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La révérence du révérend

Berlin 77

Le jeudi 3 mars 2016 à 21:04, posté par Bartkley · 304 lectures

La flamme brûlait sous l’eau ...

D’opiacés poissons
Péchés à la cuillère
Dans des fleuves acides
Étouffaient dans les poils
D’une vieille chamelle
Crevée par terre
Au pied d’un mur
Que seuls ses rêves
Avaient pu franchir.

Berlin se teintait de gris ;
Il n'y avait que la pluie
Qui ne nous craignait pas.
Nos rangers assoiffées
Chassaient les ampoules
Dans les flaques
Et la nuit sautait
D'Oberbaumbrücke
Un parpaing autour du cou .

Dans un local squatté,
Un groupe d’Iroquois
Qui portait haut ton nom
Scandait à la hache :
"Hiroshima , wie schön es war !
Hiroshima , wie schön es war !"
Pour déterrer les vivants...

Tes amants sont morts aujourd’hui
Mais tes enfants courent dans les rues.

Berliner Tinke
Berliner Tinke.
Illustration du poème « Berlin 77 »
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2 commentaires

rivaudais · le jeudi 3 mars 2016 à 21:48

Berlin 77. Ou 78 ?. Es regnet unaufhörlich. Wir gehen trotz des Regens spazieren.
Souvenir, souvenir. Le mur n'est plus, quelque chose reste d'un soir passé sous la pluie et les contrôles des soldats. Intéressant mais difficile à déchiffrer votre poème.Mais il me plait bien. Icht danke dir.

Bartkley · le vendredi 4 mars 2016 à 07:43

Bonjour Rivaudais et merci !
Dans ces années là Berlin était la destination européenne (et peut-être mondiale) préférée de tout un tas d'artistes internationaux aussi bien musiciens que peintres, la capitale étant en pleine effervescence.
77 parce que Iggy Pop qui y a vécu de août 76 à janvier 79 (suivant selon ses dires « un régime saucisse-cocaïne ») y a enregistré 2 albums en six mois au studio Hansa, albums (et tranche de vie) qui sont une page importante de la carrière d'Iggy.
Mais, le texte se veut une « peinture » du côté sombre de ces années là, de la jeunesse désœuvrée, sur le bord de la route, habitée d'une envie violente de tout détruire, de changer le monde, très vite anéantie (comme souvent, pour ne pas dire toujours) par l'abrutissement dans les drogues et la destruction de seulement soi même.Après tout,le punk, c'était « No future » respect pour ceux là !
La Berliner Tinke est à l'héroïne ce que le pot Belge est à l'E.P.O, l'héroïne du pauvre ! Elle se prenait par intraveineuse et à fait beaucoup de morts, surtout par infections.
Danke you very much !:)

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