oliverjane1950 le dimanche 08 avril 2012, à 16:49 J'aime beaucoup ce poème. C'est l'éternel recommencement. Quand j'étais adolescent mon père me parlait de ces révolutions, comment dit-on...humaines ? La démocratie est sans doute ce qu'il y a de mieux. Mais ce n'est pas l'idéal et on peut le constater dans la campagne présidentielle. On ne se tue pas mais les coups bas sont là. L'homme n'a guère changé et ne fait que se parer l'ego de parures différentes... Merci pour ce partage. Mes amitiés. Oliver
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Loïc le dimanche 08 avril 2012, à 18:51 Comme disait en gros Churchill, "La démocratie est la pire forme de gouvernement -- si l'on excepte toutes les autres". Comme les progrès dans les systèmes de représentation visent à contenter le plus de monde possible et non TOUT le monde, le système idéal ne peut exister.
Enfin, aucun pays moderne ne rejette la démocratie ; même les monarchies parlementaires ne sont qu'une couche de peinture différente sur la même machine. Ce qui varie, puisque les aspirants chefs ne peuvent pas changer le système, c'est le degré de fourberie et de manipulation de l'opinion pour atteindre un résultat favorable. Et là le système n'est pas en cause, on ne peut que faire confiance à l'intelligence des gens.
Pour ce qui est de l' "éternel recommencement", je préfère le terme "continuité", bien que ça revienne sans doute au même. Malgré tout, il faut reconnaître les progrès faits : puisqu'on n'a eu aucune guerre sur le sol de France depuis 70 ans (à moins d'être de la vieille école et de considérer l'Algérie et l'Indochine comme ayant été un jour françaises, au mépris de l'écrasante domination culturelle des peuples qui y vivaient asservis), on peut dire qu'il y a un progrès : jamais en mille ans depuis sa création, la "France" n'a connu une si longue période de paix sur son territoire. Et ce n'est qu'un des nombreux aspects positifs de notre époque actuelle, époque qui ne devrait pas, à mon sens, donner lieu de regretter ces ères révolues où le chaos, la guerre, la maladie, la misère quasi-totale (en dehors des élites), l'espérance de vie d'un rat, la médecine de guignols mortelle pour le patient et l'insalubrité générale régnaient. C'est un luxe inappréciable (et très souvent inapprécié) que de pouvoir à notre époque s'inquiéter de ce qui se passe à l'autre bout de la planète.
J'adore, entre autres, les films hollywoodiens sur le Moyen-Âge, mais rêver d'y vivre pour autant ? Jamais.
Amitiés Oliver !
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didou le dimanche 08 avril 2012, à 18:56 bonjour loic une partie de l'histoire en quelques vers mais que c'était bien de lire ces rimes qui déversent le sang de la gloire ...
A bientot pour vous lire
amicalement didier |
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José le dimanche 08 avril 2012, à 20:02 Un beau poème sur le repentir historique, même si je n'adhère pas à sa philosophie manichéenne et presque absurde.
Bien sûr l'Histoire est parsemée de barbaries et de persécutions, mais à quoi sert-il de s'en repentir comme s'ils dataient d'hier, comme si nous en étions les co-responsables?
Amitiés. |
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Agrippa (Thierry Demercastel) le dimanche 08 avril 2012, à 20:03 ----Superbe texte et superbe vidéo. Amitiés.
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Loïc le dimanche 08 avril 2012, à 22:11 Didou : "Le sang de la gloire", ou la gloire côtoyant le sang... En tous cas, aucune époque n'est idéale...
José : Rien d'absurde, ce n'est que du vrai ; mais peu importe, le message ne tend pas du tout vers le repentir : ce poème vise simplement à démythifier diverses époques françaises auxquelles notre littérature et notre cinéma ont tendance à associer un glamour que je trouve extrêmement déplaisant dans l'absolu, parce que réducteur voire menteur voire carrément violeur, mais aussi, éventuellement, extrêmement divertissant dans le pur domaine de l' "entertainment"... Comme je le disais à Oliverjane.
Je n'ai jamais pensé que l'homme soit responsable des erreurs de ses ancêtres (même de nos jours, les pauvres Allemands ont du mal à briser avec la désormais éternelle icône des nazis, aux yeux du monde comme à leurs propres yeux, et c'est un héritage de culpabilité totalement injuste).
Non, tout mon exposé n'était que de la provoc anti-glamour, mais qui n'exigeait aucune rédemption matérielle ou morale ; je rappelais juste la réalité du terrain à différentes époques. Histoire d'essayer de rétablir un minimum d'équilibre contre l'usine à chamallows ; et donc mon choix de vue est résolument orienté (l'ironie est toujours claire), mais il est aussi un contrepoids (bien faible) à ceux qui encensent sans honte d'horribles périodes. Sans aucune doute, chacune des époques que je dénigre évoque en moi la part de rêves précise dont je semble aussi me moquer. Mais louer ces époques n'était pas le but.
Thierry : J'avais plusieurs autres choix de chansons/vidéos, mais "In God's Country", où on voit la pauvreté extrême de l'Amérique rurale des années 30-40 succéder à l'image glorieuse du drapeau américain claquant au vent, correspondait encore mieux à mon idée que certaines chansons américaines contestataires "made in the USA" (n'oublions pas que U2 est un groupe irlandais, ce qui rend toujours plus facile une critique de l'Amérique... Mais cette vidéo est vraiment bonne.). Bref, Amérique ou France, il s'agit seulement ici de prendre le contrepied des idées reçues politiquement correctes, et du bling-bling limite pornographique (dans son sens pur de "glorification et d'exploitation éhontée") qui entoure en général certaines périodes... Je me concentrais ici uniquement sur la France.
Amitiés à tous !
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worrell02 le lundi 09 avril 2012, à 08:20 Life is a vicious circle Loïc!
Tant qu'il y aura des hommes...il y aura des guerres!
Amitiés
Ivy
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Loïc le lundi 09 avril 2012, à 14:40 Pas forcément... La guerre n'est pas dans la nature de l'homme, juste la violence, ce n'est pas pareil. Il y a d'autres palliatifs à la violence que de partir en guerre, ce n'est pas comme si la guerre était un besoin irrépressible.
A travers l'éducation, la philosophie et la raison, on peut réduire le nombre de guerres ; les traumatismes d'une guerre particulièrement dévastatrice peut aussi marquer les psychés (les Allemands et les Japonais ne sont pas près de repartir en guerre grâce à la culture pacifiste qui s'est développée chez eux sur plusieurs générations depuis qu'il s'est inscrit dans leur conscience collective que quand on s'embarque là-dedans, on peut perdre infiniment plus que ce qu'on pensait pouvoir y gagner). La baffe comme thérapie est toujours très parlante pour l'homme ! Et si on élimine l'envie de revanche, qui peut être plus forte que la peur d'une nouvelle baffe, la guerre peut aussi être évitée (comme les Alliés l'ont fait avec l'Allemagne post-45, ce qu'ils n'avaient PAS fait avec l'Allemagne post-18 qu'ils ont saignée à blanc pour lui faire payer).
Enfin c'est un sujet très, très vaste qui prendrait des milliers de lignes à cerner complètement, mais bref, je pense que l'homme commence à comprendre que les conflits géants ne sont plus désirables, surtout face aux innovations technologiques comme la Bombe. Restent les myriades de "petits conflits", beaucoup plus durs à raisonner puisqu'ils n'enseignent pas de leçons durables, surtout dans les pays où l'éducation, et donc la transmission des erreurs tragiques, est quasi-inexistante. Sans éducation, une fois passées une ou deux générations, un pays se retrouve avec une conscience totalement "vierge" et a peu de raisons de ne pas se lancer dans des conflits tentants, comme si c'était leur tout premier au lieu de leur énième.
