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les parapluies

Tu es simplement parti (un monologue discret)

Le mardi 11 janvier 2011 à 13:44, posté par Anna · 143 lectures

Tu es simplement parti, sans rien dire.
Ton corps transperçait les rayons d’une lumière métallique
Alors que ton pas incertain avançait en titubant sur le pont tressé de cordes.
Je regardais ahurie les mouvements muets de ta silhouette
Qui se perdait lentement parmi les bandes translucides du temps…
Tu étais réduit à un point tremblant à l’horizon.
Tu te bougeais encore?
Ou tu t’étais arrêté pour réfléchir pour la dernière fois?
Qu’est-ce que tu faisais vraiment?
Aucune réponse…aucune certitude…seul le silence d’un ombre.

Tu es simplement parti, à jamais, emportant tous tes rêves et tes désirs,
Libéré de la contrainte des justifications…
Tu t’éloignais comme un bénévole enthousiaste
Qui rigole en se rémémorant des bribes d’une vie prochaine.
Tu devenais vraiment un étranger qui cachait dans sa poche
Les feuilles noircies d’encre d’une histoire déjà accomplie.
Tu étais drôle mais je ne te voyais guère.
Tu n’étais plus sur le pont dèpuis des secondes ou dèpuis des siècles.
Aucune réponse…aucune certitude…seul le silence d’un ombre.

Tu es simplement parti, sans rien dire.
L’écho d’un piano larmoyant, arrivait-il jusqu’à toi?
La porte laissée ouverte, cognait monotonement et désespérément contre le mur...
Est-ce que tu t’en souvenais toujours?
Les gouttes froides et tristes de la pluie ruisselaient sur la paroi du seau.
L’auras-tu oublié?
J’avais peur…j’avais de plus en plus peur.
Il me dérangeait le frémissement de l’air. Où étais-tu?
Aucune réponse…aucune certitude…seul le silence d’un ombre.

Tu es simplement parti, sans rien dire…
Je te percevais encore, quelque part, dans un vieux souvenir.
Couché dans l’herbe, tu souhaitais dominer le temps ou l’oublier à jamais.
Alors tu m’avais dit que ça revenait au même, seuls les mots étaient différents.
Et cependant, c’était un rêve unique, tragique et nécessaire…
Je marchais dans l’herbe qui continuait à pousser, verte et fragile.
Tu n’étais plus là, ni toi, ni tes désirs.
Aucune réponse…aucune certitude…seul le silence d’un ombre.
Tu es simplement parti, sans rien dire.
Le pont tressé de cordes se balançait naïvement
Et moi, je voulais t’écouter pour la dernière fois.
Aucune réponse…aucune histoire n’était pas prête à commencer.
Tu as quitté le pont comme un instant égaré dans le spectre des visions et des souvenirs.
Avons-nous vraiment été les complices du même jour?
Celui où nous avons célèbre la vie…
Aucune réponse! Aucune certitude!
La porte cognait monotonement et désespérément contre le mur.
Les gouttes froides de la pluie ruisselaient sur la paroi du seau.
Et un piano lointain et fatigué égrénait ses dernières notes…
Est-ce que j’existais encore?
Tu es simplement parti, sans rien dire.
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2 commentaires

Loïc (administrateur) · le mardi 11 janvier 2011 à 17:07

Bienvenue Anna,

Afin de mieux connaître le site, la lecture de la page "Fonctionnement" sur http://www.mespoemes.net/avisdesmembres est conseillée ; et pour toute question, je suis joignable sur [email protected].

Bonne continuation !

foliedouce · le mardi 11 janvier 2011 à 23:44

Bienvenue Anna et au plaisir de te lire à nouveau. Très bel écrit ! Amitiés. KerNath

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