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La révérence du révérend

L'ora vielha

Le vendredi 26 février 2016 à 19:06, posté par Bartkley · 227 lectures

Il avait qu'une pique à sa bogue
Qui flanchait en lorgnant les broquilles.
_ C'est la plus réjouissante gogue
Que de faucher au temps ses béquilles ! 

Disait-il et, de surenchérir,
Que lui avoir offert des aiguilles
Etait la plus grosse des coquilles
Dont l'homme ne pouvait s'affranchir.

Lui qui sortait d'un œuf trop couvé
Qui change les femmes en maudites,
Ces femmes qui disaient que ses frites
N'étaient pas toutes dans son cornet !

Tout ça car il marchait plus souvent
Sur ses deux mains que sur ses deux pieds.
_ Il confond chevilles et poignets
Croupe et gueule et tout à l'avenant! 

Il parlait peu mais en notes douces.
Ah , comme il les aimait ces ânesses,
Comme il les haïssait ses faiblesses
Qui leurs souhaitaient que vents et mousses .

O rosées ! Futiles secondes !
Pousses des champs, graines au grenier,
Regardez plutôt votre ravier,
L'émail grimace mes toutes blondes !

Ce matin au parc de la Pandelle,
Je l'ai croisé calme et détendu.
Tête et pieds il n'avait confondu
Et il volait battant de son aile...

(Droit devant !)
Illustration du poème « L'ora vielha »
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