oliverjane1950 le dimanche 10 juin 2012, à 09:55 L'ensemble du texte paraît classique ! Alors deux choses me chagrine...
"flou(es) à la césure est-ce volontaire ?
"grand(io)se" est sans doute diérèse comme violon ! mais peut-être est-ce volontaire aussi.
Je vais tenter de décortiquer ton message...
La 1ère strophe : on se cherche. Les apparences. On tente de se créer un personnage.
La 2ème strophe : l'innocence est de courte durée...
La 3ème strophe : peut-être l'ambition, l'aspiration.
La 4ème strophe : on en fait qu'à sa tête.
La 5ème strophe : nous passons sans nous connaître vraiment.
La 6ème strophe : La douleur fait réfléchir.
La 7ème strophe : La chute est belle !
Voilà ! Mr voilà.
Toutes mes amitiés. Oliver
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Loïc le dimanche 10 juin 2012, à 11:39 Tout ce que tu dis est applicable à ce poème, mais vu la façon dont tu le dis, je crois que tu n'as pas compris qu'il s'agit VRAIMENT d'un poème sur le dessin, et non d'une métaphore. Je voulais fouiller un peu l'idée de création de personnes, et surtout le fait que dès que le portrait imaginaire est fini (et qui correspond très rarement à ce qu'on avait vaguement en tête au début, d'ailleurs), j'ai l'impression que le personnage complété m'échappe... et bien sûr, ne me parlera jamais (c'était la frustration à la base du mythe de Pygmalion et de sa statue Galatée). L'illustration en tête est un de mes dessins, et je l'ai choisi pour le regard lointain de la fille, qui semble voir ou penser des choses que j'ignore.
Il n'y a que quand j'ai commencé, une fois, une bande dessinée que j'ai pu donner davantage de vie à un personnage ; mais ça restait trop fragmentaire (et le temps de travail sur chaque planche était colossal). C'est pourquoi je me suis tourné entièrement vers l'écriture en abandonnant quasiment le dessin. Là, les personnages sont enfin explorables avec une extrême précision, mais par contre on n'a plus la précision extérieure du dessin ! Donc, comme je disais dans le dernier quatrain, "je n'ai jamais fait mieux avec les mots" (sauf que je pense que si, mais comme le poème finit sur une note d'excuse à mes anciens portraits, j'exagère).
Pour ce qui est des "erreurs" de classiques, tu n'as pas dû lire ma réponse à tes mêmes interrogations récentes sur "La Chute" ; ici ma réponse est la même. Je ne respecte plus 3 règles depuis bien 2 ans : l'obligation d'une voyelle après les fins -EE IE UE, l'interdiction de -EES IES UES dans le corps du vers (ces 2 règles n'ont rien d'artistique, elles ont été imposées par Malherbe pour empêcher les poètes de bidouiller des choses imprononçables qu'on ne penserait même plus à faire de nos jours), et je ne fais plus de diérèse sauf si elle me semble naturelle dans le français actuel.
Amitiés Oliver ! Je vais rajouter une phrase d'intro au poème.
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worrell02 le dimanche 10 juin 2012, à 11:48 Bonjour Loïc.
Un beau portrait et des vers joliment dessinés.
On peut lire, déviner ou interprêter autant de choses dans un dessin que dans les mots.
Je suis un peu comme toi. Depuis que j'ai commencé à écrire le dessin est tombé plus ou moins aux oubliettes. Je me demande parfois si je saurais encore tenir un crayon! (lol )
Amitiés
Ivy
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Loïc le dimanche 10 juin 2012, à 12:28 Hello Ivy !
Sans doute, le dessin et l'écriture ont chacun leurs vertus et leurs désavantages ; le choix dépend de ce que cherche à faire l'auteur. Personnellement, j'ai toujours utilisé le dessin pour montrer des personnages et des paysages (j'en ai un d'un mètre sur deux qui m'a pris 50 heures environ), et j'ai notamment dessiné comme un dingue de 97 à 2002.
Seulement, en 2002 j'ai découvert le plaisir d'écrire des poèmes introspectifs (plaisir qui a vite débordé sur ma façon d'écrire des nouvelles et des romans), et là le dessin, du moins ma façon de dessiner, est devenue complètement obsolète. J'ai bien un peu essayé quelques dessins symbolistes ou surréalistes, mais ils étaient nuls. Je ne suis pas Dali. J'ai donc laissé tomber entièrement.
Mais à mon avis, tu pourrais encore, oui ; en 2009 (7 ans de break sans toucher un crayon), je me suis remis au dessin pour faire des portraits d'après photo (gratuits pour collègues et amis, payants pour les autres !), et j'ai pu voir que j'étais très loin d'avoir perdu la main ; et mes "clients" ont toujours été satisfaits ! Mais dessiner pour mon seul plaisir n'est vraiment plus d'actualité. Le clavier a pris trop de place, et je m'en sers bien mieux que le crayon (cette affirmation n'engage que mon ressenti, bien sûr).
J'ai juste fait quelques cartoons rigolos pour le site, comme celui pour "La Page des Plagiats" sur Avisdesmembres, et celui pour "Père Noël Feignant" sur Cellox2. Mais ça commence déjà à dater, et ce n'était rien de sérieux.
Merci de ton passage, et par le crayon ou le clavier, continue à créer ! Bises Ivy. |
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rejane le dimanche 10 juin 2012, à 14:31 Loïc, je suis loin de tout lire, faute de temps et/ou d'envie, mais lorsque je lis un texte qui m'accroche, impossible de rester de marbre. Tu as décidément bien des talents, outre une belle écriture (que je ne comprends pas toujours, hélas), tu sembles avoir un sacré coup de crayon. Je suis toujours admirative de cet art qu'est le dessin, encore davantage quand il se met au service de l'écriture, et vice versa, les deux forment un bel ensemble. "Des gestes d'une main, un enfant naîtra-t-il ?" sans aucun doute !!
Petit bémol (il en fallait bien un) "Sachez, le trait abandonné pour d’autres litanies" ces 14 pieds cassent le joli rythme des alexandrins. Volontaire ?
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domidom le dimanche 10 juin 2012, à 15:14 Le dessin, la peinture, c'est un peu l'image de la poésie, l'imagination se sert de la vision des choses pour avoir son propre ressenti, une courbe dans un dessin, placée dans un endroit précis, peut avoir diverses significations, pourquoi ne pas pouvoir dialoguer avec un dessin ou un tableau, comme on le fait en décryptant un poème...
J'aime beaucoup ton quatrième quatrain (qu'importe ceci ou cela), nous sommes emportés par le cheminement de la vie, seule la mort y mettra un terme...
Je ne ferai pas de commentaire sur la prosodie, moi, c'est (ues) qui me choque un peu....
Bisous à toi.....
Domie...
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worrell02 le dimanche 10 juin 2012, à 15:45 J'ai quand même fait quelques tentatifs depuis 2009 mais rien de bien concluant. Mais comme je suis aussi une passionnée de l'art culinaire, mes créations se font plus volontiers dans les assiettes!
Et les crevettes à la mangue et au gingembre c'est bien plus facile à cusiner que de dessiner un plateau de fruits de mer! (rire !)
Bises
Ivy
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Loïc le dimanche 10 juin 2012, à 15:59 Réjane, tu as tout à fait raison pour les 14 pieds et, non, ce n'était pas voulu !! Merci d'avoir eu l'oeil. Je vais changer ça tout de suite.
Oui, le dessin et l'écriture peuvent former un bel ensemble, et c'est pour ça que j'illustre toujours mes poèmes : c'est complémentaire. Si je pouvais, j'illustrerais moi-même mes écrits, mais comme un dessin acceptable me prend (enfin, me prenait) deux fois plus longtemps qu'un poème... J'ai juste mis une esquisse au stylo-bille sur "La Maison de l'Adrénaline" et une ancienne case de BD sur "Poème Araan". Et les cartoons que je mentionnais plus haut. Après ça, comme il y a sur le Net foison d'images crées par des gens infiniment plus doués que moi, je m'en sers ! 10 mn pour les trouver au lieu de 10 h pour les faire...
