Littoral Orageux
La mer, en son milieu, élance sa vague énorme
Jusqu'au fond des falaises où les goélands dorment,
Où par la volonté de la nature têtue,
Les rochers se fissurent et s'effondrent vaincus.
Ourlé de ses écumes, Neptune triomphant,
Se dresse, majestueux, sur les flots rugissants;
De son trident d'airain harponnant les nuages,
Il lance sans répit ses assauts aux rivages.
Et le ciel le rejoint, et fait claquer son fouet,
Que l'on voit fulgurer dans les nues, et inquiet,
Le marin sur la grève épie la nuit sonore
Sous le déluge immense qui fait trembler son corps.
L'eau et l'éther se mêlent en rouleaux insondables,
Se jettent en déferlantes sur la roche et les sables,
En lames de colère, en fureur et en rage,
Dans une apocalypse passant à l'abordage.
Et tout le monde se terre, et tout le monde écoute
Hurler les noires falaises, l'onde, le vent, la goutte,
Les toits frémir et geindre, les girouettes grincer,
Et crépiter le feu placide en son foyer.
Jusqu'au fond des falaises où les goélands dorment,
Où par la volonté de la nature têtue,
Les rochers se fissurent et s'effondrent vaincus.
Ourlé de ses écumes, Neptune triomphant,
Se dresse, majestueux, sur les flots rugissants;
De son trident d'airain harponnant les nuages,
Il lance sans répit ses assauts aux rivages.
Et le ciel le rejoint, et fait claquer son fouet,
Que l'on voit fulgurer dans les nues, et inquiet,
Le marin sur la grève épie la nuit sonore
Sous le déluge immense qui fait trembler son corps.
L'eau et l'éther se mêlent en rouleaux insondables,
Se jettent en déferlantes sur la roche et les sables,
En lames de colère, en fureur et en rage,
Dans une apocalypse passant à l'abordage.
Et tout le monde se terre, et tout le monde écoute
Hurler les noires falaises, l'onde, le vent, la goutte,
Les toits frémir et geindre, les girouettes grincer,
Et crépiter le feu placide en son foyer.

12 commentaires
larose · le vendredi 6 mai 2011 à 10:42
bonne journée
domidom · le vendredi 6 mai 2011 à 13:34
A bientôt...
Domie...
Paloma · le vendredi 6 mai 2011 à 18:20
Magnifique ! J'ai adoré te lire dans ces mots superbes... J'aime quand les éléments se déchaînent et tu le décris d'une belle façon. J'ai frémis sous la fureur du vent, bien à l'abri dans mon petit chez moi...
Douce soirée !
Bises étoilées
http://www.etoilesdemesnuits.com
Loïc · le vendredi 6 mai 2011 à 20:26
La fin est frappante, en ce qu'elle tranche soudain avec le chaos extérieur.
Sur la forme (et mon avis, comme d'hab, ne vaut que ce qu'il vaut) : sans parler d'aller jusqu'au classique, tes alexandrins n'en sont pas vraiment tant que tous les E finaux, avant un mot commençant par une consonne, ne sont pas tous prononcés ; seuls certains le sont, et comme le lecteur ne sait pas d'emblée lesquels tu veux prononcer et lesquels éliser, la lecture en souffre un peu.
Amitiés
http://www.mespoemes.net/cellox
imparfaitlibre · le vendredi 6 mai 2011 à 21:55
Quand on est bien sous son toit, l'orage devient féérique.
amitiés Azarus---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
AFF · le samedi 7 mai 2011 à 08:07
Très bel écrit. Belle plume que voilà pour dessiner en mots et maux les forces de la nature.
Très belle inspiration, la mer déchaînée, la tempête le vent et levant, en y joignant les Dieux célestes.
Quand, Dame nature éprise d'une colère, nous ne sommes que petit face à elle.
Soit, la chute est superbe face à ce chaos. J'ai également aimé le crescendo de votre poème.
Commençant par l'érosion finissant en "éclat"
Merci pour ce très beau texte dont vous avez su dépeindre avec une grande vérité.
Amitié
AFF
http://www.mespoemes.net/alpha/
Azarus · le samedi 7 mai 2011 à 09:27
Content que cette tempête houleuse t'ait plu et merci de ton com
Amitiés
Azarus · le samedi 7 mai 2011 à 09:30
Azarus · le samedi 7 mai 2011 à 09:32
Azarus · le samedi 7 mai 2011 à 09:37
Amitiés
Azarus · le samedi 7 mai 2011 à 09:40
Merci pour ton com - Amitiés
Azarus · le samedi 7 mai 2011 à 09:42
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