On est obligés de remarquer que si la pornographie de la guerre existe encore de nos jours, à un certain niveau pernicieux, à travers certains films de notre culture occidentale, l'écrasante majorité d'entre eux ont un fond de folie et de désespoir qui est finalement fondamentalement anti-guerre. Le problème, c'est que comme je le disais dans la fin de mon poème, il y aura toujours des gens pour exalter une époque qu'ils n'ont pas connue, ou voir, en "Apocalyse Now", "Full Metal Jacket" ou "Il Faut Sauver Le Soldat Ryan" des éléments qui les séduisent alors que ces oeuvres essaient de détruire pièce par pièce tout le glamour de la guerre. Mais il a des idiots contre lesquels la raison ne peut pas grand-chose.
Amitiés Ivy !
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worrell02 le lundi 09 avril 2012, à 15:18 Loïc, la guerre ne se 'joue' pas seulement sur le front entre pays ou nations, mais à de bien plus petites échelles, ( comme ces petits conflits' dont tu parles) non moins dévastatrices sur d'autres plans!
Amitiés
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Loïc le lundi 09 avril 2012, à 16:05 On est donc d'accord.
Cela dit, pour recadrer les choses, mon poème n'était pas centré sur la guerre ; je voulais démythifier des époques qui font rêver tant de gens de nos jours alors qu'elles étaient infiniment plus affreuses que la nôtre. Et encore, ici et là, je voulais caser d'autres remarques (mais je n'ai pas eu la place, il m'aurait fallu un poème bien plus long) sur des sujets comme la médecine meutrière, l'oppression constante du peuple par les élites, ou encore l'Inquisition ou le racisme légal ; tout cela faisait que pour bien profiter de son séjour dans la France du passé, il fallait être riche, blanc, Français de souche, Chrétien Catholique exemplaire et ne pas avoir une santé fragile. Qu'une seule de ces conditions manquent, et on était en véritable danger.
Amitiés
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Valchat le lundi 09 avril 2012, à 20:21 J'aime beaucoup votre poème, votre façon de relever l'absurdité de chaque époque, le "bien" imposé par la force, on détruit ceux qui ne pensent pas la même chose...(c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres...je cite) et pourtant, c'est notre identité. Toutes ces époques nous permettent de vivre celle d'aujourd'hui et qu'aurions nous fait à leur place ? que ferons nous ?oui, j'aime beaucoup |
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domidom le lundi 09 avril 2012, à 20:55 Un vrai plaisir de lecture, lorsque l'on voit tout ce qui c'est passé dans l'antiquité!!!
Le plus amusant, c'est cette réflexion, (On m'a dit que c'était bien), alors, on se demande comment réagirait le Français d'aujourd'hui, serait il vraiment satisfait????
C'était quand même de drôles d'époques, il est bon de les remettre au goût du jour, ça donne à réfléchir.....
Aujourd'hui, il y a à la tête du gouvernement que des comédiens et des guignols, c'est mon avis, pourtant, je suis persuadée que les Français trouvent ça très bien, car ils vont nous le remettre pour cinq ans, mais attention, il n'y aura pas de révolution, ils se contenteront de critiquer ceux qui auront voter aussi bien pour un comme pour l'autre, d'ailleurs, beaucoup de nos électeurs n'auront pas le courage de leur opinions....
Ceci dit, j'ai adoré ce poème....
Mes amitiés à toi...Domie.... |
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larose le lundi 09 avril 2012, à 22:29 Bonsoir Loïc ton poème me fait trop penser à une chanson de Jean Ferrat qui s'appelle un aire de liberté, car Ferrat avait été scandalisé d'entendre le triste d'ormesson dire qu'un air de liberté flottait sur Saïgon avant que cette ville devienne ville Hô-chi-minh-ville!!!
beaucoup de sensibilité dans ton écrit!!!
si tu as cinq minutes va sur youtube pour écouter cette chanson tu ne seras pas déçu!!
amitié
Marie! |
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Marcek le lundi 09 avril 2012, à 23:54 Un poème très réussi qui met les pieds dans le plat si j'ose employer cette expression : le "comme c'était mieux avant, ma bonne dame" , combien de fois l'avons-nous entendue !
Mais la mémoire a ceci de pervers qu'elle embellit le passé et gomme les difficultés d'alors, quand ce ne sont pas les horreurs que tu rappelles fort justement...
Pour rien au monde je ne voudrais revivre mon passé : l'occupation, les actions criminelles des nazis...les difficultés pour se nourrir, pour se soigner, pour se vêtir !
Et l'éducation de ma jeunesse où la culpabilité était un puissant levier de manipulation, jointe à l'humiliation prodiguée par maints éducateurs !
Il me souvient d'une prof de français qui nous traitait de chiens crevés au file de l'eau...Certes, elle citait du Rimbaud, mais à l'époque, on l'ignorait et on prenait ces mots au premier degré.
A l'Ecole Normale, notre formation de futurs maîtres se faisait sous la répression et la méfiance , nous étions ssuspectées de tous les péchés du monde, et la directrice nous pistait dans les rues lors de nos petites sorties en ville où nous devions marcher par trois sans jamais nous séparer! Un couvent laïque, quoi !
Et je me réjouis de l'éducation que reçoivent mes petits-enfants que l'on sait écouter et à qui l'on fait confiance ! |
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Loïc le mardi 10 avril 2012, à 01:19 Valérie : Il est parfois possible de cautionner la mort de l'agresseur (je doute que le 3e Reich se serait retiré gentiment des pays conquis si les Alliés n'avaient pas usé d'arguments... explosifs...) ; mais l'Histoire abonde en prériodes présentées comme héroïques où les héros étaient en fait des bouchers. Est-ce qu'on aurait suivi l'hystérie meurtrière qui a fait des centaines de milliers de morts INUTILES pendant la Révolution en plus de celles qui étaient sans doute utiles, et qui ont transformé ce qui devait être un vertueux mouvement en une mascarade sanglante trahissant tous ses préceptes, et qui a "vertueusement" aboli la Royauté pour... aboutir en 10 ans à un Empire Napoléonien nazi qui a fait des millions de morts dans toute l'Europe ? Je ne sais pas ce qu'on aurait fait, tout aurait dépendu de notre niveau d'éducation, et la foule manipulée en avait bien peu, c'est certain. Pourtant, faire cette Révolution en gardant raison devait être possible, comme le montre le spendide (sans ironie) exemple de la Révolution Américaine 13 ans avant la nôtre (50.000 morts pour libérer un peuple entier, ça relève quasiment de la zénitude bouddhique) et qui nous a transmis ses préceptes qu'EUX ont immédiatement appliqués, mais pas nous ??
Mais là, on ne parle encore que de combats fondés. Que dire des Croisades ? Est-ce qu'on aurait écouté le Pape qui "amendait" le 6e Commandement "Tu ne tueras point" en "Tes péchés seront pardonnés si tu vas tuer les Sarrazins" ? Difficile à dire. De toutes façons, ce sont des périodes où quand on avait des réserves, non seulement elles n'avaient aucune chance d'être entendues, mais elles entraînaient rapidement ta mort. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si j'y avais vécu et que je n'étais pas d'accord. Très dure question !
