Le Jour Noir
Son pas n'est pas pressé, il rentre de l'usine,
Le cœur dans les souliers et l'allure chagrine,
Jamais il n'avait vu l'avenue aussi belle
Quand Mai pose ses fleurs aux vols des hirondelles.
Dix ans ! Dix ans déjà qu'il faisait ce chemin
Du seuil de sa maison aux portes du turbin,
Fantôme de la vie, perdu dans la pagaille,
Forçat d'un univers où tout n'est que travail.
Alors, tête baissée,il regarde les ombres,
Les éclats de soleil dans les feuillages sombres,
Tout en échafaudant les affres d'un retour,
Les cris, la joie, l'amour, ses filles qui l'entourent.
Puis viennent s'ajouter les silences rougis
Qu'il voit dans le regard de sa femme meurtrie;
Ses doutes, ses questions, augures en suspens :
Peut-on vivre au-delà de son licenciement ?
Le cœur dans les souliers et l'allure chagrine,
Jamais il n'avait vu l'avenue aussi belle
Quand Mai pose ses fleurs aux vols des hirondelles.
Dix ans ! Dix ans déjà qu'il faisait ce chemin
Du seuil de sa maison aux portes du turbin,
Fantôme de la vie, perdu dans la pagaille,
Forçat d'un univers où tout n'est que travail.
Alors, tête baissée,il regarde les ombres,
Les éclats de soleil dans les feuillages sombres,
Tout en échafaudant les affres d'un retour,
Les cris, la joie, l'amour, ses filles qui l'entourent.
Puis viennent s'ajouter les silences rougis
Qu'il voit dans le regard de sa femme meurtrie;
Ses doutes, ses questions, augures en suspens :
Peut-on vivre au-delà de son licenciement ?

12 commentaires
José · le dimanche 8 mai 2011 à 09:12
Azarus · le dimanche 8 mai 2011 à 09:24
larose · le dimanche 8 mai 2011 à 13:02
amitiés!!!
Loïc · le dimanche 8 mai 2011 à 15:23
Et je ne peux pas passer ici sans louer le fait que les alexandrins sont maintenant impeccables. Dans le style néo-classique, bien sûr, pas classique, je précise à tout hasard. Dans le néo, seuls comptent le rythme des alexandrins et la sonorité des rimes, et c'est ce qu'on a ici. Bravo d'y être arrivé si facilement !
Amitiés
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http://www.mespoemes.net/cellox
imparfaitlibre · le dimanche 8 mai 2011 à 22:54
La société a toujours été ce qu'elle est aujourd'hui et on met trop vite tout le monde dans le même panier. Il existe des profiteurs du système mais il existe aussi des accidentés de parcours difficiles.
Avec ou sans travail est-on moins homme de valeurs!!!
Ton poème reste ouvert à la liberté de penser de chacun d'entre-nous.
Amitiés Azarus--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Azarus · le lundi 9 mai 2011 à 08:36
Azarus · le lundi 9 mai 2011 à 08:41
Azarus · le lundi 9 mai 2011 à 08:45
domidom · le lundi 9 mai 2011 à 11:27
A bientôt...Domie...
rogertibbart · le lundi 9 mai 2011 à 15:14
Bonne continuation !
Roger
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http://www.mespoemes.net/rogertibbart
azarus · le lundi 9 mai 2011 à 17:16
A bientôt
http://www.mespoemes.net/azarus
azarus · le lundi 9 mai 2011 à 17:17
A bientôt
http://www.mespoemes.net/azarus
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