Domie : Tu as raison concernant les diverses interprétations d'un tableau ou d'un dessin, bien sûr ; mais je disais à Oliver que MES dessins n'ont jamais rien eu d'interprétable : justement, ils ne sont (n'étaient) rien de plus que ce qu'ils montrent. Pas de courbe ou de ligne étrange (c'était des paysages, des personnages, ou des paysages ET des personnages !)... voilà pourquoi ils sont inutilisables... Ils ne vont pas avec mes poèmes qui, eux, sont interprétables en général.
Quant au 4e quatrain, il évoque le personnage qui échappe à l'auteur dès le moment où le dessin est fini. Dans mon expérience, c'est surtout à l'instant, en fait, où "le regard prend vie". Prends le portrait là-haut : presque jusqu'à la fin, ses yeux n'ont été que deux cercles vides (je fais le regard en dernier, seulement si le reste est réussi : les yeux sont les parties du corps les plus difficiles à réaliser, à cause de la vie qu'on doit leur injecter) ; or, je dis que dès que ces cercles vides sont remplis, le personnage obtient une partie d'humanité, et comme pour une personne normale, j'ai le sentiment qu'il acquiert alors une certaine autonomie de pensée ; il est fini, il n'a plus besoin de moi, et très franchement, j'ai alors la nostalgie du temps passé à le créer. Je sais... je suis bizarre...
Quant à savoir s'il trouvera la mort... normalement, l'art est éternel, c'est ce que je rappelais à la fin... Il n'y a que si on donne une biographie à un personnage qu'on peut disposer de lui. Et ça, seul l'écrit peut le faire ; et j'ai tué pas mal de personnages, certains avec regret.
Pour le -UES, tu connais ma position ; je la réexpliquais d'ailleurs à Oliver plus haut.
Amitiés à toutes deux, merci de votre passage ! Je pars corriger le vers repéré par Réjane. |
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Loïc le dimanche 10 juin 2012, à 16:07 Ivy : Sans parler de la qualité visuelle de certaines compositions culinaires, je suis aussi impressionné par la qualité du goût ! Oui, remplir une assiette peut aussi être un art... mais un art périssable... Il m'est donc arrivé de prendre des photos de ce qu'on me servait (si, si... discrètement).
Mais dans la cuisine, je suis une bille, un sauvage même. Je vouss ferai donc confiance, à toi et à Domie, pour le talent aux fourneaux, comme je fais confiance à Marcek pour l'horticulture !
Bises ! |
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oliverjane1950 le dimanche 10 juin 2012, à 16:34 En ce qui concerne mes deux remarques de prosodie sur ton poème j’avais bien en tête que tu ne respectais plus certaines règles et revu ta réponse sur le poème « la chute » !
Comme je m’attendais à ton genre de réponse… c’est pour cela que j’ai rajouté « est-ce volontaire ».
Tout dépend si dans ton esprit tu voulais ton texte totalement classique ou non. N’étant pas dans ta tête et avec l’intention de bien faire « au cas où », je me suis dis que cela ne pouvais te nuire !
Par contre je n’ai pas vu les quatorze pieds d’un de tes vers.
Eh oui Loïc j’ai vraiment cru que ton poème était une métaphore ! Je me suis planté !!! (lol).
« Et je dessine encore » a pour moi une tout autre signification maintenant ! Bien sûr on sent bien que tu parles de dessin, mais la métaphore me semblait évidente…
Le dessin de l’illustration est magnifique !!!
Moi qui ai fait trois années de dessin d’exécution en publicité avant l’armée, je peux te dire que tu as un sacré coup de patte. Peu importe le temps que tu as mis pour faire ce portrait…il est magnifique ! Toutes mes félicitations.
La chevelure et les yeux sont sans aucun doute les parties du corps les plus difficiles à dessiner.
Chapeau ! tu as du talent. Et comme tout talent, il demande à être perfectionné bien sûr…
Toutes mes amitiés Loïc et tes remarques seront toujours les bienvenues. Entre gens de bonne volonté il n’y a que des solutions.
Oliver
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Loïc le dimanche 10 juin 2012, à 17:48 En fait, rares sont les fois où je VEUX écrire un poème entièrement en classique ; depuis que j'ai décidé de ne plus suivre ces trois règles après qu'elles m'aient énervé, c'est-à-dire depuis 2 ans, je n'ai écrit que 2 poèmes en classique pur, pour faire plaisir : un qui était destiné à un recueil ("Brise D'Or") et l'autre écrit pour notre regretté Alto, mon ex-mentor ("Le Fléau"). Tu comprends, si je veux, je peux, mais se casser la tête pour respecter les règles utiles est déjà assez difficile sans en plus avoir l'impression de perdre plus de temps avec des micro-règles qui étaient déjà devenues obsolètes avant la naissance de Corneille.
L'aternance, je comprends, le côté visuel du nombre et du genre aussi ; je suis sceptique concernant le hiatus, mais il a une raison basée sur la diction, alors pourquoi pas le suivre... Mais les 2 micro-règles concernant les -EE IE UE, l'une pour leur singulier et l'autre pour leur pluriel, n'ont RIEN de poétique. Leur SEULE justification était qu'elles empêchaient toutes deux les petits malins de gagner un pied comme des fainéants en prononçant "vie" "vi-eu" : or, si on imposait cette une voyelle après "vie", cette ruse devenait impossible : plus personne n'allait avoir envie de prononcer "la vi-eu a" au lieu de "la vie a". Mais comme avec un S à "vieS", soudain la première règle n'était plus aussi efficace ("les vi-eu-z-ont" pour "les vies ont" est lourd, mais faisable), Malherbe, à court d'idées, a alors carrément interdit les IES EES UES dans le corps du vers ; et voilà d'où vient la 2e règle.
Bref, ces deux règles n'étaient pas faites pour apporter du bon, mais pour empêcher du mauvais. Du mauvais qui ne risque plus d'arriver de nos jours, donc elles ne servent plus à rien.
Pour la diérèse, je lui concède une certaine élégance. La principale raison pour laquelle je ne la suis plus est que je suis persuadé que la grande majorité des gens ne savent pas la lire, et qu'ils perdent donc le rythme d'un alexandrin en lisant en 2 syllabes un mot diérésé qui devait être lu en 3. Et je trouve ça dommage. Mon opinion sur la diérèse n'engage que moi ; pour les 2 autres règles, il ne s'agit pas d'opinion mais de faits. Elles ne servent plus à RIEN. Et je n'aime pas ce qui ne sert à rien. Ce qui ne m'empêche pas, évidemment, de rapporter les erreurs de ceux pour qui elles comptent pour faire du pur.
Ouf.
Concernant le dessin : avant qu'on prenne le coup, les cheveux sont un véritable cauchemar. Au début, je croyais malin de faire uinquement des chevelures noires, en pensant que ça masquait les défauts de traits internes : mais ça a donné des légions de portraits aux cheveux sans relief, qui semblaient tout collés, voire carrément sortis d'un bain d'huile (eh oui, parce dans les cheveux noirs, il faut faire des reflets, et ça n'est pas si simple). Les cheveux sombres sont en fait beaucoup plus durs à faire que les clairs, mais pour les clairs il faut d'abord savoir faire les traits internes, ce qui n'est pas trop compliqué (surtout s'ils sont légèrement "cartoon" comme ceux du portrait ici). Enfin, les plus durs à dessiner sont encore les cheveux bouclés. Je n'y parviens vraiment que d'après photo...
Les yeux : j'ai aussi des légions de portraits aux yeux morts. Tu peux imaginer les heures de frustration passées à s'acharner jusqu'à ce que le papier soit trop griffé par la gomme et que la graphite ne puisse plus avoir de lustre...
Mais comme partie du corps, il ne faut pas oublier le plus difficile (si, si) : les MAINS. 15 articulations, plus les tendons du dos, et le poignet. Seul avantage : on peut regarder sa propre main quand on dessine ! ce qui, incidemment, m'a parfois donné des femmes avec des mains d'homme, jusqu'à ce que j'apprenne à faire un morphing correct de mes mains pour les rendre féminines. Grr.