Domie : "Remplacer un chien par un chien" est toujours d'actualité, mais quand même on ne parle pas du même genre de chien qu'avant. Naboléon n'est pas Napoléon, malgré le jeu de mots facile, ni Louis XVI. Non, on ne peut pas avoir de Révolution en ce moment, tout simplement parce que le niveau de vie actuel de ceux qui se sentent lésés n'a rien à voir avec celui qu'ils auraient eu en 1789 où la France d'en bas ne vivait pas en HLM mais dans des cabanes pourries sans eau, sans électricité, sans Sécu et sans allocs. Le niveau de vie n'est pas le même aujourd'hui, et donc le niveau de rage non plus, forcément.
Larose : Je me doute que cet épisode te touche ! D'ailleurs j'ai rendu hommage à l'Indochine en coms, faute de n'avoir pas pu le faire en poème (pas assez de place pour faire la liste de tous les peuples colonisés, j'ai juste casé "le nègre et l'Algérien" -- "le nègre" n'étant pas MON terme, évidemment). J'ai justement un voisin direct, homme de 86 absolument charmant mais résolument raciste (parce qu'il a grandi dans une France qui où le racisme était parfaitement naturel et même inscrit dans la loi) ; pendant quelques mois après mon emménagement à côté de chez lui, il persistait à appeler affectueusement mon fils Raphaël, métis, "un petit Annamite" ! Jusqu'à ce que je commence à m'énerver un peu et que je lui dise "Oui enfin, il est un peu Français quand même ?" Il avait vécu quelques années en Indochine juste avant la guerre (qu'il n'a pas faite) et il s'en souvient avec délices. Je ne lui ai pas demandé s'il pensait que les "annamites" se souvenaient aussi avec délices de la présence française. Mais il est encore un autre exemple que pour profiter pleinement de certaines glorieuses époques de la France, il valait mieux être un Français blanc.
Je suis allé écouter la chanson de Ferrat ; au passage, je ne connaissais pas l'épisode avec D'Ormesson, mais je ne suis absolument pas surpris : il est blanc et Français. Par contre, ça me rappelle le tollé dans l'Education Nationale il y a quelques années, quand Sarkozy a essayé d'imposer des programmes d'Histoire où les profs de cette matière devaient mettre l'accent sur les côtés positifs de la Colonisation. Comme racisme passif, on ne fait pas mieux : moi le Blanc, je t'ai sauvé toi le... prrr.... peu importe ta couleur mais je t'ai sauvé en tous cas".
En retour je te propose l'écoute de la chanson étonnante de Tiken Jah Fakoly, "Plus Rien Ne M'Etonne", qui est un point de vue Africain très factuel et sans rage sur ce que le partage arbitraire de l'Afrique entre les colons Européens, sans respect pour les véritables frontières culturelles entre peuples africains, ont eu comme impact durable sur l'instabilité actuelle de l'Afrique.
Et dis... toujours à propos de la chanson de Ferrat !!!! Est-ce que tu as remarqué que Ferrat cite, vers le début, le nom d'Agrippa d'Aubigné ? Quel choc ! Si tu ne le sais pas encore, c'est l'ancêtre poète de notre poète à nous, Thierry Demercastel (compte "cauria") ! Il faudra que je lui demande s'il était au courant de cette mention par Ferrat, mais à mon avis oui.
Amitiés à toutes trois !
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Loïc le mercredi 11 avril 2012, à 12:49 Marcek : Le "C'était mieux avant", je me suis souvent dressé contre en coms sur le site, et il était inévitable qu'un jour je concrétise mes arguments en un poème. En fait, ceux qui regrettent telle époque (vécue par eux, précision importante) ne réalisent pas toujours qu'ils ne regrettent pas vraiment l'époque, ils regrettent leur jeunesse. Ou bien, ce qui arrive aussi, c'est qu'ils perdent contact avec l'évolution actuelle de la société ; ne la comprenant plus, ils l'estiment mauvaise, folle, sans valeurs. Sur Cellox2, j'ai posté un jour un poème humoristique, "Le Condamné", qui de fil en aiguille a donné une discussion sur l'état de la jeunesse. Je répondais en coms, à un moment (copier-coller) :
"Je n'adhère pas à tous les micro-changements de la société actuelle, mais je relativise ; en parlant des nouveaux codes de la jeunesse qui inquiètent tant, je rappelle que quand j'avais 12 ans et que je démontais mes premiers PC pour changer la carte-mère sous les yeux inquiets de mes parents, on disait déjà la même chose de nous, les jeunes, dans les médias : "Ce sont des mutants, on ne comprend pas comment on en est arrivés là, la société va à sa perte, nos valeurs sont en danger etc" (on avait carrément étudié en cours un texte (NB : en cours de français) qui disait ça, cette année 1991, c'est pour ça que je m'en souviens). On écoutait Nirvana et les Guns, on était rassemblés pendant la récré autour de Fred qui essayait sur sa Game Boy d'exploser le boss du niveau 9 à Super Mario (pas évident d'ailleurs, le boss du niveau 9), on allait voir Terminator 2 au cinoche : oulà, là c'était clair, la jeunesse était au bord du gouffre. Quelques années plus tard, Internet et les portables apparaissaient. Aaaah !!!! Paranoïa de tous côtés."
Bref, peu importe qu'on joue avec un chariot en bois ou avec une Game Boy, l'enfance reste l'enfance et je ne la vois pas en extrême danger. Même dans mon monde (celui du collège/lycée, où vous n'avez pas forcément envie de remettre les pieds, au fait), on est conscient des problèmes causés par de nouveaux jeux dangereux ; et pourtant, dans ma jeunesse, les livres qui m'ont fait le plus peur sont "La Guerre des Boutons" ou "Sa Majesté des Mouches", l'un de 1912 et l'autre de 1954 et qui sont emplis de violences physiques et psychologiques infligées par des enfants à d'autres -- alors le bon vieux temps de l'innocence de l'enfance en blouse, bof.
Je ne suis pas surpris, également, qu'en tant qu'ancienne prof tu puisses apprécier les vastes progrès faits dans les dernières décennies au niveau de l'enseignement du respect par l'exemple. Il FAUT voir ce qu'il y a de bon dans notre époque, au lieu de désespérer : la considérer totalement inférieure est non seulement une illusion, mais une qui nous fait beaucoup de mal... et... (arrive la critique d'actualité) qui peut nous mettre à la merci de ceux qui essaient de nous faire croire que si on vote pour eux, ils peuvent ressusciter une France d'Epinal qui n'a en fait jamais existé que dans les phantasmes ou la déformation des souvenirs.
Je finis en redisant que mon poème, en effet, met les pieds dans le plat, mais qu'il n'est qu'un brûlot censé répondre aux matraquages de stéréotypes positifs contre lesquels il ne fait pas vraiment le poids. Toutes les époques que je mentionne avaient vraiment des avantages sur la nôtre -- il ne faut simplement pas oublier que notre époque a aussi des avantages sur elles, avant de la condamner.
Amitiés !
