DIVINE PUNITION

DIVINE PUNITION
Mauvaises conjonctures mauvais auspices
Pour cet esprit jugé libre et indécent
Les Dieux de l’Olympe tous complices
Se liguent pour faire payer l’insolent
Pour l’idéologie qu’il vient de prôner
Il fut puni, comme jadis, Tantale
Qui à un rocher est enchaîné.
Empêché d’accéder à la manne vitale
N’est-il pas injustement condamné ?
Privé même de la chaleur amicale
Mais il est là toujours obstiné
A cette sentence les dieux donnèrent l’aval
Pour lui rendre amère la destinée
Dans son ciel ne brille que la mauvaise étoile
Malheureux, il erre comme un vil forcené
Son péché n’est pourtant pas si vénal
Contre lui les éléments se sont déchaînés
Pluies torrentielles et flammes infernales
Dans leurs abysses profonds l’ont entrainé
Pour l’idéologie qu’il vient de prôner
Il fut puni, comme jadis, Sisyphe.
A pousser un rocher de façon effrénée
Pour on ne sait pour quel motif
Il est victime expiatoire emprisonné
D’un ordre trop injuste trop répressif
Rester stoïque rester résigné
Pour sortir des divines griffes
Des cieux il se sait, abandonné
Mendiant gestes compréhensifs
Et mots quelques peu attentionnés
De loin on entend ses cris plaintifs
Qui comme tonnerre résonnaient
Pour l’idéologie qu’il vient de prôner
Il fut puni, comme jadis, Atlas
A porter la voute céleste le long des années
Dans les immensités des espaces.
Il est injustement sanctionné
N’est-il pas qu’expiatoire victime hélas
D’un jugement irraisonné ?
On ressent ses douleurs vivaces
Auxquelles on l’a prédestiné
Il se nourrit de peurs et d’angoisses
Qui fougueuses et malintentionnées
L’étouffent et l’enlacent
Oh triste et malheureuse destinée
Résigné il ne demande point de grâce
Ni aux Dieux ni aux Saint ni aux Dulcinées
Devant toutes ces indifférences de glace
Point de remèdes à son cœur peiné
Il n’a commis aucun péché
Qui justifie cette sévère punition
Son cœur maintenant asséché
Cherche en vain l’absolution
Le voilà vif tout écorché
Ne trouvant aucune consolation
Blessé et profondément touché
Et brûlé par ses torrides passions
Il se mire dans une ingrate psyché
Espérant une utopique résurrection
Ses arguments n’ont pas convaincu
Et ses mots sont confus et dérisoires
Le pauvre ne s’est pas bien défendu
Le voilà seul balbutiant dans le prétoire
Les circonstances atténuantes lui sont défendues
Il est mis d’office au purgatoire
Proie d’un sournois malentendu
Méduse le foudroya de son regard
Jalouse elle le transforma en statue
Elle le priva ainsi de tout espoir
Du bonheur ne l’a-t-elle pas exclu ?
Condamné à longue nuit noire
Dont il ignore complétement l’issue
Contre lui on développa dure réquisitoire
Il est martyr d’un injuste abus
Pour l’idéologie qu’il vient de prôner
On le condamne à remplir les tonneaux des Danaïdes
Tous les Dieux contre lui sont consternés
Il a pourtant un cœur candide
Le sort cruel l’a tellement malmené
Qu’il tâtonne dans les ténèbres sans guide
On soudoya sans peine Eros méchant
Qui cribla son cœur de ses flèches
On ne lui accorde point de pardon
Son sang se déverse et s’assèche
Maintenant rien ne sera comme avant
Et ce sont les Dieux qui l’empêchent
Il est victime d’un déni flagrant
Sur ses joues toutes parcheminées
S’écoulent des larmes languides
Il a le cœur et l’âme chagrinés
Oh infortune oh vie perfide
Malgré tous ses efforts acharnés
Les tonneaux restèrent désespérément vides
Il ne sait même pas pourquoi il est condamné
Zeus prenez-le donc sous votre égide
On lui reproche de s’être opposé
A je ne sais quelle chose étrange
N’est-il pas à tort accusé ?
