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Valse D' Hiver

le mercredi 21 décembre 2011, à 22:18. Posté par Loïc




VALSE D'HIVER


Les fusains de l'hiver lacèrent de corbeaux
Airs et plaines d'albâtre ;
Un souffle s'insinue, revenu des carreaux,
Rampe aux braises de l'âtre.

Et j'y regarde l'or éclore et prendre feu,
Valser sa vive danse
Sur les murs en écrans, mouvants lorsqu'on y veut
Voir un lion qui s'élance...


Quand les flammes s'enfuient de mes nuits de splendeur
Et que l'aube me glace,
J'attends que le jour blanc à l'élan sans ardeur
Me rende mon palace...


Mon étrange souci, d'ici je te dirai
Comment les sangs s'étirent,
Comment brûle mon centre, en cet antre distrait
Par les feux qui m'attirent ;

Peut-être te dirai-je, aux neiges de Décembre,
Mes nouveaux absolus,
Quand s'éveillent enfin les parfums d'une chambre
Où je ne mourrai plus.



Mar 20 - Mer 21 Décembre 2011

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commentaires ( 35 ) (Ajouter un commentaire)
plume d'oie le mercredi 21 décembre 2011, à 22:48
De très beaux contrastes entre le feu et la neige.
plume d'oie

bluegirl le mercredi 21 décembre 2011, à 23:21
J'aime le rythme, cette féérie de paradoxes que tu projettes, rien n'est gagné d'avance, tout se projette comme ces flammes ...presque glacées.
J'adore ton troisième quatrain qui résonne comme une trève, une douce attente.
Alors vraiment je me suis régalée.
Chapeau l'artiste!
A bientôt Loïc. :-)

http://www.mespoemes.net/bluegirl

Loïc le mercredi 21 décembre 2011, à 23:32
Denis : Merci de ton passage !

Lola : Je te dirai un jour de quoi parle ce poème (bien qu'il ait sans doute x sens), et tu verras que ton com est parfaitement cadré ! Oui, il me fallait des paradoxes, des trêves (d'ennui plutôt) et du "pas gagné d'avance". Tu as de l'intuition !

Amitiés à tous deux !

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http://www.mespoemes.net/cellox

bluegirl le jeudi 22 décembre 2011, à 00:01
J'avais juste une toute petite longueur d'avance, commençant à te connaître.

Encore bravo!
Vais dodo, à tout bientôt Loïc. Bise.

mandoespartero le jeudi 22 décembre 2011, à 00:02
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http://www.mespoemes.net/mandoespartero
Un voyage dans un imaginaire fécond...Un total dépaysement...L'hiver_ici_ s'est paré d'une insolence nouvelle...
J'aime, de cette vision dépouillée, l'élégance sonore!
Merci de cet enivrant partage!
Amicales pensées.
@rm@nd

larose le jeudi 22 décembre 2011, à 10:34
Bonjour Loïc!!
Voilà de la poésie comme j'aime, des mots de tous les jours si bien marié qui appelle l'image instantanément !!!
tu me donne l'impression d'aimer l'hiver, mais c'est parce que tu es jeune après c'est un peu moins évident!!
Merci pour ce beau partage
Bonne journée à toi et bonne fête!!!
Amitiés

phantom le jeudi 22 décembre 2011, à 10:56
Tout est dit presque...jolie rimes internes qui créent la valse... Vive le classique !! (rires)

Maurice CURIE le jeudi 22 décembre 2011, à 10:58
Il n'y a pas à dire, il y a "quelque chose", dans ce genre auquel "notre Loïc" nous a habitués... Visions et images qui demeurent abstraites, et en tout cas permanence (trouvé-je) de morosité, de noirceur, et jusqu'à une quête d'absolu. Qui a son point d'orgue dans la dernière strophe, où point l'espoir. (Peut-être me trompé-je, mais alors il faudra m'expliquer si ce qui est véhiculé par "les parfums d'une chambre / où je ne mourrai plus" n'est pas sombre. Auquel cas moi je suis le curé d'Ars !)

Puis-je me permettre de suggérer "hanté", pour le substituer à "distrait" (4° strophe) et ainsi avoir le [e] fermé de "dirai" (le futur, en français autre que parisien, présente un [e] fermé).

Bravo camarade, et bien à toi...

Loïc le jeudi 22 décembre 2011, à 13:02
Lola : Eh oui, vive l'échange !

