Elle était pâle
Elle était pâle
Comme est pâle la mort
Si l’on croit les vivants qui l’ont entraperçue
Elle était vive
Comme est vif l’argent Le plaisir La morsure
J’en sais qui s’en revinrent à demi dépecés
Elle était l’or L’albâtre et le marbre
Elle était l’orchidée
La fleur d’éternité que le passé déplore
Elle était cette image
Ni sainte ni vulgaire
Et dont l’œil jamais
Ne saurait se passer
Elle n’était pas la Reine
Car nul pays ne serait digne d’elle
Aucun royaume à sa mesure
Elle n’était pas l’étoile
Elle n’était pas le ciel
Mais l’idée que le ciel se fait de l’étoile
L’idée même du ciel
Elle n’était pas le feu
Elle n’était pas la flamme
Mais ce que le feu lui-même n’oserait approcher
Elle était ce qu’on espère
Quand l’espoir s’est éteint
Elle était ce qu’on attend
Quand on n’attend plus rien
L’au-delà de l’attente
Elle était l’aube d’été sur un lac où se mirent des monts
Et ce rire des nuages dans le défi des cieux
Elle était la prophétie
La formule fameuse
Le mantra ressassé
Mille fois par mille voix sur mille continents
Elle était l’étincelle devenue durée
La lueur que les dieux destinaient à rester
Mais vous les ogres d’hier autant que de demain
Vous n’en saurez pas davantage
Car elle était tout à la fois
L’imposture et l’idéal
Elle était l’idéale imposture
Mai 2018
Comme est pâle la mort
Si l’on croit les vivants qui l’ont entraperçue
Elle était vive
Comme est vif l’argent Le plaisir La morsure
J’en sais qui s’en revinrent à demi dépecés
Elle était l’or L’albâtre et le marbre
Elle était l’orchidée
La fleur d’éternité que le passé déplore
Elle était cette image
Ni sainte ni vulgaire
Et dont l’œil jamais
Ne saurait se passer
Elle n’était pas la Reine
Car nul pays ne serait digne d’elle
Aucun royaume à sa mesure
Elle n’était pas l’étoile
Elle n’était pas le ciel
Mais l’idée que le ciel se fait de l’étoile
L’idée même du ciel
Elle n’était pas le feu
Elle n’était pas la flamme
Mais ce que le feu lui-même n’oserait approcher
Elle était ce qu’on espère
Quand l’espoir s’est éteint
Elle était ce qu’on attend
Quand on n’attend plus rien
L’au-delà de l’attente
Elle était l’aube d’été sur un lac où se mirent des monts
Et ce rire des nuages dans le défi des cieux
Elle était la prophétie
La formule fameuse
Le mantra ressassé
Mille fois par mille voix sur mille continents
Elle était l’étincelle devenue durée
La lueur que les dieux destinaient à rester
Mais vous les ogres d’hier autant que de demain
Vous n’en saurez pas davantage
Car elle était tout à la fois
L’imposture et l’idéal
Elle était l’idéale imposture
Mai 2018
2 commentaires
liameliavq · le mardi 1 mai 2018 à 21:10
Merci.
LN.
cecel · le mercredi 2 mai 2018 à 00:45
Merci pou cette magie poétique.
Marcel
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.