Une dernière chose : il y a encore plus difficile qu'UNE partie du corps, parce que requérant une symbiose de divers éléments (et de muscles qui ne se voient pas "au repos"). Oui... dessiner un SOURIRE crédible (pas un demi-sourire pensif, lèvres fermées ; un vrai !) est l'enfer sur Terre. Et une fois qu'il est crédible... faut-il encore qu'il soit beau !!
Oui, tout ça se perfectionne (j'ai même fait des retouches numériques sur le portrait ci-dessus pendant 30 mn avant de la poster), mais ça fait 10 ans que j'ai laissé tomber. Plus envie... Plus de raison surtout, quand l'écriture m'apporte bien plus qu'une légion de gens figés.
Amitiés Oliver, et ne t'inquiète pas, je n'ai mal pris aucune de tes remarques. Si je dis dans mon profil que j'en veux, je ne vais pas m'en plaindre quand ça arrive.
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lemecducerclezutique le dimanche 10 juin 2012, à 18:59 Comme le disait Léo Ferré , vous êtes un souffleur de vers et c'est bien évidemment un compliment
très très bon texte
Zutiquement
http://www.mespoemes.net/lemecducerclezutique |
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worrell02 le dimanche 10 juin 2012, à 19:00 Périssable certes mais sans cesse renouvelables ! Sans parler du souvenir des saveurs qui restent. Après 40 ans j'ai toujours à la bouche, le goût des roulés à la noix de coco de ma grand-mère!
http://www.mespoemes.net/worrell02 |
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Loïc le dimanche 10 juin 2012, à 20:24 Jean-Yves : Je suis aussi un souffleur de verres. Mais il ne faut pas le dire ; juste le souffler à la rigueur. Amitiés et merci !
Ivy : La mémoire de l'Art n'est pas l'Art. Alors ta mission, si tu l'acceptes : recréer les roulés au coco de ta grand-mère.
Bises ! |
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larose le lundi 11 juin 2012, à 13:15 Bonjour Loïc!!
Bien que je ne t'aie vu depuis longtemps, je ne suis fâchée, tu vois je suis gentille et compréhensive, je viens te lire et te laisser un mot!! C'est magnifique ce portrait où tu as laissé ton empreinte, une empreinte qui nous dévoile un secret qu'on ne connaissait pas de toi!!! Merci pour ce beau partage
Bonne journée
Bisous |
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Loïc le lundi 11 juin 2012, à 13:17 Je viens, je viens ! J'ai eu peu de temps ces dernières semaines, que ce soit pour écrire ou pour commenter. La fin de l'année scolaire, c'est pas de la tarte !
Merci de me pardonner Larose !
Bises ! |
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poesie101 le mardi 12 juin 2012, à 06:39 Je découvre à l'instant tes talents cachés!
Excellent travail!
Maxime |
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larose le mardi 12 juin 2012, à 11:30 Bonjour Loïc!!
Je plaisante, j'espère que tu n'as pas pris au premier degré!!!LOL
Tu as vu je t'ai amené un vieux copain de classe du Laos!! Il s'est incrit sur ton site!!! Bonne journée
Bises |
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Loïc le mardi 12 juin 2012, à 11:38 Merci Maxime !
Larose : Je l'ai pris un peu au sérieux quand même, mais pas par ta faute, par la mienne ! J'ai bien vu que ton message était sympa, mais il m'a rappelé qu'en effet, ça faisait un bail que je n'étais pas passé te faire un coucou !
Ce qui sera fait très bientôt !
Et merci pour le copain du Laos. J'espère qu'il est communicatif ! |
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Ivy le mardi 12 juin 2012, à 20:49 Mon cher Loïc, comment crois-tu que je fais pour avoir toujours ce goût à la bouche ?
Je réussi assez bien à faire des reproductions presque à l'identique mais en série limitée...ça couterait trop cher à la ligne sinon! Lol !
Je suis une vrai coconut addict! |
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Loïc le mardi 12 juin 2012, à 23:17 Trop cher ? Pourtant, à une époque, les cocos étaient spécialisés dans la fabrication à la chaîne. Bon, ce n'étaient peut-être pas les mêmes cocos... Ils étaient un peu plus Rouges. Mais ça montre que c'est faisable ! |
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Ivy le mardi 12 juin 2012, à 23:35 Je parlais de ma 'waistline', pas d'une chaine de production!
La noix de coco étant bourrée de calories, il faut beaucoup dépenser par la suite pour récupérer la mise ! Rires!
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Loïc le mercredi 13 juin 2012, à 13:01 Je sais, mais la première image qui m'est apparue en lisant "la ligne" (surtout après "série limitée"), était une longue file de roulés... Et puis ça m'a permis de faire un jeu de mots rigolo. C'était rigolo, hein ? Oui, c'était rigolo.
Bises ! |
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worrell02 le mercredi 13 juin 2012, à 17:27 T'as le look coco! Très rigolo ! Smile!
Bises
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lesprosesdeslim le vendredi 15 juin 2012, à 19:57 Cher Loïc,
en matière d'art, les frontières sont à mes yeux pratiquement inexistantes et elles devraient probablement l'être. Sinon, comment justifier un joli portrait si au départ et au plus profond de l'artiste il n'était pas inspiré par une gymnastique épistolaire même imaginaire?
Al'inverse, combien de poèmes ont ils pu voir le jour grâce à la découverte par l'artiste d'un beau tableau de peinture?
Je ne peux pas croire que sitôt qu'une oeuvre est achevée elle puisse s'arrêter d'inspirer son auteur et encore moins tous ceux qui, assoiffés d'art, viendraient s'y abreuver. Une oeuvre d'art, quel qu'elle soit, ne s'arrêtera jamais de rayonner sur la face de l'humanité avec, en prime et à chaque fois, un message extrêmement enrichissant à livrer et qui nait miraculeusement de celui sur lequel on ne disserte déjà plus...
C'est sans doute là que l'on mesure toute la grandiose féerie de l'art, peu importe qu'il fût porté par des écrits, le génie pictural ou ces merveilleuses envolées lyrique que des enivrantes symphonies surent nous prodiguer. Tu as sans doute raison de revenir à ton clavier, toutefois tu devrais parfois reconsidérer ton oeuvre picturale et là, tu verras, tu reviendras réécrire de nouveau, car stimulé cette fois grâce au souffle inattendu que ta création "délaissée" aura réussi à imprimer à ton inextinguible muse.
Voila cher Loïc mon approche pour ce qui concerne cette insigne transition qui te fait quitter ce joli portrait pour aller de nouveau écrire. J'ose espérer te voir un jour poser ta plume pour quelques instants et reprendre de nouveau le pinceau déjà tout chargé des belles nuances de tes oeuvres futures...
Merci pour ce très joli poème . Amitiés. Slim.
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Loïc le vendredi 15 juin 2012, à 22:21 Pour tout te dire, puisque tu parles de gymnastique épistolaire donnant lieu à un dessin, je dois dire que ce dernier portrait imaginaire, contrairement à la plupart des autres, se situait à la charnière de mon basculement vers le choix d'écrire davantage. En effet, je voulais illustrer un roman de science-fiction métaphysique que j'étais en train d'écrire, et dont l'héroïne était féminine. Au beau milieu de mon écriture, après avoir longuement développé le personnage, je me suis dit que j'allais donner un visage à cette dernière en la dessinant. C'est ce portrait.
Mais...
Bien que ce dessin ait été techniquement honorable au vu de ce que je savais faire, j'ai été totalement déçu. Elle n'avait jamais eu qu'une âme dans mon histoire, pas un visage (mes descriptions physiques étaient quasi-inexistantes), et en lui en donnant un, j'ai senti que j'avais fait une grosse erreur. Enfin, sur le moment uniquement ; parce que je me suis vite rendu compte par la suite que je ne considérais pas CE portrait comme SON portrait.
