Mais que sont-ils devenus
C’était un homme friand, gourmand,
La mort l’avala gloutonnement ;
C’était une femme qui fourmillait d’idées,
Présentement, elle gît sous les orchidées ;
C’était un quinquagénaire vindicatif,
Décédé, sa vengeance est sous sédatif ;
C’était une très belle jeune fille,
Morte, elle hante les photographies ;
Il était riche, hospitalier, charitable,
Mort, ce sont les vers qui s’invitent à sa table ;
Elle était toujours joyeuse, cette gosse,
Trépassée, son rire résonne dans la fosse ;
Il était très écouté, ce mandarin,
Cher défunt, votre silence nous étreint;
Sa vénusté nous enflammait en permanence,
Eteinte, elle consume nos existences ;
L’air matois de ce très beau jeune homme
S’en est allé ; enveloppe-t-il les gnomes ?
Elle faisait beaucoup de tort, la pécore,
Maintenant, pour l’éternité, elle dort ;
Frères convers, frères servants,
Votre mort nous rend moins fervents ;
Bonnes sœurs, êtes-vous au paradis ?
Aucune d’entre vous ne nous le dit :
Soudards, vous avez croisés le fer,
Disparus, brûlez-vous en enfer ?
Ceux, celles qui se sont allés,
Se taisent et ne peuvent plus parler ;
Réduits au silence, ils me froissent
Le vide qu’ils ont laissé m’angoisse,
Crient-ils, gémissent-ils ?
Je ne peux rester tranquille ;
Leurs fous rires retentissent dans mes oreilles
Leurs chaudes larmes me maintiennent en éveil ;
Porté par un monde en remue-ménage,
Je me cramponne aux traits de leurs visages ;
Amis, je ne veux pas vous oublier,
Vous tous devez rester à moi liés ;
Il ne faut pas que meure le passé
Parce que, s’il devait trépasser,
Mon âme s’évanouirait à jamais,
Et l’absurde aurait atteint les sommets.
La mort l’avala gloutonnement ;
C’était une femme qui fourmillait d’idées,
Présentement, elle gît sous les orchidées ;
C’était un quinquagénaire vindicatif,
Décédé, sa vengeance est sous sédatif ;
C’était une très belle jeune fille,
Morte, elle hante les photographies ;
Il était riche, hospitalier, charitable,
Mort, ce sont les vers qui s’invitent à sa table ;
Elle était toujours joyeuse, cette gosse,
Trépassée, son rire résonne dans la fosse ;
Il était très écouté, ce mandarin,
Cher défunt, votre silence nous étreint;
Sa vénusté nous enflammait en permanence,
Eteinte, elle consume nos existences ;
L’air matois de ce très beau jeune homme
S’en est allé ; enveloppe-t-il les gnomes ?
Elle faisait beaucoup de tort, la pécore,
Maintenant, pour l’éternité, elle dort ;
Frères convers, frères servants,
Votre mort nous rend moins fervents ;
Bonnes sœurs, êtes-vous au paradis ?
Aucune d’entre vous ne nous le dit :
Soudards, vous avez croisés le fer,
Disparus, brûlez-vous en enfer ?
Ceux, celles qui se sont allés,
Se taisent et ne peuvent plus parler ;
Réduits au silence, ils me froissent
Le vide qu’ils ont laissé m’angoisse,
Crient-ils, gémissent-ils ?
Je ne peux rester tranquille ;
Leurs fous rires retentissent dans mes oreilles
Leurs chaudes larmes me maintiennent en éveil ;
Porté par un monde en remue-ménage,
Je me cramponne aux traits de leurs visages ;
Amis, je ne veux pas vous oublier,
Vous tous devez rester à moi liés ;
Il ne faut pas que meure le passé
Parce que, s’il devait trépasser,
Mon âme s’évanouirait à jamais,
Et l’absurde aurait atteint les sommets.
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