Les deux fous d'Emmaüs.

D’après " La Cène à Emmaüs "
(1630/31)
De Bernardo Strozzi.
O Fou parmi les fous ! Tu semblas apparaître
Aux yeux de pauvres fous en une illusion
Triomphante. Ils étaient deux à te reconnaître
Au travers de leur cœur en puissante fusion.
Attablé, pour t’offrir le pain du jour à naître,
Le corps stupéfait par l’hallucination,
Ils tremblèrent d’amour : la salle sans fenêtre
Réverbérait l’aura de toute ta Nation :
Ce royaume éternel au-dessus de nos fanges,
Peuplé comme une ruche aux multitudes d’anges.
Pauvre Christ sans raison, ces pauvres compagnons
Etaient désespérés ! Affamés par la vie,
Ils ont cru croire en toi dans des sublimations :
Eternel fou ! Tu leur as donné ton envie !
(1630/31)
De Bernardo Strozzi.
O Fou parmi les fous ! Tu semblas apparaître
Aux yeux de pauvres fous en une illusion
Triomphante. Ils étaient deux à te reconnaître
Au travers de leur cœur en puissante fusion.
Attablé, pour t’offrir le pain du jour à naître,
Le corps stupéfait par l’hallucination,
Ils tremblèrent d’amour : la salle sans fenêtre
Réverbérait l’aura de toute ta Nation :
Ce royaume éternel au-dessus de nos fanges,
Peuplé comme une ruche aux multitudes d’anges.
Pauvre Christ sans raison, ces pauvres compagnons
Etaient désespérés ! Affamés par la vie,
Ils ont cru croire en toi dans des sublimations :
Eternel fou ! Tu leur as donné ton envie !
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