Et donc c'est là que j'ai arrêté tout portrait imaginaire ; parce que mes personnages étaient infiniment plus réels dans ma tête et par l'écriture que par leur portrait au crayon sur une feuille.
Gymnastique épistolaire ? Pour celui-là, donc, oui. Mais pas pour la grande majorité des autres, sortis de ma tête sans biographie aucune. C'est pour ça que je dis que j'avais l'impression qu'ils m'échappaient quand j'avais fini de les dessiner : je ne savais pas qui ils étaient.
Maintenant que je les dessine par les mots, je ne sais pas vraiment à quoi ils ressemblent, mais je sais qui ils sont (ou presque : même les personnages écrits ont une vie propre dont on n'est pas toujours maître).
Et mes dessins n'ont jamais stimulé mes écrits, ça ne fonctionne pas dans ce sens pour moi. Et dans l'autre sens, rarement.
Pourtant, pour ce qui est de m'y remettre, j'y ai parfois pensé. J'ai des scènes en tête (certaines depuis des années), mais les mettre en traits, avec le niveau de détail que ça impliquerait, est une montagne qui me fait reculer. Je pourrais le faire, mais ça me prendrait des dizaines d'heures (et non "quelques instants", hélas) par concept. Et pour quoi ? Pour quelque chose que je trouverais trop superficiel. Pour l'instant, n'étant pas Dali, je préfère l'exploration interne par les mots.
Mais nous verrons ! J'ai toujours cette petite tentation des retours aux anciennes amoures. Merci mille fois pour ta ferveur, Slim. Amitiés ! |
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lasiate le samedi 16 juin 2012, à 19:11 ----Difficile d'apporter un commentaire tant les points d'ombre sont nombreux ! La simplicité est une vertu poétique aussi. Elle devrait n'être qu'échange et ressenti MUTUEL.
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Loïc le samedi 16 juin 2012, à 21:52 Je ne suis pas sûr d'avoir vraiment compris le com.
... Il faudrait que je fasse simple pour que tout le monde saisisse bien tout ?
Si c'est ce que je devais comprendre, il y a un écueil : j'écris pour moi en premier, avec des images brutes qu'il me faut parfois des mois (des années parfois) pour comprendre, après les avoir écrites. Les zones d'ombres sont l'intérêt pour moi, et les évoquer est un jeu commun auquel peut se joindre le lecteur, si des éléments lui parlent.
Difficile d'apporter un commentaire ? Pas vraiment : il suffit de donner son interprétation. On peut se tromper en commentant un texte obscur, certes... mais quand bien même ? Je me trompe parfois sur moi en écrivant mes poèmes...
Ecrire et commenter est un jeu qui est plus ou moins sérieux suivant l'état d'esprit dans lequel on l'aborde. Au pire, si on a vraiment peur de se planter, il suffit d'attendre que quelqu'un d'autre se lance en premier, et lire la réponse de l'auteur. Dans le cas de ce poème-ci, je crois bien qu'il a été (presque) entièrement éclairci dans les échanges. Il reste peut-être malgré tout des zones d'ombre, des bizarreries, voire des contradictions, qui sait ; mais c'est la poésie que j'aime.
Amitiés Thierry |
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lasiate le samedi 16 juin 2012, à 22:16 Désolé mais la réponse est aussi obscure que le reste ! Ce doit être mon côté asiate qui fait que j'aime tout ce qui est épuré, minimaliste et simple. L'hermétisme, c'est quelque part l'illusion du génie. Plus dure est la simplicité. Entre Mallarmé et Prévert, mon choix est fait. Simplicité, attention ! à ne pas prendre au sens courant ! Bcp de travail pour y arriver. Ca va au-delà ... C'est l'étape ultime ... pour moi. |
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Loïc le samedi 16 juin 2012, à 22:40 OK, j'essaie de simplifier.
1. Je me cherche à travers mes poèmes. Je n'ai pas les réponses exactes aux questions que j'aborde en écrivant, mais j'ai un ressenti brut. Le fait de ne pas encore avoir ces réponses me pousse à écrire. Ecrire ne m'intéresse pas si je sais déjà parfaitement de quoi je parle. Ce que j'ai fait dans ce poème requiert une dose de concentration sur le ressenti pur qui est sans doute bien plus grande qu'il n'y paraît (6 à 7 heures pour l'écrire, ce qui est très loin d'être mon record de durée). Ce n'est pas de l'écriture automatique où on écrit ce qui nous passe par la tête en deux minutes (je l’ai fait, mais pas ici) : malgré les apparences, j'ai passé des heures à explorer des chemins, si bizarres soient-ils à la lecture, et à choisir ceux qui me faisaient le plus vibrer. C'est vrai, je ne comprends pas tout ce que j'écris ; mais si je ne parlais que de ce que je comprends pour sûr, je n'aurais pas envie d'écrire.
2. Ecrire simple est une question d’envie avant d’être une question de travail. Céline Dion écrit simple (si tant est qu'elle écrit) et ça ne rend pas ses chansons intéressantes pour autant. Je ne veux pas écrire simple, et je l'assume. Si je voulais, je pourrais écrire trois poèmes simples par jour, mais ils seraient inintéressants pour mon exploration personnelle. Je n’ai pas envie.
3. Entre Mallarmé et Prévert, mon choix est aussi fait (sauf que c’est l’autre) ; mais Prévert écrit encore simple par rapport aux poètes qui m'inspirent le plus, comme Char, Neruda ou Dylan Thomas. Quand j'écris, il y a une étape entre le ressenti et le mot, et c'est l'image. Manque de chance, l'image en question est parfois cryptique. Je la prends telle quelle, je la retranscris, et ensuite seulement je m'occupe d'essayer de savoir ce qu'elle signifie vraiment et complètement. Sur le moment, la seule chose qui m'importe est que je la SENS adaptée à ce que j'essaie de déterrer.
J'aime aussi la poésie simple, comme j'aime toutes les formes de poésie, mais elle n'est ni ma favorite ni mon mode d'expression.
Il ne faut pas exiger de moi que je fasse simple ; ce serait comme demander à un peintre impressionniste de passer au cubisme (non pas que le cubisme soit simple : j'illustre seulement la différence des modes d'expression artistique). J’écris des poèmes depuis 10 ans, j’ai essayé bien des choses, j’ai fait du va-et-vient entre les styles ; celui qui est actuellement le mien, aussi mal dégrossi soit-il, est celui qui me convient le plus. Ce n'est pas de la fainéantise, c'est un véritable choix.
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lasiate le samedi 16 juin 2012, à 23:04 D'accord, j'entends bien. Pas d'attaque perso juste une discussion. Je suis aussi passé par ce genre de réflexion et j'y passe encore. C'est bien ce qui fait la différence entre la poésie et les autres formes littéraires. Je suis d'avis que la poésie, c'est le jazz en musique. Qu'elle admet tout et qu'elle est un laboratoire ouvert à toutes les expériences. Mais elle est source aussi de volupté ... |
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Loïc le samedi 16 juin 2012, à 23:40 N'est-ce pas... En effet l'écriture peut tout explorer. Et quand on atteint sa "source de volupté", on se trouve. Ne reste alors plus qu'à écouter ce qu'on a à se dire ou à s'apprendre à soi-même...
Amitiés Thierry. |
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pegaze le mardi 19 juin 2012, à 20:30 ----Tu as de la chance de savoir dessiner ,moi j essaye juste de donner vies a mes animaux mais parfois j 'y arrive.Sinceres amities
http://www.mespoemes.net/pegaze |
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Loïc le mardi 19 juin 2012, à 23:36 Une capacité est une "chance" tant qu'elle nous apporte quelque chose... Si tu écris et que tu insuffles à tes personnages la vie que tu leur désires, à quoi bon le dessin ? Amitiés |
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lasiate le dimanche 24 juin 2012, à 19:16 Loïc,
Je te dois des excuses. J’ai réagi à chaud et stupidement. J’aimerais tant que la poésie se démocratise et devienne lisible à tous qu’au contraire de vous, les « classiques », je la simplifie exprès et parfois aussi à outrance.
