Mireille
Mireille, ce poupon, qu'on voulait arracher
A ses deux parents juifs, que l'on voulait cramer
Un élan de mon coeur, elle était dans mes bras
Je l'ai serré bien fort, ma vie commençait là
Notre grande maison, trop grande pour nous deux
Les enfants sont partis, en nous laissant bien seuls
Mon Dieu que de bonheur, je lisais dans ses yeux
Ses rires et ses bisous, gonflaient mon coeur d'orgueil
Elle n'avait que deux ans, mais elle à réussit
A combler tout le vide, laissé par nos enfants
Et puis elle était belle, sa frimousse aussi
Ses yeux couleur de miel, son sourire désarmant
Nous vivions tous les trois, dans la béatitude
D'une paix retrouvée, d'un bonheur sans mélange
Mireille stabilisée, commençait ses études
Au début on l'aidait, pour nous c'était un ange
La vie suivait son cours, doucement sans soucis
Mireille grandissait et nous on vieillissait
Pour elle nous étions, des parents d'adoption
Un papy une mamy, c'était la solution
A la veillée un soir, Mireille sur mes genoux
En quatre mots bien clairs, elle nous à assomé
Maman, elle reviend quand, nous à t'elle demandé
Ma femme m'à regardé, ses yeux tout embués
Que lui dire a dix ans, a cette fille éveillée
Les mots simples de la vie, ne pas la pertuber
Mais là, en aucun cas, lui dire la vérité
Car ce serait atroce, de la voir sangloter
C'était un matin blème, les juifs étaient parqués
Sous une pluie diluviene, comme des animaux
Embarqués sous escorte, ployant sous leur fardaux
Puis direction les fours, où ils seront gazés
A ses deux parents juifs, que l'on voulait cramer
Un élan de mon coeur, elle était dans mes bras
Je l'ai serré bien fort, ma vie commençait là
Notre grande maison, trop grande pour nous deux
Les enfants sont partis, en nous laissant bien seuls
Mon Dieu que de bonheur, je lisais dans ses yeux
Ses rires et ses bisous, gonflaient mon coeur d'orgueil
Elle n'avait que deux ans, mais elle à réussit
A combler tout le vide, laissé par nos enfants
Et puis elle était belle, sa frimousse aussi
Ses yeux couleur de miel, son sourire désarmant
Nous vivions tous les trois, dans la béatitude
D'une paix retrouvée, d'un bonheur sans mélange
Mireille stabilisée, commençait ses études
Au début on l'aidait, pour nous c'était un ange
La vie suivait son cours, doucement sans soucis
Mireille grandissait et nous on vieillissait
Pour elle nous étions, des parents d'adoption
Un papy une mamy, c'était la solution
A la veillée un soir, Mireille sur mes genoux
En quatre mots bien clairs, elle nous à assomé
Maman, elle reviend quand, nous à t'elle demandé
Ma femme m'à regardé, ses yeux tout embués
Que lui dire a dix ans, a cette fille éveillée
Les mots simples de la vie, ne pas la pertuber
Mais là, en aucun cas, lui dire la vérité
Car ce serait atroce, de la voir sangloter
C'était un matin blème, les juifs étaient parqués
Sous une pluie diluviene, comme des animaux
Embarqués sous escorte, ployant sous leur fardaux
Puis direction les fours, où ils seront gazés
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1 commentaire
domidom · le dimanche 12 mai 2013 à 21:14
Une poésie très émouvante, les juifs, les chambres à gaz, Oradour/Glane, impossible pouvoir oublier toutes ces atrocités....
A bientôt, Domie....
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