Bonjour détresse
J’emprunte le chemin de la douleur ;
Le mal transpire à chaque pas ;
Mes genoux affectés sont à la peine ;
Je halète d’impuissance.
L’aube déchire la nuit
Mais réveille les affres d’une vie
Malmenée par l’insidieux combat
Que se livrent les guerriers du corps.
Je me dandinais joyeusement
Vers l’élégance de la nature ;
Je gambadais gaiement
En humant l’humus doux de la forêt
Après les pluies lustrales ;
Mes jambes fouettais le sentier
En un battement euphorique ;
Dévalant tambour battant,
La montagne était à mes pieds
Quand l’onde déployait son charme.
J’allais vers ma destinée
En compagnie du vent ;
Le firmament en pleurs
Compatissait à mes malheurs
Au rythme de mes pas traînants ;
L’astre couronné de dards flamboyants
Suivait ma foulée sautillante
A la rencontre de mon amante.
Mes deux merveilleuses cannes
Étaient les arcanes du mouvement,
Le flux de mon existence.
Le venin méphistophélique
De vils rabat-joie
A infecté mes deux points d’appui.
Cloîtré, à présent, dans l’immobilisme,
Je m'étends dans la fange inerte
de la marche engourdie.
Le monde s’ébroue, alors que je me meurs.
Le mal transpire à chaque pas ;
Mes genoux affectés sont à la peine ;
Je halète d’impuissance.
L’aube déchire la nuit
Mais réveille les affres d’une vie
Malmenée par l’insidieux combat
Que se livrent les guerriers du corps.
Je me dandinais joyeusement
Vers l’élégance de la nature ;
Je gambadais gaiement
En humant l’humus doux de la forêt
Après les pluies lustrales ;
Mes jambes fouettais le sentier
En un battement euphorique ;
Dévalant tambour battant,
La montagne était à mes pieds
Quand l’onde déployait son charme.
J’allais vers ma destinée
En compagnie du vent ;
Le firmament en pleurs
Compatissait à mes malheurs
Au rythme de mes pas traînants ;
L’astre couronné de dards flamboyants
Suivait ma foulée sautillante
A la rencontre de mon amante.
Mes deux merveilleuses cannes
Étaient les arcanes du mouvement,
Le flux de mon existence.
Le venin méphistophélique
De vils rabat-joie
A infecté mes deux points d’appui.
Cloîtré, à présent, dans l’immobilisme,
Je m'étends dans la fange inerte
de la marche engourdie.
Le monde s’ébroue, alors que je me meurs.
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