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larose le jeudi 12 avril 2012, à 02:28 Bonsoir Loïc j'y reviens tu sais la guerre au Vietnam pour moi c'est quelque chose d'étrange mon père étant orphelin à 16 ans à été recueilli et élevé par la France (il n'a pas oublié ce que la France a fait pour lui et toute sa vie il en a été reconnaissant) ma mère elle c'était tout le contraire elle était Vietcong !!!
mon père est tombé amoureux d'elle alors qu'elle était prisonnière il l'a sauvée car il nous a avoué plus tard que les prisonniers avaient souvent une triste fin!!
pourtant personne dans notre famille n'a la moindre haine c'est je crois la grande différence entre les asiatiques et les Africains qui gardent toujours beaucoup de haine!!
je crois qu'un jour il faut savoir mettre le passé de côté et continuer sa vie sans oublier mais savoir avancer, il y a eu beaucoup de massacres en Algérie d'un côté comme de l'autre mais bien moins qu'au Vietnam pourtant je ressens toujours la blessure toujours ouverte, cela m'attriste ; pourquoi continuer à mettre de l'huile sur le feu, la France à reconnu ses erreurs pourquoi l'Algérie ne veut toujours pas ouvrir ses dossiers!!!
mais bon franchement on peut bien écrire des milliards de poèmes on empêchera pas les hommes de se diviser !!!
J'ai écouté "Plus rien ne m'étonne", c'est pas mal du tout!!!
Comme dit Marc il faudrait un vrai mouvement communiste, pas une parodie comme en Russie ou ailleurs !!
bonne soirée ami poète !!
Marie |
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Loïc le jeudi 12 avril 2012, à 03:31 Tes parents devaient avoir des discussions politiques musclées à table ! Etonnant, non, les gens que l'amour peut réunir malgré d'extrêmes différences...
En ce qui concerne la "haine", ou au moins la rancoeur, on ne peut pas vraiment comparer le Vietnam à l'Afrique. Une fois la guerre d'Indochine expédiée, là-bas la France a été effacée une bonne fois, et le Vietnam a retrouvé sa place de longue date dans la zone d'influence de la Chine. C'est donc plus facile de pardonner ou d'oublier, après 50 ans.
Par contre, en Afrique, ce n'est pas du tout la même donne. Même après que toutes les indépendances aient été conquises par les pays ou accordées par Paris, l'influence française (et ses diverses pressions politiques et économiques) n'a pas voulu faiblir ; la France continue de prendre des décisions en se concertant avec certains pantins à la tête des gouvernements africains (pantins qui y sont arrivés surtout avec son aide) alors que les peuples, eux, ne sont pas d'accord. Une plus ou moins grande proportion de ces peuples a donc le sentiment que leur pays ne leur appartient toujours pas, et que la France tire toutes les ficelles. J'ai pu lire des sites web très bien écrits et pas réellement "haineux" où le sentiment anti-français était bien perceptible. En France, on râle beaucoup contre les USA qui se font la police du monde ; en Afrique, on râle contre la France qui se fait la police de l'Afrique. Mais bien sûr, ce point de vue ne fait pas l'unanimité, c'est chez eux un constant débat pour/contre.
Pour ce qui est d'une révolution communiste dans le sens "pur" du terme, visant à établir autre chose que les systèmes génocidaires de Staline ou Mao, je pense qu'on n'est pas près de la voir. J'ai l'impression que l'être humain ne PEUT pas fonctionner autrement qu'en société hiérarchique, et que tout système visant à une égalité totale, à une absence de castes et un partage totalement équitable des ressources n'a aucune chance de focntionner ; malgré la meilleure volonté du monde de la part des théoriciens ou des fondateurs, le système pyramidal reprend le dessus très vite. C'est déjà bien beau qu'on ait, au fil du temps, réussi dans certains endroits du monde à dissoudre le pouvoir absolu qui n'avait aucun compte à rendre ; un subtil équilibrage est toujours à l'oeuvre, mais une égalité totale, surtout celle financière ? Je la vois mal se profiler un de ces quatre. Le communisme, sur le papier, est le système rêvé ; mais justement ce n'est qu'un rêve qui s'écroule aussitôt dès qu'on essaie de lui donner forme, parce qu'à grande échelle ça ne correspond pas à la race humaine -- et dire ça n'est pas une critique désenchantée, c'est juste un constat.
Mais tout peut être amélioré, l'homme évolue (indéniablement), et tout reste possible ! Certaines choses pour bientôt, d'autres pour bien plus tard.
Amitiés Larose !
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lesprosesdeslim le vendredi 13 avril 2012, à 19:51 Cher Loïc,
il n'existe ni de bonne ni de mauvaise guerre. Il y'a la guerre, c'est tout. Cet incroyable combat que se livrent des hommes contre d’autres hommes aux motifs tellement dérisoires et fallacieux qu'ils ne partagent pas la même religion, la même race, la même opinion ou qu'ils sont toujours obsédés par cette folie impérialiste de s'approprier des contrées qui ne leur ont jamais appartenues…
A moi aussi, on m'a dit que c'était bien, toute cette gloire passée qui fait aujourd'hui la force d'une nation sous prétexte qu'elle améliore sur tous les plans le devenir d'un peuple "égaré". Sous certains aspects, si l'on écartait tous les dommages collatéraux, absolument tous! ,l'on serait pris par cette naïveté d'y croire et là, on pourrait disserter sur une guerre propre qui en fait n'a jamais existé...La force d'une nation, telle que je la conçois, réside non pas dans ce qu'elle érigea d’exploits en matière d'aides et de développements humains, non pas également dans la pléthore de tous ses génies, ses savants et ses poètes ni dans ses prises de position qui l'honoreront au delà de la postérité mais dans sa détermination à toujours reconnaître sa responsabilité dans le malheur et le désarroi total dont beaucoup de peuples encore semblent souffrir dans leur chair et dans leur sang !...C'est à ce prix, et rien qu'à ce prix qu'une nation peut être forte au sens vrai du terme car elle aura grandi aux yeux de l'humanité toute entière.
C'est une vision parfois tellement étriquée qu'une nation forte sur tous les plans!...Que nous vaudrait en fait un géant aux pieds d'argile?
Ce même géant contre lequel je ne puis un jour espérer m'appuyer si des fois j'en éprouvais l'impérieux besoin...
Ton poème, il est vrai, est très bien écrit. Ils n'ont pas eu tort ceux qui t'ont dit que c'était bien. Seulement cher Loïc, c'était bien il est vrai. Mais en partie seulement...
Amitiés. Slim.
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imparfaitlibre le dimanche 15 avril 2012, à 19:06 A chaque fois que l'homme fait un pas vers le futur son présent devient alors "un avant" et chacun de ces avants nous permet d'apprécier ce que nous vivons.
Les époques passées, comme aujourd'hui d'ailleurs et certainement encore demain, étaient forcément bien pour les uns et tristes pour les autres et c'est souvent un conflit de génération qui les remet à l'ordre du jour.
Au: "C'était mieux avant"!!!
je réponderai qu'il faut accepter l'évolution de notre société et la vivre comme un enrichissement qui permet également à notre intelligence de sortir des sentiers battus et de s'apercevoir qu'elle n'a pas de limite.
Les enfants d'aujourd'hui sont les mêmes qu'hier et s'ils font plus de caprices cela vient-il simplement d'eux?
Depuis tout temps les couples traversent des périodes sombres sauf qu'aujourd'hui, personne n'est obligé d'en accepter des circonstances parfois dramatiques.
Nos "vieux" passaient leurs journées assis sur un banc, aujourd'hui aussi sauf que le banc est souvent aménagé dans l'enceinte d'une maison de retraite où il y a des gens compètents pour veiller sur eux.
Je voudrais simplement ajouter qu'à chaque époque, chaque homme, femme et enfant et que partant de cela, rien ne sera jamais comparable et ton poème fait bien ressortir cette notion de différence.
J'aime beaucoup la forme que tu as utilisé car les vers courts dans des stophes longues donnent un rythme soutenu à ces époques passées.