Armand : Merci à toi, j'avais fait des efforts sur certaines sonorités. Par contre je ne suis pas sûr de l'avoir fait au bon endroit avec les bonnes sonorités !

Larose : J'ai toujours aimé l'hiver (sinon le mot ne figurerait pas dans le nom de mon compte !), car c'est la saison qui a tendance à m'apporter le plus de bonnes surprises (et je ne parle pas des cadeaux de Noël).

Amitiés à tous trois !


Loïc le jeudi 22 décembre 2011, à 13:13
Phantom : Bien vu pour les rimes internes, restriction auto-infligée en plus du classique... J'aurais bien voulu que dans tous les alexandrins, le 6e pied rime toujours avec le 8e ou toujours le 9e, mais certaines formulations auxquelles je tenais ont empêché une telle harmonisation.

Maurice : Morosité peut-être, noirceur, pas tant. C'est plutôt une peinture de mes réflexions nocturnes, et la nuit est montrée ici comme le moment où le feu remplace la glace du jour. On peut donc également voir du positif là-dedans. Mais bien sûr, le dernier quatrain jette par son optimisme une ombre sur ce qui précède.

Pour "distrait" : à l'origine, j'avais mis "assiégé" (même son que "hanté"). Mais c'était une erreur d'inattention. En effet, en classique, on fait clairement la différence entre "é" et "ai". J'ai donc mis "distrait". Tant pis, ça ne me dérange pas de parler parisien !
Merci de ton intérêt Maurice !

Amitiés à vous deux !

domidom le jeudi 22 décembre 2011, à 15:51
Une douce valse d'hiver qui nous entraîne et nous enivre telle une douce valse d'amour, où tout s'enchaîne, tout s'enlace, les larmes se confondent avec la passion, les ténèbres et la lumière , l’illustration par elle même en est le reflet, c'est curieux, on dirait un grand feu au milieu de la nuit, telle une résurrection, une fois de plus, chacun peut y voir un ressenti différent, c'est d'ailleurs ce qui fait le charme de cette poésie...
Amitiés cher Loïc....
Domie...

Loïc le jeudi 22 décembre 2011, à 16:16
Belle perspicacité de bout en bout, Domie ! Les thèmes évoqués sont en effet sans doute importants (sauf "les larmes" : ? Tu voulais dire "la mélancolie" peut-être ?).

Et pour l'illustration, bien vu encore, il s'agit d'un incendie de forêt que je voulais utiliser avec une connotation de résurrection ; et d'ailleurs, j'ai légèrement retouché cette image déjà presque parfaite pour accentuer l'illusion qu'une personne est en train de sortir du feu.

Et pour ce qui est d'y voir des chose différentes, vrai : c'est encore une de ces peintures d'émotions qui peuvent évoquer différentes choses à différentes personnes...

Amitiés sincères Domie !

Agrippa (Thierry Demercastel) le jeudi 22 décembre 2011, à 19:31
A lire plusieurs fois pour en saisir toute la magie.

Loïc le jeudi 22 décembre 2011, à 19:50
Merci infiniment Thierry ! J'ai pensé à toi en utilisant "Je te dirai", j'avais l'impression de te voler une expression ! Mais la formulation était vraiment importante pour ce que je voulais transmettre.

Amitiés !

lesprosesdeslim le jeudi 22 décembre 2011, à 21:17
Cher Löic
En lisant ton poème,j'ai ressenti une chaleur qui nous est pourtant étrangère en cette période d'hiver.
Merci de ce côté jardin que tu as bien su nous livrer.Avec toi,j'appréhendrai désormais l'hiver prochain avec beaucoup moins d'amertume.Merci Loic pour ce partage.Amitiés. Slim

Loïc le vendredi 23 décembre 2011, à 00:57
Merci Slim. Je ne suis pas sûr que la vision que j'ai de l'hiver soit paradisiaque, mais... disons que je fais confiance à cette saison.

Amitiés !

Maurice CURIE le vendredi 23 décembre 2011, à 06:57
Par-delà le sens propre : l'hiver, d'aucuns comme moi verront une métaphore, dans le gris et le sombre (on y revient, voir mon post ci-dessus qui j'espère n'aura pas été mal perçu) on voit une métaphore de la vie... "Et dans cette noirceur / Se pointe une lueur / Qui mon âme interpelle : / L'aube, un jour, sera belle." (Quatrain improvisé dans l'instant, il cristallise ma pensée de ce que la fin sous-tend.)