Avec le temps, je me suis rendu compte que j’avais été blessant en jetant sur toi mon dévolu de façon dispropotionnée, j’en conviens.
Je ne crois pas être fait pour évoluer en communauté. Je suis trop individualiste et passionné. Je serai encore capable de pêter un plomb.
J’ai lu d’autres poèmes de toi et je dois reconnaître que certains m’ont épaté. Je me demande seulement s’ils n’auraient pas été mieux encore en vers libres.
Voilà, c’est mieux de rester sur une note positive. Je ne suis un sale type. Je comprendrais que tu m’en tiennes rigueur. Thierry
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Loïc le dimanche 24 juin 2012, à 20:16 Si je devais en tenir rigueur à tous ceux avec qui je ne suis pas d'accord une fois, je serais bileux tout le temps. J'ai moi-même exagéré ma passion pour le surréalisme en voulant défendre mon style, alors que 50% ou plus de ma production est écrite en style bien plus simple. J'aurais peut-être dû t'orienter tout de suite vers des choses qui pouvaient éventuellement te parler davantage. J'ai même dans ma liste 3 poèmes ultra-libres (mais pas ultra-simples...)
Par ailleurs je ne fais même pas du classique pur, dont je refuse trois règles que je juge idiotes. Je ne suis donc ni un poète classique ni surtout pas un intégriste.
Deux lectures qui le prouvent (avec les commentaires aussi) : le poème "Micro-Ondes" sur http://www.mespoemes.net/cellox2, mon 2e compte. J'y démontre par l'absurde que le classique n'est qu'un cadre et non la poésie elle-même... Et sur Avisdesmembres, sur la page "Débats 1 et 2", je défends TOUS les styles, et j'y dis même, en comparant les auteurs de différents styles : "On ne peut pas dire que quiconque chez ces grands auteurs a eu tort. Juste regretter qu'il n'y ait pas eu plus de liberté de choix pour les poètes classiques pendant des siècles."
J'avais tout ça à portée de main et je ne l'ai pas utilisé, je me suis donc mal défendu ; ce qui s'est passé est donc aussi ma faute.
Enfin, je redis que le style classique est moribond, et que la bataille du libre est déjà gagnée, si c'est ça qui compte. On n'est vraiment qu'une poignée à en faire (ou à presque en faire) sur le site, où on a plein d'amis qui font du libre et qu'on ne snobe vraiment pas.
Sans rancune Thierry. |
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imparfaitlibre le dimanche 01 juillet 2012, à 14:45 C'est dans la magie de chacun de tes mots que se dessine les contours d'un visage, d'un être dont on ignore au départ ce qu'il sera une fois terminé.
Le personnage grandit à l'image de l'imagination d'un souvenir et peut passer d'une idée pour finir sur une autre sans que des règles sont fixées dès le départ.
Un mot au bout d'une plume est comme un trait de crayon et nous n'en comprenons vraiment la fin qu'une fois notre oeuvre achevée.
Qu'il soit dessin ou autre, ce sera toujours notre coeur qui lui apportera les paroles que nous souhaitons lui faire prononcer et ceci est souvent lié à un moment précis de notre existence car tout passe par notre propre esprit puisque que restons maitre de ce que nous projetons sur une feuille de papier.
Et comme tu le dis si bien, même si le temps passe et jaunit le blanc, il ne touchera jamais l'essentiel car cet essentiel est une partie de nous.
Amitié sincère mon cher Loïc que j'ai plaisir à retrouver ici.----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre |
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Loïc le dimanche 01 juillet 2012, à 15:32 "Nous n'en comprenons vraiment la fin qu'une fois notre oeuvre achevée."
Parfois, mais ce n'est même pas sûr. OK, tous nos personnages, dessinés ou écrits, sont une partie de nous, mais ça ne veut pas forcément dire qu'on sait d'où vient exactement tout ce qu'on leur prête. Concernant ceux qu'on dessine (sans leur donner la parole, sauf en BD mais c'est différent), j'ai l'impression qu'ils s'échappent pour aller vivre une vie dont je ne sais rien. Concernant ceux dont on développe la personnalité par écrit, ils ont également tendance à prendre vie séparément de ce qu'on avait initialement prévu pour eux, suivant une logique qui n'est pas forcément celle qu'on s'applique à soi-même au quotidien.
Dans mon roman, certains de mes personnages sont animés d'étranges motivations et poursuivent souvent d'étranges buts qui ne sont pas les miens, mais qui sont tellement cohérents par rapport aux personnages eux-mêmes que je dois les écrire, en serviteur obéissant.
Bien sûr, encore une fois tout vient de notre subconscient, et rien n'est écrit au hasard ; mais je ne dirais pas qu'on est "maître", même en ce qui concerne le pouvoir de vie ou de mort sur les personnages ; si on veut les faire mourir, on ne peut pas le faire sur un coup de tête, comme un Dieu. Car si leur mort n'est pas "parfaite" et ne survient pas au moment où elle a un sens, on est profondément déçu, même en tant qu'auteur. Nos personnages nous obligent à leur donner ce qu'il y a de mieux (dans la limite de nos capacités), et chaque auteur est lié à ses créations par ce pacte. Qui a déjà lu un livre ou vu un film ou le personnage central meurt écrasé par un bus à la moitié de l'histoire ? C'est possible dans la vie réelle, où la vie peut prendre fin sans raison à tout moment, mais dans une fiction, nos personnages nous tiennent peut-être plus en laisse que l'inverse.
Et même ! les exemples ne manquent pas pour prouver qu'un auteur ayant tué (même de façon utile) un personnage important, ne résiste pas à l'envie de le ressusciter dans une suite. Il se sent obligé. Tuer une partie de soi-même n'est jamais drôle.
Bises Imparfait ! |
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lasiate le dimanche 01 juillet 2012, à 21:45 C'est bien comme ça. J'aurais dû commencer par ça. En fait, onn a une passion commune et c'est bien qu'on se mitraille ! Cela prouve que la poésie est bien vivante et qu'elle génère encore des passions. On va peut-être devenir amis ! |
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Loïc le lundi 02 juillet 2012, à 19:56 Tout à fait, on a une passion commune ; c'est même pour ça que je ne pense pas qu'on doive se battre entre frères. Je l'ai vu en plus de deux ans de gestion de ce site : la "mitraille" n'a jamais réussi à convaincre personne (bien au contraire) à part évidemment ceux qui étaient déjà d'accord. En revanche, il a été presque toujours possible de faire parvenir la justesse d'un point de vue en apprivoisant l'interlocuteur. Bon, ça ne veut pas dire qu'il va forcément faire ce qu'on lui conseille, mais au moins il y a une chance !
Bien sûr qu'on peut être amis. Je ne t'empêche d'ailleurs aucunement de te réinscrire si tu le désires. En attendant, question poésie libre, je conseille la lecture des écrits d'Agrippa, notre ténor local, sur http://www.mespoemes.net/cauria , si tu ne l'avais pas déjà repéré. Ce n'est pas le seul à valoir un coup d'oeil, mais c'est un des meilleurs, et comme il répond à ses coms (ce n'est pas le cas de tout le monde), vous pourriez avoir des conversations. |
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lasiate le lundi 02 juillet 2012, à 23:11 Merci. J'y cours. |
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Sébastien le vendredi 20 juillet 2012, à 16:48 J'ai l'impression que c'est un de tes meilleurs textes en ce qui concerne le rythme et les sonorités. Je trouve presque toutes les images superbes, comme "Des gestes d’une main, un enfant naîtra-t-il ?" ou encore "Le guerrier fuit l'ennui, la princesse sa tour". Après, il y a celles que je trouve belles mais que je ne comprends pas du tour comme "Le peuple sans visage est au marché des masques."
C'est une critique de la consommation ? En tout cas les mots sont biens, c'est au niveau du fond que je me demandais un peu ce que ça faisait là.
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http://www.mespoemes.net/altlivia |
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Sébastien le vendredi 20 juillet 2012, à 16:49 J'oubliais : très beau portait ! |
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Loïc le vendredi 20 juillet 2012, à 18:11 Non non, il ne faut rien voir de politique dans ce texte-là. C'était uniquement une réflexion sur le travail d'enfantement artistique (tu crées des personnages qui au final peuvent sembler totalement étrangers).