Bises sincères Loïc
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Loïc le dimanche 15 avril 2012, à 20:46 Slim : Dans tes réflexions sur les guerres, je pense que par "guerre" tu entends "guerre de cupidité" (vu les motifs que tu donnes) ou d'agression, et non "guerre de résistance ou de libération" ; ces dernières sont infiniment plus difficiles à condamner en bloc, en ce qu'elles sont peuvent être une réponse massivement sanglante à une oppression parfois non militaire de la part du gouvernement, ou d'un pays voisin. Ne te méprends pas, je suis comme toi contre le principe de la guerre ; mais pour ce qui est de "bon" ou "mauvais", il y en a qui sont "meilleures" que d'autres, pas de doute. Pour empêcher la guerre, il faudrait déjà éliminer la propension de l'homme à profiter de son voisin ; certains abus non militaires sont quasiment des appels à se faire militairement taper dessus en retour. Je suis d'accord pour dire que la coopération entre peuples pour créer un véritable partage tant en idées qu'en denrées alimentaires et énergétiques est la seule façon de calmer la colère de l'homme. La spiritualité par la philosophie est également cruciale.
Quant à ce qui fait la grandeur d'une nation, tu as entièrement raison sur les points que tu abordes. On n'a pas forcément, en effet, envie de se reposer sur une nation qui maquille ses erreurs afin de sauver la face ; ça semblerait indiquer alors qu'elle est prête à recommencer dès que possible. Mais je suis contre la culpabilisation à outrance : je disais plus haut en coms qu'ayant pu côtoyer pas mal d'étudiants allemands ou autrichiens, j'ai vite compris que tous les films qu'on fait encore de nos jours sur la guerre de 40 ne les amusent pas du tout, vu qu'ils ont grandi dans la honte de ce que leurs ascendants ont fait, et qu'ils en ont marre. Je les comprends ; l'éducation, oui, le matraquage abusif, non. Mais ça vaut aussi pour l'excès inverse qui consiste à glorifier une époque abusivement ; la propagande, même à retardement (que ce soit 10 ans ou 10 siècles après) est insupportable.
Amitiés Slim ! |
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Loïc le dimanche 15 avril 2012, à 21:11 Imparfait : Comme on en parlait plus ou moins précisément plus haut, il y a deux sortes de "c'était mieux avant" : celle qui a été vécue par ceux qui en parlent, et celle qui ne l'a pas été. Pour la deuxième, que ce serait bon de disposer de voyages en aller simple dans le temps et de pouvoir dire à certains "Bien, on va vous y envoyer, vous verrez si c'était aussi génial que dans les bouquins ou les films ; mais ce ne seront pas des vacances ! vous devrez rester là-bas toute votre vie pour pleinement apprécier la magie. Oh, et vous voyagerez en classe éco, on n'a plus de place en première. Bonne chance".
Pour ceux qui ont vécu l'époque qu'ils regrettent, cette fois la subjectivité est la clé, non le rêve. Comme tu dis, telle décennie du XXe siècle a été appréciée à juste titre par certains comme elle a été haïe a juste titre par d'autres. Mais dans ce cas, autant qu'ils parlent d'eux et nous fassent partager leur expérience personnelle, plutôt que de dire en bloc... "c'était mieux avant".
Pas mal ton analogie du banc, ça m'a frappé... Seulement là encore tout est subjectif : nombreux sont nos aînés qui préfèreraient mourir d'une crise cardiaque sur un banc "libre" que d'être sauvés in extremis par le personnel d'une maison de retraite pour quelques années de plus "enfermés". Tout dépend de la valeur qu'on attache respectivement à la liberté et à la vie. Personnellement je sais une seule chose sur le sujet : j'aurais préféré avoir davantage connu mon grand-père maternel (que j'adorais) en maison de retraite plutôt qu'il décède en 93 dans son potager où personne n'a été là pour le sauver. Mais c'est juste moi ; mon grand-père n'est plus là pour donner son avis personnel.
Quant à la forme du poème, tu connais mon opinion sur le choix de la forme : les alexandrins sont plus pour la réflexion, et les octosyllabes pour la force de frappe ! Dans un poème qui se veut satirique, je préfère les seconds.
Amitiés sincères ! |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 19 avril 2012, à 18:38 Cher Loïc, il faut être conscient qu'il y a aujourd'hui bien des nostalgiques du sang versé au cours de l'Histoire. Ah, l'odeur du sang appellerait-elle tant d'ivresses immanentes ? Hier des hallebardes exhibant fièrement la tête des ennemies au bout de leurs pics. Plus près de nous, le bruit des bottes, des chemises brunes. Encore plus, à nos portes, la barbarie. La bête immonde ne sera-t-elle jamais assez repue ? Et demain, nos enfants ne répèteront ils "c'était bien ainsi".
Moi, à ces visages inconnus, à quelque latitude qu'ils appartiennent, je leur dit "salut, salam" et c'est bien ainsi. Amitiés. Philip. |
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Loïc le vendredi 20 avril 2012, à 13:39 Une précision importante (et je sais que ce n'est pas extrêmement clair dans le poème) : pour "On m'a dit que c'était bien", je ne voulais pas dire que les gens d'aujourd'hui louaient la guerre d'antan ; seulement qu'ils louaient des époques en occultant leurs problèmes. Mais il va de soi qu'en-dehors de ça, il y a AUSSI des gens qui trouvent glorieux certains conflits auxquels ils n'ont pas participé. Ils feraient sans doute moins les malins si on leur offrait la possibilité de remonter le temps pour finir en deux morceaux sous un tas de cadavres, comme dans le tableau de Delacroix (bon sang, qu'il est difficile de dire à quel point je méprise depuis si longtemps cette croûte pornographique... parmi d'autres. J'étais obligé de l'utiliser comme illustration ! Elle ne recule devant rien... même un gamin avec deux flingues est un Superbe Symbole).
Quant à la barbarie de nos jours, elle est toujours à nos portes (y compris de la part de nos concitoyens bien Français de souche), mais on fait ce qu'on peut pour l'empêcher de régner. Espérons qu'on n'aura pas prochainement à revivre Mai 2002 ; j'étais assistant de français dans une école privée anglaise quand Le Pen est arrivé au second tour, et je te garantis que ce n'était pas un bon moment pour être Français overseas. Mais c'était moins pire que d'être Autrichien en 2000, quand Jorg Haider a fait 27% et a jeté la honte sur les ressortissants vivant à l'étranger. Autrichiens = extrême droite, c'était vraiment "a bell from the past".
Nos enfants, on en est responsables ; mon Raphaël a 5 ans et demi, et je ferai ce que je peux pour qu'il ne finisse pas avec un brassard au biceps, que ce dernier soit noir-blanc-rouge ou bleu-blanc-rouge.
Amitiés !
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 25 avril 2012, à 14:16 Bon, dans tout ça, le premier tour de dimanche dernier l'a hélas démontré, la bête immonde est toujours là. Confusion, résignation, désabusement dans l'esprit de tant de gens et voilà l'extrême droite à 20 %. Alors avec nos mots, nos vers (pourquoi pas ?), notre Raison (ah, il ne faudrait pas oublier le primat de la Raison), notre coeur, de toute nos forces, il faut encore et encore faire reculer la bête brune.
Amitiés, Loïc. Philip. |
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Loïc le mercredi 25 avril 2012, à 15:32 Moi, je pense depuis 2002 que ce serait peut-être une bonne chose, finalement, que le FN arrive au pouvoir une fois. Ce n'est certainement pas moi qui vais les aider, mais quand on y réfléchit ça pourrait être utile : car s'il y a tant de gens qui votent pour eux, c'est parce qu'ils n'ont encore jamais eu l'occasion de constater que les promesses électorales du FN sont aussi fumeuses que les promesses électorales des autres partis. C'est vrai, non ? Pour les électeurs FN, le rêve est encore intact. C'est le rêve que des solutions radicales simplistes mettront fin à des problèmes complexes.