Cependant, au fil des lectures (vraiment, plusieurs lectures il y a eu), de même qu'un bon cépage (voire ici un grand cru ?) paraît plus clair après avoir décanté, je n'y vois pas nécessairement que de la noirceur. Certains diront : mais il est fou (le sieur Curie, pas Loïc), on ne voit au contraire que l'intensité des flammes de l'âtre qui illuminent les lieux !

En tout état de cause, ce sombre que je mets en avant n'est pas négatif. Par contre on m'a fait çà et là le grief, dans mon entourage proche, de trop m'appesantir - sinon ne m'appesantir que - sur des thèmes... sombres, justement.

Une fois encore, bravo l'artiste !

imparfaitlibre le vendredi 23 décembre 2011, à 09:33
--Tout ce qui semble mort n'est souvent qu'endormi et il suffit parfois d'une toute petite branche pour que le feux reprenne dans l'âtre et que toute la froideur d'un intérieur et d'un extérieur disparaisse doucement pour laisser place à la chaleur que diffuse ses flammes.

C'est très beau alors je n'en dirai plus afin de n'en rien dire de trop.

Toute ma sincère et véritable amitié Loïc et même si j'aurai encore l'occasion de te le dire, je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et de bonnes vacances dans les Landes!!!! sourire
--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

Loïc le vendredi 23 décembre 2011, à 13:35
Absolument TOUT dans mes poèmes est métaphore ; je ne dis jamais les choses exactement comme elles sont ; après tout, c'est à ça qu'a le plus souvent servi la poésie : voir le grand caché derrière le banal. Ici, l'hiver ne fait pas exception, mais ce n'est pas forcément LUI tout entier qui contient de la noirceur : je fais bien la distinction entre le jour blanc et glacé et la nuit chaude et mouvante grâce au spectacle du feu et des jeux d'ombres sur les murs.

Je sais bien que tu ne voyais pas "sombre" comme négatif ; sinon Baudelaire serait entièrement négatif... Non, la noirceur fait partie de l'homme, donc de la poésie. Quant à ton entourage, il ne devrait pas tant s'inquiéter pour toi : souvent l'écriture sombre est employée à des fins cathartiques, et c'est quelque chose dont l'auteur a besoin.

Je n'ai pas du tout mal pris ton intervention ; si je dis sans arrêt que je veux de la critique, alors il ne faut pas hésiter (en sachant bien entendu que la critique ne sera pas systématiquement suivie, et que ça non plus, il ne faut pas mal le prendre.) Tiens au fait, je pensais : finalement il n'y a aucun problème de prononciation moderne entre "dirai" et "distrait"... puisque je prononce les deux : "é". C'est ça que j'aurais (j'auré) dû te répondre ! Donc à la fois ma prononciation et l'écriture classique sont ainsi respectées.

Quant à tes vers improvisés : très bien ! Et où je retrouve ma philosophie personnelle, résumée de façon identique dans mon dernier poème "Les Chaises Usées". A noter que je ne l'applique pas tant à moi qu'à ceux dans mon entourage (ou sur le site) qui pourraient être soutenus par ce message positif ; en ce qui me concerne, j'aime bien ma vie, en général.

Amitiés Maurice, repasse quand tu veux !




Loïc le vendredi 23 décembre 2011, à 13:42
Imparfait : C'est certain, rien n'est jamais mort ; mais bien entendu, il faut faire très attention à la nature exacte de ce qui se réveille parfois, afin de ne pas laisser entrer le loup dans la bergerie... Certaines choses mises au rebut l'ont été pour de bonnes raisons.

Et en ce qui concerne les Landes, tout baigne : il pleut. Non, pas aujourd'hui, je suis mauvaise langue. Aujourd'hui, on a le brouillard. Mais dans deux jours je suis chez moi au soleil !

On se redira bonnes fêtes demain !