Alors, pour "Le peuple sans visage est au marché des masques", voilà d'où ça vient : en tant que dessinateur (ou écrivain), tu pars d'une idée VAGUE ("sans visage") que tu as d'un personnage. Tu essaies de lui donner vie (et forcément tu y arrives, mais plus ou moins bien), en lui collant finalement un masque physique (dessin) ou psychologique (écriture). Le "marché des masques" voulait symboliser le fait que les personnages à peine esquissés entrent tels qu'ils sont dans ce fameux marché (et le vendeur, c'est l'auteur), et ressortent avec un masque. C'est en quelque sorte une autocritique qui reconnaît les limites de la création artistique. On peut donner tout visage à un personnage, mais il y a une part d'aléatoire : le résultat final est parfois loin de l'idée. Et si on s'était mis à la conceptualisation d'un personnage un jour plus tard, mettons, eh bien le résultat aurait été différent. Pas forcément radicalement éloigné, mais différent. "Marché des masques" !
Sinon, tant mieux si tu as aimé les sonorités ; alors j'ai de la chance, parce que ce n'était pas un de ces poèmes où j'y fais attention. Par contre j'en prépare un en ce moment, qui lui se repose beaucoup sur les sons.
Si tu veux un de mes poèmes vraiment basé sur la tromperie volontaire et l'emploi abusif des masques, vois "Le Magicien", où il y avait une réelle critique agressive.
Amitiés ! |
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Sébastien le vendredi 20 juillet 2012, à 20:08 Ok. Merci pour les détails. Mais c'est marrant comme quelqu'un de pas familiarisé avec le monde du dessin comprend tout à fait autre chose !
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http://www.mespoemes.net/altlivia |
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Loïc le samedi 21 juillet 2012, à 06:59 Il faut bien que je donne les détails (mes autres coms ci-dessus en sont pleins), puisque ce genre de poème est écrit pour moi avant tout, sans oser supposer qu'il va être compris par d'autres, surtout vu son sujet très particulier, ainsi que les questions bizarroïdes que je me pose (il n'est pas certain du tout que même quelqu'un familiarisé avec le monde du dessin comprenne où je veux en venir). J'avais mis une intro pour débroussailler un peu pour le lecteur, mais le poème reste très très personnel, je sais bien.
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Un comédien le mercredi 22 août 2012, à 02:22 Les effets de l'art,
Il est beau d'y croire!
Burins et pinceaux
Pourchassent le beau:
La technique fait
De grands ronds sur l'eau
Et l'éternité?
-Les mène en bateau.
L'artiste fébrile
De dos de profil,
Croit être de taille,
Se perd en détails!
Saisir l'instant T
Notre doux rival
Et l'éternité?
-On s'en fout pas mal.
Pour être ravi,
L'erreur et la vie
Bête tout et rien.
Au fond ça se tient:
L'art va diviser
Par amour des liens,
Et l'éternité?
-Ma foi rendra bien.
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Loïc le jeudi 23 août 2012, à 02:06 Si l'éternité
Devait refuser
La bague à son doigt
Qu'on offre une fois,
Si elle ouvre encore
Un de ses tiroirs
Où traînent les corps
De nos vieux espoirs,
On aura pourtant
Laissé un instant
Une brève trace ;
Si elle s'efface
Comme un jour s'éteint
Laissant à sa place
Un bref air de rien,
Libre ou dans sa nasse,
L'idée a vécu
-- Un plomb ? un écu ?--
Et marche ou palier,
Elle a pu crier,
Un temps, ce dont l'homme
S'est voulu le père,
Quand il n'est en somme
Qu'un pion éphémère.
On peut trouer l'âme,
En traire la flamme
Et puis supposer
Que rien n'a compté ;
Mais le moindre trait
Va, court, bâtissant
Ce qui va renier
Son auteur absent.
La tour et ses pierres
A travers les ères
Se mêlent sans doute
En ceux qui écoutent ;
J'ai posé mon nom
En un graffiti
Au coin d'un moëllon
-- Et je suis parti.
Enfin, puis-je ici
Oser dire aussi
Que j'aime savoir
Qui comprend mes soirs ?
Puis-je avoir un lien
Qui me guide ainsi
Vers un comédien
Frère en poésie ? |
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Un comédien le vendredi 24 août 2012, à 01:20 Sous les sceaux triomphants recouvrons sa figure,
Honorons par sacades, grands coups, redoublés!
Entendez vous traquer à grand bruit leur nature
Ces assoiffés de lois qu'ils tentent d'oublier?
L'amour universel leur fait des angelures
À l'âme et les tombeau sont leurs plus chers cahiers
La vie s'écoule douce dans leur écriture
Mais ni fins ni débuts ne sauraient l'y plier.
La métrique est un pas de charge. Du poteau
Rime un petit espoir lié par douze noeuds.
Son cri trop loin déjà n'est pas un "à bientôt",
Mais comment l'infini pourrait-il dire "adieu"?
Aucune raillerie dans ces bas vers d'appoint.
La vérité c'est que, seul devant mon écran
À deux heures, votre art m'a fait beaucoup de bien.
Au moment de vous faire un petit boniment,
Pour vous remercier j'ai rimé plus ou moins
Histoire de marquer le coup, passer le temps.
Recevez mes respects sans adresse ni lien,
Pardon, car qui je suis d'interressant n'a rien,
Comédien à visage, ce serait navrant.
Merci beaucoup aussi pour m'avoir répondu en vers, c'était très sympa de votre part.
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Loïc le samedi 25 août 2012, à 12:14 "Qui je suis d'intéressant n'a rien ?" J'en doute. Votre prosodie est certes imparfaite (je le dis au cas où ce serait important), mais vous avez du souffle et de belles réflexions. Un autre poète que j'ai envoyé ici vous lire a été frappé par "Mais comment l'infini pourrait-il dire adieu ?".
Si vous n'êtes pas déjà inscrit dans une autre communauté poétique, eh bien, il y a notre Mespoemes.net, dont je suis d'ailleurs l'administrateur. Quelqu'un qui aime partager comme vous serait bien accueilli... sous le pseudonyme "Un Comédien", pourquoi pas ? :)
Ne me remerciez pas d'avoir répondu en vers, c'était la moindre des politesses envers quelqu'un qui a fait l'effort de commenter en vers !
Mes amitiés. |
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kariane le jeudi 22 novembre 2012, à 17:50 ----
Ce que j'aime dans le dessin, c'est de pouvoir donner vie à des personnages, leur inventer un caractère, en faire ce que l'on veut ! C'est comme si nous maitrisions tout, comme si nous devenions des dieux...
On se sent responsable d'eux, de leur vie... Nous devenons indispensable à leur avenir !
Cette femme que tu dessinais, que regardait-elle ? Que pensait-elle ?
Est-ce que le fait que tu sois son dessinateur induit que tu puisses savoir tout ce qu'elle pense ? Ou est-ce que cela demeure un mystère... ?
Haha ! La main du dessinateur donne la vie ! C'est comme le poète : l'homme et le chien par exemple, le poème que tu m'as fait lire... C'est peut être toi qui avait le stylo en main et qui écrivait ce que tu voulais, mais le poème a fini par te surprendre toi même en te révélant des choses sur toi que tu ne savais pas !
Tout ça pour dire que le poème est admirable,
Sincères amitiés,
Kariane
http://www.mespoemes.net/kariane |
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Loïc le samedi 24 novembre 2012, à 17:35 J'ai laissé tomber le dessin parce qu'il était trop insuffisant et trop flou par rapport à l'écriture. Oui, dans toute création de personnages nous sommes des dieux, mais le dessin a une trop grande part de mystère pour qui veut créer quelque chose de vivant et de complexe. A mon sens.
