiniment aimé votre poème, et vous remercie de l'avoir reposté !
Bien amicalement,
M.

Loïc le lundi 01 février 2016, à 00:57
IVY : Oh, il y a vraiment pour moi une énorme différence. Arrêter d'avoir peur du temps, ce n'est pas anodin dans une vie...

MICHELINE : Mais je ne vous prive pas de mes poèmes, ils sont toujours sur ma liste consultable ! Cela dit, je constate ces derniers temps, avec mes deux premiers reposts, que ce qui fait réellement plaisir en fait, c'est qu'ils soient remis en Page 1 du site. Mais ils ne le seront pas tous, car bien peu sont à mes yeux dignes que je m'embarrasse à vous rappeler à tous mes fourvoiements poétiques !

Modeste ? Réaliste.

Amitiés, Loïc

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