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 23 décembre 2011, à 15:43
Cher Loïc,
Paradoxe ! Alors que comme le dit Phantom, il y a un agréable rythme, dans la mise en forme du poème (une valse), dans le fond (les mots), l'on a l'impression d'avancer pas à pas dans un labyrinthe, tant sont denses les méthapores (TOUT est métaphores comme tu le dis). Il faut sans cesse refaire le chemin inverse, se perdre de nouveau, se reperdre dans ton poème, pour progresser (j'en suis à la 10ème lecture au moins de ta "Valse d'Hiver" !).
Chaque mot n'étant pas un hasard bien entendu, il faut le soupeser, chercher son sens profond. On voit d'ailleurs - ton poème, ton intention même le prouve - que la poésie est un exercice intellectuel fascinant ! Moi qui déteste les mots croisés, eh avec cette recherche interprétative de ta valse et de ses métaphores, je me régale. Je viens de lire d'une universitaire qui écrit sur "l'analyse du poème" ces propos : "le texte versifié fait peur aux étudiants, comme en témoignent les rapports du CAPES ou de l'Agrégation (rien que ça !) de lettres classiques sur l'épreuve de stylistique ou d'explication de textes".
Ta valse d'hiver permet de comprendre tout ça. Libre au poète de s'exprimer par métaphore. Mais le lecteur se doit pour jouir de la chose d'avoir la clé des vers. Je vais faire un jeu de mots : c'est le JE et le JEU ("je" pour le poète, "jeu" pour son lecteur). Passionnant de bout en bout, mon cher Loïc. Au niveau du détail, j'adore les "nouveaux absolus" (étonnante métaphore, car moi aussi je n'ai pas qu'un Absolu, mais DES Absolus que je cumule. Je n'ai pas réussi à comprendre si tu change d'Absolu ou si tu en cumule de nouveau. Et puis, eh, Absolu, selon moi, surtout en poésie, on l'écrit avec une majuscule, svp !!!
Je note enfin que le "je ne mourrAI plus" est au futur (certitude) et non au conditionnel.
Merci pour ce superbe moment de poésie.
A bientôt l'ami. Philip

http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Loïc le vendredi 23 décembre 2011, à 18:01
Pour ce qui est des métaphores, il faut faire la différence entre métaphores simples (quasiment tout le monde en utilise) et ultra-métaphores (symbolisme, surréalisme). J'alterne les deux d'un poème à l'autre (mais je n'alterne pas DANS un même poème) ; en général, si le message est clair, les métaphores coulent de source pour le lecteur (mon poème précédent est en métaphores simples). Mais dans les cas des textes surréalistes, il se peut qu'elles ne coulent pas de source pour l'auteur lui-même, ce qui rend intéressante la relecture même pour lui. Le labyrinthe s'applique alors à lui aussi !

Donc rien d'étonnant que s'attaquer à une montagne de bizarreries et d'intentions cachées fasse peur aux pauvres étudiants ! Surtout que les textes proposés dans les exams ont été étudiés, et il est impossible d'exprimer son propre ressenti puisqu'on sera jugé d'après un corrigé strict ; ce qui fait que si le malheureux étudiant a eu le malheur de faire l'impasse sur l'étude d'un texte un peu cryptique, il n'a aucune chance de s'en sortir, à moins de tomber pile sur l'UNIQUE vision qu'on attendait qu'il ait apprise. C'est idiot. On devrait plutôt juger la pertinence de son propos, comme dans les devoirs de Philo du Bac !

Mais pour "jouir" : je ne suis pas tout à fait d'accord. Sûr, ça peut être intéressant d'avoir les clés, mais le plaisir est aussi dans l'interprétation personnelle et la réflexion. Avec les clés, il n'y a plus de mystère ; c'est ce que je te disais à propos de "Inland Empire". Le surréalisme en films comme en poésie est là pour exciter l'esprit et l'imagination, pas pour tout livrer sur un plateau. Ca rebute certains, mais c'est parce qu'ils n'ont pas compris qu'on ne les prend pas pour des idiots, mais pour des participants au "jeu", même compliqué, dont tu parles.

Pour les absolus (je ne mets jamais de majuscules aux noms, ce n'est pas trop mon truc). Je réponds à ta question : c'est plutôt "je change" dans le cas qui nous occupe. J'ai fait ce poème parce que quelque chose est en train de changer en ce moment, même si c'est très incertain et peut-être que ça retombera comme un soufflé. Ce changement bouscule certaines certitudes que j'avais établies en en réveillant d'anciennes. Je te dirai s'il y a passation de pouvoir !

Les certitudes, j'ai déjà eu l'occasion d'en discuter longuement (très) avec un autre membre très philosophe ; je pense qu'en gros, on accumule au cours de notre vie de nombreux absolus... mais on ne se sert pas de tous à la fois. Ca dépend des périodes et des besoins. Il nous en faut absolument (!) pour donner un cadre à notre vie et ne pas vivre dans un flou émotionnel constant, mais il est important de ne jamais être fermé à la résurgence d'anciennes certitudes un temps mises de côté. Par contre tout changement est à surveiller, comme je le disais plus haut à Imparfait. Il vaut mieux faire attention qu'on change pour les bonnes raisons.

