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Un texte de circonstance vu le temps déplorable que nous avons en ce moment.
Dans le château du ciel
Se prépare le drame
Et ses murailles grises
Parcourues de reflet noir
Pleurent des larmes amères
De métal et de soie
Par de fines meurtrières
D'invisibles archers
Décochent des traits espiègles
De souffre enflammé
*
Un peuple invincible affronte sa destinée
Qu'il leur faut de courage, pour mourir un été.
*
Et l'on entend la bouche de l'enfer
Et l'on devine l'antre diabolique
Quand le bruit des portes qui claquent
Fait trembler la terre
Et le murmure des voix en colères
Gronde comme un mystère.
*
Alors, les invités accourent pour le banquet final
Et de se précipiter à qui sera le premier
Et le vent et la pluie, le tonnerre et l'éclair
Et la noire fumée d'un impossible feu
De lancer leurs armées, vaillant peuple guerrier
Sans espoir de victoire, bataille précaire.
Car il n'y a d'ennemi pour justifier ainsi
Cette guerre insolite, si ce n'est la colère
Ou alors le chagrin, peut-être qu'au matin
Nous le saurons enfin.
Alors, dans le château du ciel
S'achève le drame.
Extrait du recueil "Des étoiles brillent au fond de la mare."
(c) Jean-Frédéric Berger
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