Pour ce qui est des 20%, tu sais que ce n'est que 20% de 77% des votants, 20 sur 77 et non 100 (23% d'abstentions). Il est clair que ceux qui devaient voter pour le FN, qui enflamme leur passion, ont voté. Ceux qui n'ont pas voté n'auraient pas voté FN. Ça ramène le total FN du premier tour à 15,5% réels, ce qui n'est pas la fin du monde.
Le FN n'est vraiment pas une menace actuellement, et ils ne le seront sans doute jamais (même le 1er tour de 2002 n'était qu'une erreur qui n'était pas censée se produire dans l'esprit de 82% des Français qui ont voté contre Le Pen au second tour, et cette fois je ne compte même pas les abstentions). Enfin... ils ne menacent pas d'être un jour au pouvoir, par contre cette année, où contrairement à 2002 les électeurs n'ont pas à faire un choix entre la droite et l'extrême-droite mais entre la droite et la gauche, il est évident que les fameux 20% de la Marine Nationale vont par défaut aller à Sarko, et qu'on risque donc fort de se le repayer pour un quinquennat de plus. Sauf grosse surprise, c'est quasiment acquis.
Mais ça ne nous empêchera pas de continuer à vivre et à écrire, et de prêcher des valeurs humaines dans un petit monde où on se réfugie du grand.
Amitiés Philip ! |
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katarika le mercredi 06 juin 2012, à 14:09 ----Moyen-âge, moyen-âge <3 :) ... C'est mon époque préférée dans l'histoire, et j'ai toujours rêvé d'y vivre comme paysanne, c'est une époque ou tout était simple, vrai et original. Et c’est tout simplement un bonheur de vivre et sentir ses choses là en voyageant entre vos ligne, Loic. J’ai adoré :)
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Loïc le mercredi 06 juin 2012, à 23:47 Merci de tout coeur, vraiment... mais... le poème était très largement ironique, empilant les mentions de génocides et de guerres.
Mais comme je le disais en coms plus haut : j'ai été obligé de me forcer pour charger la barque ; car moi aussi, je suis comme tout un chacun soumis à la tentation du glamour (souvent inventé) de certaines époques. Et on ne me verra jamais rater un film sur le Moyen-Age.
Mais y vivre, jamais de la vie ! Et en tant que paysan ? L'espérance de vie (environ 35 ans) était encore plus basse pour les serfs que les suzerains ; et les serfs étaient presque plus proches de l'animal que de l'homme. Y vivre en tant que roi, à la rigueur... Noble, au pire... mais paysan ? Si les anglo-saxons appellent le Moyen-Age "Les Ages Sombres", c'est avec raison.
Et pourtant, et pourtant... on aura toujours des choses à envier à d'autres époques qu'on n'a pas connues ; après tout, elles ont bien toutes quelques avantages sur la nôtre... bien que je reste certain qu'ils ne compensent pas les inconvénients !
Amitiés Katarika ! |
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katarika le jeudi 07 juin 2012, à 21:35 Bonsoir Loic :)
C'est vrai que ce n’est pas aussi merveilleux que l'on pense, et que la vie n’était pas facile, mais on dit que l’amour à cette époque existait pour de vrai et avait un sens tellement différent que celui de nos jours, je voulais alors connaitre l’amour du moyen-âge :) ... En fait, un amant-chevalier c’est plus beau :p … En réalité je suis éprise par toutes les époques qui devancent la révolution industrielle qui a tellement standardisé les choses, jusqu’à leur faire perdre leur charme, ce qui ne me fascine pas vraiment. Une autre chose m’attire dans cette époque, c’est son architecture, elle est très admirable et expressive. Pour ce qui est des guerres et de la misère, notre ère ne diffère pas vraiment, jusqu’à nos jours, l’histoire s’écrit avec de l’encre rouge, le sang. La seule différence à mon avis, c’est que la façon de faire les choses est plus modérée, notre époque aussi connaît la misère et les guerres mais c’est des guerres élégantes et des misères de luxe :)
Bonne soirée. Amicalement :)
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Loïc le jeudi 07 juin 2012, à 23:20 Ouh là, "plus élégantes à notre époque", ça dépend où on situe notre époque. Disons que "ça va beaucoup mieux" (!!!!!) depuis la Guerre du Viet-Nam, mais le record absolu de l'histoire (39-45 avec plus de 60 millions de morts) est seulement 60 ans derrière nous !
Enfin il n'en reste pas moins que tu as raison, on doit bien reconnaître cyniquement que ces dernières décennies, il n'y a eu que des "guerres gentilles" (surtout grâce à l'impossibilité pour les grandes puissances de se battre contre d'autres grandes puissances -- on dit merci à la bombe atomique pour ça, mais on espère qu'on ne le paiera pas un jour... Et les peuples d'Occident ne veulent plus de guerres, et l'énervement monte TRES vite contre les gouvernements dès que le nombre de leurs soldats tués à l'étranger dépasse le malheureux millier. Ça, c'est le véritable signe que le peuple a le pouvoir de nos jours, contrairement à toutes les autres époques (et j'inclus 1789 et son ignoble parodie de révolution idéologique qui n'a servi à rien).
Quant à la "misère de luxe", vrai également. On espère juste qu'elle continuera d'être de plus en plus luxueuse au fil du temps. Enfin, ça c'est pour les pays développés. Certains pays vivent toujours dans les mêmes conditions que nos paysans du Moyen-Âge.
Quant à l'amour au Moyen-Âge, justement, je ne crois pas qu'il était plus "vrai" à cette époque. C'est une idéalisation courante qui est dû au formidable impact des premiers "romans" (au XIIe-XIIIe, si je ne m'abuse) d'amour courtois, qui donnaient l'impression que cette époque venait d'inventer l'amour alors que les grandes histoires d'amour abondaient déjà dans les contes et légendes grecques, romaines, indiennes etc. de l'Antiquité.
La vraie raison de l'engouement pour le passé, c'est que l'homme a toujours regardé derrière en étant persuadé qu'il vivait dans la pire des époques ; et bien sûr, comme tu dis, ça ne s'est pas arrangé avec l'avènement de l'ère industrielle, qui au XIXe siècle a plongé le monde dans un enfer de fumée noire (venue des innombrables usines à charbon ; je crois que c'est dans un Dickens qu'il est dit qu'elle cachait le soleil à Londres ; de l'autre côté de la Manche, "Germinal" de Zola montre aussi à quel point l'époque crinolinée de Hugo et Rimbaud était atroce pour le peuple) et qui a entraîné tant d'abus dans le traitement des ouvriers que ça a donné naissance aux idées marxistes. C'est sans doute à partir de ce moment, quand l'utilitaire a remplacé la beauté, que l'homme a commencé à comprendre à quel point la beauté était importante. Et donc à cette époque, il y a eu l'explosion artistique de l'orientalisme et du retour aux valeurs esthétiques de la Renaissance (mais pas en architecture, c'était impossible... juste en écrits et en peintures !).