Ce qui n'est pas à dire qu'on ne peut pas acquérir de nouveaux absolus par ailleurs, bien sûr. On grandit, on apprend des choses. Mais dans ce poème, je ne parle pas de la découverte d'un monde nouveau, mais d'un réveil.

"MourrAI", j'ai hésité. Le conditionnel ne m'aurait aucunement choqué, mais comme tu le dis, la certitude était plus dans la lignée des 2 derniers quatrains, et de toutes façons j'ai souvent eu une faiblesse pour le ton prophétique dans mes poèmes !

Amitiés Philip ! Merci pour cette conversation.

worrell02 le vendredi 23 décembre 2011, à 19:54
Une prière enflammée ou tout feu tout femme ? (sourire!)
Fire in the midst of winter ! De quoi pouvoir rester immobile sur les braises?
Amitiés
Ivy


http://www.mespoemes.net/worrell02

Loïc le vendredi 23 décembre 2011, à 21:38
"Tout feu tout femme" ? Comme tu y vas ! Mais personne ne sait ce qu'une nouvelle année apporte ! Pour l'instant, il ne s'agit que d'un dialogue avec cet étrange état d'esprit qui est le mien en ce moment.

Take care Ivy !

worrell02 le vendredi 23 décembre 2011, à 22:50
Time will tell, Loïc !
MERRY CHRISTMAS!
Et, bonnes fêtes!
Amitiés


http://www.mespoemes.net/worrell02

Marcek le mercredi 29 février 2012, à 11:32
Une plume flamboyante, des images éblouissantes : un brasier de mots, quoi !
Bizz

Loïc le mercredi 29 février 2012, à 16:17
Merci Marcek ! Amitiés !

phantom le mardi 06 mars 2012, à 14:44
Quelle valse métaphorique, que jeux de sonorité (f-v) ! J'aime ! J'ai peut-être décelé une erreur S1-v3 [s'insinuE, revenu). Voyelle suivie d'une consonne ?!

Loïc le mardi 06 mars 2012, à 18:28
Tu as tout à fait bien vu : il s'agit d'une des 3 règles que je ne suis plus : la diérèse parce que je la trouve comme toi désagréable ; l'obligation de la voyelle après IE, EE, UE ; et enfin l'interdiction formelle à l'intérieur du vers d'utiliser des mots en EES, IES, UES. Ces deux dernières règles n'ont plus aucun fondement moderne. Malherbe les avait fixées pour empêcher les poètes malins de compter des E en trop pour gagner des pieds, comme ils aimaient le faire avant le XVIe siècle : essaie de prononcer le E de "la vi-E" si ce mot doit être suivi d'une voyelle ! Règle utile à l'époque, mais débile de nos jours évidemment.

Quant à ton appréciation de mon poème, décidément tu l'aimes ! Tu l'avais déjà commenté le 22 Décembre (en étant le seul à voir le système de rimes internes, d'ailleurs.)

Amercenaire le lundi 14 mai 2012, à 22:58
Ton poème me fait ressentir le feu comme l'esprit du poète, lui même symbolisé par la chambre où il se sent éternel, guidé par la création "lion", l'envie et le courage de chercher sans cesse de nouveaux absolus. Dans cet espace intime, où le "feu" règne, le poète est à l'aise mais cet espace est aussi assiégé: a l'extérieur, l'hiver est partout, le monde de la mort et de l'oubli, dont le souffle tente de s'introduire dans la chambre. De même, quand les flammes du poète s'y risquent, elles se retrouvent glacées, écrasées par la monotonie et l'absurité; "blanc", et rêvent de retourner à la nuit, qui ici n'est pas négative, puisqu'elle met en valeur le feu. Le fait que tu alternes les strophes où dominent l'hiver et le feu me fait vraiment penser à un combat, LE combat poétique, le combat de l'absolu, la valse d'une flamme qui tente de s'imposer à l'énorme hiver, d'y projeter tant bien que mal sa lumière.
Tu as un style incroyable. Pas de ligne directrice, pas d'idées trop voyantes, mais une harmonie de sens et de fausses pistes qui se répondent pour créer un tout riche et franchement puissant.
J'arrete d'encenser parce que c'est inutile et d'analyser de peur de me planter ou de tuer la magie.
Ça fait longtemps que je ne suis pas venu, je le regrette, quand je vois ce que je loupe.

