La foule des absents.
Sans doute pour ailleurs, sûrement loin d’ici
Comme tous ceux d’avant et comme ceux qui suivent
Je n’empêcherai rien, j’irai à la dérive:
Finalement un jour, je partirai aussi.
Le cimetière est là, à deux pas du présent:
Les tombeaux ont trop faim et la terre est trop fraîche.
Le fossoyeur invite en maniant la bêche
La cohorte des ans, la foule des absents.
Comme tous ceux d’avant et comme ceux qui suivent
Je n’empêcherai rien, j’irai à la dérive:
Finalement un jour, je partirai aussi.
Le cimetière est là, à deux pas du présent:
Les tombeaux ont trop faim et la terre est trop fraîche.
Le fossoyeur invite en maniant la bêche
La cohorte des ans, la foule des absents.
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1 commentaire
Micheline 1940 · le mardi 5 avril 2016 à 04:30
Si l'on pouvait seulement, et sans crier gare, y descendre, s'y coucher pour dormir à jamais... La route sera dure, la route sera longue, que Dieu nous aide dans ce long cheminement...
Votre poème, très bien écrit, est véritablement touchant, et je le goûte tout particulièrement. Merci pour ce morceau de choix, Argentelat, et bien amicalement,
Micheline.
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