Enfin voilà, je suis tout à fait d'accord concernant la Révolution Industrielle. Comme je disais dans un com plus haut, je suis moi aussi enclin à me focaliser sur l'exploitation commerciale (par la littérature et les films) des rares points positifs des époques passées -- après tout, ils ont bien le droit qu'on les chante de nos jours ; mais, toujours comme j'en parlais ailleurs, ces points positifs n'avaient de chances d'être appréciés à leur propre époque que si on naissait riche. Dans tous les anciens régimes, l'ascension sociale était quasi-impossible dû au carcan imposé par la noblesse et le clergé. En naissant pauvre, on était certain de vivre comme une bête toute sa vie (ce qui était heureusement assez court).
Honnêtement, je pense qu'on vit depuis quelque temps dans la véritable époque de l'amour. Est-ce qu'il est moins beau parce que l'amant n'a pas de quoi construire le Taj-Mahal pour son épouse défunte, ou lui faire bâtir des centaines de statues comme Akhénaton à Néfertiti, ou risquer une guerre méditérranéenne en s'enfuyant avec Hélène à Troie comme l'a fait Paris ? Finalement, de nos jours, l'amour n'est plus réservé aux élites, et sa "courtoisie" est un concept qui est accessible à tous, et qui peut changer le premier va-nu-pieds venu en "amant-chevalier", s'il sait s'y prendre... Je trouve que ça démultiplie les chances d'en trouver un !
Amitiés Katia ! Désolé si c'était un peu long. Il y a des sujets sur lesquels on ne m'arrête pas.
Bonne soirée ! |
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katarika le vendredi 08 juin 2012, à 16:22 Bonjour Loic :)
C'est vrai qu'on est trop influencé par les romans et il nous est plus facile de voir les choses et les admirer telles qu'elles sont alors que ce n'est pas la joie si on y vit réellement...
Je me demande ce que diront les autres générations, de notre époque à nous!
Merci beaucoup, Loïc
Bonne journée :)
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Loïc le vendredi 08 juin 2012, à 16:45 Ma vision d'un futur possible : dans 300 ans, ils diront : "Ah, j'aimerais tellement vivre au XXIe siècle, quand il y avait encore une couche d'ozone et des baleines, quand on avait le droit d'avoir plus qu'un seul enfant, avant les implants cérébraux pour surveiller les gens et avant que les robots volent 30% des emplois mondiaux aux humains. Ah ! en ce temps-là, c'était la belle vie, et ils savaient la vivre !"
Ces gens oublieront juste que leur espérance de vie moyenne est maintenant de 110 ans, qu'ils peuvent jouer au foot jusqu'à 90 ans, que le cancer, le sida, le racisme, le sexisme, l'homophobie et la guerre n'existent plus, et qu'ils peuvent aller faire un sauna dans les stations balnéaires de Vénus juste en introduisant une carte dans le téléporteur de la salle à manger.
Peut-être même qu'ils auront des DeLorean volantes.
Bref, pas facile de gagner sur tous les plans ! Il y aura toujours du pour et du contre.
Merci à toi Katia ! |
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Ama le mercredi 25 septembre 2013, à 10:40 De mon temps... on en revient toujours au même. C'était mieux avant, ou ça ira mieux demain, mais aujourd'hui ?
Aujourd'hui est parfait parce qu'il est vivant, c'est ça qu'il faudrait se dire.
Très beau poème, en tout cas. Il aurait sa place dans les livres d'histoires (et là, pour le coup, ce serait une belle révolution !) |
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Loïc le vendredi 27 septembre 2013, à 15:05 Il y a "de mon temps", qui est déjà assez énervant (tu l'as vue, la gueule de ton temps ?? En fait ce n'est pas un regret de ce temps, mais de la jeunesse, évidemment) mais dans ce poème je parlais de pire : des louanges accordées à des époques romancées qu'on n'a pas vécues... Ce poème m'est venu en souvenir d'un de nos membres qui disait qu'il aurait adoré vivre au XIXe siècle. K...k... kwâââ ?? Pour vivre les guerres Napoléoniennes, la Commune, ou bien la guerre contre la Prusse, au milieu de la révolution industrielle, des usines à charbon qui, selon Dickens, "obscurcissaient le ciel", du crime généralisé, de l'injustice de classes, de la médecine mortelle, de l'insalubrité pour tous et du crime omniprésent ? Ouaaaiis, c'est trop cooool le XIXe !!!
Bon enfin, aujourd'hui n'est pas parfait, mais vivre aujourd'hui en France est globalement MIEUX qu'hier -- pour demain, on ne peut pas trop se prononcer !
Bises Ama, merci de ton passage !
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Loïc (coms sur le repost de 2016) le mardi 15 mars 2016, à 12:59 domi/amimots le jeudi 04 février 2016, à 05:51
un poème très fort Loïc, et ce refrain donne la touche originale et très expressive au sujet.
bisous
Loïc le jeudi 04 février 2016, à 17:46
C'était un poème en réaction au fait que très souvent, les défauts du monde actuel ou la nostalgie de leur jeunesse pousse les gens à dire que le monde était mieux avant. Mais je ne vais pas refaire tout un laïus là-dessus : j'ai pondu des tonnes de lignes sur les coms de l'original !
Je vais juste ajouter que si le poème est particulièrement méchant, il ne représente pas un absolu pour moi ; certaines choses peuvent être considérées meilleures à certaines époques. Mais ignorer sciemment les *défauts* de ces époques au prix d'un romantisme exacerbé est malhonnête.
Et il faut toujours garder en tête que nous vivons dans un monde qui, dans 20, 50, 200, 1000 ans, sera regretté au même titre que les autres époques. Des livres et des films SERONT faits sur l'extraordinaire beauté du XXIe siècle. Pas besoin de boule de cristal : je le sais d'avance, parce que c'est ce qui a toujours été fait.
Bises Domi !
domidom le jeudi 04 février 2016, à 18:01
(On m'a dit que c'était bien)... Peut-être pas pour ceux qui l'on vécu...
Une fois de plus, je suppose que c'était bien pour les riches et pour ceux qui gouvernaient....
Pas besoin d'être devin pour pouvoir affirmer que ce que tu dis aujourd'hui sera la vérité de demain....
J'ai bien aimé revivre cette époque à travers tes vers....
Bisous, Domie...
lilo le jeudi 04 février 2016, à 21:02
Comme tu le dis si bien, ces époques devaient "être bien" dès lors qu'on n'était pas concerné ni par la peste, ni par la famine, ni par la révolution, ni par toutes les horreurs qui y sévissaient..
pas différent de notre époque en somme, la perfection est partout si on ferme les yeux au bon moment lol
je crois qu'en terme d’occultations des faits les Hommes restent les meilleurs !
sinon l'écriture est prenante (chantante) au delà du sujet lol
bises
Loïc le vendredi 05 février 2016, à 00:00
DOMIDOM : Tu vois juste, et pour te répondre je fais un copier-coller d'une de mes réponses sur l'original :
"tout cela faisait que pour bien profiter de son séjour dans la France du passé, il fallait être riche, blanc, Français de souche, Chrétien Catholique exemplaire et ne pas avoir une santé fragile. Qu'une seule de ces conditions manquent, et on était en véritable danger. "
LILO : même référence au copier-coller qui est juste au-dessus. Comme toujours, il ne faut pas perdre de vue que l'industrie de l'amusement dépeint toutes les époques avec suffisamment de glamour pour convaincre certaines personnes que c'était mieux avant, alors que c'est bien juste de l'amusement et que le but n'a jamais été de convaincre personne. Mais c'est le résultat.
J'ajoute en passant qu'il y a autre chose que l'industrie de l'amusement : il y a des déjections infâmes comme le tableau vénéré de Delacroix que j'ai mis ironiquement en illustration. Là, on est dans la déformation politique et la propagande pure : si on déteste les posters nazis ou staliniens mais qu'on aime Delacroix, il y a un grave problème personnel.