Toute mon admiration,
Et salut!

Loïc le mardi 15 mai 2012, à 00:12
Mais ton analyse est remarquable de justesse ! Le jour, c'est en général le travail, les obligations, c'est courir dans tous les sens et ne pas avoir le temps de penser. Il m'arrive couramment de finir une journée et de réaliser que je n'ai absolument rien fait pour moi (en-dehors de gagner ma vie, bien sûr). C'est la nuit que je peux me retrouver, faire le point, réfléchir, écrire etc... à des heures où il n'y a plus personne pour me solliciter incessamment. Voilà "mon palace".

Bien sûr, là je te livre l'interprétation la plus bassement terre-à-terre, celle qui était certainement à l'origine du poème. Mais bon, on peut y voir ce qu'on veut, et moi-même n'ai pas fini d'y voir des choses. C'est ce que j'aime dans la métaphore non maîtrisée.

Si tu lis ceci, réinscris-toi vite ! J'ai été triste de voir que non seulement tu ne venais plus, mais que tu avais supprimé tous tes poèmes et les échanges qui allaient avec. Il a dû se passer quelque chose, mais bref : j'aimais te lire (et revenir te relire par la suite), et je me souviens encore de poèmes comme ceux sur les capitaines à bout de souffle ou le taxi dans les rues nocturnes.

Comme tu avais vidé ton compte, je l'ai supprimé, mais si l'envie t'en prends, reviens ! La réinscription ne prend que quelques minutes, et la France (enfin, le site au moins) a besoin de toi.

Toutes mes amitiés, et heureux de t'avoir vu renouer contact !

Amercenaire le mercredi 16 mai 2012, à 22:09
Oui il s'est "passé quelque chose" à vrai dire un petit coup de blues, pour ne pas rentrer dans les détails. J'ai bazardé tous mes poêmes antérieurs, mais je recommence doucement à travailler. Je compte en poster un ce soir, j'espere qu'il te plaira.
Bonne soirée.

Kariane le mercredi 02 décembre 2015, à 17:26

C'est excellent,
Que dire...Sérieusement, tu as fait danser mon esprit !
Pas mal non ?
Les valses... que de poésie en ces danses entrainantes...
ça donne le tournis

Amitiés poétiques !
Kariane

Loïc le jeudi 03 décembre 2015, à 00:06
Merci Kariane. Les rimes internes, c'était du boulot. Mais ça le fait, si j'ose le dire moi-même.

Note : C'était un poème d'amour en quelque sorte, et le nom de la personne est indiqué dans les 5 premières lettres des 5 premiers vers, en plus d'être repris (le nom en question) deux fois de façon sonore dans le premier vers du 2e quatrain. C'était une signature pour persuader la personne que j'avais bien écrit ce poème pour elle. Parce que par le passé, j'ai été accusé injustement par une femme de lui "resservir" des poèmes écrits pour d'autres. Cette fois, ici, au moins il n'y avait pas de place au doute.

Bises, merci, et à te relire !

Loïc (coms sur le repost de 2016) le mardi 15 mars 2016, à 12:49
Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 28 janvier 2016, à 06:17

