Avant de n’être plus
Avant de n’être plus
Qu’un dessin de buée que la main seule efface
Avant de n’être plus qu’un chagrin de nuages
Tâchons de nous aimer
Comme l’oiseau s’envole ou que l’enfant sourit
Sans avoir à trouver de raison de le faire
Simplement Doucement
Comme le vent se glisse
Sous la porte fermée
Caressant le palier de ses baisers sonores
Aimons-nous Laurence
Aimons-nous
Avant que vienne l’heure
Ultime et tracassière
Toute habillée d’ennui
Toute attifée de haine
Qui va nous séparer
Aimons-nous
Avant que les neiges ne neigent
Ne fassent pluie Ne fassent peur
Avant le grand départ
Le grand bizarre
Le grand écart
Aimons-nous
Un peu beaucoup passionnément
Et tant et plus
Aimons-nous
Bien avant le grand plongeon
Et le dernier gorgeon
Avant plus d’horizon
Tant qu’il est encore temps
Tant qu’il est encore beau
Ce merveilleux automne
Où du rouge et du roux se mélangent à de l’or
Et pour que jamais
Quels que soient nos frissons nos failles nos fêlures
Que jamais de nos âmes on ne dise
Qu’elles cessèrent d’aimer
Et pour que nos mains tendues
Ne le soient pas en vain
Octobre 2018
Qu’un dessin de buée que la main seule efface
Avant de n’être plus qu’un chagrin de nuages
Tâchons de nous aimer
Comme l’oiseau s’envole ou que l’enfant sourit
Sans avoir à trouver de raison de le faire
Simplement Doucement
Comme le vent se glisse
Sous la porte fermée
Caressant le palier de ses baisers sonores
Aimons-nous Laurence
Aimons-nous
Avant que vienne l’heure
Ultime et tracassière
Toute habillée d’ennui
Toute attifée de haine
Qui va nous séparer
Aimons-nous
Avant que les neiges ne neigent
Ne fassent pluie Ne fassent peur
Avant le grand départ
Le grand bizarre
Le grand écart
Aimons-nous
Un peu beaucoup passionnément
Et tant et plus
Aimons-nous
Bien avant le grand plongeon
Et le dernier gorgeon
Avant plus d’horizon
Tant qu’il est encore temps
Tant qu’il est encore beau
Ce merveilleux automne
Où du rouge et du roux se mélangent à de l’or
Et pour que jamais
Quels que soient nos frissons nos failles nos fêlures
Que jamais de nos âmes on ne dise
Qu’elles cessèrent d’aimer
Et pour que nos mains tendues
Ne le soient pas en vain
Octobre 2018
3 commentaires
debbie · le mardi 9 octobre 2018 à 08:41
Poétiquement
Debbie
peauaime · le mardi 9 octobre 2018 à 08:55
Une grande tendresse dans tes mots qui raisonnent et sonnent avec douceur.
S'aimer à l'automne et entretenir la flamme,sans être monotone pour une tendre dame.
Merci du partage,
Emmanuel
Macha... · le mardi 9 octobre 2018 à 11:19
Quelle sublime poésie... ces vers qui ne cessent de parler d'amour avant le grand plongeon.... merveilleusement bien écrit.... belle journée...macha...
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