Bises à toutes deux !
Ivy le vendredi 05 février 2016, à 09:00
Tiens, hier soir pour la première fois, j'ai regardé 'Il faut sauver le soldat Ryan' ! Peut-être pas tout à fait le même contexte, mais..
Est ce que c'était bien ? That is the question !
Amitiés
Loïc le vendredi 05 février 2016, à 09:39
Bien, ça l'est. Mythique, ça se discute. La fin est du Spielberg typique, il ne peut pas s'en empêcher : cimetières, drapeaux au vent, tear-jerking stuff. Même dans son dernier, "Le Pont des Espions", il remet une grosse couche de patriotisme débile à la fin, alors que tout le film était complexe et subtil.
Mais bref, "Saving Private Ryan", pour 99% c'est très bon. La scène du Débarquement, la scène du couteau vers la fin, la scène finale du tank (même si c'était un gros "deus ex machina"), c'est de l'inoubliable. C'est le seul film que j'aie vu en salles (à part le dernier Star Wars) où le public a applaudi au générique de fin. Et, non, ce n'était pas parce qu'ils étaient contents que ce soit enfin le générique.
Maintenant, le Débarquement, est-ce que c'était bien, historiquement parlant ? Pas forcément, mais quand on parle de quelque chose qui DEVAIT être fait, le prix à payer est secondaire. Ce sont les guerres inutiles qu'on peut immédiatement disqualifier. Comme celles de l'ignoble Napoléon, le gars qui a achevé d'écrabouiller la Révolution (qui s'écrabouillait bien toute seule avant lui, mais quand même...) et qui est pourtant toujours présenté en classe comme un héros de la France.
On aime Napoléon, mais pas Hitler... Bizarre, bizarre.
A plus Ivy !
Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 05 février 2016, à 15:56
Nos enfants, on en est responsables ;
Salut, Loïc,
Ah, je me souviens de ce repost.
Comme un léger retard me fait arriver ici, seulement maintenant, j'ai lu tous les coms qui précèdent, puis je suis allé lire ceux du post original (dont le mien). Des différences quand même.
J'avais envie de commencer ce nouveau com' en citant la classique répblique d'Eluard "Quelle connerie la guerre !". Bien sûr. Mais ton poème va au-delà.
Poétiquement, mais aussi sous l'angle sociologique et historique, je redécouvre ton quatrain "Que n’ai-je vécu près de vous, Rimbaud, Verlaine et Baudelaire !". Oh moi aussi je me suis dit souvent cela (faisant fi bien sûr des apports que m'apporte notre beeeeelle société), mais en faisant abstraction de tout le background sociologique de l'époque. Merci de l'avoir rappelé.
Et puis, ce qui est bien c'est que tu passes en revue toutes les époques.
Quand au passage Napoléon-Hitler, pas persuadé qu'aujourd'hui (par inculture ?) tout le monde soit à l'unisson pour dire "Hitler, Hitler, mais si on comptait les millions de mort que Napoléon a causé en Europe !).
Enfin, ce qui est bien dans ton poème, à en lire quand même la diversité des coms, c'est que le thème fait réfléchir. Good.
Tu as écrit ton poème en 2012. Des choses ont déjà changé depuis dans les mentalités, à la faveur de l'histoire toute récente.
En 2012 tu me répondais :
"Mon Raphaël a 5 ans et demi, et je ferai ce que je peux pour qu'il ne finisse pas avec un brassard au biceps, que ce dernier soit noir-blanc-rouge ou bleu-blanc-rouge". Un souhait, une mise en garde plus que jamais d'actualité. Amitiés. Philip.
Loïc le samedi 06 février 2016, à 14:16
Disons juste que je ne suis pas du tout anti-guerres, certaines sont nécessaires. Disons ça comme ça : ce sont celles qui sont uniquement basées sur la cupidité qui me défrisent. Toutes les autres, on peut en discuter. Ce n'est certainement pas juste parce que ça fait mourir des gens que je vais automatiquement trouver ça indéfendable. Certains wrongdoings ne peuvent être résolus que par la violence ; et si Gandhi a obtenu une libération de son pays par des méthodes pacifistes, je l'aurais très mal vu se défendre contre l'attaque d'un pays voisin. Il a simplement profité d'un contexte favorable à ses idées.
Bref, souhaiter qu'il n'y ait plus jamais de guerres passe par le souhait que l'être humain arrête de se les attirer. C'est-à-dire qu'il perde totalement sa subjectivité, sa culture, et qu'on soit tous exactement du même avis. Et ça, ça n'arrivera jamais. Les avis continueront à déclencher des avis opposés, et quand les conséquences sont perçues graves, il y a guerre.
Pour ce qui est de Rimbaud et compagnie (y compris ceux que je ne cite pas), même eux disaient occasionnellement que leur époque était pourrie. Comme ceux qui le disent de nos jours pour la nôtre. Alors en effet, pourquoi dire qu'ils avaient tort et que NOUS on pense que c'était très joli, "le haut-de-forme aérien" ?
Quant au coup du brassard bleu-blanc-rouge comparé implicitement au nazisme, je ne m'en souvenais plus, mais je me reconnais bien. Le partiotisme à tout prix ("jingoïsm" en anglais plutôt que "patriotism"), c'est la porte du fascisme. Quand "j'aime mon pays" se transforme en "je n'aime QUE mon pays" (ce qui est profondément débile évidemment, pour de raisons bien trop nombreuses à expliquer, sauf si on me le demande). Ou quand ça se transforme en "Mon pays a des problèmes, mais ce n'est pas moi le problème, c'est les étrangers". Le déni conduit au brassard.
Et Raphaël, depuis mon com de 2012, a connu une sale période en 2014 parce qu'il est métis et deux cons le traitaient à l'école de "Chinois". Ce sont ces gens qui pètent un système, pas un brassage ethnique inévitable.
Amitiés !
bluegirl le samedi 06 février 2016, à 23:11
En 2012 tu répondais à :
"Serions nous des co-responsables ?" (José)
...que ton poème "n'exige aucune rédemption morale ou matérielle...juste un constat".
Je dis : lourd constat !!!... car même si nous ne sommes pas responsables des erreurs de nos ancêtres, nous les portons et les transmettons, tout comme eux ont fait. Et savoir réellement se démarquer, (ne garder que le meilleur et rejeter le pire), c'est affaire humaine tandis que nous vivons dans un immense jeu (je) de pouvoirs...
Quand à évoquer que certaines guerres ont été profitables, je peux entendre tes arguments, mais pas que certaines guerres sont indispensables pour se mettre d'accord !!
...lol !
Sur l'originalité de la forme, rien à dire.
Comme d'hab tu déstabilises ton lecteur.
Et tu aimes ça, heiiiiin ?
Sourire amicale, peaaaace !
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
Loïc le lundi 08 février 2016, à 04:30
Ça s'appelle prendre l'Histoire au sérieux au lieu de l'édulcorer ou d'agiter un drapeau tricolore par défaut.
Oh, je n'ai pas dit que les guerres étaient *indispensables* pour se mettre d'accord. L'idée était que c'est totalement *prévisible* voire *inévitable* dans certains cas. Et que ces cas reviendront.
"Déstabiliser", je ne sais pas... disons que puisqu'on entend toujours les mêmes choses partout, je n'avais pas à le refaire une fois de plus, alors j'ai voulu tenter quelque chose de différent.
Bises Lola !
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