Salut Loïc, encore de la très belle ouvrage !
C'est d'une part très "fluide" selon ton expression, et aéré. Ca c'est pour souligner que la lecture se fait avec grand plaisir et que l'on est tout étonné d'arriver à la fin du poème.
C'est de la poésie "contemporaine". Je m'explique. L'on sent, à un je ne sais quoi - c'est sans doute subjectif - que ce poème, qui pourrait être contemporain de ceux de Apollinaire, voire Prévert, est plus récent. Associations de mots différentes. Ben, c'est du Loïc, quoi !
Intéressants, les deux derniers quatrains où, soudain, l'on s'aperçoit que le poète, qui parle à la première personne, en fait s'adresse à quelqu'un. On voit que, par rapport à moi, tu réfléchis sans doute longtemps à bâtir le scénario du poème pour arriver à une fin précise (même si tu me dis que le poème risque d'être incompréhensible, où que tu ne savais pas trop où tu allais en le commençant. Moi je dis que non. Et ce qui est également très intéressant, c'est que - l'on retient l'hiver dans le titre - on commence par une description un peu atmosphérique (je sais que tu n'aimes pas trop le genre) et l'on bascule par quelque chose de plus humain.
Sur le choix de mots ou d'expressions, j'apprécie à un "banal" aube qui glace (de saison en hiver) la réponse rimée avec le mot "palace".
Les sangs "étirés" ! Bien.
Quand à tes nouveaux "absolus" !!! Aaaaah, les absolus ! Mais, la majuscule, bordel, à Absolu !!!! :)
Les "nouveaux Infinis" auraient été pas mal aussi (non, je déconne).
Pour finir, je suis allé voir ce que je t'avais écrit en com' en 2011 (je n'étais sur le site que depuis un mois. Extraits :
"Paradoxe ! Alors qu’il y a un agréable rythme, dans la mise en forme du poème (une valse), dans le fond (les mots), l'on a l'impression d'avancer pas à pas dans un labyrinthe, tant sont denses les méthapores Il faut sans cesse refaire le chemin inverse, se perdre de nouveau, se reperdre dans ton poème, pour progresser.
Chaque mot n'étant pas un hasard bien entendu, il faut le soupeser, chercher son sens profond. On voit d'ailleurs - ton poème, ton intention même le prouve - que la poésie est un exercice intellectuel fascinant ! Ta valse d'hiver permet de comprendre tout ça. Libre au poète de s'exprimer par métaphore. Mais le lecteur se doit pour jouir de la chose d'avoir la clé des vers. Je vais faire un jeu de mots : c'est le JE et le JEU ("je" pour le poète, "jeu" pour son lecteur).
Et devine par quoi je terminais mon com ?
"Au niveau du détail, j'adore les "nouveaux absolus" (étonnante métaphore, car moi aussi je n'ai pas qu'un Absolu, mais DES Absolus que je cumule. Et puis, eh, Absolu, selon moi, surtout en poésie, on l'écrit avec une majuscule, svp !!!"
A bientôt, car tu dois Absolument reposter d'autre merveilles. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)




domi/amimots le jeudi 28 janvier 2016, à 06:44

ouaah... c'est splendide, imagé au possible, bien vu "les murs en écran" !
"et que l'aube me glace" est super réussi car le vers court convient tout à fait pour l'effet glaçant..
et la chute est tout aussi parfaite..
vraiment bravo Loic
bises!





Loïc le jeudi 28 janvier 2016, à 09:34

DOMI : Oui, il y a beaucoup de jeux d'expressions sur le froid et la chaleur... J'espère que la deuxième prédomine !

Quant à la chute, tiens, pour UNE fois, je ne l'avais pas écrite avant le reste. J'ai fait le poème "dans l'ordre" !

Merci à toi, bises !




Loïc le jeudi 28 janvier 2016, à 09:39
PHILIP :

Tu sais que je n'aime pas être comparé aux grands poètes, parce que ma modestie en souffre (et aussi parce que je suis bien meilleur qu'eux).

Sur un autre sujet : je ne sais plus si j'avais expliqué à l'époque, mais c'est un poème d'amour (pas virtuel comme "Trois Lignes"), ce qui explique sans doute pas mal de choses, dont les deux derniers quatrains. Ici on n'est pas non plus dans le genre de poèmes qu'est "Aquarelles Ecarlates" qui ressemble à un trip sous LSD : s'il le faut, je peux expliquer chacune de mes expressions. Et je crois que je viens de facto d'expliquer "mes nouveaux absolus" !

J'ai la flemme d'aller relire tous mes coms de 2011 pour voir si je l'avais dit, mais il y a également une astuce planquée dans ce poème. En effet, par le passé, j'avais été deux fois soupçonné par des destinataires de "ressortir un poème écrit pour une autre".

Alors dans celui-ci, j'ai inclus le nom de la personne dans le poème, pas moins de 3 fois, avec deux procédés différents, de façon à pouvoir éventuellement prouver ma bonne foi ! Ceux que ça amuse peuvent chercher. Ils gagneront... toute mon estime, comme dans "Des Chiffres Et Des Lettres Polonaises" des Inconnus.

(Lola, tu n'as pas le droit de jouer, tu te souviens peut-être de la réponse !)

A part ça, je viens de retoucher deux mots, qui faisaient trop redite. Je ne les avais pas repérés avant. Ça sert, les reposts !