Le dessin, la peinture ou la photo capturent la vie sans l'expliquer. C'est excellent si on aime laisser son imagination vagabonder sur le mystère des personnages immortalisés. Mais si on désire exprimer la complexité d'un être, un instantané ne suffit pas. L'écriture et le développement qu'elle permet de la psyché des personnages deviennent essentiels.
Etant à présent bien habitué à donner la vie à des avatars avec des mots plutôt que des coups de crayon, je ne suis pas trop surpris de préférer l'écriture. On donne une vie au personnage, on le suit de bout en bout dans toutes ses nuances, au lieu de le figer en un seul portrait mystérieux et élusif. Après, être un dieu ne donne pas tous les droits non plus : la création doit être respectée et chérie à la mesure du respect qu'on a pour soi-même. Même si on la mène vers la mort dans une histoire, il faut un sens, une logique ; bref, ce qu'on voudrait pour nous-mêmes, qu'on n'obtiendra pas, mais qu'on veut pour nos créations.
Quant à l'évocation du poème "L'Homme et le Chien", ça m'amène comme toujours à dire que tous les personnages que nous créons sont NOUS, d'une façon ou d'une autre, même s'ils sont, en surface, d'un sexe, âge ou même espèce (le chien !) opposés. C'est une règle à laquelle il est impossible d'échapper !
Sur un peu le même sujet, tu peux lire mon poème "La Touche". Il est difficile, mais mes coms expliquent l'essentiel : rien de ce qu'on crée n'est anodin.
Amitiés Kariane !
http://www.mespoemes.net/cellox
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oliverjane1950 le jeudi 03 janvier 2013, à 07:10 Tous mes voeux Loïc pour cette année 2013 qui j'espère te sera rassurante sur tous les plans. Mais comme tu dois le savoir, la chance n'aime pas le défaitisme... Il faut aussi chercher, s'investir pour réussir...mettre du sien comme disait les anciens... Amitiés. Oliver |
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Loïc le lundi 07 janvier 2013, à 15:52 Et tous mes voeux avec du retard !! Je suis un peu déconnecté en ce moment.
Mes amitiés Oliver ! |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le dimanche 24 février 2013, à 17:49 Tu sais quoi, Loïc ? J'avais envie de repasser sur ton poème, pour le relire, mais plus, pour contempler ton dessin, qui me rappellera ces bons souvenirs d'il y a quelques heures.......et je m'aperçois que, je ne sais pourquoi, je n'avais pas commenté ton poème.
Je me retrouve ainsi à lire des allégories fulgurantes :
"Qu’importe cet instant où son regard prend vie,
Qu’importe le dessein du vent qu’on n’entend pas,
Frôlant à peine un cil ; elle est déjà partie,
Bousculant un soleil à chacun de ses pas" ou alors des mots qui quelque part me brisent, tu sais pourquoi : "Est-ce un tout ? Une fin ? Une histoire d’amour
Où l’un parle pour deux tandis que l’autre explose de silence ?". Et puis vient le rêve : "Mais tu me parleras, quand ce serait rêvé"... le rêve : "Rêver, et être rêvé, et rêver que je rêve, ou que je suis rêvé" n'est-ce pas ? Etrangeté de la vie et du temps qui court, dans tes vers écrits en juin, que j'avais lu mais pas commenté, je retrouve un présent. Ce portrait qui illustre ton poème et dont tu mas fait la faveur de me montrer l'original est sans doute la synthèse d'une vision de la Beauté de la femme, de toutes les femmes ou de LA FEMME. Tes dessins de visages féminins dont je suis tombé amoureux........ Et tu dessines encore....ce qui veut dire qu'un jour, que tu ne connais pas encore, tu reprendras ton crayon. Ombres, jeux de gomme pour donner de l'émotion et de la vie à tes portraits, si vivants par ta magie. Take care, grand bonhomme. Tu vaut de l'or, comme ton coeur. Amitiés. Philip. |
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Loïc le vendredi 01 mars 2013, à 03:20 Eh bien, tout ce que tu cites relève un peu du même sujet : la construction qui nous échappe. Bizarrement, la perception de la réalité et l'invention artistique ont ce point commun : on dessine des choses, que ce soit en inventant des mondes et des gens qui n'existent pas ou en plaquant des idéaux sur ceux qui existent.
Marrant, d'ailleurs ; dans un vieux roman (inachevé) datant de l'époque du dessin, j'avais écrit une portion de dialogue dont je ne comprenais pas encore toutes les implications. Il s'agissait d'un vieil artiste qui montrait son index à l'héroïne et demandait :
"Qu'est-ce que ceci ?
-- C'est un doigt", répondait l'autre aussitôt.
-- Non. Regardez mieux."
Alors la femme observait l'index sous toutes les coutures et répétait, vaguement irritée :
"Mais c'est un doigt !!"
Et le vieux disait :
"Oui ; maintenant c'en est un".
Bref, c'est toujours sur le même sujet des illusions, des certitudes hâtives, voire du rêve. Et ça vaut aussi pour le passage "Est-ce un tout" etc. Ce genre de dessin, c'est comme un condensé d'histoire d'amour réelle : on peint un phantasme, mais on se retrouve souvent à dialoguer avec lui (d'où "Où l'un parle pour deux tandis que l'autre explose de silence"). Comme mes dessins m'échappaient, j'ai arrêté de dessiner pour me tourner vers les portraits écrits -- la création d'une personne entière est quelque chose que le dessin ne peut pas faire, alors que les mots s'y prêtent davantage. Mais les personnages écrits ont la même tendance à s'échapper que les dessinés. Sans parler des personnes réelles sur lesquelles on a projeté nos envies.
En ce qui concerne la "Beauté de la femme", là encore, l'illustration du poème a montré ses limites. Passé un certainn âge, je me suis rendu compte de la totale inutilité d'essayer de représenter la beauté physique idéale, puisque la vie s'est chargée de me faire comprendre à peu près à cette époque-là que la beauté naît aussi de bien d'autres façons. Tu connais cette diversité surprenante.
Quant à "valoir de l'or", eh bien on verra au long terme. Ne me transforme pas en l'un de tes dessins !
Toutes mes amitiés Philip. |
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 01 mars 2013, à 07:38 Cher Ours Dur,
Merci pour ta réponse pleine de sens à méditer (pour moi particulièrement). Oui, on "invente des mondes et des gens idéaux, et on idéalise ce qui existe". Au passage, une réflexion est à faire sur le "pourquoi", non pas de l'action d'idéaliser, mais de la personne ou du monde que l'on a sciemment choisi d'idéaliser. Ca peut être plus compliqué qu'il n'y parait.
Dans tout ça il y a cette phrase de Bazin, que je te citais l'autre jour, et que l'on peut mettre à toute les sauces (parce qu'elle est sur le terrain de l'idéalisation) : "la poésie ou le dessin, la littérature, la musique, la peinture, ..., substituent à notre regard l'image d'un monde qui s'accorde à nos désirs".
Mais qu'entends-je ? Que lis-je ? Tu avais déjà écrit un précédent roman (même inachevé) avant les Chroniques d'Erhadwi ? Mais, même inachevé, ça m'intéresse (je t'en parlerai en mail). La Beauté ? Comme tu dis, elle nait de mille autre façon qu'à travers des canons de perfection (où elle la part de la subjectivité et de l'objectivité ?). Tu évoques des "portraits écrits". Moi qui, comme tu le sais, en matière de peinture (et non de dessin) ne sais faire que des copies (tu as bien vu mon seul et unique portrait de profil), eh bien je me résous à faire des portraits écrits. Les personnages ne sont pas forcément idéalisés. Je tombe amoureux de certains. En plus de ça j'y joue le rôle d'un Prométhée qui leurs donne corps à partir de ce que j'appelle (je l'ai écrit dans dans un poème) "l'argile d'impressions fugitives". Et puis après....on dialogue avec son fantasme. Facile, puisqu'en général, on l'a idéalisé. Au passage, j'aime l'oxymorique "explosion de silence".
Valoir de l'or. Tu sais de quel or je parle, c'est toujours la même conception que j'ai de ce que j'appelle "l'Or de la vie", notre plus grande richesse. Pour paraphraser le dialogue des personnages de ton "ancien" roman", je pourrais leur faire dire :
- Tu es riche.
