La désillusion matinale
Dans les caveaux, sous les lumignons,
Les chansonniers alignent les bons mots
A l’ombre d’un public émoustillant ;
La mousse de l’imagination exaltée
Pétille la nuit mais fond à l’aurore
Lorsque le lever du jour met en lumière
Le vide qui déborde des choppes de bière.
L’obscurité met la lumière à vif ;
La tête est à la fête ;
L’âme se déshabille ;
Le sentiment se met à nu
A l’ombre de la nuit éclairée ;
Mais lorsqu’au matin tout s’éteint,
L’esprit se vêt de raison
Et le cœur enfile la convenance.
La goguette s’évapore dans la nuit ;
Elle se fixe sur un nuage obscur.
Tant de gaietés accumulées
Se déchirent en mille rosées ;
La nue pleut de maintes joies
A l’aube du jour naissant ;
L’allégresse se liquéfie,
Elle perle sur les végétaux
Buvant l’ivresse d’une folle nuit.
Les plantes arborent
La nuit et son sortilège.
La chimère est la maîtresse du crépuscule,
Le clinquant est l’amant de l’obscurité,
Ils s’assemblent sous un tapage nocturne,
Ils prennent corps sous un abrutissement ;
Mais l’aube emporte la clameur de l’illusion,
Mais le matin engourdit le rêve ;
Ensommeillé, il peut tourner en cauchemar ;
Imprégné d’alcool, l’aurore met un bémol
A l’obscurité en mal d’amour,
A la nuit attendant les beaux jours.
Les chansonniers alignent les bons mots
A l’ombre d’un public émoustillant ;
La mousse de l’imagination exaltée
Pétille la nuit mais fond à l’aurore
Lorsque le lever du jour met en lumière
Le vide qui déborde des choppes de bière.
L’obscurité met la lumière à vif ;
La tête est à la fête ;
L’âme se déshabille ;
Le sentiment se met à nu
A l’ombre de la nuit éclairée ;
Mais lorsqu’au matin tout s’éteint,
L’esprit se vêt de raison
Et le cœur enfile la convenance.
La goguette s’évapore dans la nuit ;
Elle se fixe sur un nuage obscur.
Tant de gaietés accumulées
Se déchirent en mille rosées ;
La nue pleut de maintes joies
A l’aube du jour naissant ;
L’allégresse se liquéfie,
Elle perle sur les végétaux
Buvant l’ivresse d’une folle nuit.
Les plantes arborent
La nuit et son sortilège.
La chimère est la maîtresse du crépuscule,
Le clinquant est l’amant de l’obscurité,
Ils s’assemblent sous un tapage nocturne,
Ils prennent corps sous un abrutissement ;
Mais l’aube emporte la clameur de l’illusion,
Mais le matin engourdit le rêve ;
Ensommeillé, il peut tourner en cauchemar ;
Imprégné d’alcool, l’aurore met un bémol
A l’obscurité en mal d’amour,
A la nuit attendant les beaux jours.
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4 commentaires
domi · le vendredi 10 avril 2015 à 08:55
"l'obscurité en mal d'amour" !
belle journée !
violette · le vendredi 10 avril 2015 à 14:33
merci pour cette atmosphère
domidom · le vendredi 10 avril 2015 à 21:16
Et oui, quand la goguette s'évapore, le crâne vacille dans la brume....
Peut-être du vécu, en tous les cas, c'est fort bien imagé...
Je voulais te remercier pour ton commentaire, j'ai juste eu le temps de voir que tu étais passé, hélas, une erreur de je ne sais trop quoi, à fait disparaître ton commentaire...
Toutes mes excuses pour cette maladresse...
Amitiés.
Domie/domino...
lilo · le vendredi 10 avril 2015 à 23:11
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