Bye Philip, merci pour ton nouveau passage !





domidom le jeudi 28 janvier 2016, à 13:45

De superbes quatrains, tous plus merveilleux les uns que les autres, certes, c'est un tout, mais j'ai un plus pour le troisième....
Bisous, Domie...





Stella le jeudi 28 janvier 2016, à 15:05
Une belle valse d'hiver...

Amicalement.

Stella.

http://www.mespoemes.net/stella







Loïc le jeudi 28 janvier 2016, à 15:43

DOMIE : Le 3e quatrain est un peu un condensé de tout ce que disait mon poème "Les Grandes Machines".

STELLA : Content que tu aies aimé !

Merci à toutes deux, bises !




CHIARA le jeudi 28 janvier 2016, à 20:01

Bonjour Loïc,
"Quand les flammes s'enfuient de mes nuits de splendeur
Et que l'aube me glace,
J'attends que le jour blanc à l'élan sans ardeur
Me rende mon palace... "
tes vers dansent et chantent dans le froid et le chaleur, on l' entend presque cette valse ... et l'image que tu as choisi est superbe...
J'ai envie du coup d'un feu de cheminée...
Amicalement,
Chiara




bluegirl le jeudi 28 janvier 2016, à 20:20

Bon et bien puisque mon commentaire a été orienté par le truchement de soupçons injustifiés, je me contenterai de dire que c'est toujours ta troisième strophe qui me plait le plus, les rimes glace/palace y étant pour beaucoup, mais pas que.

Absolus éphémères, snif, comme le feu dans l'âtre...
Hasta pronto, Lola.
mespoemes.net/bluegirl





Marie Paule le jeudi 28 janvier 2016, à 22:33

Coucou Loïc
Je ferai court
Magnifique
Il est plus que temps que tu reprennes la plume pour nous écrire des poèmes nouveaux. Je sais je sais tu vas dire que.........
Bise
Marie Paule
mespoemes.net/euphonie0




lilo le vendredi 29 janvier 2016, à 09:54

de belles images encore dans ce poème
"Un souffle s'insinue, revenu des carreaux,
Rampe aux braises de l'âtre"
un beau poème ou la chaleur valse et brise la glace (braise, âtre, feu, flamme, feu encore..)
"Quand s'éveillent enfin les parfums d'une chambre
Où je ne mourrai plus." je l'aime celui la ! Laure ?
Bises





Loïc le vendredi 29 janvier 2016, à 12:52

LILO : Tu as donc gagné toute mon estime (enfin, plus qu'avant).

Et une fois qu'on a repéré l'acrostiche... on repère aussi que le nom est deux fois en phonétique au 5e vers...

Quant à Deviantart, c'est une MINE d'illustrations, et pourquoi pas, une source d'inspiration pour des poèmes ?


MARIE : Je vais te dire que......., en effet. Mais ça arrivera bien un jour !

LOLA : Bien vu pour "absolus éphémères"... Mais même s'ils ne durent pas, c'est positif quand même.

CHIARA (c'est bon, c'est Chiara maintenant ?) : décidément tout le monde adore ce quatrain avec "glace/palace" ; même si je n'ai rien contre, ce n'est pas mon préféré, mais le lecteur est libre !

Bises à toutes !




lilo le mardi 02 février 2016, à 03:53

j'aurais préféré un voyage, c'est vraiment pas possible ? j'avais repéré l'or, mais "éclore" m'avait échappé
suis allée sur deviantart, vu de belles choses, mais trop d'anglais pour moi, pas compris comment ça marche, c'est en libre service ou payant ?




Loïc le mardi 02 février 2016, à 04:07

Un voyage ? Tu veux pas aussi 100 balles et un Mars ? Oh l'autre, hé.

"L'or" et "éclore" étaient là pour la référence, mais à part ça, dans tout le poème, chaque fois qu'on a un alexandrin le 6e pied rime avec le 8e dans le même vers. Ou le 9e au pire. C'est ce qui m'a permis de donner le titre.

Deviantart est en anglais, OK, et chaque fois que cette contrariété est rencontrée, on se rend compte un peu plus que quand on ne parle pas anglais, on n'a accès qu'à 10% du Net (et c'est généreux).

Pourtant, je ne crois pas que la navigation sur Deviantart soit très compliquée, et même en admettant la barrière de la langue, il est encore possible de cliquer au hasard et tomber sur de fabuleuses images !

Et c'est totalement gratuit pour ceux qui regardent. Pour ceux qui postent leurs créations, je ne sais pas...

Bises !



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