Est-ce son éloquence qui dérange
Est-ce ce sont mots qui sont trop osés
Ainsi sans procès on enferma l’ange
Pour mieux le martyriser
Divine punition
Mauvaises conjonctures mauvais auspices
Pour cet esprit jugé libre et indécent
Les Dieux de l’Olympe tous complices
Se liguent pour faire payer l’insolent
Pour l’idéologie qu’il vient de prôner
Il fut puni, comme jadis, Tantale
Qui à un rocher est enchaîné.
Empêché d’accéder à la manne vitale
N’est-il pas injustement condamné ?
Privé même de la chaleur amicale
Mais il est là toujours obstiné
A cette sentence les dieux donnèrent l’aval
Pour lui rendre amère la destinée
Dans son ciel ne brille que la mauvaise étoile
Malheureux, il erre comme un vil forcené
Son péché n’est pourtant pas si vénal
Contre lui les éléments se sont déchaînés
Pluies torrentielles et flammes infernales
Dans leurs abysses profonds l’ont entrainé
Pour l’idéologie qu’il vient de prôner
Il fut puni, comme jadis, Sisyphe.
A pousser un rocher de façon effrénée
Pour on ne sait pour quel motif
Il est victime expiatoire emprisonné
D’un ordre trop injuste trop répressif
Rester stoïque rester résigné
Pour sortir des divines griffes
Des cieux il se sait, abandonné
Mendiant gestes compréhensifs
Et mots quelques peu attentionnés
De loin on entend ses cris plaintifs
Qui comme tonnerre résonnaient
Pour l’idéologie qu’il vient de prôner
Il fut puni, comme jadis, Atlas
A porter la voute céleste le long des années
Dans les immensités des espaces.
Il est injustement sanctionné
N’est-il pas qu’expiatoire victime hélas
D’un jugement irraisonné ?
On ressent ses douleurs vivaces
Auxquelles on l’a prédestiné
Il se nourrit de peurs et d’angoisses
Qui fougueuses et malintentionnées
L’étouffent et l’enlacent
Oh triste et malheureuse destinée
Résigné il ne demande point de grâce
Ni aux Dieux ni aux Saint ni aux Dulcinées
Devant toutes ces indifférences de glace
Point de remèdes à son cœur peiné
Il n’a commis aucun péché
Qui justifie cette sévère punition
Son cœur maintenant asséché
Cherche en vain l’absolution
Le voilà vif tout écorché
Ne trouvant aucune consolation
Blessé et profondément touché
Et brûlé par ses torrides passions
Il se mire dans une ingrate psyché
Espérant une utopique résurrection
Ses arguments n’ont pas convaincu
Et ses mots sont confus et dérisoires
Le pauvre ne s’est pas bien défendu
Le voilà seul balbutiant dans le prétoire
Les circonstances atténuantes lui sont défendues
Il est mis d’office au purgatoire
Proie d’un sournois malentendu
Méduse le foudroya de son regard
Jalouse elle le transforma en statue
Elle le priva ainsi de tout espoir
Du bonheur ne l’a-t-elle pas exclu ?
Condamné à longue nuit noire
Dont il ignore complétement l’issue
Contre lui on développa dure réquisitoire
Il est martyr d’un injuste abus
Pour l’idéologie qu’il vient de prôner
On le condamne à remplir les tonneaux des Danaïdes
Tous les Dieux contre lui sont consternés
Il a pourtant un cœur candide
Le sort cruel l’a tellement malmené
Qu’il tâtonne dans les ténèbres sans guide
On soudoya sans peine Eros méchant
Qui cribla son cœur de ses flèches
On ne lui accorde point de pardon
Son sang se déverse et s’assèche
Maintenant rien ne sera comme avant
Et ce sont les Dieux qui l’empêchent
Il est victime d’un déni flagrant
Sur ses joues toutes parcheminées
S’écoulent des larmes languides
Il a le cœur et l’âme chagrinés
Oh infortune oh vie perfide
Malgré tous ses efforts acharnés
Les tonneaux restèrent désespérément vides
Il ne sait même pas pourquoi il est condamné
Zeus prenez-le donc sous votre égide
On lui reproche de s’être opposé
A je ne sais quelle chose étrange
N’est-il pas à tort accusé ?
Est-ce son éloquence qui dérange
Est-ce ce sont mots qui sont trop osés
Ainsi sans procès on enferma l’ange
Pour mieux le martyriser
Divine punition
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