Mademoiselle
Mademoiselle, vous vous êtes attardé
Sur l’homme minable sans cesse brocardé ;
Vos grands yeux noirs assassins
Observaient avec dédain
Cet homme laid et grêlé
Qui sous son aspect fêlé
Essuyait l’humiliation
D’un regard sans compassion.
Forte de votre si belle allure,
Vous vous dandiniez outre mesure
Face à ce quidam laid comme un crapaud ;
Vous mettiez bien ses nerfs à fleur de peau.
Votre taille de sylphide,
Votre visage placide,
Contrastaient hélas,
Vous manquiez de classe.
Sa grande honte se reflétait sur ses joues
Tellement vous embarrassiez ce sapajou.
Votre suffisance dégoulinante
Le troublait de manière déplaisante.
Si vous étiez tout à fait incapable
De vous montrer sous un jour agréable
En prodiguant un beau sourire
À celui qui devait souffrir,
Pourquoi ne passiez vous pas votre chemin
Sans prêter attention au pauvre vilain ?
La nature ne vous a-t-elle pas donné
Des formes qui vous permettent de pavaner
Devant toute cette gent masculine
Troublée par votre démarche féline ?
Pourquoi n’êtes-vous donc pas généreuse
Envers cette personne malheureuse ?
Celle-ci n’a pas été vernie
Dame Fortune l’ayant bannie.
L’harmonie physique devient infâme
Quand le corps n’est point le miroir de l’âme
Oiselle, le jour où votre chair sera flasque,
Votre muflerie n’aura plus ce si beau masque
Éclipsant un esprit maléfique
Sous les dehors d’un corps mirifique.
Sur l’homme minable sans cesse brocardé ;
Vos grands yeux noirs assassins
Observaient avec dédain
Cet homme laid et grêlé
Qui sous son aspect fêlé
Essuyait l’humiliation
D’un regard sans compassion.
Forte de votre si belle allure,
Vous vous dandiniez outre mesure
Face à ce quidam laid comme un crapaud ;
Vous mettiez bien ses nerfs à fleur de peau.
Votre taille de sylphide,
Votre visage placide,
Contrastaient hélas,
Vous manquiez de classe.
Sa grande honte se reflétait sur ses joues
Tellement vous embarrassiez ce sapajou.
Votre suffisance dégoulinante
Le troublait de manière déplaisante.
Si vous étiez tout à fait incapable
De vous montrer sous un jour agréable
En prodiguant un beau sourire
À celui qui devait souffrir,
Pourquoi ne passiez vous pas votre chemin
Sans prêter attention au pauvre vilain ?
La nature ne vous a-t-elle pas donné
Des formes qui vous permettent de pavaner
Devant toute cette gent masculine
Troublée par votre démarche féline ?
Pourquoi n’êtes-vous donc pas généreuse
Envers cette personne malheureuse ?
Celle-ci n’a pas été vernie
Dame Fortune l’ayant bannie.
L’harmonie physique devient infâme
Quand le corps n’est point le miroir de l’âme
Oiselle, le jour où votre chair sera flasque,
Votre muflerie n’aura plus ce si beau masque
Éclipsant un esprit maléfique
Sous les dehors d’un corps mirifique.
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