- Je ne crois pas, cela se saurait.
- Regarde autour de toi, le (les) ami(s) sincères que tu as.
- Alors je suis riche.
Amitiés Teddy B. Philip. |
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Loïc le vendredi 01 mars 2013, à 15:22 Oui, ton "pourquoi" est important, mais souvent ça ne se commande pas ; ça relève toujours de l'amour, même quand on parle d'un dessin, et y compris un dessin d'autre chose qu'une personne. Combien de fois j'ai été extrêmement satisfait d'un dessin (mon esprit corrigeant de lui-même tous les défauts... comme en amour réel, donc) avant de me redevenir lucide et de m'apercevoir de tout ce qui était raté... Pareil pour certains de mes poèmes, d'ailleurs. Il y en a eu que je finissais en me disant "Impeccable", et deux jours plus tard je déchantais. Amour aveugle !
Pourtant, je ne peux pas être entièrement d'accord avec Bazin. Si tu arrives à me dire, une fois que tu auras fini de lire Erhadwi, que j'y ai décrit un monde "qui s'accorde à mes désirs", eh bien je serai très inquiet de la vision que tu auras de moi ! Dans le bouquin, je n'idéalise rien, bien au contraire. Absolument tous mes personnages ont d'énormes défauts qui causent souvent leur chute. Et tu verras qu'il n'y a aucun sens de justice. Quelques-uns de mes personnages "méritent", mais sont punis quand même pour leurs imperfections -- et d'autres ne le méritent pas mais s'en sortent. C'est une peinture de la réalité, pas un monde parfait. D'ailleurs, tu peux déjà voir à la fin des coms sur "Musique d'Orage" (2010), un extrait de "La Fin de l'Âge", qu'une poétesse qui avait lu le roman en entier est venue exprimer sa frustration face au sort que j'avais réservé au personnage (Ylles ; tu sais déjà ce qui lui arrive dans "Le Vent...").
Quant à mon roman précédent, c'était de la SF philosophique. J'y ai appris à fouiller mes persos pour la première fois et à créer des situations surréalistes, mais je n'ai pas réussi à maintenir mon intérêt parce que je ne savais pas encore ce que j'étais en train de faire. Je n'avais pas de plan clair. "Erhadwi" en revanche est parfaitement maîtrisé au niveau de la construction (tu t'en apercevras à la fin). Mais en laissant de la liberté aux personnages pour trouver leur place et leur symbolique, quitte à parfois échapper à mon contrôle ou aux plans que j'avais pour eux initialement. Quand tu auras fini de lire, je te dirai ce que je voulais écrire à l'origine, et de quelle façon les choses ont changé progressivement pour donner un meilleur résultat que ce qui était prévu à la base -- et c'est souvent parce que les personnages ont pris vie par eux-mêmes (on recolle donc au poème, qui parle des personnages qui nous échappent et s'en vont seuls).
Très bien, ton "argile d'impressions fugitives". C'est tout à fait ça. Le personnage n'est pas fixé, pas enfermé, juste une ébauche qui peut surprendre au fur et à mesure, et c'est en fait le véritable intérêt. Pendant un temps, j'ai pensé à faire des illustrations et des portraits pour Erhadwi, mais au final je me sens plus à l'aise avec des descriptions physiques incomplètes ; de cette façon le mystère reste entretenu. Descriptions par mots + dessins, ça commencerait à faire un peu trop. D'ailleurs, tu as sans doute déjà vu des films adaptés de tes romans préférés, et clamé "Mais ce n'est pas du tout cet acteur-là qu'il fallait !" L'imagination est encore le meilleur outil.
Plutôt que Prométhée, un bien meilleur exemple de l'amour envers la création est l'histoire de Pygmalion et Galatée (mentionnée à la fin du poème), déclinée dans certains livres et films (par exemple "Simone", avec Al Pacino... mais rien que dans "Blade Runner", il y a déjà de quoi faire).
Quant à "l'or", je sais bien et je t'en remercie. Je ne suis pas très démonstratif, mais je sais reconnaître une bonne chose.
Amitiés Philip ! |
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bluegirl le mercredi 29 janvier 2014, à 20:54
En cherchant la signification d'Erhadwi sur Google, ça renvoit entre autres sur ce poème, et ses ...58 coms !! (59 maintenant !).
Et je passe te tirer mon chapeau : tu laisses vibrer avec intensité la fibre entre l'artiste et son œuvre.
J'ai particulièrement apprécié les 4 derniers quatrains, avec un coup de cœur pour l'avant dernier.
Bon, je suis guère avancée pour "Erhadwi", il s'agirait d'un anagramme ?
Ah, au fait l'illustration est très agréable à revoir.
Bises.
http://www.mespoemes.net/bluegirl |
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Loïc le jeudi 30 janvier 2014, à 19:00 J'ai inventé ce nom... et comme tous les noms que je tiens à avoir inventés, j'ai vérifié grâce à Google qu'il n'existait pas. En même temps, un nom aussi bizarre, ça m'aurait bien étonné !
Erhadwi n'a aucune signification, pas même inventée par mes soins. Ça m'est juste venu comme ça en 2002 (ouah, déjà 12 ans... !) quand j'écrivais en Angleterre (et en anglais) un roman interactif avec un programme de jeu-texte. Ça n'est pas allé loin parce que c'était trop long à coder, mais j'ai réutilisé l'embryon d'histoire de 2002 pour en faire une nouvelle en 2004, appelée "Tempus Fugit" (en latin, "Le temps s'enfuit")... que tu connais de nos jours sous "Le Vent Qui Vit Entre Les Ruines", l'intro de ce qui est devenu finalement un roman de 300 pages. Et elle se passe dans les ruines d'Erhadwi, la ville centrale à quasiment tout le bouquin.
Je peux juste dire que je cherchais des sonorités exotiques, plus précisément arabisantes.
Quant aux 58 coms, ils sont trompeurs ; si tu parcours rapidement la liste, tu verras plusieurs longues conversations, avec Oliver, Ivy, et aussi notre ex-inscrit Lasiate qui m'a un peu agressé au début concernant mon style poétique (et encore, j'ai effacé une grande partie de notre conversation, tant ça commençait à monopoliser le poème), avant qu'il vienne galamment s'excuser de s'être emporté. En réalité, je n'ai eu qu'une quinzaine d'intervenants.
Et quant aux quatrains que tu aimes, tu sais bien que ma force est dans les fins de poèmes, et que je patauge comme un cancre dans les débuts. Enfin, j'ai fait pire, tellement pire !
Bises !
http://www.mespoemes.net/cellox |
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spinal le mercredi 03 février 2016, à 22:30 très joli poème et très joli dessin. pour un portrait imaginaire les yeux sont fous! moi aussi je dessine un peu ça me donne l'idée de faire des dessins en rapport à mes poème et inversement! |
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Loïc le mercredi 03 février 2016, à 23:57 La perspective de l'oeil de droite (je veux dire à droite sur le dessin) est ratée. La vraie réussite ici, ce sont les cheveux ! Ce qui n'empêche pas qu'après des années d'entraînement, même si la perspective est ratée, je savais maintenant comment donner une profondeur aux yeux de mes portraits.
Fais donc, dessine, dessine ! Toujours je serai intéressé par ce que les autres font dans les domaines que j'aime. Et si tu n'arrives pas à transformer ça techniquement en image postable sur le site, eh bien... tu connais l'adresse de Ghostbusters.
Merci, et à plus ! |
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spinal le jeudi 04 février 2016, à 19:57 je ne trouve pas qu'elle soit ratée ta pers , je la trouve réaliste par son imperfection^^ ça lui donne du charisme. |
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Loïc le vendredi 05 février 2016, à 00:03
Je lui ai parlé récemment dans mes rêves : elle te remercie ! |
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louis le lundi 28 mars 2016, à 15:25 Du coup, je me suis replongé dans Baudelaire:
"Les promesses d'un visage".
Amitiés. |
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