VOYAGE AU BOUT DE LA SOLITUDE
Pareil à ces bateaux qui partent pour le large,
À bord, des souvenirs ou alors des regrets,
Lentement sur la mer et supportant leur charge,
Il s'en allait là-bas sans savoir où aller.
Pareil au chien errant dans la ville fantôme,
Cherchant dans les ruelles un vieil os à ronger,
La poussière du soir tombant sur son royaume,
Il marchait sans savoir où est sa destinée.
Pareil à ces oiseaux volant dans les nuages,
Et traversant les mers pour d'autres continents,
L'instinct comme seul guide et l'horizon sauvage,
Il s'en allait là-bas ni triste ni content.
Pareil à ces flots bleus qui longent les rivages,
S'agrippant vainement à des racines folles,
Poussé par le courant vers d'autres farandoles
Il allait droit devant mais sans perdre courage.
Son passé était vide. Il ignorait encore
Vers quels cieux bienveillants ses pas l'emmèneraient.
Les chemins et les routes et bien d'autres sentiers
Pourraient peut-être un jour se transformer en port.
Pour l'heure il avançait, sans cesse et sans regrets,
Sans but et sans espoir de juger sur son sort.
Il savait seulement que la vie et la mort
Etaient ses compagnons, les seuls sur qui compter.
Il ne savait pas plus ni pourquoi ni comment
Il se retrouvait là avec sa solitude.
Maîtresse possessive et fidèle habitude
Qui le tenait debout pour marcher d'un pas lent.
Il y a bien longtemps qu'il n'avait vu personne,
Et qu'il n'avait parlé à d'autres qu'à lui-même.
Ne connaissant que nuits sombres et matins blêmes.
Et il ne savait plus si sa pensée raisonne.
On dirait qu'il allait chercher le désespoir.
Parti pour très longtemps dans cette cavalcade.
Et pour longtemps encore cette longue ballade
Guidera son chemin du fond de ses nuits noires.
04/09/2014
À bord, des souvenirs ou alors des regrets,
Lentement sur la mer et supportant leur charge,
Il s'en allait là-bas sans savoir où aller.
Pareil au chien errant dans la ville fantôme,
Cherchant dans les ruelles un vieil os à ronger,
La poussière du soir tombant sur son royaume,
Il marchait sans savoir où est sa destinée.
Pareil à ces oiseaux volant dans les nuages,
Et traversant les mers pour d'autres continents,
L'instinct comme seul guide et l'horizon sauvage,
Il s'en allait là-bas ni triste ni content.
Pareil à ces flots bleus qui longent les rivages,
S'agrippant vainement à des racines folles,
Poussé par le courant vers d'autres farandoles
Il allait droit devant mais sans perdre courage.
Son passé était vide. Il ignorait encore
Vers quels cieux bienveillants ses pas l'emmèneraient.
Les chemins et les routes et bien d'autres sentiers
Pourraient peut-être un jour se transformer en port.
Pour l'heure il avançait, sans cesse et sans regrets,
Sans but et sans espoir de juger sur son sort.
Il savait seulement que la vie et la mort
Etaient ses compagnons, les seuls sur qui compter.
Il ne savait pas plus ni pourquoi ni comment
Il se retrouvait là avec sa solitude.
Maîtresse possessive et fidèle habitude
Qui le tenait debout pour marcher d'un pas lent.
Il y a bien longtemps qu'il n'avait vu personne,
Et qu'il n'avait parlé à d'autres qu'à lui-même.
Ne connaissant que nuits sombres et matins blêmes.
Et il ne savait plus si sa pensée raisonne.
On dirait qu'il allait chercher le désespoir.
Parti pour très longtemps dans cette cavalcade.
Et pour longtemps encore cette longue ballade
Guidera son chemin du fond de ses nuits noires.
04/09/2014
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