que dure la vie
Je voudrais que dure encore
Dure la vie
Tout un bouquet de matins d’été
Frémissants de tes bras
Qu’à des odeurs de corps ensommeillés
S’ouvre le satin des lits
Que l’insecte du soleil
S’en vienne agacer
La paume de ta main offerte
Et que brûle de volupté
L’empreinte de tes seins
Sur le sable mouillé
Qu’elle dure dure encore
Dure la vie
Bien sûr c’est à peine
Entre deux vers si nous sommes
La virgule posée par la main de l’auteur
Ou bien le goût du sel
A la bouche de celui qui naguère nageait
Bien sûr
Mais quel havre avons-nous
Dans l’orage du temps
Si ce n’est le balcon de nos bras enlacés
Et quelle autre lueur au loin
Feu follet délicat et fidèle
Sinon les yeux de qui
S’était voulu
Pencher sur soi
Rien n’a cours ici bas
Au delà beaucoup plus
Du claquement des doigts
Ou de l’éclair soufré de l’allumette
Le cri blanc du bateau sous l’horizon des brumes
Et rien ne sert
De vieillir ni de courber
L’échine au fouet des années
Ce qu’il en reste toujours
Est amer et sans grâce
Le corps s’entaille à s’en briser
Car toute larme est vérité
Et moi je n’aurais fait que m’immiscer
Entre la lame et la blessure
Conscient que mes mots sont limons
Dans un réel de granit
Quelque soleil qu’on ait rêvé
Il n’est pas d’aube
A qui n’est pas aimé
17 juin 07
Dure la vie
Tout un bouquet de matins d’été
Frémissants de tes bras
Qu’à des odeurs de corps ensommeillés
S’ouvre le satin des lits
Que l’insecte du soleil
S’en vienne agacer
La paume de ta main offerte
Et que brûle de volupté
L’empreinte de tes seins
Sur le sable mouillé
Qu’elle dure dure encore
Dure la vie
Bien sûr c’est à peine
Entre deux vers si nous sommes
La virgule posée par la main de l’auteur
Ou bien le goût du sel
A la bouche de celui qui naguère nageait
Bien sûr
Mais quel havre avons-nous
Dans l’orage du temps
Si ce n’est le balcon de nos bras enlacés
Et quelle autre lueur au loin
Feu follet délicat et fidèle
Sinon les yeux de qui
S’était voulu
Pencher sur soi
Rien n’a cours ici bas
Au delà beaucoup plus
Du claquement des doigts
Ou de l’éclair soufré de l’allumette
Le cri blanc du bateau sous l’horizon des brumes
Et rien ne sert
De vieillir ni de courber
L’échine au fouet des années
Ce qu’il en reste toujours
Est amer et sans grâce
Le corps s’entaille à s’en briser
Car toute larme est vérité
Et moi je n’aurais fait que m’immiscer
Entre la lame et la blessure
Conscient que mes mots sont limons
Dans un réel de granit
Quelque soleil qu’on ait rêvé
Il n’est pas d’aube
A qui n’est pas aimé
17 juin 07
3 commentaires
MarieAnne · le lundi 18 juin 2007 à 14:22
alain · le lundi 30 juillet 2007 à 12:17
Dago Laborel · le vendredi 19 octobre 2007 à 12:56
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.